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Les joies d’être mompreneuse — Hélène Bonhomme & Christine Lewicki

Mompreneur, Mampreneur, Mompreneuse ou Mampreneuse… on ne sait plus très bien quel est le terme officiel^^ Il s’agit en tout cas de la contraction entre “maman” et “entrepreneuse” : une femme qui développe une activité professionnelle tout en ayant le profond désir d’y intégrer la parentalité. En somme : avoir un travail et des enfants, mais en plus, chercher activement à construire cet équilibre en créant sa propre structure.

Un joli concept sur le papier, mais bien plus compliqué dans la réalité ! Notre projet avance rarement aussi vite et aussi loin qu’on l’espérait, car notre nombre d’heure de travail est souvent limité… Alors on se dit qu’il en a de la chance, notre conjoint, de bosser “autant qu’il veut” ! Lire la suite…

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« On s’organise comment, pour Noël ? »

C’est, en substance, le message reçu par une amie proche de la part de sa belle-sœur. On est mi-novembre. Elle l’a reçu il y a un mois. Voilà donc la situation : mi-octobre – soit plus de 2 mois avant l’échéance – cette amie devrait déjà avoir :

  • décidé de son jour de trajet pour rejoindre sa belle-famille,
  • arrêté la liste de cadeaux prévue pour ses enfants, pour ceux de sa belle-sœur
  • défini le menu du réveillon, bien évidemment.

Au détour d’une conversation, je raconte l’anecdote à une autre amie. Elle me répond :

« Moi, je vais fêter Noël sept fois, cette année. »

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“Laisse-moi t’aider” : attention au syndrome du sauveur

Qui ne s’est jamais retrouvé, avec son conjoint, son enfant, un collègue, dans cette position qui consiste à donner une solution ou un conseil, alors qu’on ne nous a rien demandé ? Attention au syndrome du sauveur !

En psychologie, le terme de sauveur désigne notre propension à vouloir sauver le monde en général ou quelqu’un en particulier. Un élan généreux qui nous pousse à aider une personne malgré elle… Comme lorsque je dis “Laisse-moi t’aider” à mon fils qui nettoie maladroitement ses chaussures de sport dans l’évier.

Il m’envoie illico bouler, gentiment mais sans ambiguïté : “C’est bon, je m’débrouille !”

Et là, je réalise qu’il ne m’avait en effet formulé aucune demande d’aide.

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Y’en aura pour tout le monde

« Pourquoi tu ne t’intéresses pas à moi ?”

Les enfants sont quand même sacrément doués pour poser des questions qui tuent.

On sort de 20 minutes de Lego, je suis en train de l’aider à s’essuyer le derrière, je me suis mise en retard dans mon boulot pour lui trouver la ficelle dont il avait absolument besoin pour fabriquer son robot en carton, je suis encore crevée de la nuit pourrie que j’ai passée à cause de sa toux, et mon fils de 6 ans me reproche de ne pas m’intéresser à lui.

J’ai envie de lui balancer à la tête que s’il y en a bien UNE qui passe son temps à s’occuper des autres dans cette maison, c’est MOI ! Lire la suite…

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Râler n’est pas une option

Hélène Bonhomme rencontre Christine Lewicki

Tu connais certainement Christine, si tu as entendu parler du phénomène J’arrête de râler ! J’ai eu la chance de la rencontrer cet été à Los Angeles. Ensemble, nous avons mijoté pour toi ces 7 minutes de motivation… car oui, il y a une vie après les râleries 🙂

Clique sur la vidéo pour découvrir :

  • pourquoi on râle le plus sur ceux qu’on aime le plus au monde
  • ce qui nous fait exploser
  • comment réduire l’écart entre tes attentes et la réalité (carrément plus bordélique^^)
  • comment commencer à aimer “ta vie ordinaire et pas toujours sexy” !

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Aux mamans qui n’y comprennent rien

Cette semaine, mes jumeaux ont soufflé leur 6 bougies. Je me remémore ce basculement irréversible dans un monde parallèle, où rien ne sera plus jamais pareil. Cette tornade qui a bousculé tout ce que je croyais savoir de moi-même, des autres et du monde.

Je les aime et ils me rendent dingue ; ils me rendent dingue et je les aime — je suis mère et je n’y comprends rien.

Ils fêtent leur anniversaire et je pense à notre troisième enfant, celui qui n’est jamais né. Paradoxalement, avoir vécu une fausse couche a profondément nourri mon expérience de la maternité, cette maternité vibrante, tapie au fond de mes tripes, qui par deux fois m’a prise par surprise. La première fois par le mystérieux dédoublement d’un amas de cellules, qui fait que deux garçons presque identiques cohabitent sous mon toit. La deuxième fois, c’est en me quittant avec fracas que la maternité m’a prise de court.

Expérimenter la maternité, c’est expérimenter toutes sortes de choses qui ne se savent pas, qui ne se contrôlent pas, qui ne se prévoient pas.

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Il ne parle pas

Alors, ta journée ?

LA question semble ne pas bien tomber, ce soir. Je retenterai le coup plus tard. Oui, plus tard. Il y a quelques années, je n’aurais pas retenté le coup « plus tard », j’aurais rongé l’os jusqu’à atteindre la moelle, et TOUT DE SUITE.

J’aurais posé la question à mon Fabuleux, encore et encore, avec ses variantes :

Il y a eu un souci ?

Le boulot, ça s’est passé comment ?

Ta réunion s’est déroulée comme tu voulais ?

Sans réponse, la phase « vénère » aurait immédiatement succédé à la phase questionnement :

Mais pourquoi tu ne me racontes jamais rien ?

Sympa, la soirée face à un mur !

Qu’est-ce que j’ai fait ?

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Devenir ma meilleure amie

« Rebecca, cette fois-ci pour ton anniversaire, tu peux nous éviter ta crise d’identité annuelle ? »

Je n’ai même pas le temps de répondre et mon mari continue sa phrase :

« Non, tu n’es pas une mauvaise mère, ni une mauvaise épouse, et même si tu n’es pas parfaite, personne ne voudrait que tu changes.».

Je n’ai jamais rencontré de pièce de puzzle en train de se plaindre de ne pas pouvoir remplir une autre place que la sienne. Par contre, je connais beaucoup de mamans qui ont toujours un immense sentiment de culpabilité qui leur colle au ventre. Lire la suite…

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Super lapin

Comme toutes les Fabuleuses, j’ai traversé dans ma vie des étapes moins fastes que d’autres, des années difficiles, des plans foireux et des moments de découragement.

Dans ces moments-là je me suis fait « aider », comme on dit pudiquement. Parce que j’avais décidé que le meilleur investissement à faire n’était ni dans un iPhone, ni dans une robe Tara Jarmon, mais que c’était bien en moi que je devais investir.

Donc, la personne qui « m’aidait » (ma psy, pour appeler un chat, un chat) m’a dit un jour :

« Fondamentalement, je ne peux rien pour toi ».

Cela m’avait un peu chamboulée, moi qui me sentais perdue, minuscule,

et qui attendais tout d’elle, comme si elle était le génie de liberté, place la Bastille qui s’envole dans le ciel, perché tout là-haut sur sa colonne. Et pourtant, avec le temps, j’ai compris qu’elle avait raison. Lire la suite…

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Mode bienveillance requis

Retour à la maison après une longue journée de travail. Alors que le jour décline et que le thermomètre affiche des valeurs hivernales, je n’ai qu’une seule envie : me lover dans le canapé sous un plaid moelleux avec mon livre du moment.

Un cadeau que je peux exceptionnellement m’offrir :

les enfants passent quelques jours de vacances chez leur grands-parents. Avec la ferme résolution de passer un 18-20 réunissant tous les éléments échappant à mon quotidien de maman – à savoir : calme, sans horaire à respecter, sans repas à anticiper – , j’enclenche la bouilloire pour accompagner ce moment de kiff d’un bon petit thé.

Me voilà à peine installée dans le canapé que, déjà, je me relève : j’ai oublié d’ouvrir le courrier. Dans la pile, une lettre administrative à en-tête officiel qui n’augure rien de bon. Le temps de parcourir le courrier, mon plan « kiff à bouquiner dans le canapé » tombe à l’eau.

Une tracasserie administrative supplémentaire concernant le dossier médical de mon aîné. Alors que les démarches devenaient, depuis quelques mois, plus légères et moins fréquentes, ce courrier douche, en quelques lignes seulement, l’espoir d’entrevoir la fin d’un morceau de notre parcours du combattant.

Me voilà envahie par une litanie de pensées.

« Encore un dossier à gérer »

« Encore des démarches et des rendez-vous »

« Il va falloir établir une stratégie »

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« Tu peux pas faire attention 3 minutes… ? »

Pas aux autres, à toi !

Oui à TOI, Fabuleuse maman ! Je sais, ce n’est pas très habituel qu’une maman s’accorde de l’attention, pas toujours très bien vu… On a beau savoir qu’il « faut » prendre du temps pour soi, que ça fait partie des « trucs » qui marchent… tout le monde le dit et on le lit partout, mais en fait, en vrai, quand est-ce qu’on le fait vraiment, hein ?

Que tu sois une Fabuleuse plutôt stressée, un peu focalisée sur tes limites ou plutôt joyeuse et prompte à la sérénité, c’est toujours une bonne idée de s’occuper un peu de soi !

Et quel que soit ton état intérieur, si c’est le bon moment pour toi, tu le sauras : ton corps, ta tête, ton cœur te l’indiqueront et tu peux juste apprendre à les écouter, l’un, l’autre ou les 3. Lire la suite…

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En flagrant délit d’autocritique

Qui d’entre vous ne s’est jamais prise en flagrant délit d’auto-jugement ? En flagrant délit de « petites phrases assassines », comme je les appelle. Celles qui viennent vous rappeler combien vous êtes nulle, pas à la hauteur…

« Oui je me suis encore coupée, je suis maladroite, je me fais tout le temps mal, mais j’ai l’habitude d’être un boulet, ce n’est pas grave », me confie Camille. Ingrid, elle, avant d’énoncer sa pensée, dit systématiquement : « Excuse-moi de te dire ça mais… ». Comme si elle n’en avait pas le droit, ou comme si ce qu’elle avait à dire était forcément contrariant ou désagréable à entendre.

Émilie assène : « Je n’ai aucun talent de toutes façons », là où moi, je lui en vois tellement !

Et Lydie, pour expliquer combien elle se sent mal à l’aise dans son job actuel, m’annonce :

« J’ai obtenu mon job par piston, j’ai donc en permanence la sensation de ne pas être à la hauteur – je me sens comme un imposteur ».

Ces phrases assassines deviennent une forme de ritournelle intérieure.

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La quarantaine : ce que mon corps devient

Il m’arrive de regarder les jeunes filles et de les envier.

L’autre jour, j’ai même fait un truc un peu vache : à une jeune collègue, grande liane brune gracieuse qui venait d’avoir 25 ans, j’ai osé écrire le mot suivant :

« 25 ans. Le début de la fin. Bon anniversaire ! 😊 »

LOL. En plus, la pauvre, cela lui restait un peu en travers de la gorge, d’avoir 25 ans. Mais tant pis, ça lui apprendra, à elle qui dit souvent :

« Unetelle, elle est assez âgée, elle a 42 ans. Ho pardon, je ne disais pas ça pour toi, tu fais super jeune ! »

Sale gosse, va. Lire la suite…

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Soulagée, pas délivrée

Nous approchons. À l’arrière de la voiture, les enfants le sentent et s’agitent. Numérobis se fend d’un énième

« On arrive bientôt ? »

Sous les frondaisons, le petit chemin de terre apparaît bientôt et, avec lui, les vacances de mon enfance :

  • les parties de cache-cache dans la sous-pente,
  • les cabanes dans les bois,
  • les pique-nique au bord de l’étang,
  • les constructions d’écluse dans les cours d’eau,
  • les goûters avec les cousins,
  • les petits déjeuners interminables,
  • les soirées jeux de société au coin du feu.

Comme à chaque arrivée, un doux sentiment m’envahit : celui de l’appartenance et de la transmission.

Je suis heureuse que mes enfants vivent ici, eux aussi, des moments simples qui, au fil des ans, les attacheront à ce lieu emblématique de ma famille devenu son point de ralliement : la maison de famille.

Nous ouvrons la porte qui, depuis que je l’ai franchie alors que j’avais à peine quelques jours, émet toujours le même grincement sec. L’odeur qui saisit mes narines est semblable à celle qui règne ici à chaque début d’automne : celle du bois sec mêlé au parfum des pommes fraîchement cueillies.

Les garçons, eux, ont déjà filé à l’étage où ils retrouvent boîtes de Duplo et albums du Père Castor quinquagénaires.

Entre les balades dans les chemins couverts de feuilles mortes et les visites chez les cousins, le week-end file à toute allure et, bientôt, vient l’heure de la séparation.

Vacances scolaires obligent, nous laissons les garçons pour une grosse semaine à leurs Fabuleux grands-parents.

Place au ballet du départ.

Dernier câlin pour le petit comme pour le grand, dernière précision quant à la localisation du cahier de textes et des chaussons, dernier conseil de fille à mère pour gratter un quart d’heure de sommeil le matin, et nous voilà, mon Fabuleux et moi, en route vers…

….la liberté ?

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Mamans : ce qu’il faut savoir pour dépasser la culpabilité

Quand quelque chose ne tourne pas rond dans la vie de famille, quel est le premier réflexe de la plupart des mamans ? Chercher en quoi tout est de leur faute ! Voici 4 essentiels à connaître pour dépasser la culpabilité maternelle.

1. Devenir mère, c’est ta vie entière qui passe à la machine à laver

La maternité, c’est la petite qui fait de l’asthme, le grand qui a la bonne idée de s’ouvrir l’arcade un dimanche soir, un vomi gluant sur ton chemisier neuf, la salle de bain inondée, les factures à payer, ton ado qui ne t’écoute plus, ton conjoint qui ne voit pas en quoi ça te stresse…

… et autant de raisons de piquer une crise.

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Insultée dans le train

Ça y est, on est sur le quai de la gare.

Un voyage de quatre heures nous attend, mes enfants et moi.

Cela fait des semaines que je prépare ce trajet, anticipant chacune de nos affaires en les sélectionnant selon des critères très rigoureux : pratique – léger – silencieux – non salissant.

Chacun tire sa petite valise, « Reine de Neiges » pour ma fille, « Livre de la Jungle » pour mon fils : l’une contient notre pique-nique, l’autre est la valise d’occupation contenant livre de coloriages, feutres, voitures, doudous… et jeux.

Le train arrive, je serre mon mari très fort dans mes bras, redoutant ce voyage en parent solitaire. On grimpe la marche, on trouve nos places, on salue papa par la fenêtre… et c’est parti. Lire la suite…

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Mes seins

J’ai toujours été une folle dingue du dialogue intérieur. Mais les choses ont empiré depuis quelques années. Maintenant, je parle même à mon corps. Et notamment à mes seins.

C’est un fait.

Je les regarde, nus et blancs, dans le miroir de la salle de bain tandis que je me déshabille pour me doucher :

« Un peu palots, mes chers amis. J’aurais dû accepter de vous laisser caresser par le soleil. Aux côtés de ma gorge dorée, vous auriez meilleure allure. »

L’un cloche du téton tandis que l’autre regarde ailleurs. Il faut que je vous dise : je souffre d’un léger strabisme « tétonnier » divergent. Comme la rééducation du téton n’existe pas (avez-vous déjà rencontré des orthoptistes de la poitrine ?) je n’ai jamais osé parler de ce complexe à n’importe quel médecin, même le plus indulgent, de peur de passer pour une psychorigide de la poitrine parfaite.      Lire la suite…

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Tu veux combien d’enfants ?

Ça paraît anodin, comme ça, mais ça ne l’est pas. Ce genre de petite question posée juste comme ça, histoire de. Histoire de faire la conversation ; histoire de dire quelque chose ; histoire de paraître concerné ; histoire de se projeter, aussi. Certainement.

« Tu veux combien d’enfants ? »

Et ses variantes :

« Quand tu étais petite, tu t’imaginais avec combien d’enfants ? »

« Avec ton Fabuleux, c’est quoi votre chiffre ? »

Cette question – et ses variantes – je la trouve d’une violence extrême. Car pour moi, elle dépasse de beaucoup la simple curiosité : elle me paraît intrusive, impudique, déplacée.

J’y vais un peu fort ? Peut-être, mais j’assume.

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Travail et foyer : la fin de la schizophrénie

En devenant maman, j’ai découvert la désagréable impression de n’être jamais au bon endroit, jamais au bon moment.

Ça a commencé pendant mon congé parental :

lessivée par d’interminables journées au rythme de mes jumeaux, j’étais profondément heureuse d’assister aux premières loges à leurs trois premières années de vie sur Terre. Pourtant, j’étais désespérément convaincue de perdre mon temps et frénétiquement jalouse de mon mari, qui à sa guise pouvait papoter autour de la machine à café de l’entreprise que nous venions de créer.

Et puis ils sont entrés à la maternelle, et je me suis inventé un nouveau travail — travail que je n’ai jamais l’impression de faire “assez bien”, à cause de la logistique familiale qui déborde de partout. J’adore mon travail et je voudrais avoir le temps de m’y impliquer davantage, pourtant, lorsque les journées sont trop longues, lorsque la scène m’emmène trop loin, alors je pense à ceux que j’aime le plus au monde, et mon coeur se sent tiraillé, et je crois me noyer dans les injonctions contradictoires qui inondent ma tête. Lire la suite…

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Apprendre à conjuguer pour mieux communiquer

La communication, ça n’est pas une science infuse ! On a beau savoir la règle, il y a tellement de paramètres en jeu : entre ce que moi je ressens, ce que l’autre ressent, tout ce qui n’est pas dit etc… Yolande Ziegler Schwab, psychopraticienne et coach de vie nous donne une clé pour mieux communiquer avec notre entourage : apprendre à conjuguer !

Pourquoi parler de conjugaison au sujet de la communication ?

Yolande : Demander, recevoir, donner, refuser : ces 4 verbes tous simples, il nous faut apprendre à les conjuguer dans nos vies pour bien communiquer avec notre entourage, parce qu’une relation vivante suppose ces 4 possibilités de réaction ! Pour être dans une dynamique d’amour et de vérité avec nos proches, nous devons apprendre à conjuguer ces quatre verbes dans nos vies. Cette manière rigolote de dire les choses – et facile à retenir ! – recouvre des réalités très importantes. Lire la suite…

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Rencontrer sa maîtresse, le stress

Chaque année, c’est la même chose : quelques semaines après la rentrée, je demande à rencontrer la maîtresse de mon grand (mon fabuleux enfant différent) pour faire le point. J’ai beau avoir déjà quelques rentrées à mon actif, force est de constater que je n’y arrive toujours pas avec le cœur léger. C’est même carrément le contraire.

Voilà le topo : tout le week-end, j’ai ruminé.

Tout le week-end, je l’ai observé, surtout pendant les devoirs. Je devrais plutôt dire : pendant l’épreuve des devoirs. Relancer son attention, le guider sans le brusquer, l’encourager sans le survaloriser. Et hier soir, dimanche, en me glissant sous les draps pour me requinquer et attaquer la semaine en forme, boule au ventre et pensées en boucle.

L’institutrice sera-t-elle à l’écoute ? Et moi, comment veiller à être aussi à l’écoute de ses observations, de ses questions ? Comment présenter les choses sans les asséner ?

Comment paraître concernée mais pas pénible ?

J’en ai trop entendu, des histoires de parents surprotecteurs et d’instit excédées par les mères poules convaincues que leur enfant est totalement hors norme…

Je tourne et vire dans le lit. Le sommeil finit par m’emporter pour quelques heures de répit. Au réveil, toujours la boule au ventre. Lire la suite…

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Ces phrases qui déclenchent une dispute

Pour bien communiquer avec son conjoint ou ses enfants, il y a une règle de base :

Éviter les généralisations !

Yolande Ziegler-Schwab, psychopraticienne et coach de vie, nous explique qu’il faut éviter certaines phrases toutes faites ou formules qui n’ont qu’un seul effet : agir comme un “scud” et dynamiter la communication.

Ces scuds, ce sont tous les mots comme « toujours, jamais, tout, tous, personne, chaque fois, … » Des généralisations que l’on dit sans même y réfléchir et qui flinguent tout parce qu’elles brisent le lien de la communication. Lire la suite…

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J’ai besoin d’aide, mais laquelle ?

« J’ai bien essayé, moi, de mettre des paniers dans le salon pour que mes enfants y rangent leurs chaussures, mais chez moi ça ne fonctionne pas : c’est toujours autant le foutoir ! » Que ce soit pour un problème d’organisation, une maladie ou une question existentielle, rien de sert de copier-coller des recettes toutes faites. Ce n’est pas parce que ça fonctionne pour d’autres que ça fonctionnera pour vous… et inversement ! Posez-vous toujours la question :

de quel type d’aide ai-je besoin pour avancer ?

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Des spéculoos sur la banquette arrière

Je suis à la bourre. Gravement à la bourre.

Je vous fais le topo : je quitte mari, enfants, chien et poules pour 48 heures. Oui, je sais, c’est le rêve. Sauf que je dois absolument quitter la maison dans les cinq minutes qui viennent, sinon je vais faire poireauter les quatre personnes venues de l’autre bout de la France qui m’attendent à la gare.

Il ne me reste qu’une dernière chose à faire (après avoir saoulé mon Fabuleux avec une énième recommandation alors qu’il va gérer comme un chef) : retirer siège auto et rehausseur pour faire de la place sur la banquette arrière…

et, accessoirement, éviter de devoir faire demi-tour dans vingt kilomètres parce que mon Fabuleux m’aura appelé :

« T’es partie avec les sièges ! Je fais comment pour partir en balade avec les garçons ?? »

(Ne pas oublier que même s’il va gérer comme un chef, il m’en veut un peu de quitter le navire, même si c’est tout à fait inconscient)

Bref, revenons à ma banquette arrière. Je perds trois litres de sueur à simplement défaire les ceintures transférer les sièges dans la voiture de mon Fabuleux… Lire la suite…

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Le “tu” qui tue

Accuser l’autre, c’est beaucoup plus facile que de parler de soi !

Dans cette vidéo, Yolande Ziegler-Schwab, psychopraticienne et coach de vie, nous explique pourquoi il faut éviter de dire “tu” si l’on veut bien communiquer avec ses proches. Quand on s’adresse à l’autre en disant “tu”, on l’agresse, on l’accuse. Or, devant un reproche ou une accusation, quelle est notre réaction naturelle ? Nous défendre. Le résultat, c’est que nous n’entendons pas ce que l’autre cherche à nous dire… Lire la suite…

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Après le divorce, rester parents

« Et si tu me refais ça, direct je porte plainte chez les flics ! Tu vas me le payer, je te jure que tu vas me le payer ! » Ce cri d’un père à une mère m’a saisie, il y a quelques mois, alors que je sortais de chez moi. Sur le trottoir, un couple se déchirait devant une petite fille.

Peu importe le motif de la dispute, peu importe qui a tort et qui a raison ; mais ce qui m’a frappé, c’est le visage contracté de cette enfant d’à peine dix ans retenant ses larmes. Elle est partie dans la voiture de sa mère avec toujours ce même petit visage navré, contenant de toutes ses forces ce chagrin trop grand pour elle.

Cela m’a bouleversée…

…de voir à quel point nous, parents, faisons parfois subir à nos enfants des situations au-delà de leurs forces.

En les voyant, j’ai repensé à cette étape de ma vie qui me paraît maintenant si lointaine. Mon premier mariage.

Un jour, malgré la promesse faite les yeux brillants devant tous nos proches, il n’a pas été possible d’aller plus loin ensemble. Et la rage au ventre, le cœur en écharpe, il a fallu accepter la réalité : des mois, des années d’incompréhension et de rancœur avaient tout détruit. Notre histoire était parvenue à son terme, sans retour possible en arrière, sans rien à sauver, avec derrière nous des tas de cendres.

Et il a fallu expliquer à la toute petite fille aux joues rondes et aux grands yeux, que papa et maman ne pouvaient plus vivre ensemble, qu’ils se faisaient du mal, qu’ils souffraient à deux, et qu’ils auraient désormais chacun leur maison.

Mais qu’ils seraient, toujours, papa et maman, toujours là pour elle, toujours ensemble quand il le faudrait.

Ce jour-là, c’était il y a dix ans. Dix années d’effort pour rester, ou redevenir, des parents ensemble malgré tout. Dix années qui ont abouti, après beaucoup de tempêtes, à une relation paisible et cordiale, et à une grande fille heureuse. Lire la suite…

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Tenir toute l’année, c’est possible ?

« Pas trop dure, la rentrée ? »

C’est LA phrase du moment. Je lui ai décerné ce titre après l’avoir entendue à peu près partout. A la boulangerie, à la sortie de l’école, à la poste (oui, oui), au bureau et dans à peu près toutes mes conversations téléphoniques depuis le 3 septembre. À cette question qui figure sur toutes les bouches, les réponses varient assez peu :

  • « C’est tendu »
  • « Je cours sans arrêt »
  • « Je suis sur les genoux »
  • « Jamais on ne tiendra sur la longueur »
  • « Les enfants sont déjà crevés »
  • « Vivement les vacances », etc.

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Je choisis d’en rire…

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La vérité sort de la bouche des enfants

J’ai noté quelques phrases dites par mes enfants depuis qu’ils parlent. Si elles me font rire par leur incongruité, j’y vois aussi, pour beaucoup, des « leçons de sagesse ».

Une de mes amies, après avoir perdu deux enfants, m’a confié qu’un de ses moyens pour survivre a été d’adopter cette façon qu’ont les enfants d’être pleinement dans l’instant qu’ils vivent. Je vous propose donc de me suivre dans cette voie, au fil d’une petite promenade…

À travers les mots d’enfants.

Et ce que j’en retire.

  1. La situation : C’est l’hiver, il fait presque noir. J’entre dans leur chambre. Je vois mon fils, âgé de 3 ans, debout sur une chaise, une perceuse en plastique à la main, ses lunettes de soleil sur le nez. Je lui demande :

« Que fais-tu mon chat ? »

Réponse : « Je suis un travailleur de la nuit, maman ».

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L’abécédaire des mamans

Le monde de la maternité est unique, passionnant, éreintant. Son influence sur notre vie est indéniable : il va même jusqu’à changer le sens des mots les plus basiques de la langue de Molière. Venez faire le tour de l’abécédaire des mamans ; toute ressemblance avec la réalité est indépendante de notre bonne volonté. De toute manière, c’est vraiment trop exagéré pour être vrai… ou peut-être pas.

A comme aspirateur, objet du quotidien dont nous connaissons toutes le « slurp » lorsqu’il avale la chaussette qui s’était réfugiée derrière le fauteuil ; dont nous avons toutes au moins une fois vidé le contenu sur le sol pour chercher, entre les moutons de poussière et les grosses miettes, la pièce d’or du bateau pirate playmobil que nous avons vue disparaître dans la buse à la dernière seconde. Rappel : 3 est le nombre maximal de pièces de construction en bois que ton enfant peut aspirer discrètement avant de bloquer ton aspirateur à jamais. Lire la suite…