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J’ai des idées noires

Illustration : Aurélie M.G.

D’après une fable amérindienne, nos luttes intérieures sont semblables à un combat entre deux loups de force égale :

  • le loup noir et sombre, qui représente notre mauvaise humeur, nos peurs, notre découragement ;
  • face à lui se tient le loup blanc et lumineux, qui représente notre joie, notre sérénité, notre indépendance émotionnelle.

Parfois, au cours de cette lutte sans merci, l’un des deux loups prend le dessus. Mais sa domination ne dure jamais très longtemps car son adversaire revient à la charge avec encore plus de vigueur.

On la connaît bien, n’est-ce pas, cette sensation de lutter sans cesse à l’intérieur, cette sensation d’être tiraillée entre d’un côté le courage d’aller de l’avant, et de l’autre côté l’envie de se laisser aller à ce qui nous tire vers le bas ! Lire la suite…

HB-article super sapin

Le sapin, côté verso

J’adore le sapin de Noël. Pas les sapins de Noël en général : LE sapin de Noël en lui-même.

J’aime tout le concept :

L’étoile en haut de la cime, les guirlandes – lumineuses ou pas – les boules – magnifiques en verre ou assez moches en papier mâché, confectionnées par les enfants – l’odeur qui envahit le salon, les épines qui jonchent le sol au bout de trois jours.

Quand j’étais petite, je passais un mercredi après-midi chez mes grands-parents spécialement pour l’occasion : décorer leur sapin. Il était absolument énorme, pas riquiqui posé sur une table basse comme chez mes parents. Ses branches envahissaient tout le salon. Ses décorations remplissaient deux cartons entiers que mon grand-père remontait de la cave avec toutes les peines du monde. Lire la suite…

HB-article- salle d'attente

Deux fabuleuses dans une salle d’attente

Me voilà au petit matin dans la salle d’attente déjà bondée de mon médecin généraliste, Hannah machouillant consciencieusement un quignon de pain dans sa poussette. Je suis particulièrement fatiguée et j’ai mal. Infection urinaire.

Quatre personnes patientent déjà.

Je compte rapidement : une vingtaine de minutes par consultation équivaut à plus d’une heure d’attente. Beaucoup trop à mon goût pour supporter la douleur.

Ma petite voix négative, sautant sur l’occasion que lui offre ce moment de fatigue, s’enclenche et me murmure à l’oreille :

« Tu en fais trop, te voilà dans le rouge ! »

Je la maudis. Et ce matin, je dispose de 3600 secondes pour me battre avec elle, remettre en question l’organisation de la maison, l’intendance, mon boulot et revisiter chacun des temps que je passe auprès des enfants à écouter, rassurer, consoler, encourager, aider et soigner. Lire la suite…

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Soulagée, pas délivrée

Nous approchons. À l’arrière de la voiture, les enfants le sentent et s’agitent. Numérobis se fend d’un énième

« On arrive bientôt ? »

Sous les frondaisons, le petit chemin de terre apparaît bientôt et, avec lui, les vacances de mon enfance :

  • les parties de cache-cache dans la sous-pente,
  • les cabanes dans les bois,
  • les pique-nique au bord de l’étang,
  • les constructions d’écluse dans les cours d’eau,
  • les goûters avec les cousins,
  • les petits déjeuners interminables,
  • les soirées jeux de société au coin du feu.

Comme à chaque arrivée, un doux sentiment m’envahit : celui de l’appartenance et de la transmission.

Je suis heureuse que mes enfants vivent ici, eux aussi, des moments simples qui, au fil des ans, les attacheront à ce lieu emblématique de ma famille devenu son point de ralliement : la maison de famille.

Nous ouvrons la porte qui, depuis que je l’ai franchie alors que j’avais à peine quelques jours, émet toujours le même grincement sec. L’odeur qui saisit mes narines est semblable à celle qui règne ici à chaque début d’automne : celle du bois sec mêlé au parfum des pommes fraîchement cueillies.

Les garçons, eux, ont déjà filé à l’étage où ils retrouvent boîtes de Duplo et albums du Père Castor quinquagénaires.

Entre les balades dans les chemins couverts de feuilles mortes et les visites chez les cousins, le week-end file à toute allure et, bientôt, vient l’heure de la séparation.

Vacances scolaires obligent, nous laissons les garçons pour une grosse semaine à leurs Fabuleux grands-parents.

Place au ballet du départ.

Dernier câlin pour le petit comme pour le grand, dernière précision quant à la localisation du cahier de textes et des chaussons, dernier conseil de fille à mère pour gratter un quart d’heure de sommeil le matin, et nous voilà, mon Fabuleux et moi, en route vers…

….la liberté ?

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La gratitude, c’est bon pour la santé

Lundi matin. Après un week-end bien rempli, je commence ma semaine, fatiguée, dans un appartement mal rangé. Ma petite de 2 ans et demi a une gastro-entérite carabinée. Elle gémit dans mes bras. Le contenu de son lange est étalé sur mon pyjama. Et là, je vacille entre la crise de nerf et le fou rire. Je choisis de rester calme et je réfléchis à mon prochain statut Facebook.

Consignes à moi même : respirer profondément (ab ben non en fait, si on prend en compte l’odeur) et penser à la machine à laver qui fonctionne. Bien entendu que mon pyjama est sale, que mes mains puent et que ma journée consistera en gros à faire des lessives, aller chez le pédiatre et essayer de faire boire ma fille le plus possible. Lire la suite…