Teen African American girl standing in a city street smiling and throwing sparkling gold glitter into the air

Le premier jour du reste de votre vie

Le mot est sorti pour la première fois lors d’un brainstorming entre amis, autour d’un poulet curry. Nous cherchions un adjectif en “f”. Mon mari a suggéré : “fabuleuses !?” Je l’ai compris plus tard et je le saisis encore aujourd’hui : c’était LE mot qui allait résumer un nouvel état d’esprit pour des centaines de mamans, celles, qui – comme vous et moi – ont compris que non, ça n’ira pas mieux quand…

Voici à quoi rime “fabuleuse” pour les mamans qui m’écrivent :

  • encouragement :

“Tous les matins, je me répète devant mon miroir que je suis fabuleuse. Ça m’aide à me rappeler que l’état de mon couple, les accrochages avec mes ados ou le manque de sommeil ne signifient pas que je suis nulle…!”

  • soulagement :

“Je suis en larmes devant mon ordinateur. Si seulement on m’avait dit plus tôt que je n’ai pas besoin d’être parfaite pour être fabuleuse ! J’ai perdu un temps fou à essayer de plaire à tout le monde.”

  • remerciement :

“On ne m’avait jamais remerciée pour tous les exploits que j’accomplis au quotidien, dans le secret de mon foyer. Ça me fait tellement de bien de me sentir reconnue !”

  • solidarité :

“Entre mamans à la sortie de l’école, on se salue comme ça : “Bonjour la fabuleuse !” Eh oui, on est toutes dans le même bateau…”

Pour d’autres, le terme est flou, voire décourageant, et soulève des interrogations :

  • autopersuasion ?

“Se répéter qu’on est géniale, ce n’est pas une excuse pour se laisser aller ?”

> Il paraît qu’on devient ce qu’on croit être, alors pourquoi pas fabuleuse plutôt qu’incapable ?

  • comparaison :

“Je n’arrive même pas à boucler mon programme de la journée, je suis loin d’être fabuleuse ! Toi, tu as un super blog et tout et tout… Je ne suis pas au niveau !”

> En effet, si être fabuleuse dépend de la capacité à TOUT FAIRE, alors je ne connais aucune maman fabuleuse…!

  • stress :

“Je suis censée être fabuleuse ? Ça me met une sacrée pression !”

> Tu n’es pas censée l’être : tu l’es déjà, telle que tu es !

  • normalité !

“S’occuper correctement de ses enfants et son conjoint, c’est la moindre des choses. Nos mères ne se faisaient pas applaudir. Il n’y a rien d’héroïque à être une mère comme toutes les autres !”

> Certes, sauf que… “To the world you’re a mother, but to your family you are the world” !

  • utilité ?

“C’est bien joli de me dire que je suis fabuleuse, ça fait du bien le temps d’un article, mais au fond ça change quoi à ma vie de tous les jours ?”

> En voilà une bonne question !

Une fabuleuse, c’est quoi ?

Une adepte de l’éducation bienveillante ?

Une fée du logis ?

Une experte en lâcher prise ?

Une mère au foyer qui se donne à 100% pour sa famille ?

Une maman qui parvient à concilier parfaitement vie pro et perso ?

Une femme épanouie, qui a le sourire avant même de sortir du lit et qui parvient à le garder même quand les enfants inondent la salle de bains ?

Et ça change quoi, au juste, d’être une fabuleuse ?


Merci d’avoir posé la question 😉

Chaque fabuleuse est unique, et loin de moi l’idée de vous mettre toutes “dans le même sac” !

Mais voici quelques idées (liste non exhaustive).

Dans “fabuleuse”, il y a :

 

  • la résilience :

L’arrivée d’un ou plusieurs enfants peut être vécue comme un tsunami, une “crise” au sens de “moment décisif”, une opportunité de grandir. Cette période charnière (comme une séparation, un déménagement, un changement professionnel, un deuil…) est le théâtre de nouvelles déceptions.

Lorsque j’ai accouché de jumeaux, je ne m’attendais pas à ce que ma vie entière passe à la machine à laver (outre les 40 kilos de linge qui passaient réellement à la machine à laver chaque semaine !)

J’étais déboussolée par tout ce que je ne pouvais plus faire, tout ce que je ne pouvais plus être. Mais j’ai décidé de mettre à profit cette période mouvementée de ma vie pour APPRENDRE quelque chose et devenir plus forte.

  • le moment présent :

Lorsque j’avais un nourrisson dans chaque bras, j’avais envie d’attendre que ça passe, que les enfants soient plus grands, que je puisse reprendre le travail… Et puis je me suis souvenue qu’avant d’avoir des enfants, je me disais justement que ça irait mieux lorsqu’ils seraient là !

Non, ça n’ira pas mieux quand… parce que le seul jour que je peux vivre pleinement, c’est AUJOURD’HUI… dans toute son imperfection !

  • la gratitude :

La gratitude, c’est changer de lunettes pour cesser d’être fixée sur tout ce qui ne va pas, et commencer à voir CE QUI VA…

Pour la plupart d’entre nous, notre première pensée au réveil est : “Je n’ai pas assez dormi.” La deuxième est : “Je n’ai pas assez de temps. Ni d’argent. Je ne suis pas assez mince, pas assez intelligente, pas assez performante. Avant même de nous redresser dans notre lit, nous sommes déjà inadaptées, déjà en retard, déjà en manque de quelque chose.” (Brené Brown, La force de l’imperfection)

La fabuleuse ne veut pas se laisser ronger par l’insatisfaction !

  • le courage ordinaire :

Être fabuleuse, c’est oser être soi sans avoir besoin de porter le masque d’une maison parfaitement rangée ou d’une progéniture parfaitement peignée.

On a tendance à confondre courage et héroïsme. Le mot courage vient de “coeur”. À l’origine, avoir du courage signifiait “dire ce qu’on pense en ouvrant son coeur”. Le courage ordinaire, c’est exposer sa vulnérabilité, son authenticité. Dans le monde actuel, c’est assez extraordinaire ! (Brené Brown, La force de l’imperfection).

  • un processus :

Être fabuleuse, c’est bien plus qu’un choix ponctuel. C’est décider de considérer sa vie comme un chemin, et choisir d’apprécier la route. C’est ne pas attendre d’être sur la lignée d’arrivée pour s’apprécier et apprécier sa vie. Love is on the way !

C’est se dire au réveil : “Quoi que je fasse dans la journée et même si je ne fais pas tout, je suis digne d’estime. J’ai le droit d’apprendre et d’avancer !”

  • une responsabilité :

On peut être fabuleuse et subir sa vie ! Et comme l’a dit Tom Peters : le changement est une porte qui s’ouvre de l’intérieur.

C’est vrai, il y a toujours une belle-mère pour nous dénigrer, une copine pour nous faire sentir moins que rien, un bébé pour vomir sur notre dernière chemise propre, un ado pour nous pourrir l’ambiance ou un pédiatre pour contester nos choix.

Mais qui a dit qu’il fallait attendre que les autres nous approuvent ou que les autres assurent ?

Vivre dans cette attente, c’est donner aux autres les clés de votre bonheur.

Vous êtes fabuleuse, et vous avez le trousseau de clés de votre vie !

 

Mais je suis la première à savoir que les clés, ça se perd au fond des sacs… et que les retrouver, ce n’est pas si évident ! Alors je vous donne rendez-vous dans le prochain article. Nous allons voir pourquoi ce n’est pas si simple de pratiquer la « fabulosité », et par quoi commencer pour y arriver !

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  • Emilie Kalin

    Très bel article! Merci de nous rappeler tout ceci!

  • Myriam

    Merci c’est vrai que le trousseau de clés on l’a bien mais que parfois on l’oublie et on a besoin d’aide parfois pour nous rappeler ou nous l’avons laissé