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Fessée interdite

Les lois françaises sont en passe d’évoluer pour suivre le modèle de l’éducation bienveillante dont nous entendons tous parler depuis plus ou moins longtemps.

Mais qu’en est-il dans nos foyers ?

Comment se dépatouiller avec toutes ces notions, ces conseils, avis pas toujours si simples à appliquer dans la vraie vie ?

En thérapie

Je suis thérapeute. Alors, des personnes qui viennent me voir parce qu’elles sont usées, au bout du rouleau ou face à une problématique, cela fait partie de mon quotidien.

Et bien souvent se sont des mamans.

Je vous en parle de ça car dans mon rôle de thérapeute, je vois la vie sous un angle privilégié : celui de quelqu’un qui écoute, observe avec bienveillance. Sans aucun jugement ! Et ce prisme me permet de voir certains aspects de la vie bien différemment.

Les parents qui viennent consulter pour des soucis de comportement de leur enfant ou des discordes conjugales concernant l’éducation de leurs enfants ont tous un point commun : ils sont perdus.

Perdus dans toutes ces notions qu’ils ont entendues, tous ces conseils qu’ils ont reçus et qu’ils ne parviennent pas à appliquer, perdus dans leurs différences de points de vue, de personnalité et d’éducation.

À la maison

J’avoue avoir été moi-même perdue (et l’être encore parfois….ou souvent, selon les périodes).
Il suffit de constater la différence entre l’éducation que j’ai donné aux deux grandes et celle que j’utilise aujourd’hui pour la plus petite.
Apprendre de ses erreurs. Ne pas reproduire les schémas qui nous ont fait souffrir. Veiller au bien-être de ses enfants. En voilà de beaux projets !

« Moi, tout ça a failli me rendre dingue. »

Il y a quelques années, je me suis même mis dans la tête que j’étais nulle comme mère :

  • parce que j’avais été trop dure avec les deux grandes et que j’en ai fait des angoissées
  • parce que je suis trop laxiste avec la petite et que j’en ai fait une malpolie qui ne dit pas toujours « bonjour »
  • parce qu’un coup je hurle, un coup je suis trop gentille

Pourtant j’en ai lu des livres, des articles. J’ai écouté et appliqué des conseils.

« Tu es une mauvaise mère. » Voilà ce que je me suis dit pendant très longtemps.

En couple

Et mon mari ?!
Et mon ex mari ?!
Car oui, je dois composer avec les 2 pour élever mes enfants.
Un à distance, un à domicile.
Et bien vous savez quoi ? C’est le même bazar.

Se mettre d’accord sur la manière d’éduquer un enfant avec un père avec qui on ne vit plus, c’est quasi mission impossible.
On peut s’entendre, c’est vrai ! Mais chacun fait sa sauce dans son coin, c’est un fait !

Se mettre d’accord avec son mari n’est pas toujours tâche facile non plus. Toutes ces notions de bienveillance que j’essaie d’intégrer, pour lui c’est du chinois. Il ne m’en empêche pas mais il reste campé sur ses positions.

Pour être franche, je crois que depuis que nous avons les enfants, plus des ¾ de nos prises de tête ont tourné autour des enfants et de nos points de vue différents.

« Tu les défends tout le temps »
« Tu es injuste ! Tu leur en demande trop. Elles n’ont jamais droit à l’erreur. C’est des enfants. »
« Et bien, tu n’as qu’à t’en occuper toute seule alors. De toute façon, je ne peux jamais rien leur dire. »

Qui a raison ? Qui a tort ? Les deux sans doute.

Mon amour

À vrai dire, quand je regarde mes conflits avec moi-même, ceux avec mon conjoint sur la manière d’éduquer nos enfants en prenant soin d’utiliser le prisme du thérapeute… je réalise que nous faisons juste tous de notre mieux avec ce que l’on a.

Peut-être que la solution la plus simple est finalement là où on ne la cherche plus parfois au bout de quelques années d’usure : dans l’amour.
L’amour pour moi-même, pour mes enfants et surtout pour mon mari.

Sans doute n’y a-t-il finalement ni solution parfaite, ni méthode parfaite, ni symbiose parfaite dans le couple mais il y a quelque part quelques terrains neutres sur lesquels se retrouver. J’en suis convaincue.

C’est un livre lu il y a quelques années qui me permet de garder foi en moi et dans les miens et je crois que dans l’extrait ci-dessous, l’essentiel est dit.

« L’amour ne résout pas tous les problèmes, mais il créé un climat de sécurité dans lequel nous pouvons chercher la réponse à ce qui nous préoccupe. Dans ce contexte, un couple peut discuter de ses différences en toute liberté et les conflits peuvent être résolus. Deux personnes différentes peuvent apprendre à vivre ensemble en harmonie. Nous apprenons à révéler le meilleur de l’autre. »
Gary CHAPMAN- Au cœur des 5 langages de l’amour

 

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nadineAgée de 38 ans, Nadine est maman de 3 filles et mariée à Alain, le papa de sa petite dernière. Après 17 années à manager des équipes de vente, 7 déménagements, 1 divorce et 1 burnout, elle décide de faire de tous ces « épisodes de vie » sa force et reprend des études pour faire de sa passion pour le développement de la relation à soi et aux autres, son métier. Coach spécialisée dans l’aide et le soutien aux mamans actives épuisées, elle s’est donné pour mission d’aider celles et ceux qui ont envie de transformer leur sentiment d’usure, de vide, de « figurant » dans la vie des autres en opportunité d’agir pour soi en toute simplicité pour redonner des couleurs au quotidien et donner vie à de nouvelles opportunités et à ses rêves. Son objectif : permettre aux personnes qui sollicitent ses services de créer un présent et un avenir dimensionnés pour eux et par eux en les aidants à trouver comment concrétiser leurs envies (confiance en soi).
http://www.magnifiquementimparfaite.com

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  • Helene Eje

    Merci pour votre article qui me parle beaucoup. Moi aussi je me suis souvent sentie perdue… Mais j’ai réussi à trouver quelques outils pour évoluer ! Devant la répétition de crises de colère de mon fils chaque soir après l’école, j’ai eu la merveilleuse idée d’instaurer un temps câlin et ça a très souvent marché pour apaiser les tensions. Donc oui je crois à la force de l’amour, mais encore faut-il avoir le temps d’y penser sans se laisser embarquer par le tourbillon de nos vies ultra remplies! Hélène

  • Ce billet est intéressant. J’aurai toutefois été curieux d’avoir une position sur ce qu’évoque le titre, à savoir la fessée.