All posts tagged résilience

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Violences conjugales : “Je suis partie pour ma fille”

Il venait d’avoir 18 ans, comme dans la chanson. J’en avais 20.

Jeune Russe ayant grandi en orphelinat, il était arrivé en France bouillonnant de révoltes et de rêves. Il a passé des mois à me séduire. Il avait eu une enfance terrible, et me regardait comme si j’allais tout changer dans sa vie.

Et moi, avec toute ma jeunesse, ma naïveté, mais aussi mon ego ainsi que mon besoin d’être aimée, je me suis jetée dans cette relation sans la moindre prudence.

Rien n’était raisonnable, raisonné…  Mais à 20 ans, c’est justement ce qui m’attirait plus que ce qui me freinait.  J’ai fait fi de tous les avis, des conseils, et me suis donnée corps et âme à cette relation, persuadée que je le « sauverais ». Lire la suite…

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Ce dont j’ai besoin

Je le regarde tournoyer sur lui-même avant d’appuyer sur la sonnette. Il a souvent besoin de cette “bizarrerie” pour se calmer, se changer les idées, mais aussi pour se préparer à la suite. Comme tous les mercredis matins depuis presque cinq ans, j’emmène mon enfant chez le pédopsychiatre. Je sais que nous ne prendrons pas l’escalier – alors même que le cabinet est au premier étage – mais l’ascenseur. Je sais que dans la salle d’attente, il s’assoira sur le même siège que la semaine dernière, après avoir préalablement vérifié que celui-ci est correctement aligné avec le mur.

Suivre la même routine le rassure.

Maintenant que la séance a commencé, j’ai une demi-heure devant moi. J’en profite pour me promener et sentir le parfum des arbres, si délicieux en cette chaude matinée de printemps. Lire la suite…

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Amande Marty : “Après la mort de son enfant, on peut retrouver un apaisement et la joie de vivre !”

Amande, à l’initiative du projet “Et je choisis de Vivre”, a perdu son petit Gaspar, décédé à la veille de son premier anniversaire. Cette trentenaire, aujourd’hui maman de deux autres enfants, témoigne du long parcours qui lui a permis de renouer avec la joie de vivre et donne des clés aux personnes endeuillées ainsi qu’à leur entourage.

Votre objectif, dans ce film, est simple : réapprendre à vivre en vous inspirant de rencontres d’autres personnes ayant vécu la perte d’un enfant. Comment avez-vous eu cette idée ?

À la mort de Gaspar, avec mon conjoint, on s’est sentis tellement démunis ! On manquait d’informations sur ce qui nous attendait, sur ce qu’on allait traverser. Ce que nous vivions était tellement intense, tellement difficile, que je me demandais si un apaisement était possible. Nous avons été accompagnés par des thérapeutes, mais je ressentais l’envie de rencontrer des personnes qui pouvaient me dire que ça allait s’apaiser, qu’on allait pouvoir faire des projets, retrouver une joie de vivre… Je me suis dit : si moi j’ai ces sentiments aussi forts, je ne dois pas être ma seule à me poser toutes ces questions ! À l’hôpital, je ressentais déjà cette envie de partager avec d’autres personnes touchées par le deuil. Je me suis rendue compte qu’avec le papa de Gaspar, on avait de la chance d’être très bien accompagnés par nos familles, nos amis et des thérapeutes, mais à l’hôpital, j’ai rencontré des personnes très seules face à la perte de leur enfant. J’ai donc voulu penser ce voyage comme un moyen de partager le soutien que nous avions reçu. Lire la suite…

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J’en suis à ma sixième fausse couche

Nous avions un rêve.

J’ai 32 ans, je suis mariée depuis 4 ans. Le mois dernier, j’ai fait ma sixième fausse couche précoce.
Je me considère donc comme maman de 7 enfants mais qui sont au ciel. Ce qui adoucit quelque peu ma peine.

Issue d’une famille nombreuse (dix enfants), j’avais ce doux rêve d’avoir moi aussi à mon tour une petite famille. Plus jeune, je m’occupais de garder des enfants, j’aimais cela.

Je me suis mariée et nous avons, avec mon époux, commencé à vouloir concrétiser ce rêve d’être parents. C’était excitant ! Fonder une famille, ce à quoi nous nous sommes engagés. Nous avions le projet fou d’avoir cinq enfants.

Mais la vie en a décidé autrement.

J’ai commencé par faire deux fausses couches inexpliquées la première année. Nous ne nous formalisons pas, en se disant que ça arrive à beaucoup de femmes et de couples.

L’année suivante, une autre fausse couche qui succède au bonheur de découvrir que l’on est enceinte. Un an plus tard, encore une fausse couche.

Décidément, il y a quelque chose qui ne va pas.

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La résilience est un chemin

Nous avons toutes nos blessures. Nous traversons toutes la souffrance. Nous vivons toutes des épreuves. Pas question ici de les comparer.

Plutôt que de “mesurer ta douleur à celle des autres, ni même de comparer ta manière de la gérer avec celle des autres”, comme le dit si bien Rebecca Dernelle-Fischer, laisse-moi aujourd’hui te prendre par la main et te proposer un petit voyage au pays de la résilience. Lire la suite…