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Let’s talk about sex : Parlons-en !

Bon ben il est temps. Si si, je me lance. Depuis l’été dernier, je joue avec l’idée de vous écrire un petit article fabuleux sur le sexe.

Oui mais il faut oser quand même et puis, il faut avoir quelque chose à dire.

Mon premier brouillon d’article était vite fait, je vous banlançais quelques banalités à la « moi je suis psy vous savez : le sexe c’est bien, faut en parler ensemble, c’est un apprentissage »… et hop l’affaire aurait été vite bouclée, l’article envoyé, approuvé, édité et là… ben la lectrice aurait droit à de jolis mots mais pas beaucoup plus.

Alors j’ai abandonné l’idée.

Pourquoi ? D’abord, parce ce que je n’ai pas envie de vous balancer des clichés à la figure. Ensuite parce que j’ai bien vu que d’autres personnes dans la pool des chroniqueuses ont fait de supers articles sur le sujet et que je préfère laisser la parole à celles qui s’y connaissent. Bref, autant me taire (Moi me taire ? Hum, mon mari rit déjà dans son coin).

Ou alors oser parler vrai et rechercher des ressources qui aident : vraiment m’engager quoi !

Comme c’est un thème immense, je me suis dit que je pourrais vous proposer une série de petites chroniques. La prétention n’est pas très grande. Ce seront des petits textes, des inspirations, une recherche de ressources, un ton ouvert.

Bon. On commence par quoi ?

Pour l’instant, je lis avec beaucoup d’intérêt le livre de Juliette Buffat « Le sexe et vous ».

Un livre rempli de questions/réponses, écrit d’une main de maître par une psychiatre, sexologue, journaliste et plus encore qui nous a malheureusement quittés début 2017. Une femme positive, qui parle de sexualité avec les bons mots. Dans toutes ses réponses, il y a des encouragements, des félicitations. Et elle m’interpelle par sa positivité, elle trouve la sexualité géniale, complexe mais si importante.

Moi, 38 ans, mère de 3 enfants entre 12 et 4 ans, je suis fatiguée, tout le temps. Et mon mari aussi. Alors la tendance des parents qui sont comme nous c’est si souvent de relayer les rapprochements corporels pour « quand les conditions seront optimales : pas trop fatigués, du temps, les enfants hors de portée, le frigo lavé, le match de foot terminé, le compte bancaire dans le positif, les allergies au pollen passées… »

Bref, on risque d’attendre longtemps.

Et si on se trompait de priorité ?

Et si justement le sexe nous redonnait des forces ? Est-ce que l’effort en vaut vraiment la peine? Là, certain(e)s font un grand oui de la tête tandis que les autres me regardent dubitatifs en faisant une moue qui dit « pas si sûre que ça ma cocotte ».

Bref, l’ardeur et la positivité de Mme Buffat, j’en fais quoi ? Envie, pas envie, peurs, idées saugrenues, méconnaissance de son propre corps, gros préjugés dans la tête, obstacles sur notre route… Soyons honnête, la sexualité c’est plus compliqué que ce qu’on s’était imaginé à la base.

Allez zou, j’ai dit des articles courts…

Quelques constats :

POINT 1 : Non, vivre sa sexualité de manière épanouie n’est pas inné (et parfois, relire des livres sur le sujet nous fait apprendre des trucs et astuces à grimper au plafond… de plaisir évidemment).

POINT 2 : Non, nos partenaires ne lisent pas dans nos pensées. Tôt ou tard, il sera important de faire de la sexualité un vrai sujet de discussion (terrain miné, les fabs… pour sûr, ce ne sera pas le sujet à aborder quand il conduit dans les embouteillages).

POINT 3 : Dans nos têtes, on a accumulé au cours des années tellement d’idées sur le sexe qu’on aurait bien besoin de faire un gros nettoyage de printemps. Parce qu’entre les magazines féminins qui promettent le multi orgasme pour cet été, les acteurs aux membres géants, la religion et sa dose de culpabilité, d’attente et de valeurs et les films hyper à la mode qui promeuvent 50 nuances de tout et n’importe quoi, il y a tant de trucs dans lesquels on s’emmêle les pinceaux, et autant qui nous empêchent de savourer notre propre corps, le corps de notre partenaire et leur rencontre.

Patience, confiance et découvertes !  À suivre…

rebeccadernellefischerD’origine belge, Rebecca Dernelle-Fischer est installée en Allemagne avec son mari et ses trois filles. Psychologue indépendante, auteure de Und dann kam Pia et mère au foyer pleine d’entrain, elle garde de ses études en psychologie positive un regard bienveillant sur la femme et la famille. Après avoir accompagné de nombreuses personnes handicapées, Rebecca est aujourd’hui la maman adoptive d’une petite fille porteuse de trisomie 21. Découvrir le site de Rebecca (en allemand).

 

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