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Je choisis d’en rire…

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La vérité sort de la bouche des enfants

J’ai noté quelques phrases dites par mes enfants depuis qu’ils parlent. Si elles me font rire par leur incongruité, j’y vois aussi, pour beaucoup, des « leçons de sagesse ».

Une de mes amies, après avoir perdu deux enfants, m’a confié qu’un de ses moyens pour survivre a été d’adopter cette façon qu’ont les enfants d’être pleinement dans l’instant qu’ils vivent. Je vous propose donc de me suivre dans cette voie, au fil d’une petite promenade…

À travers les mots d’enfants.

Et ce que j’en retire.

  1. La situation : C’est l’hiver, il fait presque noir. J’entre dans leur chambre. Je vois mon fils, âgé de 3 ans, debout sur une chaise, une perceuse en plastique à la main, ses lunettes de soleil sur le nez. Je lui demande :

« Que fais-tu mon chat ? »

Réponse : « Je suis un travailleur de la nuit, maman ».

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L’abécédaire des mamans

Le monde de la maternité est unique, passionnant, éreintant. Son influence sur notre vie est indéniable : il va même jusqu’à changer le sens des mots les plus basiques de la langue de Molière. Venez faire le tour de l’abécédaire des mamans ; toute ressemblance avec la réalité est indépendante de notre bonne volonté. De toute manière, c’est vraiment trop exagéré pour être vrai… ou peut-être pas.

A comme aspirateur, objet du quotidien dont nous connaissons toutes le « slurp » lorsqu’il avale la chaussette qui s’était réfugiée derrière le fauteuil ; dont nous avons toutes au moins une fois vidé le contenu sur le sol pour chercher, entre les moutons de poussière et les grosses miettes, la pièce d’or du bateau pirate playmobil que nous avons vue disparaître dans la buse à la dernière seconde. Rappel : 3 est le nombre maximal de pièces de construction en bois que ton enfant peut aspirer discrètement avant de bloquer ton aspirateur à jamais. Lire la suite…

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Mon mec me fait rire

Les enfants sont couchés.

Alors que nous débarrassons la table du dîner, mon Fabuleux raconte une anecdote du boulot. Et là, la chute :

« Alors tu comprends, le mec était fier comme s’il avait un bar-tabac ! »

Comprendre : il était fier comme Artaban. Un jeu de mots élaboré par Coluche il y a presque trente ans. Coluche qui fait partie de mon quotidien depuis presque dix ans, puisque mon Fabuleux l’emploie – presque – à toutes les sauces.

Exemple : Notre aîné termine une tour de Kapla. Son père et moi sommes sommés de tomber ébahis devant tant d’ingéniosité. Débriefing de la situation par mon Fabuleux :

« Il a cru qu’il était sorti de la cuisine à Jupiter ? »

Comprendre : sorti de la cuisse de Jupiter. Encore une colucherie que mon Fabuleux aime manier à tout bout de champ.

Je dois avouer que c’est une des choses qui m’ont attirée chez lui.

Son humour. Sa répartie. Certainement parce que j’en manque ! Petite, on me disait susceptible, dépourvue d’humour sur moi-même. Ça n’est pas faute d’avoir été à bonne école avec mes frères, mes cousins et mes oncles. Mais bon, apparemment, ça n’a pas suffi : j’ai tendance à me vexer facilement et à prendre les choses très à cœur (surtout quand je suis dans ma belle-famille, j’avoue). Lire la suite…

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Mamans : à regarder en cas de coup de mou

Maman a un petit coup de mou ? Petit nécessaire de survie sous forme de compilation Youtube pour passer au travers des sales journées.

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Elle est moche, ta princesse

Iris tapote le coussin du canapé : j’ai promis de lui raconter une histoire.

Ses yeux débordent de gourmandise tandis qu’elle me tend son livre favori. Il me suffit d’un quart de seconde pour déchanter :

« Aaaah ! Non Iris, pas La reine des bisous, on l’a lu déjà 542 fois cette semaine. On ne pourrait pas raconter une autre histoire ? »

Je voudrais me lever, mais Iris saute sur mes genoux rouillés pour s’installer confortablement et me déglinguer au passage mon petit orteil de pied.

Je sens que mes cheveux se hérissent. Que mon égoïsme enrage. Je sens que je vais « péter une durite ». J’ai tellement honte de toutes les pensées qui affluent dans ma tête que je n’ose pas même vous les partager. Je n’ai pas du tout envie de lire La reine des bisous. C’est mièvre.

Je commence donc l’histoire d’une voix ramollie

comme le beurre du dimanche matin à 10h en plein mois d’août que mes enfants ont oublié de ranger. Iris me secoue le bras :

« Non, maman, pas comme ça ! »

Sa détermination m’amuse et me fait sourire. A la deuxième page, je décide de varier ma diction, en mode accéléré. Ses grands yeux ronds me fixent curieusement, avec un brin de malice : Lire la suite…

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Vie de famille : la puissance du feedback positif

“Mes parents me faisaient des remarques quand j’avais de mauvaises notes, mais quand j’avais de bonnes notes, personne ne disait que c’était bien…”

Donner des signes de reconnaissance positifs aux membres de notre famille : une habitude pas très ancrée dans notre culture française, et pourtant primordiale ! Cette pratique, qui peut révolutionner le quotidien de ta vie de famille, nous est exposée par Yolande Ziegler-Schwab, psychopraticienne, coach de vie et maman de 2 garçons de 17 et 20 ans.

C’est quoi, un signe de reconnaissance positif ?

Yolande : Le concept est issu de l’analyse transactionnelle. Son fondateur, Éric Berne, définit un signe de reconnaissance, ou feedback, comme « Tout acte impliquant la reconnaissance de la présence d’autrui ». Le signe de reconnaissance est donc un message que j’envoie à l’autre, pour lui signifier que pour moi il existe, que je sais qu’il est présent : un bonjour, un sourire, un regard, une accolade, une écoute attentive, un compliment, un encouragement… Lire la suite…

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Les (fameux) pleurs de l’école

« Non, maman, pas travailler ! »

Je m’accroupis pour le serrer dans mes bras et l’embrasser dans le cou. Un long câlin qui ne le calme pas, bien au contraire. Le voilà désormais agrippé à moi. Ses larmes coulent le long de ses joues rebondies. Après lui avoir bien expliqué que « maman revient bientôt » et qu’il va bien s’amuser avec ses copains, je lui adresse un dernier au revoir de la main, envoie un bisou en l’air et tente de m’éloigner. Peine perdue : il me court après jusque dans l’escalier.

Depuis maintenant une semaine, cette scène se reproduit chaque matin.

Je dois me rendre à l’évidence :

malgré ce que j’avais imaginé, cette première rentrée à l’école est une épreuve pour Numérobis. Alors que je le sentais fort, petit garçon indépendant et fonceur, son entrée en petite section révèle un enfant émotif et qui a du mal à quitter ses parents. Car la scène de séparation avec son Fabuleux papa fut la même le matin où il l’a emmené à l’école. Lire la suite…

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Au revoir tristesse, bonjour septembre

Les vacances sont comme ces petits cailloux chamarrés

que l’on voit briller au bord de la plage dans l’eau transparente, nimbés de soleil et chargés de la joie impatiente que l’on éprouve de les saisir. Sitôt que nous les avons au creux de la main, les petites pierres précieuses ternissent et se transforment en vulgaires cailloux. Je me faisais cette réflexion en me promenant sur le bord de la plage, les pieds dans l’eau tiède, devant la jolie baie bleue. Les goélands flottaient dans le ciel, les aînés s’amusaient dans les vaguelettes à grands renforts de ploufs et de cris, les petits cherchaient des cailloux et faisaient des pâtés de sable, accroupis en avant, leur chapeau sur la tête. À côté de nous, des grands-parents avec leurs petits-enfants, des couples d’amoureux sur leurs serviettes de plage, des mamans en bikini avec des bébés dans les bras. Je me promenais devant ce beau paysage rempli de gens détendus et heureux, tout allait bien et pourtant je me sentais maussade.

Mes vacances tant attendues,

que j’avais imaginées reposantes, riantes, paisibles et harmonieuses, ont été, en fait, encore plus fatigantes que la vie quotidienne. Je rêvais de confidences échangées, de siestes réparatrices, de visites enrichissantes, de complicité avec les enfants et mon mari. La réalité, c’est : Lire la suite…

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De quoi elle se plaint, la maman d’aujourd’hui ?

Dernièrement, j’ai encore vu circuler sur Facebook l’un de ces textes — de préférence partagé par des personnes d’un certain âge et sans enfant  — qui faisait l’éloge des conditions dans lesquelles nous avons été élevés :

« Avant, nos parents nous laissaient jouer seuls dehors, on rentrait juste pour les repas, sales et heureux, on ne portait pas de casques pour faire du vélo, on jouait dans la nature, on recevait la fessée… Et alors ? On a survécu. »

De quoi elle se plaint, la maman d’aujourd’hui ? Elle porte haut le drapeau du burn-out maternel, elle blâme la charge mentale… Mais de quoi elle se plaint ? Elle n’a pas connu la guerre, elle a probablement accouché « sans douleur » et sa machine à laver a un écran tactile.

C’est quoi son problème ?

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Moi, maman sans copine devant le portail

La demie va bientôt sonner.

Je regarde le trottoir se remplir de parents. Ceux qui ont attendu ce moment toute la journée : l’ouverture du portail de l’école. Ceux qui sont encore happés par leur travail et qui pressent le pas pour éviter un retard qui, le premier jour, serait franchement mal venu… et mal vu. Mais surtout, il y a les mamans qui papotent. Elles se racontent leur été, échangent sur le matin de ce jour si particulier : il a fallu les lever à 7 heures, autant dire un exploit après deux mois de grasses mat’ !

Je sens mon cœur se serrer et la nostalgie monter en moi :

sur ce morceau de trottoir, dans la douce lumière de cette fin d’après-midi de septembre, je suis bel et bien seule. Seule avec ces sentiments mêlés : joie et appréhension de les retrouver. Seule, aussi, avec toutes ces questions : Numérobis a-t-il pleuré toute la journée ? A-t-il dormi à la sieste ? A-t-il obéi un minimum ? Et comment se sont passées les retrouvailles de mon aîné avec son AVS ? Et sa « rencontre » avec sa nouvelle maîtresse ? Lire la suite…

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Trois jours dans les coulisses des fabuleuses au foyer

Les fabuleuses, c’est toi, elles, vous !

Et puis les fabuleuses, c’est aussi « nous ».

Chère fabuleuse, tu connais Hélène Bonhomme, qui a fondé ce site. Mais connais-tu la fabuleuse équipe d’Hélène ? Je vais te parler de celle dont je fais partie : l’équipe des fabuleuses chroniqueuses.

Nous étions réunies ce week-end et nous avons parlé de toi. De nous aussi. Du monde que nous avons envie de voir éclore. C’était tellement fort, et grand : je te raconte.

Hélène nous a réunies chez elle, à Bordeaux, pendant trois jours. Trois jours pour travailler, faire connaissance avec les nouvelles chroniqueuses, réfléchir, inventer, créer.

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Mamans : le trac de la rentrée

Ce matin, de concert avec les autres mamans de France, je pleure.

Certaines pleurent de joie (enfin la paix !), d’autres pleurent d’angoisse (est-ce qu’on finira l’année ?) — moi je ne sais pas vraiment pourquoi je pleure. En fait, je crois que ça me fait du bien pleurer. Je pleure certainement parce qu’ils sont grands et parce que moi, je me sens toute petite.

Reconnaissance et honneur d’être leur mère. Fierté d’avoir pu leur donner, je crois, tout ce dont ils ont besoin pour affronter une nouvelle étape de leur vie. Doutes et regrets sur mes “peut-mieux-faire”. Soulagement de tourner une page. Peur d’ouvrir un nouveau chapitre.

Car c’est aussi ma rentrée, l’ouverture des possibles (pendant quelques heures par jour, n’exagérons pas), le retour à la réalité, la frousse de ne pas y arriver. Lire la suite…

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Maman retourne à l’école

« Si si, c’est pas une blague ! Maman aussi a besoin de classeurs »

Ma fille de 6 ans reste perplexe. Debout au milieu du rayon « fournitures scolaires » du supermarché, elle hésite à rire.

« Tu te moques de moi, maman ?! Tu peux pas aller à l’école ! T’es une maman ! »

Ma décision

J’ai mis quelques mois à me décider. Assaillie de peurs et de doutes.

« Et si tu n’y arrives pas ? »

« Comment tu vas faire pour tout gérer ? »

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L’espoir de te voir

25 semaines,

on me le répète et je comprends, je comprends qu’il est trop tôt, que ce n’est pas le moment. Le temps m’échappe et tous les calculs s’enchainent dans ma tête. Comment te retenir ? Comment t’empêcher de venir ? Mon corps ne m’appartient plus.

J’ai le sentiment de l’avoir perdu, perdu entre tes mains.  J’ai peur, peur de t’avoir fait du mal, de ne pas avoir su t’aimer, mais surtout peur que tu m’échappes.

À la lueur de cette chambre, je comprends qu’il y aura un avant et un après cette nuit. Tous ces projets, toutes ces choses imaginées, ce temps passé à te parler, te sentir bouger sous mes doigts : tout cela ne sera plus vrai ou du moins pas comme je le voulais. Lire la suite…

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Le bilan de l’été

Les cartables sont (presque) prêts,

les étiquettes autocollantes dégainées à tout bout de champ et le bronzage commence à s’estomper. Dimanche soir, à la veille de reprendre le boulot, incapable de m’endormir, je me suis posé cette question : quel est le bilan de mon été ?

Au lieu de laisser mon esprit divaguer dans tous les sens et de ne jamais trouver le sommeil, j’ai donc pris mon carnet et mon stylo pour me lancer dans une check-list de cet été qui s’achève.

Dans l’ordre croissant (du moins sympa au carrément top),

voilà ce que j’ai vécu cet été, que j’en sois fière ou pas : Lire la suite…

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Apocalypse now

Rendez-vous à 17 heures au bord de la piscine après avoir pris possession de vos chambres !

Sur le papier, ça avait l’air génial :

3 jours de réunion de famille dans un hôtel avec piscine. Mais quand j’ai vu ma cousine – sans enfants – descendre de sa chambre avec un mini sac (trop mimi), sa crème solaire, son roman et ses écouteurs, j’ai pris en pleine face le fait que mon programme serait bien moins farniente (dans sa version Mojito) que le sien.

Mettre les brassards avant qu’ils ne plongent dans l’eau, remonter dans la chambre chercher les biscuits pour le goûter (heureusement que j’ai pensé à en apporter), monter avec la mauvaise clé, donc redescendre… et enfin, m’asseoir sur le bord de la piscine pour les surveiller tout en papotant avec ma tante.

Profiter de cette fin d’après-midi estivale les doigts de pied dans l’eau : finalement, pas mal ce programme !  Lire la suite…

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Comment savoir si c’est le bon ?

Mariée une première fois, je pensais que c’était le bon, l’homme de ma vie jusqu’à ce que la mort nous sépare. À ce moment-là, tu penses que tu es tout pour lui. Sauf qu’un jour tout s’écroule : il s’en va sans se retourner et tu te retrouves seule avec tes enfants.

Et pourtant,

Après une longue période de célibat, on sent qu’il est temps de remettre le pied à l’étrier, on reprend du poil de la bête, avec un peu de confiance. Une fois les séances de « relooking » et de psy terminées : il est temps de se lancer…. Lire la suite…

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Comme un parfum d’été

J’ai toujours aimé ouvrir les tiroirs grinçants des maisons de famille dans lesquelles j’ai la chance de séjourner chaque été.

Je le confesse, c’est un vilain défaut. Pourtant, j’ai beau me dire que je connais leur contenu par cœur, je tombe toujours sur des pépites. Ainsi, l’autre jour, en fouinant dans mon ancienne chambre d’adolescente, je suis retombée sur une bouteille de parfum au design un peu rétro : « Parfum d’été ». Délicatement, j’ai ouvert la fiole pour humer la fragrance de mes années lycée.

C’est drôle, me suis-je dit, ça ne sent pas du tout comme ça, l’été !

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La houle

Cernée, elle passe délicatement la porte du bureau. Elle m’explique que cette nuit, elle a mal dormi, qu’en ce moment, le ton monte, les portes claquent. Elle perd patience.

Elle pense à ces mamans dont les enfants vont bien et réussissent ; à celles qui collectionnent, depuis la petite section, les gommettes vertes, les félicitations trimestrielles, les mention TB, les chambres bien rangées, les mercis et les câlins. Elle se passe en film ces mamans qui ont le chic de dialoguer avec leurs marmots, quand ce n’est pas avec ceux des autres. Elle se demande comment font les familles où « ça » ne crie pas, où tout le monde s’entend bien. Pas de vague.

« Et ta fille, ça va ? »

Dans les repas entre copines, elle éclipse le sujet, ravale sa salive, change de conversation. Elle n’a pas envie d’en parler parce qu’elle a peur d’être jugée, d’avoir un peu honte. C’est comme avouer un échec : il y a un arrière goût d’amertume dont on ne peut se satisfaire. On se dit qu’on expose un truc qu’on a loupé, sauf qu’ici, on ne sait pas très bien ce qu’on a raté, exactement.

Suis-je trop sévère ? Pas assez présente ? Trop sur son dos ? Pas assez proche ?
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Ode aux grands-mères

Deux mains pour soutenir l’abdomen bronzé. Habituer le petit corps au remous des vagues, donner la confiance suffisante qui lui permettra d’oser les premières brasses.

Deux yeux pour surveiller les pas mal assurés au ras des vagues. Sourire pour encourager ensuite l’escalade de la dune.

Des lèvres pour embrasser le genou blessé par la chute dans les ronces. Remettre en selle pour continuer la balade à vélo dans la fraîcheur du soir.

Ces mains, ces yeux, ces lèvres, je les observe au fil de l’été :

Elles sont marquées de légères taches brunes ; ils sont un peu cachés derrière des lunettes de vue ; elles sont doucement tannées par les années. Ce sont les mains, les yeux et les lèvres de leurs grands-mères, de nos mères, de nos belles-mères, de nos tantes, ou d’inconnues croisées au hasard d’une promenade… Au fil de l’été, je les ai observées. Longuement. Discrètement. Profondément.

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Leçon n°4 : dessiner un triangle

Vous voyez à peu près à quoi ressemble un triangle ? Bon. Dessinez-le sur un papier, nous l’appellerons M,P,E.

Ça vous évoque un vague souvenir de Brevet ? Soit. C’est d’époque. Mais puisque nous avons grandi, alors changeons les consignes :
M = Mère
P = Père
E = Enfant Lire la suite…

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Cet été, je me sers

L’agenda familial de l’été est – chaque année – un tantinet compliqué. Non, en fait, c’est carrément un casse-tête.

Il y a les dates de congés des uns, celles des autres, celles du Fabuleux qui changent jusqu’au dernier moment, les fêtes de famille en plein milieu et autour desquelles il faut s’organiser, les maisons trop petites pour réunir 15 personnes plus de 3 jours sans risquer une Guerre Mondiale intra familiale, etc. Lire la suite…

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Petite chronique du quotidien

Les habitudes nous amènent-elles à une routine barbante ou à un confort rassurant ?

Un jour, j’ai entendu : « Une attitude répétée devient une habitude ». J’ai testé et c’est vrai ! On m’a appris à répondre « Oui » avec un grand sourire à la question « Salut, ça va ? ». Aujourd’hui, c’est devenu une habitude : même lorsque ça ne va pas, et ben… ça va ! Bizarre, non ?! Lire la suite…

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Leçon n°3 : laisser passer les tempêtes, et valser… librement

« Équipe gagnante », ai-je écrit la dernière fois ? Pas toujours si simple, la nouvelle implication des pères entraîne un double mouvement :

  • Du côté de la mère :

Il faudra qu’elle accepte de laisser des espaces au père.*

* Quand bien même sa propre mère ou belle-mère pourrait lui reprocher de ne pas suffisamment s’occuper des enfants ou d’en laisser trop à son mari** !
** Quand bien même il peut être difficile de lâcher les rênes du foyer. Même 5 minutes ! Lire la suite…

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Cet été, j’ose !

À chaque mariage où je suis invitée, j’ai cette curieuse impression d’être déguisée. Pas n’importe comment, je te l’accorde, un peu comme une Cendrillon qui aurait mis sa plus belle robe et qui paraît, du coup, un tantinet gourde et endimanchée. Pour chaque occasion, c’est toujours le même scénario : veille du jour J, je checke les tenues de mes enfants (et pour peu qu’ils soient dans le cortège, je me rends compte avec horreur et désespoir que j’ai totalement oublié d’acheter la paire de petites baskets blanches sans laquelle ils feront grâââve tache dans le cortège), Lire la suite…

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Cet été, je dessine mon bouquet de talents

L’été rime avec relâche (un peu), fantaisie (beaucoup) et envie de se réinventer (à la folie). Pourquoi ne pas profiter de ce temps suspendu pour laisser parler ton imagination et faire le point sur tes talents d’une manière créative ? Pour cela, il te suffit d’une feuille de papier, de quelques feutres de couleurs et d’un peu de calme. On y va ? Lire la suite…

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Comment décrocher pendant l’été ?

Peut-être es-tu un peu comme moi : tu attends l’été (presque) toute l’année. Tu t’en fais des films, tu anticipes — beaucoup — et tu fantasmes — un peu : tu veux absolument souffler, tu veux te détendre (d’ailleurs, ton mari s’y met aussi en te répétant gentiment “détends-toi !”, ce qui a le don de te faire sortir de tes gonds, non ? En tout cas, moi, si !). Lire la suite…

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Leçon n°2 : un rôle sur mesure

Rassemblez-vous : distribution des rôles ! Travail de scène ? Non.

Travail de vie !

« Je suis admirative de ce que font les jeunes papas ! » me partage cette grand-mère bien âgée. « Ils sont vraiment habiles pour changer une couche, savent préparer un repas… ce que ne faisait pas mon mari. Cela ne veut pas dire qu’il ne s’en préoccupait pas, mais c’était comme ça. Et puis, j’étais aidée, je ne peux pas dire que j’étais malheureuse !» Lire la suite…

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Leçon n°1 : le laisser naître à sa paternité

On ne naît pas père, on le devient.

La naissance actualise ce devenir en herbe. Première rencontre. Premier regard. Premiers gestes. S’adapter à ce nouvel autre -mon tout petit – est un apprentissage qui renvoie chaque homme à ce qu’il est, son histoire, mais aussi à sa capacité de croire qu’il pourra être père. Un bon père. Lire la suite…