HB - summer postcard

Opération cartes postales

“Les grandes  vacances” : mouais… ça dépend pour qui^^

Pendant 2 mois, tu auras tes enfants à gérer 24/7 et rien que d’y penser, tu as des sueurs froides et tu songes à t’exiler sur une île déserte ?

Alors le moment est arrivé de commencer chaque journée en prenant soin de toi !

Il te suffit de remplir le formulaire ci-dessous (c’est entièrement gratuit, et tu peux évidemment te désabonner à tout moment). Ce sera une joie de t’accueillir dans la grande famille des fabuleuses ! Lire la suite…

HB - depart vacances ado

C’est le départ !

Voilà l’été, le ‘bon’ moment pour laisser partir nos chérubins, en solo ou en groupe : chez un copain, chez une tante, en colo, en camp ou en stage. Nos ados ne sont plus des ‘petits’, et pourtant : quand le départ est là, la séparation fait vite revenir nos réflexes les plus archaïques de survie, de peurs en tous genres, de manque de lien et de manque à la famille…

Au petit matin du départ, il y a :

  • Celles qui se disent qu’un enfant de moins à la maison, ça va faire un peu vide…ou au contraire, que ça va faire de la place pour les autres; ou bien encore, que ça va donner l’occasion de passer du bon temps en amoureux avec le fabuleux…
  • Celles qui ont peur et le « disent » à leur manière :

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HB - liste lectures

7 romans pour un été fabuleux

Voici ma sélection de romans “coup de coeur”, récents ou plus anciens, à lire cet été, sur la plage, dans un transat ou sur le quai d’un train  ! Une fois n’est pas coutume : il ne sera pas forcément question de mères, d’enfants, d’éducation ou de maternité…mais je vous garantis de fabuleux moments de lecture. Lire la suite…

HB - relecture de vie

Cet été, je relis mon histoire

As-tu déjà repensé à ton enfance en observant les enfants jouer ? Goûté un soupçon d’adolescence à la saveur d’un diabolo menthe glacé ? Respiré quelques bribes de ta vie étudiante en ouvrant un carton de vieux cahiers dans un grenier ?

Nos souvenirs sont parfois surprenants.

Il suffit d’une nuance colorée, d’un arôme, d’une caresse, d’un timbre de voix pour que jaillisse la scène. Projeté sous le revers de nos paupières closes, notre passé nous visite à la manière d’un vieux film en noir et blanc. Les images sautent et la bande grésille : nous voilà transportés dans un autre temps, dans un autre lieu.

Où suis-je ? Et quelles sont les émotions qui me traversent ? Joie, tristesse, peur ? Comment les interpréter ? Comment les relier à ce que je vis aujourd’hui ?

Si tu as déjà vécu ce genre d’expérience, je te propose un petit exercice supplémentaire : celui d’une relecture de vie. Lire la suite…

premiere-fois

C’était quand la dernière fois que tu as fait quelque chose pour la première fois ?

Chez nous, c’est la saison des dents. Elles tombent comme les feuilles d’automne. Deux bouches multipliées par 20 dents de lait qui se mettent à bouger les unes après les autres. Oh, comme j’ai été émue de voir la première tomber !

On aime les regarder grandir :

  • La première fois qu’il a rangé les briques de lait dans le placard
  • La première fois qu’elle a tenu la main de son frère
  • La première fois qu’il a dit “merci”
  • Ses premiers pas
  • Son premier jour d’école
  • Sa première dictée
  • Son premier job d’été
  • Son premier appartement

On observe leurs premières fois, qui sont aussi un peu nos premières fois à nous, les mamans et les papas. On les regarde affronter leur monde d’aventures et de désir. On les regarde apprendre.

Et à chacune de leur première fois, on apprend à les laisser grandir, à les laisser partir.

Et nous alors ?

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HB-article bienveillante maltraitante

Ni bienveillante ni maltraitante

Aujourd’hui, j’ai 20 ans, et je vois ce gamin qui fait une colère monstre dans le magasin. Je regarde la scène et je me sens terriblement mal à l’aise pour les parents…

J’ai 20 ans, je n’ai pas d’enfants mais je parle, je critique.

Je critique des parents qui ont tentés tant bien que mal de gérer la crise de leur petit. Vous m’auriez entendu dire ces phrases anodines entendues 1000 fois :

« Il y a des claques qui se perdent »

« Ça aurait été moi une bonne fessée et ça aurait été réglé!! »

Bref, des phrases pleines de préjugés et de violence éducative ordinaire… Aujourd’hui, j’ai 31 ans, et je vois ce gamin qui fait une colère monstre dans le magasin. Je regarde la scène d’en haut et je me sens terriblement mal à l’aise du regard des autres sur cette maman et son garçon. Cette maman, c’est moi et le petit, là, celui qui selon certains mériterait une bonne paires de claques, c’est le mien… Lire la suite…

HB - premiers cheveux blanc

Mes premiers cheveux blancs

Allongée sur le lit, Emma profite de quelques moments avec moi pour me faire un câlin. Du haut de ses 12 ans, elle aime toujours autant se serrer contre sa maman. Elle me raconte des histoires avec beaucoup d’entrain et un peu de paillettes, quelques licornes, des exercices de gymnastique difficiles à faire, ses copines…

Et puis, ce cri :

« Mais maman, tu as des cheveux blancs ! »

Amusée, je rétorque : « Ah, mais oui, et j’en suis fière ! »

« On dirait que tu as de la déco de Noël sur la tête ! », me dit-elle en riant après avoir observé ma chevelure attentivement. Lire la suite…

HB - boude

Je boude

Quand je ne suis pas contente, je boude. Pourtant, je ne supporte pas que mes enfants boudent. Mais moi, j’aime bien bouder. J’aimerais que bouder me soit réservé, que ce soit mon privilège de mère de famille.

Quand mon mari peine à comprendre ce que j’attends de lui (sans que je le lui dise clairement, cela va de soi ; s’il m’aime, il n’a qu’à deviner), alors je boude. J’ai parfois des raisons objectives et valables de bouder : quand il fait quelque chose de très grave, comme suspendre de travers mon T-shirt préféré, faire disparaître ma tasse à café pas finie dans le lave-vaisselle, ou ranger dans la bibliothèque mon bouquin passionnant, laissé ouvert sur le canapé. Lire la suite…

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Body challenge

À mesure que le mercure augmente, dans ma tête, ça commence aussi à s’affoler : il va bien falloir que je sorte mon maillot et expose mon corps aux yeux de tous.

L’été, synonyme de légèreté et d’insouciance, a toujours été pour moi été un moment de stress, mais surtout de “body shaming”.

Késako ? Le body shaming, c’est le courant qui consiste à critiquer ou insulter ouvertement le corps de quelqu’un, ou d’une catégorie de personnes. Que ce soit dans la rue, ou les réseaux sociaux, mais aussi à la télévision ou dans les magazines, ou lors d’un recrutement pour un emploi.

Aujourd’hui je ne veux pas te parler de body shaming en général, mais des effets de ce fléau sur notre dialogue intérieur, et sur le mien en l’occurrence. Lire la suite…

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Fabriquer un être humain et rentrer dans un 36

6h du matin, dans ma salle de bains.

Trois fois d’affilée, je remonte sur la balance, histoire d’être bien certaine qu’il n’y ait pas un court-circuit quelque part.

“J’ai pris tant de kilos que ça ?”

Dans mon cerveau pas encore réveillé, je tente un calcul :

“Si je soustrais le poids du bébé + celui du liquide amniotique + celui du placenta, ça fait combien de kilos logés dans mes fesses ?”

Il est trop tôt et je suis trop nulle en maths.

J’élabore donc un plan d’action post-partum :

“Dès la sortie de la maternité, je mangerai de la verdure matin, midi et soir. Je ferai une heure de marche par jour et en un mois grand maximum, j’aurai retrouvé mon poids d’origine.”

L’instant d’après, je me fous de moi : “Perdre tous ces kilos en 30 jours ? T’es vraiment optimiste et carrément tarée.” Lire la suite…

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La cruelle « injustice » des poussées dentaires

Quand de nombreux parents autour de moi ne remarquent les nouvelles dents de leur progéniture que « par hasard », ou qu’ils ne savent pas exactement combien de dents à leur adorable rejeton, j’ai comment dire… un peu de mal ^^.

Parce que chez nos filles de 16 mois, chacune des poussées dentaires effectives est anticipée plusieurs jours avant, et s’accompagne quasi systématiquement d’otite avec tympan perforé (parce que la douleur et les antibios, c’est tellement meilleur… !).

Toutes leurs poussées dentaires (car oui, elles font ça pratiquement en même temps…), sont reconnaissables par des grognements, du râlage excessif, du chouinage intempestif, de la bave à en irriguer une partie du désert, des selles très molles voire liquides, une sur-sollicitation de bras, et – Ô, comble de la poussée dentaire gémellaire ! – Maman n’a que deux bras qu’elle aime bien aussi utiliser pour faire d’autres choses. Lire la suite…

pas-facile-helene-bonhomme-fabuleuses

Ce n’est pas censé être facile

Une journée qui commence mal.

Il suffit de peu de choses : ta progéniture qui s’introduit dans ton lit sans te demander ton avis, réclamant son petit déj’ à la dure : par des cris stridents et en prenant ton matelas pour un trampoline. Monsieur est énervé parce qu’il ne trouve pas les clés de la voiture. Finalement, il met la main dessus… au fond de ton sac à main : il en profite évidemment pour te le reprocher juste avant de foncer au travail en claquant la porte.

Les enfants jouent tranquillement. Tu en profites pour prendre une douche, mais le bruit de l’eau leur rappelle que finalement, leur jeu n’est pas si intéressant que ça — ton unique moment de détente de la journée se transforme en scène de film d’horreur, parce qu’ils tambourinent à la porte de la salle de bains et que ce bruit te tape sur le système comme quand l’alarme du voisin se déclenche et que tu ne peux rien faire d’autre qu’attendre qu’il veuille bien la désactiver.

Bref, une journée qui commence mal. Lire la suite…

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Non, je ne peux pas tout faire

Il y a quelques années, mon ostéo, après m’avoir remis les cervicales en place pour la énième fois, m’avait fait cette sortie :

« Vous savez comment on appelle ces douleurs cervicales ? »

« Euh… Le syndrome de la femme-qui-en-fait-trop ? »

« Non. Le syndrome d’Atlas. »

Une rapide recherche sur Wikipédia avait permis de rafraîchir mes cours de mythologie grecque. Atlas est un Titan qui apparaît dans plusieurs légendes de la mythologie grecque. Après avoir participé à la révolte des Titans, il se voit condamné par Zeus à porter pour l’éternité la voûte céleste sur ses épaules.

Je me suis répétée cette phrase en boucle :

« Il se voit condamné par Zeus à porter pour l’éternité la voûte céleste sur ses épaules. »

Cette expression “voute céleste”, avec son côté poétique, m’a beaucoup plu. Lire la suite…

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Le SMS, un atout pour votre couple

Les SMS font partie de la vie de couple. Il n’est pas rare d’en parler en entretien. Tel couple évoquera les SMS des premiers jours d’amour. Celui reçu sur le quai de la gare. Celui qui a fait vibrer ou rire. Le coquin, le délicieux, le prometteur…

Et puis, ça se gâte. Le couple se souviendra de celui qui a fait tant pleurer. On se souviendra encore de la fois où la tentation fut trop grande de ne pas fouiller le téléphone de son aimé(e) et de découvrir le SMS annonçant la liaison qu’on ne voulait pas voir. Oui, on se souviendra aussi de la culpabilité ressentie d’avoir osé fouiller. Lire la suite…

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Non, “foyer” n’est pas un gros mot

Lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, j’explique qu’en plus de faire en sorte que mon conjoint et mes enfants aient un stock suffisants de slips propres, je m’occupe d’une communauté en ligne de mamans qui cherchent à retrouver la sérénité et Les cinq dernières années, depuis la création du site des fabuleuses, j’ai pu recueillir des centaines de témoignages de mères de tous âges et de tous horizons : sans emploi, et aussi avocates, soignantes, enseignantes, employées de bureau, caissières, journalistes, DRH, médecins… La diversité de cette communauté en ligne m’étonne toujours, d’autant que dès le départ, et malgré les doutes émis par mon entourage, j’ai persisté à faire figurer le terme “foyer” dans son url. Il faut le dire : de nos jours, ça frise le gros mot.

Tout a commencé lorsque j’ai moi-même plongé dans l’univers impitoyable du foyer,

pour un congé parental qui a duré jusqu’au troisième anniversaire de mes jumeaux. Jamais je n’aurais cru qu’aller au bureau pourrait me manquer à ce point. J’étais comme Tom Hanks sur son île : « seule au monde ». Lire la suite…

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Violences conjugales : “Je suis partie pour ma fille”

Il venait d’avoir 18 ans, comme dans la chanson. J’en avais 20.

Jeune Russe ayant grandi en orphelinat, il était arrivé en France bouillonnant de révoltes et de rêves. Il a passé des mois à me séduire. Il avait eu une enfance terrible, et me regardait comme si j’allais tout changer dans sa vie.

Et moi, avec toute ma jeunesse, ma naïveté, mais aussi mon ego ainsi que mon besoin d’être aimée, je me suis jetée dans cette relation sans la moindre prudence.

Rien n’était raisonnable, raisonné…  Mais à 20 ans, c’est justement ce qui m’attirait plus que ce qui me freinait.  J’ai fait fi de tous les avis, des conseils, et me suis donnée corps et âme à cette relation, persuadée que je le « sauverais ». Lire la suite…

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Ce dont j’ai besoin

Je le regarde tournoyer sur lui-même avant d’appuyer sur la sonnette. Il a souvent besoin de cette “bizarrerie” pour se calmer, se changer les idées, mais aussi pour se préparer à la suite. Comme tous les mercredis matins depuis presque cinq ans, j’emmène mon enfant chez le pédopsychiatre. Je sais que nous ne prendrons pas l’escalier – alors même que le cabinet est au premier étage – mais l’ascenseur. Je sais que dans la salle d’attente, il s’assoira sur le même siège que la semaine dernière, après avoir préalablement vérifié que celui-ci est correctement aligné avec le mur.

Suivre la même routine le rassure.

Maintenant que la séance a commencé, j’ai une demi-heure devant moi. J’en profite pour me promener et sentir le parfum des arbres, si délicieux en cette chaude matinée de printemps. Lire la suite…

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Le couple à l’épreuve de la PMA

P.M.A. Trois petites lettres que de nombreux couples connaissent bien mais partagent peu : Procréation Médicalement Assistée. Quand Ségolène et son homme se sont rencontrés puis aimés, le désir de devenir parents était évident. Après de très longs mois d’attente, une batterie d’examens éprouvants chez l’un comme chez l’autre à essayer de comprendre pourquoi la famille ne s’agrandissait pas, un petit Loup a décidé de pointer le bout de son nez dans un éclat de joie. Et puis, de nouveau, silence radio.

À partir de quand avez-vous décidé de suivre une PMA*, ton homme et toi ?

La question s’était déjà posée avant que je ne tombe enceinte de notre premier enfant. J’étais en train de commencer les démarches quand nous nous sommes rendus compte que je l’attendais ! Ainsi, je m’étais déjà préparée à l’idée qu’une deuxième grossesse pouvait être difficile à mettre en route. Le jour où nous avons souhaité accueillir un autre bébé, nous avons attendu que les choses se fassent naturellement. À nouveau, pas de réponse. Au bout d’un an, nous avons alors décidé de démarrer le protocole. Lire la suite…

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Fête des pères : lettre à mon ex

Ce week-end, c’est la fête des pères, ta fête.

Toi et moi, on s’est quand même bien bouffé le nez. Entre nous, il y a eu des silences glacés, des colères, des incompréhensions en cascade. Et l’éloignement inéluctable, comme deux pingouins sur leur bout de banquise, séparés par le courant.

Il y a eu des vacheries, du pas vraiment joli, des « il passe son temps à » et des « elle n’arrête pas de raconter que ».

Mais tu vois, malgré tout cela, je n’oublie pas.

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Marie-Axelle Clermont : “J’ai appris à dire à mes enfants quand je souffre”

En 2017, Marie-Axelle Clermont a perdu son petit Gaspard, alors âgé de trois ans et demi. Gaspard a trois frères et soeurs aînés qui ont vécu et accompagné sa longue maladie. Ils sont aussi apparus dans le film « Et je choisis de vivre », actuellement au cinéma. Pour les Fabuleuses, leur maman témoigne de cette épreuve de la maladie et du long chemin du deuil, vécus en couple et en famille.

Comment avez-vous accompagné chacun de vos enfants pendant la maladie de Gaspard ?

Quand nous avons appris la maladie de Gaspard en 2014, nos trois autres enfants étaient assez petits (de 8 à 3 ans). En sortant du rendez-vous avec l’équipe médicale, nous avons décidé de leur servir la vérité et de ne pas édulcorer. Nous ne voulions pas leur “mentir” pour qu’ils nous fassent toujours confiance.

Nous leur avons donc dit que leur petit frère était très malade. Ils nous ont posé beaucoup de questions, ce qui nous a aidé car ma deuxième fille a fini par nous demander si Gaspard allait mourir. Je lui ai répondu “oui” et l’instant d’après, les enfants me demandaient un Schoko-Bon ! Comme ils savaient, ils pouvaient repartir sereinement avec les bonnes réponses.

Les enfants n’ont pas cette notion du temps qui peut nous plonger dans l’angoisse : eux, ils vivent juste le moment présent ! Les deux ans et demi de maladie de Gaspard nous ont accompagné, dans le sens où l’on s’est endeuillés avec le temps, au fil des capacités physiques qui disparaissaient peu à peu (la vue, l’ouïe, la déglutition…). On a vraiment passé ces étapes ensemble et on s’est endeuillés un peu plus chaque jour. Lire la suite…

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Combien d’enfants : avec ou sans les morts ?

Je me souviens de l’enterrement de mon cousin. De son petit cercueil blanc dans l’allée de l’église.

Je devais avoir 4 ou 5 ans, et je me souviens de mon oncle prenant la parole devant la famille et les amis réunis. Aujourd’hui je suis maman, et je me demande comment ma tante a pu survivre aux funérailles de son bébé âgé de quelques mois. Depuis ce jour, notre petit cousin du ciel n’a cessé de se faufiler dans nos conversations d’enfants : “On est 18 cousins — 19 avec Raphaël.” Lire la suite…

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Amande Marty : “Après la mort de son enfant, on peut retrouver un apaisement et la joie de vivre !”

Amande, à l’initiative du projet “Et je choisis de Vivre”, a perdu son petit Gaspar, décédé à la veille de son premier anniversaire. Cette trentenaire, aujourd’hui maman de deux autres enfants, témoigne du long parcours qui lui a permis de renouer avec la joie de vivre et donne des clés aux personnes endeuillées ainsi qu’à leur entourage.

Votre objectif, dans ce film, est simple : réapprendre à vivre en vous inspirant de rencontres d’autres personnes ayant vécu la perte d’un enfant. Comment avez-vous eu cette idée ?

À la mort de Gaspar, avec mon conjoint, on s’est sentis tellement démunis ! On manquait d’informations sur ce qui nous attendait, sur ce qu’on allait traverser. Ce que nous vivions était tellement intense, tellement difficile, que je me demandais si un apaisement était possible. Nous avons été accompagnés par des thérapeutes, mais je ressentais l’envie de rencontrer des personnes qui pouvaient me dire que ça allait s’apaiser, qu’on allait pouvoir faire des projets, retrouver une joie de vivre… Je me suis dit : si moi j’ai ces sentiments aussi forts, je ne dois pas être ma seule à me poser toutes ces questions ! À l’hôpital, je ressentais déjà cette envie de partager avec d’autres personnes touchées par le deuil. Je me suis rendue compte qu’avec le papa de Gaspar, on avait de la chance d’être très bien accompagnés par nos familles, nos amis et des thérapeutes, mais à l’hôpital, j’ai rencontré des personnes très seules face à la perte de leur enfant. J’ai donc voulu penser ce voyage comme un moyen de partager le soutien que nous avions reçu. Lire la suite…

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5 raisons d’aller voir le film « Et je choisis de vivre »

Ce mercredi 5 juin sort au cinéma un documentaire d’une rare intensité, d’une extrême finesse, et d’une grande beauté. J’ai eu la chance de voir Et je choisis de vivre en avant-première et, chères fabuleuses, je ne peux que vous encourager à appeler votre baby-sitter dès maintenant : oui c’est un film à propos du deuil… mais après l’avoir visionné, on quitte la salle obscure avec un formidable élan de vie.

 

Pourquoi aller voir  le film “Et je choisis de vivre” ?

 

#1 Pour Amande

Le film raconte l’histoire d’Amande, qui perd son fils Gaspar, la veille de son premier anniversaire. Après l’enterrement de Gaspar, rien ne semble pouvoir empêcher Amande d’être engloutie par ce vide qui s’ouvre devant elle. Pour se libérer du désespoir qui la submerge, Amande s’engage dans une quête initiatique, à la rencontre d’autres personnes qui ont éprouvé la même indicible douleur et qui aujourd’hui ont retrouvé le goût de vivre. Le succès de ce film, ce sont avant tout les mots simples de cette maman fabuleuse, absolument touchante d’authenticité, qui ne cache pas ses doutes et ose se montrer vulnérable devant les caméras. À mon sens, ce courage est exemplaire et à lui seul une formidable source de réconfort pour tous ceux qui auront la bonne idée d’aller voir ce documentaire d’une grande intelligence émotionnelle. Lire la suite…

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Les vacances : avec ou sans belle-maman ?

Entre nous, je peux vous le dire : avec ma belle-mère, ce n’est pas toujours simple. Elle et moi n’avons pas grand-chose de similaire, si ce n’est d’aimer les mêmes hommes : son fils devenu mon mari, et nos enfants.

C’est déjà un gros point commun ! Mais c’est presque le seul.

Nous venons de cultures différentes. Nous n’avons pas reçu la même éducation. Dans ma famille, la discrétion et le calme étaient vénérés, l’atmosphère feutrée. Chez elle, tout le monde parle fort, s’engueule et se coupe la parole, pour se couvrir de baisers juste après.

Elle est du Sud, je suis plutôt originaire du Nord et de l’Est. Elle est toujours pomponnée alors que je suis assez nature. Elle adore offrir plein de petits cadeaux aux enfants alors que je ne rêve que de décroissance et de minimalisme. Elle a tendance à se mêler de tout et habiterait volontiers sur le palier d’en face (bon, ok, j’exagère) si nous la laissions faire. Elle nous adore, mais elle nous adore TROP. Lire la suite…

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Tu seras toujours mon bébé

Ces mots, je les pose pour toi.

Que tu saches aujourd’hui et que tu te rappelles demain que tu es ma pépite, mon trésor, mon amour et ce quels que soient ton évolution, ton âge, tes choix.

La vie m’a donné trois filles et ces mots s’adressent autant à l’une qu’aux autres : à toi, toi et toi (« mon tout mon toi », comme dirait la chanson).

Mon cœur ressent ce sentiment indescriptiblement puissant pour chacune, même si, au quotidien, vos âges ou vos besoins nécessitent parfois que je donne plus de temps à l’une qu’à l’autre. Lire la suite…

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J’ai encore perdu mon temps à me comparer sur Instagram

Dans la série, « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », voici la dernière en date. Récemment, après une fin de journée assez pourrie – je ne me souviens plus de l’enchaînement exact des événements mais ça devait être, au choix, une prise de bec avec Monsieur ou une énième colère de Numérobis – je me suis mise sous la couette avec un livre, bien décidée à m’offrir le moment calme que l’Univers tout entier semblait refuser de me donner.

C’est alors que la chose s’est produite.

Sans même m’en apercevoir, je me suis retrouvée à scroller pendant plusieurs minutes mon fil Instagram. Mes yeux balayaient l’écran en même temps que mon doigt. Je me remplissais les yeux de belles images, certes, mais celles-ci me ramenaient encore plus cruellement à ma triste fin de soirée. J’avais beau savoir que c’était un moyen d’exorciser, de me changer les idées en voyant de jolies images, que c’était même assez puéril de poursuivre plus d’une minute, je continuais.

Un peu comme si j’avais ouvert un pot de Häagen-Dazs, que je savais que j’allais le regretter, mais que je plongeais encore ma cuillère dans la seule crème glacée capable de me faire tout oublier : la fameuse, l’unique, l’irremplaçable « Macadamia Nut Brittle ».

Quand enfin j’ai eu ma dose, j’ai lâché mon téléphone, le regard encore plus amer sur mon quotidien.

Autant vous dire que j’ai mal dormi.

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L’art de donner du feedback constructif

Sur une terrasse, autour d’un café, vous discutez tranquillement avec une autre maman. C’est alors que la conversation se cristallise sur l’orientation des grands enfants. Et force est de constater, au bout de quelques minutes, qu’elle aborde cette étape naturelle de la vie d’une mère comme un casse-tête. Vous le sentez simplement à travers les questions qu’elle lance :

“Que va-t-il faire l’année prochaine ?”

“Dans quelle école l’inscrire ?”

En l’écoutant parler de sa façon de gérer cette période – manifestement très stressante pour elle – vous essayez de ne pas oublier que vous voulez l’écouter, l’accompagner, sans la juger ni lui donner des conseils tout faits. Bref, vous avez à coeur de rester dans l’écoute active, grâce aux quelques principes acquis au fil du temps et de vos lectures de fabuleuse. Lire la suite…

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Juste une part de pizza

Lundi matin. Petite routine de début de semaine. Les garçons sont à l’école, la miss chez la nounou, c’est le moment où jamais de faire les courses sans risquer un pétage de plombs parce que le premier court après le deuxième en hurlant entre les jus de fruits et les bouteilles de vin, et que la troisième a rempli le caddie avec tout ce qui lui est tombé sous la main.

En prenant mon caddie, je la vois.

Elle se tient là, debout, avec un petit panier posé sur la main. Elle ne semble ni désespérée, ni à bout, mais elle espère certainement que son petit panier sera plus lourd quand les nombreuses personnes faisant leurs courses y auront laissé quelques pièces. La pauvreté m’interpelle à chaque fois. Comment réagir, comment trouver les bons mots ou attitudes pour alléger un peu le fardeau de toutes ces personnes croisant nos routes… ? Lire la suite…

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À toi la maman dont ce n’est pas la fête

Cette année, tu n’auras pas de petit cadeau enrubanné près de ton assiette pour la fête des mères, en plus de la création faite à l’école et du bouquet de pâquerettes aux tiges trop courtes.

Tu n’en auras pas :

  • Parce que ton enfant, trop petit, n’y aura pas pensé tout seul.
  • Parce qu’avec ton compagnon ou ton mari, ce n’est pas vraiment la fête en ce moment, que le navire prend l’eau de toutes parts, et qu’il va falloir monter dans le canot de sauvetage au plus vite si tu ne veux pas couler à pic avec ton mariage.
  • Parce que vous venez de vous séparer et que tout ce que vous vous offrez réciproquement en ce moment, ce sont des mots tranchants comme des couteaux, des lettres d’avocats et des bilans chiffrés.

Peut-être même que cette année, tu te retrouveras seule, le jour de la fête des mères, pendant que ton enfant est chez son père, parce que ça tombe comme ça. Lire la suite…

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7 livres d’histoires de femmes que j’ai dévorés

Je vous présente ici 7 livres qui m’ont marquée. Roman, biographie, histoire vraie, développement personnel, histoire pour enfants : ils sont tous bien écrits et courts ou faciles à lire en plusieurs fois. J’espère que vous y trouverez de quoi passer un bon moment, ou mieux, de quoi progresser. Lire la suite…