le point - bree van de kamp

Le syndrome Bree Van der Kamp

Hélène Bonhomme, fondatrice du site Fabuleuses au foyer, est aussi chroniqueuse sur LePoint.fr. Enfants, couple, travail, maison… chaque semaine, elle partage ses impressions sur le quotidien des mères au XXIème siècle. Découvrez sa tribune sur le blog des fabuleuses !

Les mères au foyer sont stigmatisées ? C’est la faute de Bree Van de Kamp ! Décryptage de « Desperate Housewives » avec Aurélie Blot, docteur ès sitcoms…

Docteur en études anglophones et audiovisuelles et professeur à l’université de Bordeaux, Aurélie Blot a publié 50 Ans de sitcoms américaines décryptées (éd. L’Harmattan, 2013), une étude des représentations familiales dans les sitcoms américaines. On y découvre, entre autres, pourquoi les femmes de Wisteria Lane sont si désespérées et en quoi les représentations télévisuelles de la famille américaine ne sont pas anodines dans l’Hexagone. Lire la suite…

Le point - femme expatriée

Femme d’expat ou femme expat ?

Hélène Bonhomme, fondatrice du site Fabuleuses au foyer, est aussi chroniqueuse sur LePoint.fr. Enfants, couple, travail, maison… chaque semaine, elle partage ses impressions sur le quotidien des mères au XXIème siècle. Découvrez sa tribune sur le blog des fabuleuses !

Râleuse, oisive, gâtée, ou bien entrepreneuse, overbookée, créatrice, aux commandes de sa vie : qui est vraiment la femme d’expat… ou la femme expat ?

« Il y a toujours celles qui se plaignent de leurs employées de maison tout en se faisant manucurer au bord de la piscine. Mais en ce moment, parmi les femmes d’expat, il y a plein d’idées, beaucoup d’initiatives et pas mal de débrouille : du télétravail, des boutiques en ligne, des formations… », explique Mathilde, expatriée en Thaïlande avec son époux. « Trouver un emploi à Bangkok relevait de l’impossible. J’ai préféré lancer mon blog. » Ainsi a vu le jour My tailor is an expat, certainement l’un des plus drôles de la blogosphère féminine expatriée, où, au détour de mille clichés détournés, on fait la connaissance de cette grande incomprise expatriée. Lire la suite…

Young beautiful woman with freckles, outdoors.

Evidemment que je suis fidèle

« Je suis en couple, évidemment que je suis fidèle ! »

Ah oui ? Fidèle à quoi, à qui ? Et si l’infidélité n’était pas toujours ce que l’on croit :

« Être infidèle, c’est tromper son conjoint, tout le monde n’est pas concerné » me direz vous.

Non, bien entendu … Quoi que…

« Au secours, ma femme me trompe ! »

me dit un homme, désemparé. Mais ce n’est pas de l’infidélité adultérine dont il est ici question car il ne suffit pas de prendre un amant pour être infidèle. L’infidélité dont je voudrais vous parler est plus subtile, mais ô combien douloureuse pour les hommes et les femmes qui la vivent, parfois même sans s’en rendre compte. Du moins, au début, car cette infidélité-là arrive sans crier gare. Elle a même un beau visage : celui de la maternité… Lire la suite…

dessins des pas dans la neige

La femme invisible

Crédit photo : Grace Parvu, Des pas dans la neige

Hélène Bonhomme, fondatrice du site Fabuleuses au foyer, est aussi chroniqueuse sur LePoint.fr. Enfants, couple, travail, maison… chaque semaine, elle partage ses impressions sur le quotidien des mères au XXIème siècle. Découvrez sa tribune sur le blog des fabuleuses !

« Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. » Et après ? Aucune donnée digne d’être exploitée. L’histoire ne conte que la femme d’avant. Celle qui brillait en société, bien gainée dans sa robe de bal, celle dont la fraîcheur et le courage avaient ébloui moult prétendants et fait baver moult reines mères.

L’histoire tait la femme d’après. Celle dont les doigts jadis délicats véhiculent désormais une perpétuelle odeur de crème de change à l’huile de foie de poisson. Celle dont les yeux diamants sont dorénavant cernés et dont les rêves d’antan sont aujourd’hui éprouvés par la dure réalité d’une vie de famille trop souvent vécue en jogging ruisselant de bave ou de purée de carottes. Celle qui pourtant, derrière les portes du château, apporte soins et soutien aux princes de demain. La femme qui, devenue mère, est devenue invisible. Lire la suite…

fabuleuse tout l'été

François : « Je me suis senti concerné »

Elles sont là : les grandes vacances ! Mouais enfin, “vacances”… ça dépend pour qui ! Pas évident de profiter de l’été, quand on a les aléas du direct familial à gérer…!

Alors dis-moi :

  • Est-ce que c’est le moment pour toi de prendre du recul sur les crises de ton ado, de prendre du plaisir à jouer aux Lego avec ton petit dernier et d’arrêter de te prendre la tête avec ton conjoint ?
  • Tu veux vraiment plus de lâcher-prise, plus de bonne humeur et plus d’enthousiasme, pour réussir à te reconnecter avec la maman décomplexée qui est au fond de toi ?
  • Et tu en as assez de te coucher le soir en ayant l’impression d’avoir subi la journée ?

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Jeu de parent - iStock_000069644889_Medium

Jeu de parent

Avec mon mari, nous avons découvert une communication toute nouvelle depuis l’arrivée de nos enfants.

Appelons-le simplement le jeu du « au-cas-où », lieu de tous les possibles inimaginables et répondant généralement à un « mais pourquoi tu fais ça?» totalement incrédule face à un comportement du moins irrationnel et dont la réponse, sonnant comme la meilleure blague du siècle, est suivie du rire du publique. Essayons voir…

« Mais pourquoi tu mets ton réveil sur 7h30 chérie ? »

« Ben au cas où la petite dormirait plus longtemps ! »

-rire du public- Lire la suite…

LA VIE EN BLEU iStock_000084287883_Medium

La vie en bleu

Un jour, devenir mère.
Voir la vie en bleu.

Se faire arroser un matin en changeant une couche. Découvrir la vie au masculin. Lui offrir sa première voiture : la faire rouler dans les couloirs, des kilomètres durant. User les genoux de pantalons, des siens, et des miens. Lui apprendre à faire pipi assis. Puis pipi debout.

Devenir mère une deuxième fois.
Accueillir la vie en bleu.

Se dire qu’à deux, ils feront la paire. Le vérifier très vite. S’émerveiller devant le premier château-fort. Tailler des cubes en bois. Construire. Déconstruire. Reconstruire. Recommencer. Ne jamais se lasser. Fabriquer des épées et coudre des capes : choisir entre un Zorro ou un super-chevalier. Chercher les capes. Retrouver son beau châle noir ayant servi de cape. Le retrouver après la bataille, bien entendu … Lire la suite…

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Tellement cool qu’il se demande ce que j’ai fumé en cachette !

Tes journées sont toutes les mêmes : métro, boulot, “au dodo”, “allez sur le pot”,  “n’ouvre pas le frigo”, “tu as encore renversé la boîte de cacao” ?

Pas facile de rester cool quand notre quotidien de maman est un grand n’importe quoi qui se répète inlassablement !

Mardi dernier a démarré le premier fabuleux défi : 7 jours pour devenir fabuleusement cool, sans avoir à s’exiler sur une île déserte ! Un défi relevé par de super fabuleuses et qui se termine aujourd’hui : morceaux choisis…

1. Il y a des yeux dans les crayons

“Étaler de l’encre sur une page, ça ouvre les yeux. On peut ne pas comprendre comment ça éclaire, mais on sait seulement qu’il y a des yeux dans les crayons et dans les stylos.” John Piper

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7 jours pour être fabuleusement cool, sans avoir à vous exiler sur une île déserte

 

Devenez une maman détendue en moins d’une semaine et SANS avoir à vous exiler sur une île déserte !

 

Une journée cool : c’est possible !

 

Vos journées sont toutes les mêmes : métro, boulot, “au dodo”, “allez sur le pot”,  “n’ouvre pas le frigo”, “tu as encore renversé la boîte de cacao” ?

 

Vous rêvez de 15 jours SEULE sur une île déserte, sans personne pour vous réclamer une tartine ou pour râler parce qu’elle est tombée face confiture ?

 

Bonne nouvelle : pas besoin d’attendre d’improbables vacances en solo pour devenir une maman détendue, fabuleusement zen ! En 5 minutes par jour pendant une semaine et sans avoir à abandonner votre progéniture dans les bois, vous pouvez retrouver le goût d’une journée cool.

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savoir quoi faire

Savoir “quoi faire” mais ne pas y arriver : explications et solutions !

Non, ça n’ira pas mieux quand les enfants seront assez matures pour arrêter de se tirer les cheveux mutuellement à longueur de journée…! Ça ira mieux aujourd’hui, en appréciant le moment présent, en prenant 30 minutes pour construire une tour en kapla avec les enfants, en commençant à faire des compliments à notre conjoint, en ayant le courage lancer ce nouveau projet…

Ça a l’air simple, n’est-ce pas ?

Vivre une vie fabuleuse… On voit bien l’idée, on sait peut-être même par où commencer, mais on ne trouve pas l’énergie de le faire.

Alors QUE FAIRE quand on sait QUOI FAIRE mais qu’on n’y ARRIVE PAS ?

Quels obstacles nous empêchent-ils d’aller de l’avant ?

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Teen African American girl standing in a city street smiling and throwing sparkling gold glitter into the air

Le premier jour du reste de votre vie

Le mot est sorti pour la première fois lors d’un brainstorming entre amis, autour d’un poulet curry. Nous cherchions un adjectif en “f”. Mon mari a suggéré : “fabuleuses !?” Je l’ai compris plus tard et je le saisis encore aujourd’hui : c’était LE mot qui allait résumer un nouvel état d’esprit pour des centaines de mamans, celles, qui – comme vous et moi – ont compris que non, ça n’ira pas mieux quand…

Voici à quoi rime “fabuleuse” pour les mamans qui m’écrivent :

  • encouragement :

“Tous les matins, je me répète devant mon miroir que je suis fabuleuse. Ça m’aide à me rappeler que l’état de mon couple, les accrochages avec mes ados ou le manque de sommeil ne signifient pas que je suis nulle…!”

  • soulagement :

“Je suis en larmes devant mon ordinateur. Si seulement on m’avait dit plus tôt que je n’ai pas besoin d’être parfaite pour être fabuleuse ! J’ai perdu un temps fou à essayer de plaire à tout le monde.”

  • remerciement :

“On ne m’avait jamais remerciée pour tous les exploits que j’accomplis au quotidien, dans le secret de mon foyer. Ça me fait tellement de bien de me sentir reconnue !”

  • solidarité :

“Entre mamans à la sortie de l’école, on se salue comme ça : “Bonjour la fabuleuse !” Eh oui, on est toutes dans le même bateau…”

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ça n'ira pas mieux quand

NON, ça n’ira pas mieux quand…

Mon jean est retroussé, je suis pieds nus dans la salle de bains. Je peste en essorant les 6 serviettes qui m’ont servi à éponger le sol. Vivement qu’ils comprennent que cette baignoire n’est pas un aquasplash ! Oh, et comme je serai heureuse quand ils arrêteront de prendre la douchette pour un pistolet laser.

Tout ira mieux, vraiment ? Et lorsqu’ils cesseront d’inonder la salle de bains, quel genre de soucis aurai-je à éponger ?

 

ÇA N’IRA PAS MIEUX VENDREDI.

Un week-end en famille, c’est même plutôt casse-gueule en termes de frustration. Ça n’ira pas mieux pendant les vacances. Nous nous surprendrons même à avoir hâte que la rentrée arrive, histoire de ne plus avoir à secouer des chaussures taille 27 pleines de sable ou à nous planquer sous une table de pizzeria parce que notre progéniture aura renversé un verre de rouge sur le chemisier de la dame. Lire la suite…

les cernes fabuleuses au foyer

Les cernes… mes meilleures ennemies

« Maman, dis, c’est vraiment bizarre ton maquillage, pourquoi est-ce que tu t’es dessiné de grosses traces brunes sous tes yeux ? »

Bam ! Je ne l’avais pas vu arriver celle-là.

C’est ma deuxième choupinette qui vient de me poser LA QUESTION.  Je réponds « mais je ne suis pas maquillée », me regarde furtivement dans le miroir et MERDE, je comprends. 

Rire ou pleurer, j’hésite un instant… un long instant. J’opte pour les explications neutres.

« Emma, ce n’est pas du maquillage, ça s’appelle des cernes, ça montre quand une maman est très très fatiguée. » Lire la suite…

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Mamans en fête

Le week-end de la fête des mères 2016 sera aussi celui de la quatrième édition de Mamans en fête, une braderie solidaire organisée dans 10 grandes villes de France.

Mamans en fête est une initiative d’Apprentis d’Auteuil, pour valoriser et financer ses actions d’aide à la parentalité, notamment au profit des mamans fragilisées, qui sont avant tout des fabuleuses ! Lire la suite…

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Sois un homme… offre-lui ça !

  • Tu cherches LE cadeau idéal pour le dimanche 29 mai ?
  • … Tu ignores complètement ce qui a lieu le dimanche 29 mai ?
  • Tu veux une solution rapide et efficace à ce problème ?

Sur cette page, tu découvriras qu’il est possible de :

  • montrer à ta fabuleuse que tu la comprends (si ce n’est pas le cas, pas de panique, on s’en charge)
  • lui dire merci pour tous ses exploits du quotidien (avoir des slips propres tous les jours, je t’assure, ça tient du miracle !)
  • kiffer encore plus la vie de famille (ben oui : quand maman va, tout va !)

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FAB l'ingrédient secret

L’ingrédient secret

Qu’est-ce qui fait qu’une maman est encouragée ? Qu’est-ce qui fait qu’une fabuleuse est révélée ? Qu’est-ce qui remotive celles qui n’en peuvent plus ? Y a-t-il un truc qui change tout ?

Vous êtes de plus en plus nombreuses à nous lire, et je me demande encore ce qui s’est passé entre ce moment où, un nourrisson dans chaque bras, j’ai commencé à rédiger ces chroniques en tremblant, et aujourd’hui où le livre collaboratif Il y a une fabuleuse dans chaque foyer est dans des milliers de foyers. Et surtout, je me demande plus que jamais comment on fait pour aider encore plus les mamans qui cherchent à être plus détendues, plus décomplexées. Voilà ce qui occupait mes pensées hier soir, alors que nous regardions joyeusement Kung Fu Panda.

Quel est l’ingrédient secret ? Lire la suite…

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Une chanson pour mes funérailles

Question deep du jour, bonjour : que voudriez-vous que l’on chante le jour de vos funérailles ? Si vous pouviez briefer vos proches sur la playlist de votre ultime révérence, à quoi ressemblerait-elle ?

Moi, si je pouvais choisir la musique qui accompagnera mon dernier voyage, je dirais sans hésiter : jouez-moi du Jean-Jacques !

Du Goldman, sérieux ? Ouais, du Goldman. Parce que je suis une fille des années 80, parce que je kiffe les riffs de guitare old school et parce que ce serait quand même assez marrant voire même carrément émouvant. Lire la suite…

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On peut avoir des doutes et être un encouragement

“Pour qui tu te prends ?” Aujourd’hui, je me suis faite lyncher.

Pour qui te te prends de dire que tu es fabuleuse alors que tes enfants disent des gros mots et que ce n’est même pas à l’école qu’ils les ont appris ?

Pour qui te tu prends de parler d’estime de soi alors que tous les matins depuis des semaines, tu noircis ton journal avec des doutes sur ta capacité à tenir la distance ?

Pour qui tu te prends de parler de magie du rangement alors que ta voiture est un cimetière à miettes et à bouteilles de Perrier ?

Pour qui tu te prends de rappeler aux autres qu’elles sont fabuleuses alors qu’au fond, tu n’es pas vraiment sûre d’en être une ?

Pour qui tu te prends d’essayer de valoriser les mamans sur un gros média national alors que t’as ni la formation ni la cervelle d’une journaliste, et que tout le monde s’en fout de la vraie vie des mères ?

Et au fait, pour qui tu te prends d’être gentille avec les mamans de l’école alors qu’une fois de plus tu n’as même pas été capable d’être gentille avec ton mari ? Lire la suite…

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Merci maman

Je ne suis pas encore maman. Parfois, ma maman me raconte que son rôle de mère n’a pas été facile mais qu’il en a toujours valu la peine.

Par ces quelques lignes, j’aimerais la remercier, et par la même occasion chacune d’entre vous, chères fabuleuses.

  1. « Je t’aime »

Je me souviens qu’elle me disait « je t’aime ».

Ces deux mots m’ont marqué, parce qu’elle me les a souvent répétés. J’ai toujours su qu’elle m’aimait. Non pas parce qu’elle était toujours à coté de moi, faisait mon linge, le repas… (j’étais encore incapable de me rendre compte de ces efforts), mais parce qu’elle me le disait concrètement et souvent. Lire la suite…

Europe map

Moi, fabuleuse expatriée

Femme expatriée, femme au foyer ? Surtout, femme en position de devoir se réinventer, redéfinir son identité, développer son autonomie, élargir sa vision. Étonnée par le nombre d’e-mails que je reçois de la part de fabuleuses expatriées sur tous les continents, j’ai posé 3 questions à l’une de nos lectrices, pour comprendre en quoi au-delà des difficultés, l’expatriation a pu être pour ces femmes l’occasion de se réconcilier avec elles-mêmes. Rencontre avec Séverine, 44 ans, mariée et maman de deux (grands) enfants de 18 et 21 ans. Séverine vit à Bangkok et nous parle avec sincérité de son expérience de l’expatriation… et du foyer.

Vous sentez-vous femme d’expatrié ou femme expatriée ?

Ma réponse est mitigée. Les premières années de mon expatriation, je me suis sentie « femme de ».  En effet, 90% des couples choisissant l’expatriation le font du fait du mari*. L’épouse « suit » donc son mari, poursuivant à l’étranger son choix de femme au foyer ou renonçant, momentanément ou pas, à sa carrière professionnelle. Dans le cadre d’associations d’expatrié(e)s, je me souviens avoir été choquée par l’inévitable (et assez épouvantable) question : « qu’est-ce qu’il fait ton mari? », ressassée à l’infini par (trop) de femmes d’expatriés. J’avais juste envie de répondre : « Bonjour, je m’appelle Séverine et j’ai une vie propre…” Dans ce milieu, beaucoup de femmes se définissent par rapport aux fonctions de leurs époux, choisissant même leurs copines en fonction de la position du mari. J’ai finit par traduire la question par : « Es-tu fréquentable ? »… Je me sentais donc à leurs yeux « femme de », plutôt qu’être humain à part entière. Lire la suite…

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Le bon combat

La Fabuleuse est une vaillante guerrière !

Elle sait cacher ses faiblesses pour se montrer solide et féroce dans son quotidien rythmé par des luttes répétitives et éternelles.

Son armure est invisible à l’oeil nu, mais si vous prenez le temps de l’observer, vous découvrirez que sa famille c’est sa bataille, qu’elle serait prête à tout casser si vous touchiez au fruit de ses entrailles !

À coup de boîte à casse croûte, brosse à récurer, plannings ficelés, carte bleu dans le rouge, talons haut menaçants et manuels sur la parentalité, la Fabuleuse mène de front de nombreux combats ! Lire la suite…

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J’ai choisi de vivre au rythme de mon corps

Ado, je faisais le grand écart sur la poutre. Ça me demandait beaucoup de souplesse et d’équilibre. Je ne pensais pas que plus tard, en devenant femme, j’aurais à travailler ces deux capacités  sur mon propre corps. Quotidiennement. Que ce travail ferait partie de ma vie de femme. De mon corps de femme, ce corps à la fois habité et traversé par une expérience singulière du temps, cette expérience singulière et incarnée qui est celle d’un double mouvement temporel et source de conflit.

Féminin et maternel :  une différence de tempo

Mais de quoi je vous parle ? C’est tout simple, je vous explique ! La femme est habitée par une « double temporalité » :

– Une temporalité « féminine » linéaire, sur le temps long de l’existence, allant toujours de l’avant. Une temporalité marquée par le désir d’aller vers l’autre, de s’ouvrir au monde : vie sociale, amicale, professionnelle, amoureuse, érotique, engagée, artistique … Il y a tant à faire !

– Une temporalité « maternelle », périodique et cyclique, avec un début et une fin. C’est le temps du maternel, des premières règles jusque la ménopause. Un temps qui s’impose au corps, et qui est lié à l’attente et à l’expérience de la perte : le temps des règles, de la grossesse, de l’allaitement, des gestes maternants … Un temps qui habite la femme presque 40 ans ! 480 mois ! Ce n’est pas rien, tout de même ! Cela lui demande de se réapproprier son corps de façon permanente. Lire la suite…

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«  Déclarée coupable ! »

Une étoile, cette femme qui me parle. Je la trouve élégante, gentille, intelligente et pourtant, pourtant, elle vient de me dire, les larmes dans les yeux, qu’elle n’a jamais été bonne à rien. Elle me dit : « Rebecca, j’ai toujours été de travers, je ne fais rien convenablement ».

« Je ne suis bonne à rien »

Cette femme de 50 ans est une maman, grand-maman, épouse qui donne encore tout ce qu’elle peut pour que sa famille ait une vie agréable. Et là, je la vois si désespérée, si « au bout du rouleau ». Elle s’occupe de sa mère souffrant d’Alzheimer, travaille à mi-temps et avec cet argent, elle aide l’un des ses fils à payer ses études de médecine. Comment lui retirer ce poids ? Comment lui dire qu’elle ‘sonne juste’ ? Que je l’admire ? Comment lui transférer un peu de mon admiration pour elle, pour qu’elle se voie enfin avec plus de compassion ? Mes mots arrivent, se posent un instant mais semblent s’effacer sur le champ. Lire la suite…

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J’ai décidé d’être une mauvaise mère

Article rédigé suite à une réflexion suscitée par une des grandes discussions de l’émission Les Maternelles, où un pédopsychiatre invitait les mères à ne pas rechercher à être des mères parfaites mais à « être », tout simplement…

J’ai décidé d’être une mauvaise mère. Cela fait assez sens avec ma première fille qui me reproche souvent d’être méchante… et je vais vous dire comment et pourquoi.

#1 – en ne répondant pas toujours à leurs demandes

#2 – en ignorant leurs caprices

#3 – en ajoutant une mesure de frustration à leurs petites vies Lire la suite…

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Portrait de fabuleuse : 21 nuances de vulnérabilité

“À la naissance de Madeleine, on a appris qu’elle avait un chromosome en plus. Ça été un choc. Comme ces choses qui n’arrivent qu’aux autres, et qui un jour vous tombent dessus sans prévenir.”

Arnaud Riess, ingénieur français expatrié à Stuttgart, poursuit tendrement à propos de la jolie allemande dont il est tombé amoureux il y a un peu plus de six ans : “Je suis très impressionné par sa patience. Elle est fabuleuse pour sa capacité à s’émerveiller de chacun des progrès de Madeleine. Quand Madeleine s’est assise pour la première fois, ça a été un véritable événement. Quand elle a mangé son premier Bretzel, ça a été une fête !” Lire la suite…

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Femme des Années 2016

Féministe, moi ? J’ai longtemps hésité à me positionner. Mais aujourd’hui je suis sûre de mon avis. OUI je suis féministe.  Je le suis si et seulement si le féminisme consiste en ce que les femmes soient toujours considérées comme des sujets, et jamais comme des objets.  D’ailleurs, comment pourrait-on ne pas l’être ?

Je suis aussi féministe car je veux que l’on respecte les femmes. Dans toute leur complexité, leur richesse et leur singularité. Et donc dans ce qui fait qu’elles sont différentes des hommes. Je suis donc une une féministe de la nouvelle génération, celle cherche une “3ème voie”…

Pour ce 8 mars, je suis partie “à la recherche de la Féminité Perdue”. Le résultat de ma quête est ici… Ces perles glanées au fil de mes lectures et de mon quotidien révèlent un peu (beaucoup, passionnément, à la folie !) le visage de la femme du 21ème siècle, de ses paradoxes, de ses contradictions et de son “génie”. Lire la suite…

Young woman walking in the forest

On peut être fabuleuse et subir sa vie

Chaque semaine, vous êtes des dizaines à répondre à mes messages et je suis toujours aussi ravie de vous lire. (Si vous ne recevez pas encore mes piqûres de rappel, inscrivez-vous ici ! Et si vous n’avez pas encore obtenu de réponse, alors MERCI pour votre patience !)

Il y a quelques temps, un e-mail a particulièrement retenu mon attention : “Vous nous faites nous sentir fabuleuses et en même temps, on se sent moins fabuleuses que vous.” Cette jeune maman faisait référence au livre des fabuleuses et aux articles de notre site, devant lesquels elle se disait « Whaou, c’est génial ce qu’elles ont réussi à faire », mais qui lui laissaient l’impression de n’être pas aussi fabuleuse, parce qu’elle n’en n’avait pas fait autant.

Pourquoi avons-nous l’impression que certaines mamans parviennent à être épanouies tandis que d’autres subissent leur vie ? Certaines femmes sont-elles plus fabuleuses que d’autres ?

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HARGOT Therese

Thérèse Hargot : Quel féminisme transmettons-nous à nos filles ?

En 2016, féminisme ne rime plus avec liberté mais avec formatage ! C’est l’une des thèses de Thérèse Hargot, sexologue et intervenante en éducation affective et sexuelle, dans son ouvrage tout juste paru chez Albin Michel : Une jeunesse sexuellement libérée… ou presque. J’apprécie le talent par lequel Thérèse, qui a contribué au livre des fabuleuses, parvient à nos faire réfléchir au-delà des “pour” et des “contre” qui déchirent notre société sur les questions identitaires et familiales, afin de proposer une “troisième voie” capable d’ébranler enfin les stéréotypes dans lesquels nos propres mentalités nous enferment. À lire également : mon entretien avec Thérèse Hargot sur le site du Point.

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véronique gallo

Vie de mère : 6 questions à Véronique Gallo, la youtubeuse des mères de famille

Vie de mère, ce sont ces vidéos hilarantes qui inondent les réseaux sociaux, et où l’on peut suivre une mère proche du burn out se confier à sa psy online. De l’hypermarché à la rentrée des classes en passant par le goûter d’anniversaire, Véronique Gallo fait le tour des émotions ressenties par une mère de famille ordinaire qui a juste besoin de parler ! Vous pouvez découvrir ici mon entretien avec Véronique Gallo sur le site du Point. En exclusivité pour les fabuleuses : 6 questions à la “Norman des daronnes” à propos de sa vraie vie de mère !

Des capsules vidéo faites maison… Vous êtes mère au foyer ?

Je suis effectivement dans mon foyer tous les jours, toute la journée. Mais je n’ai pas du tout le tempérament d’une mère au foyer 24/24 ! J’essaie d’être une chouette maman… ce qui inclut des temps de ressourcement. Je pense qu’il y a un vrai lien entre le fait d’être bien avec soi et être bien avec ses enfants : si j’ai eu du temps pour écrire mes spectacles, aller jouer au théâtre, me faire plaisir alors je me sens disponible et j’aime être avec mes enfants ! Lire la suite…

la mère libre est en train de naître

Travail, enfants, accomplissement de soi : la mère libre est en train de naître

Lorsque j’ai annoncé à mes amies que j’attendais des jumeaux, les réactions ont eu le mérite d’être tranchées : “Des jumeaux ! Mon rêve !” disaient les unes. “Des jumeaux ! Mon pire cauchemar !” disaient les autres. Une chose était certaine : j’allais avoir le privilège d’expérimenter doublement la joie et le désarroi de ma nouvelle vie de mère.

Puis est venu le congé parental, que j’ai vécu comme un fabuleux assortiment de joyeuses confusions : “Je veux rester à la maison, mais je ne veux pas. Je veux retourner travailler, mais je ne veux pas. Je veux me réaliser de telle manière, mais je veux me réaliser d’une autre manière.” Premières luttes entre la femme et la mère qui cohabitent sous mon toit : je tente de rassurer tantôt l’une, tantôt l’autre, et cela fonctionne plutôt bien. Mais la partie de ping-pong ne fait que commencer. Lire la suite…