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Insultée dans le train

Ça y est, on est sur le quai de la gare.

Un voyage de quatre heures nous attend, mes enfants et moi.

Cela fait des semaines que je prépare ce trajet, anticipant chacune de nos affaires en les sélectionnant selon des critères très rigoureux : pratique – léger – silencieux – non salissant.

Chacun tire sa petite valise, « Reine de Neiges » pour ma fille, « Livre de la Jungle » pour mon fils : l’une contient notre pique-nique, l’autre est la valise d’occupation contenant livre de coloriages, feutres, voitures, doudous… et jeux.

Le train arrive, je serre mon mari très fort dans mes bras, redoutant ce voyage en parent solitaire. On grimpe la marche, on trouve nos places, on salue papa par la fenêtre… et c’est parti. Lire la suite…

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Mes seins

J’ai toujours été une folle dingue du dialogue intérieur. Mais les choses ont empiré depuis quelques années. Maintenant, je parle même à mon corps. Et notamment à mes seins.

C’est un fait.

Je les regarde, nus et blancs, dans le miroir de la salle de bain tandis que je me déshabille pour me doucher :

« Un peu palots, mes chers amis. J’aurais dû accepter de vous laisser caresser par le soleil. Aux côtés de ma gorge dorée, vous auriez meilleure allure. »

L’un cloche du téton tandis que l’autre regarde ailleurs. Il faut que je vous dise : je souffre d’un léger strabisme « tétonnier » divergent. Comme la rééducation du téton n’existe pas (avez-vous déjà rencontré des orthoptistes de la poitrine ?) je n’ai jamais osé parler de ce complexe à n’importe quel médecin, même le plus indulgent, de peur de passer pour une psychorigide de la poitrine parfaite.      Lire la suite…

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Tu veux combien d’enfants ?

Ça paraît anodin, comme ça, mais ça ne l’est pas. Ce genre de petite question posée juste comme ça, histoire de. Histoire de faire la conversation ; histoire de dire quelque chose ; histoire de paraître concerné ; histoire de se projeter, aussi. Certainement.

« Tu veux combien d’enfants ? »

Et ses variantes :

« Quand tu étais petite, tu t’imaginais avec combien d’enfants ? »

« Avec ton Fabuleux, c’est quoi votre chiffre ? »

Cette question – et ses variantes – je la trouve d’une violence extrême. Car pour moi, elle dépasse de beaucoup la simple curiosité : elle me paraît intrusive, impudique, déplacée.

J’y vais un peu fort ? Peut-être, mais j’assume.

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Travail et foyer : la fin de la schizophrénie

En devenant maman, j’ai découvert la désagréable impression de n’être jamais au bon endroit, jamais au bon moment.

Ça a commencé pendant mon congé parental :

lessivée par d’interminables journées au rythme de mes jumeaux, j’étais profondément heureuse d’assister aux premières loges à leurs trois premières années de vie sur Terre. Pourtant, j’étais désespérément convaincue de perdre mon temps et frénétiquement jalouse de mon mari, qui à sa guise pouvait papoter autour de la machine à café de l’entreprise que nous venions de créer.

Et puis ils sont entrés à la maternelle, et je me suis inventé un nouveau travail — travail que je n’ai jamais l’impression de faire “assez bien”, à cause de la logistique familiale qui déborde de partout. J’adore mon travail et je voudrais avoir le temps de m’y impliquer davantage, pourtant, lorsque les journées sont trop longues, lorsque la scène m’emmène trop loin, alors je pense à ceux que j’aime le plus au monde, et mon coeur se sent tiraillé, et je crois me noyer dans les injonctions contradictoires qui inondent ma tête. Lire la suite…

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Apprendre à conjuguer pour mieux communiquer

La communication, ça n’est pas une science infuse ! On a beau savoir la règle, il y a tellement de paramètres en jeu : entre ce que moi je ressens, ce que l’autre ressent, tout ce qui n’est pas dit etc… Yolande Ziegler Schwab, psychopraticienne et coach de vie nous donne une clé pour mieux communiquer avec notre entourage : apprendre à conjuguer !

Pourquoi parler de conjugaison au sujet de la communication ?

Yolande : Demander, recevoir, donner, refuser : ces 4 verbes tous simples, il nous faut apprendre à les conjuguer dans nos vies pour bien communiquer avec notre entourage, parce qu’une relation vivante suppose ces 4 possibilités de réaction ! Pour être dans une dynamique d’amour et de vérité avec nos proches, nous devons apprendre à conjuguer ces quatre verbes dans nos vies. Cette manière rigolote de dire les choses – et facile à retenir ! – recouvre des réalités très importantes. Lire la suite…

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Rencontrer sa maîtresse, le stress

Chaque année, c’est la même chose : quelques semaines après la rentrée, je demande à rencontrer la maîtresse de mon grand (mon fabuleux enfant différent) pour faire le point. J’ai beau avoir déjà quelques rentrées à mon actif, force est de constater que je n’y arrive toujours pas avec le cœur léger. C’est même carrément le contraire.

Voilà le topo : tout le week-end, j’ai ruminé.

Tout le week-end, je l’ai observé, surtout pendant les devoirs. Je devrais plutôt dire : pendant l’épreuve des devoirs. Relancer son attention, le guider sans le brusquer, l’encourager sans le survaloriser. Et hier soir, dimanche, en me glissant sous les draps pour me requinquer et attaquer la semaine en forme, boule au ventre et pensées en boucle.

L’institutrice sera-t-elle à l’écoute ? Et moi, comment veiller à être aussi à l’écoute de ses observations, de ses questions ? Comment présenter les choses sans les asséner ?

Comment paraître concernée mais pas pénible ?

J’en ai trop entendu, des histoires de parents surprotecteurs et d’instit excédées par les mères poules convaincues que leur enfant est totalement hors norme…

Je tourne et vire dans le lit. Le sommeil finit par m’emporter pour quelques heures de répit. Au réveil, toujours la boule au ventre. Lire la suite…

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Ces phrases qui déclenchent une dispute

Pour bien communiquer avec son conjoint ou ses enfants, il y a une règle de base :

Éviter les généralisations !

Yolande Ziegler-Schwab, psychopraticienne et coach de vie, nous explique qu’il faut éviter certaines phrases toutes faites ou formules qui n’ont qu’un seul effet : agir comme un “scud” et dynamiter la communication.

Ces scuds, ce sont tous les mots comme « toujours, jamais, tout, tous, personne, chaque fois, … » Des généralisations que l’on dit sans même y réfléchir et qui flinguent tout parce qu’elles brisent le lien de la communication. Lire la suite…

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J’ai besoin d’aide, mais laquelle ?

« J’ai bien essayé, moi, de mettre des paniers dans le salon pour que mes enfants y rangent leurs chaussures, mais chez moi ça ne fonctionne pas : c’est toujours autant le foutoir ! » Que ce soit pour un problème d’organisation, une maladie ou une question existentielle, rien de sert de copier-coller des recettes toutes faites. Ce n’est pas parce que ça fonctionne pour d’autres que ça fonctionnera pour vous… et inversement ! Posez-vous toujours la question :

de quel type d’aide ai-je besoin pour avancer ?

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Des spéculoos sur la banquette arrière

Je suis à la bourre. Gravement à la bourre.

Je vous fais le topo : je quitte mari, enfants, chien et poules pour 48 heures. Oui, je sais, c’est le rêve. Sauf que je dois absolument quitter la maison dans les cinq minutes qui viennent, sinon je vais faire poireauter les quatre personnes venues de l’autre bout de la France qui m’attendent à la gare.

Il ne me reste qu’une dernière chose à faire (après avoir saoulé mon Fabuleux avec une énième recommandation alors qu’il va gérer comme un chef) : retirer siège auto et rehausseur pour faire de la place sur la banquette arrière…

et, accessoirement, éviter de devoir faire demi-tour dans vingt kilomètres parce que mon Fabuleux m’aura appelé :

« T’es partie avec les sièges ! Je fais comment pour partir en balade avec les garçons ?? »

(Ne pas oublier que même s’il va gérer comme un chef, il m’en veut un peu de quitter le navire, même si c’est tout à fait inconscient)

Bref, revenons à ma banquette arrière. Je perds trois litres de sueur à simplement défaire les ceintures transférer les sièges dans la voiture de mon Fabuleux… Lire la suite…

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Le “tu” qui tue

Accuser l’autre, c’est beaucoup plus facile que de parler de soi !

Dans cette vidéo, Yolande Ziegler-Schwab, psychopraticienne et coach de vie, nous explique pourquoi il faut éviter de dire “tu” si l’on veut bien communiquer avec ses proches. Quand on s’adresse à l’autre en disant “tu”, on l’agresse, on l’accuse. Or, devant un reproche ou une accusation, quelle est notre réaction naturelle ? Nous défendre. Le résultat, c’est que nous n’entendons pas ce que l’autre cherche à nous dire… Lire la suite…

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Après le divorce, rester parents

« Et si tu me refais ça, direct je porte plainte chez les flics ! Tu vas me le payer, je te jure que tu vas me le payer ! » Ce cri d’un père à une mère m’a saisie, il y a quelques mois, alors que je sortais de chez moi. Sur le trottoir, un couple se déchirait devant une petite fille.

Peu importe le motif de la dispute, peu importe qui a tort et qui a raison ; mais ce qui m’a frappé, c’est le visage contracté de cette enfant d’à peine dix ans retenant ses larmes. Elle est partie dans la voiture de sa mère avec toujours ce même petit visage navré, contenant de toutes ses forces ce chagrin trop grand pour elle.

Cela m’a bouleversée…

…de voir à quel point nous, parents, faisons parfois subir à nos enfants des situations au-delà de leurs forces.

En les voyant, j’ai repensé à cette étape de ma vie qui me paraît maintenant si lointaine. Mon premier mariage.

Un jour, malgré la promesse faite les yeux brillants devant tous nos proches, il n’a pas été possible d’aller plus loin ensemble. Et la rage au ventre, le cœur en écharpe, il a fallu accepter la réalité : des mois, des années d’incompréhension et de rancœur avaient tout détruit. Notre histoire était parvenue à son terme, sans retour possible en arrière, sans rien à sauver, avec derrière nous des tas de cendres.

Et il a fallu expliquer à la toute petite fille aux joues rondes et aux grands yeux, que papa et maman ne pouvaient plus vivre ensemble, qu’ils se faisaient du mal, qu’ils souffraient à deux, et qu’ils auraient désormais chacun leur maison.

Mais qu’ils seraient, toujours, papa et maman, toujours là pour elle, toujours ensemble quand il le faudrait.

Ce jour-là, c’était il y a dix ans. Dix années d’effort pour rester, ou redevenir, des parents ensemble malgré tout. Dix années qui ont abouti, après beaucoup de tempêtes, à une relation paisible et cordiale, et à une grande fille heureuse. Lire la suite…

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Tenir toute l’année, c’est possible ?

« Pas trop dure, la rentrée ? »

C’est LA phrase du moment. Je lui ai décerné ce titre après l’avoir entendue à peu près partout. A la boulangerie, à la sortie de l’école, à la poste (oui, oui), au bureau et dans à peu près toutes mes conversations téléphoniques depuis le 3 septembre. À cette question qui figure sur toutes les bouches, les réponses varient assez peu :

  • « C’est tendu »
  • « Je cours sans arrêt »
  • « Je suis sur les genoux »
  • « Jamais on ne tiendra sur la longueur »
  • « Les enfants sont déjà crevés »
  • « Vivement les vacances », etc.

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Je choisis d’en rire…

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La vérité sort de la bouche des enfants

J’ai noté quelques phrases dites par mes enfants depuis qu’ils parlent. Si elles me font rire par leur incongruité, j’y vois aussi, pour beaucoup, des « leçons de sagesse ».

Une de mes amies, après avoir perdu deux enfants, m’a confié qu’un de ses moyens pour survivre a été d’adopter cette façon qu’ont les enfants d’être pleinement dans l’instant qu’ils vivent. Je vous propose donc de me suivre dans cette voie, au fil d’une petite promenade…

À travers les mots d’enfants.

Et ce que j’en retire.

  1. La situation : C’est l’hiver, il fait presque noir. J’entre dans leur chambre. Je vois mon fils, âgé de 3 ans, debout sur une chaise, une perceuse en plastique à la main, ses lunettes de soleil sur le nez. Je lui demande :

« Que fais-tu mon chat ? »

Réponse : « Je suis un travailleur de la nuit, maman ».

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L’abécédaire des mamans

Le monde de la maternité est unique, passionnant, éreintant. Son influence sur notre vie est indéniable : il va même jusqu’à changer le sens des mots les plus basiques de la langue de Molière. Venez faire le tour de l’abécédaire des mamans ; toute ressemblance avec la réalité est indépendante de notre bonne volonté. De toute manière, c’est vraiment trop exagéré pour être vrai… ou peut-être pas.

A comme aspirateur, objet du quotidien dont nous connaissons toutes le « slurp » lorsqu’il avale la chaussette qui s’était réfugiée derrière le fauteuil ; dont nous avons toutes au moins une fois vidé le contenu sur le sol pour chercher, entre les moutons de poussière et les grosses miettes, la pièce d’or du bateau pirate playmobil que nous avons vue disparaître dans la buse à la dernière seconde. Rappel : 3 est le nombre maximal de pièces de construction en bois que ton enfant peut aspirer discrètement avant de bloquer ton aspirateur à jamais. Lire la suite…

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Mon mec me fait rire

Les enfants sont couchés.

Alors que nous débarrassons la table du dîner, mon Fabuleux raconte une anecdote du boulot. Et là, la chute :

« Alors tu comprends, le mec était fier comme s’il avait un bar-tabac ! »

Comprendre : il était fier comme Artaban. Un jeu de mots élaboré par Coluche il y a presque trente ans. Coluche qui fait partie de mon quotidien depuis presque dix ans, puisque mon Fabuleux l’emploie – presque – à toutes les sauces.

Exemple : Notre aîné termine une tour de Kapla. Son père et moi sommes sommés de tomber ébahis devant tant d’ingéniosité. Débriefing de la situation par mon Fabuleux :

« Il a cru qu’il était sorti de la cuisine à Jupiter ? »

Comprendre : sorti de la cuisse de Jupiter. Encore une colucherie que mon Fabuleux aime manier à tout bout de champ.

Je dois avouer que c’est une des choses qui m’ont attirée chez lui.

Son humour. Sa répartie. Certainement parce que j’en manque ! Petite, on me disait susceptible, dépourvue d’humour sur moi-même. Ça n’est pas faute d’avoir été à bonne école avec mes frères, mes cousins et mes oncles. Mais bon, apparemment, ça n’a pas suffi : j’ai tendance à me vexer facilement et à prendre les choses très à cœur (surtout quand je suis dans ma belle-famille, j’avoue). Lire la suite…

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Mamans : à regarder en cas de coup de mou

Maman a un petit coup de mou ? Petit nécessaire de survie sous forme de compilation Youtube pour passer au travers des sales journées.

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Elle est moche, ta princesse

Iris tapote le coussin du canapé : j’ai promis de lui raconter une histoire.

Ses yeux débordent de gourmandise tandis qu’elle me tend son livre favori. Il me suffit d’un quart de seconde pour déchanter :

« Aaaah ! Non Iris, pas La reine des bisous, on l’a lu déjà 542 fois cette semaine. On ne pourrait pas raconter une autre histoire ? »

Je voudrais me lever, mais Iris saute sur mes genoux rouillés pour s’installer confortablement et me déglinguer au passage mon petit orteil de pied.

Je sens que mes cheveux se hérissent. Que mon égoïsme enrage. Je sens que je vais « péter une durite ». J’ai tellement honte de toutes les pensées qui affluent dans ma tête que je n’ose pas même vous les partager. Je n’ai pas du tout envie de lire La reine des bisous. C’est mièvre.

Je commence donc l’histoire d’une voix ramollie

comme le beurre du dimanche matin à 10h en plein mois d’août que mes enfants ont oublié de ranger. Iris me secoue le bras :

« Non, maman, pas comme ça ! »

Sa détermination m’amuse et me fait sourire. A la deuxième page, je décide de varier ma diction, en mode accéléré. Ses grands yeux ronds me fixent curieusement, avec un brin de malice : Lire la suite…

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Vie de famille : la puissance du feedback positif

“Mes parents me faisaient des remarques quand j’avais de mauvaises notes, mais quand j’avais de bonnes notes, personne ne disait que c’était bien…”

Donner des signes de reconnaissance positifs aux membres de notre famille : une habitude pas très ancrée dans notre culture française, et pourtant primordiale ! Cette pratique, qui peut révolutionner le quotidien de ta vie de famille, nous est exposée par Yolande Ziegler-Schwab, psychopraticienne, coach de vie et maman de 2 garçons de 17 et 20 ans.

C’est quoi, un signe de reconnaissance positif ?

Yolande : Le concept est issu de l’analyse transactionnelle. Son fondateur, Éric Berne, définit un signe de reconnaissance, ou feedback, comme « Tout acte impliquant la reconnaissance de la présence d’autrui ». Le signe de reconnaissance est donc un message que j’envoie à l’autre, pour lui signifier que pour moi il existe, que je sais qu’il est présent : un bonjour, un sourire, un regard, une accolade, une écoute attentive, un compliment, un encouragement… Lire la suite…

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Les (fameux) pleurs de l’école

« Non, maman, pas travailler ! »

Je m’accroupis pour le serrer dans mes bras et l’embrasser dans le cou. Un long câlin qui ne le calme pas, bien au contraire. Le voilà désormais agrippé à moi. Ses larmes coulent le long de ses joues rebondies. Après lui avoir bien expliqué que « maman revient bientôt » et qu’il va bien s’amuser avec ses copains, je lui adresse un dernier au revoir de la main, envoie un bisou en l’air et tente de m’éloigner. Peine perdue : il me court après jusque dans l’escalier.

Depuis maintenant une semaine, cette scène se reproduit chaque matin.

Je dois me rendre à l’évidence :

malgré ce que j’avais imaginé, cette première rentrée à l’école est une épreuve pour Numérobis. Alors que je le sentais fort, petit garçon indépendant et fonceur, son entrée en petite section révèle un enfant émotif et qui a du mal à quitter ses parents. Car la scène de séparation avec son Fabuleux papa fut la même le matin où il l’a emmené à l’école. Lire la suite…

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Au revoir tristesse, bonjour septembre

Les vacances sont comme ces petits cailloux chamarrés

que l’on voit briller au bord de la plage dans l’eau transparente, nimbés de soleil et chargés de la joie impatiente que l’on éprouve de les saisir. Sitôt que nous les avons au creux de la main, les petites pierres précieuses ternissent et se transforment en vulgaires cailloux. Je me faisais cette réflexion en me promenant sur le bord de la plage, les pieds dans l’eau tiède, devant la jolie baie bleue. Les goélands flottaient dans le ciel, les aînés s’amusaient dans les vaguelettes à grands renforts de ploufs et de cris, les petits cherchaient des cailloux et faisaient des pâtés de sable, accroupis en avant, leur chapeau sur la tête. À côté de nous, des grands-parents avec leurs petits-enfants, des couples d’amoureux sur leurs serviettes de plage, des mamans en bikini avec des bébés dans les bras. Je me promenais devant ce beau paysage rempli de gens détendus et heureux, tout allait bien et pourtant je me sentais maussade.

Mes vacances tant attendues,

que j’avais imaginées reposantes, riantes, paisibles et harmonieuses, ont été, en fait, encore plus fatigantes que la vie quotidienne. Je rêvais de confidences échangées, de siestes réparatrices, de visites enrichissantes, de complicité avec les enfants et mon mari. La réalité, c’est : Lire la suite…

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De quoi elle se plaint, la maman d’aujourd’hui ?

Dernièrement, j’ai encore vu circuler sur Facebook l’un de ces textes — de préférence partagé par des personnes d’un certain âge et sans enfant  — qui faisait l’éloge des conditions dans lesquelles nous avons été élevés :

« Avant, nos parents nous laissaient jouer seuls dehors, on rentrait juste pour les repas, sales et heureux, on ne portait pas de casques pour faire du vélo, on jouait dans la nature, on recevait la fessée… Et alors ? On a survécu. »

De quoi elle se plaint, la maman d’aujourd’hui ? Elle porte haut le drapeau du burn-out maternel, elle blâme la charge mentale… Mais de quoi elle se plaint ? Elle n’a pas connu la guerre, elle a probablement accouché « sans douleur » et sa machine à laver a un écran tactile.

C’est quoi son problème ?

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Moi, maman sans copine devant le portail

La demie va bientôt sonner.

Je regarde le trottoir se remplir de parents. Ceux qui ont attendu ce moment toute la journée : l’ouverture du portail de l’école. Ceux qui sont encore happés par leur travail et qui pressent le pas pour éviter un retard qui, le premier jour, serait franchement mal venu… et mal vu. Mais surtout, il y a les mamans qui papotent. Elles se racontent leur été, échangent sur le matin de ce jour si particulier : il a fallu les lever à 7 heures, autant dire un exploit après deux mois de grasses mat’ !

Je sens mon cœur se serrer et la nostalgie monter en moi :

sur ce morceau de trottoir, dans la douce lumière de cette fin d’après-midi de septembre, je suis bel et bien seule. Seule avec ces sentiments mêlés : joie et appréhension de les retrouver. Seule, aussi, avec toutes ces questions : Numérobis a-t-il pleuré toute la journée ? A-t-il dormi à la sieste ? A-t-il obéi un minimum ? Et comment se sont passées les retrouvailles de mon aîné avec son AVS ? Et sa « rencontre » avec sa nouvelle maîtresse ? Lire la suite…

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Trois jours dans les coulisses des fabuleuses au foyer

Les fabuleuses, c’est toi, elles, vous !

Et puis les fabuleuses, c’est aussi « nous ».

Chère fabuleuse, tu connais Hélène Bonhomme, qui a fondé ce site. Mais connais-tu la fabuleuse équipe d’Hélène ? Je vais te parler de celle dont je fais partie : l’équipe des fabuleuses chroniqueuses.

Nous étions réunies ce week-end et nous avons parlé de toi. De nous aussi. Du monde que nous avons envie de voir éclore. C’était tellement fort, et grand : je te raconte.

Hélène nous a réunies chez elle, à Bordeaux, pendant trois jours. Trois jours pour travailler, faire connaissance avec les nouvelles chroniqueuses, réfléchir, inventer, créer.

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Mamans : le trac de la rentrée

Ce matin, de concert avec les autres mamans de France, je pleure.

Certaines pleurent de joie (enfin la paix !), d’autres pleurent d’angoisse (est-ce qu’on finira l’année ?) — moi je ne sais pas vraiment pourquoi je pleure. En fait, je crois que ça me fait du bien pleurer. Je pleure certainement parce qu’ils sont grands et parce que moi, je me sens toute petite.

Reconnaissance et honneur d’être leur mère. Fierté d’avoir pu leur donner, je crois, tout ce dont ils ont besoin pour affronter une nouvelle étape de leur vie. Doutes et regrets sur mes “peut-mieux-faire”. Soulagement de tourner une page. Peur d’ouvrir un nouveau chapitre.

Car c’est aussi ma rentrée, l’ouverture des possibles (pendant quelques heures par jour, n’exagérons pas), le retour à la réalité, la frousse de ne pas y arriver. Lire la suite…

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Maman retourne à l’école

« Si si, c’est pas une blague ! Maman aussi a besoin de classeurs »

Ma fille de 6 ans reste perplexe. Debout au milieu du rayon « fournitures scolaires » du supermarché, elle hésite à rire.

« Tu te moques de moi, maman ?! Tu peux pas aller à l’école ! T’es une maman ! »

Ma décision

J’ai mis quelques mois à me décider. Assaillie de peurs et de doutes.

« Et si tu n’y arrives pas ? »

« Comment tu vas faire pour tout gérer ? »

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L’espoir de te voir

25 semaines,

on me le répète et je comprends, je comprends qu’il est trop tôt, que ce n’est pas le moment. Le temps m’échappe et tous les calculs s’enchainent dans ma tête. Comment te retenir ? Comment t’empêcher de venir ? Mon corps ne m’appartient plus.

J’ai le sentiment de l’avoir perdu, perdu entre tes mains.  J’ai peur, peur de t’avoir fait du mal, de ne pas avoir su t’aimer, mais surtout peur que tu m’échappes.

À la lueur de cette chambre, je comprends qu’il y aura un avant et un après cette nuit. Tous ces projets, toutes ces choses imaginées, ce temps passé à te parler, te sentir bouger sous mes doigts : tout cela ne sera plus vrai ou du moins pas comme je le voulais. Lire la suite…

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Le bilan de l’été

Les cartables sont (presque) prêts,

les étiquettes autocollantes dégainées à tout bout de champ et le bronzage commence à s’estomper. Dimanche soir, à la veille de reprendre le boulot, incapable de m’endormir, je me suis posé cette question : quel est le bilan de mon été ?

Au lieu de laisser mon esprit divaguer dans tous les sens et de ne jamais trouver le sommeil, j’ai donc pris mon carnet et mon stylo pour me lancer dans une check-list de cet été qui s’achève.

Dans l’ordre croissant (du moins sympa au carrément top),

voilà ce que j’ai vécu cet été, que j’en sois fière ou pas : Lire la suite…

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Apocalypse now

Rendez-vous à 17 heures au bord de la piscine après avoir pris possession de vos chambres !

Sur le papier, ça avait l’air génial :

3 jours de réunion de famille dans un hôtel avec piscine. Mais quand j’ai vu ma cousine – sans enfants – descendre de sa chambre avec un mini sac (trop mimi), sa crème solaire, son roman et ses écouteurs, j’ai pris en pleine face le fait que mon programme serait bien moins farniente (dans sa version Mojito) que le sien.

Mettre les brassards avant qu’ils ne plongent dans l’eau, remonter dans la chambre chercher les biscuits pour le goûter (heureusement que j’ai pensé à en apporter), monter avec la mauvaise clé, donc redescendre… et enfin, m’asseoir sur le bord de la piscine pour les surveiller tout en papotant avec ma tante.

Profiter de cette fin d’après-midi estivale les doigts de pied dans l’eau : finalement, pas mal ce programme !  Lire la suite…

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Comment savoir si c’est le bon ?

Mariée une première fois, je pensais que c’était le bon, l’homme de ma vie jusqu’à ce que la mort nous sépare. À ce moment-là, tu penses que tu es tout pour lui. Sauf qu’un jour tout s’écroule : il s’en va sans se retourner et tu te retrouves seule avec tes enfants.

Et pourtant,

Après une longue période de célibat, on sent qu’il est temps de remettre le pied à l’étrier, on reprend du poil de la bête, avec un peu de confiance. Une fois les séances de « relooking » et de psy terminées : il est temps de se lancer…. Lire la suite…