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Vie de mère : 6 questions à Véronique Gallo, la youtubeuse des mères de famille

Vie de mère, ce sont ces vidéos hilarantes qui inondent les réseaux sociaux, et où l’on peut suivre une mère proche du burn out se confier à sa psy online. De l’hypermarché à la rentrée des classes en passant par le goûter d’anniversaire, Véronique Gallo fait le tour des émotions ressenties par une mère de famille ordinaire qui a juste besoin de parler ! Vous pouvez découvrir ici mon entretien avec Véronique Gallo sur le site du Point. En exclusivité pour les fabuleuses : 6 questions à la “Norman des daronnes” à propos de sa vraie vie de mère !

Des capsules vidéo faites maison… Vous êtes mère au foyer ?

Je suis effectivement dans mon foyer tous les jours, toute la journée. Mais je n’ai pas du tout le tempérament d’une mère au foyer 24/24 ! J’essaie d’être une chouette maman… ce qui inclut des temps de ressourcement. Je pense qu’il y a un vrai lien entre le fait d’être bien avec soi et être bien avec ses enfants : si j’ai eu du temps pour écrire mes spectacles, aller jouer au théâtre, me faire plaisir alors je me sens disponible et j’aime être avec mes enfants !

En tout cas, je me sens très bien chez moi. En fait, j’aime surtout y être seule de 8h à 16h tous les jours, pendant que les enfants sont à l’école. Le plus gros drame quand ils sont malades, c’est l’invasion de mon lieu de travail !

Le travail à domicile, c’est comment ?

Avant, j’étais prof de littérature française dans un lycée. À cette époque, j’écrivais de nuit, ce qui m’épuisait. Puis mon spectacle a commencé à marcher, ce qui m’a permis d’arrêter ce métier et d’écrire à la lumière du jour ! J’adore travailler dans ma maison, c’est vraiment un luxe de pouvoir me faire une tasse de café ou vider le lave-vaisselle à tout moment. De plus je suis très solitaire, donc cette organisation me convient parfaitement.

Pour vous qui parvenez à nous faire rire, est-ce que c’est drôle d’être maman ?

C’est surtout des montagnes russes, surtout avec des enfants en bas-âge ! Je peux me dire à un moment : “Je ne tiendrai jamais jusqu’à ce soir, je vais mourir, je veux partir d’ici, j’ai envie d’embrocher cette petite”, et tout à coup elle me sort une phase à mourir de rire dont elle a le talent, je trouve cela extraordinaire et je me dis : “Mon Dieu, ça doit être triste de ne pas pouvoir connaître ça !” Être mère c’est dur, c’est magnifique, c’est changeant… c’est la vie. Je crois que la relation avec nos enfants est la seule relation qui nous remet constamment en question, qui nous pousse à grandir, à réfléchir, à savoir qui on est, à ne pas reproduire, à se réinventer…

Est-ce qu’il y aurait de la place aussi pour des capsules “Vie de père” ?

Vie de mère s’adresse aux mamans mais je pense que les papas vivent aussi ce questionnement. Les papas sont de plus en plus impliqués. Bien sûr, c’est normal qu’un père s’investisse dans la vie de famille… mais dans ce domaine, les hommes viennent de si loin qu’il faut saluer ce progrès pour notre société ! Le schéma familial a beaucoup évolué, aujourd’hui le couple c’est 1+1, et non une mère qui s’épuise et un père qui subvient aux besoins mais qui s’en fout !

Une enfant en bas-âge, ce n’est pas un frein pour votre carrière ?

À l’arrivée de mes aînés, j’ai vécu le manque de sommeil comme une expérience apocalyptique. Il était hors de question pour moi d’avoir un troisième enfant, d’autant plus que je me sentais prête à créer mes one woman show. Puis, une fois ma carrière bien lancée, l’idée m’est revenue comme une évidence. Lorsque j’ai eu ma petite dernière sur le tard, tout le monde s’est inquiété pour ma carrière. Mais si Salomé n’était pas née, Vie de mère n’existerait pas ! Si je n’avais pas revécu cette période de la petite enfance à l’âge et avec la réflexion que j’ai aujourd’hui, je ferais sans doute autre chose de ma vie aujourd’hui !

Il y a un lien profond entre ce que je vis à la maison et ce que je retranscris dans l’écriture, comme un puzzle qui se forme et qui fait sens. Je trouve formidable que ma vie de famille nourrisse mon métier. Pendant longtemps, j’ai pensé qu’être mère serait un frein, et aujourd’hui je constate avec satisfaction que tout s’aligne !

Est-ce qu’il faut être parfaite pour être fabuleuse ?

Être parfaite ? Quelle horreur ! Non non et non ! Il faut fuir la perfection. Moi je veux être une “mère suffisamment bonne”, comme disent les psychanalistes… J’ai beaucoup plus grandi de par toutes mes erreurs et imperfections que par toutes les choses que j’ai essayées de faire parfaitement !

Être tout le temps parfaite, ne s’autoriser aucune erreur, ça doit être terrible. Et puis pour les autres, quelqu’un de parfait c’est chiant ! Je croise parfois des mamans qui sont toujours parfaites, qui ont des enfants parfaits. Il n’y a jamais rien à déplorer. C’est pour ce genre de maman que je me tracasse le plus. Si on ne peut plus dire que ça ne va pas, qu’est-ce qu’on peut dire alors ? Je trouve ça très sain de dire j’en peux plus, j’en ai marre ! C’est peut-être même le premier pas pour être une fabuleuse !

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  • Myriam

    J’aime beaucoup les vidéos de Véronique Gallo !!! j’aime quand elle dit que l’on grandit de ses imperfections… c’est tellement vrai. Même les enfants en tous cas les plus grands sont sensibles au fait qu’on sache craquer.

  • Hélène Babiak

    excellent!

  • Nadia

    Que ce texte respire le vécu et la réalité de ce que l’on vit toutes sans exception même si certaines n’osent jamais l’avouer. Merci pour ces mots qui me rassure et me redonne la gnaque !!