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Toutes à poil !

To be or not to be .. nue !

Il y a neuf ans, j’ai entendu une phrase qui m’a marquée.

Il y a neuf ans, je mettais au monde un deuxième enfant. Son frère aîné venait d’avoir un an. Mon corps était lourd des deux grossesses successives. En guise de cadeau de naissance, je me suis vue offrir par ma famille, généreuse, quelques jours de cure en thalassothérapie.

Et c’est là, entre enveloppement d’algues et massage au jet d’eau, que j’ai entendu cette phrase.

Elle est sortie de la bouche d’un médecin, venu faire un compte rendu public d’une étude qu’il avait récemment menée sur l’amaigrissement sans régime. En recoupant les habitudes des femmes qui avaient perdu le plus de poids pendant le protocole qu’il avait mis sur pied, ressortaient plusieurs critères :

le fait de pratiquer un sport régulier, le fait de marcher chaque jour, celui de s’alimenter trois fois par jour et d’autres encore…

Une ligne a particulièrement attiré mon attention : elle mentionnait le fait de passer du temps nue.

Intriguée, j’ai demandé à en savoir plus.

Le médecin m’a alors répondu :

« Oui, nous avons constaté que le fait de passer du temps nue semble être un facteur encourageant la perte de poids. Dans notre échantillon, les femmes qui vivent plus souvent nues sont également celles qui se trouvent en meilleure forme physique ».

Pour moi, cette phrase a eu un effet de quasi-prescription, balayant la vague culpabilité que j’associais au fait d’aimer vivre aussi nue que possible, toute l’année, chez moi.

Certaines femmes aiment l’été pour cela :

Le contact plus proche avec son corps, avec sa nudité. C’est l’occasion de mieux sentir ce corps, de mieux le soigner aussi.

D’autres refusent de regarder leur corps, bien souvent parce qu’elles ne le trouvent pas beau, parce qu’elles ne l’aiment pas.

Pas assez. Ou pas du tout.

Depuis la phrase de ce médecin, je m’autorise chaque été à « vivre nue » chaque fois que je le peux. Me coucher nue, oser me regarder dans la glace, nue. Porter des robes sans couture, légères, qui m’aident à sentir mon corps se mouvoir. Faire la sieste nue. Sentir ce que je fais quand je me mets de la crème sur le corps, aimer les moments où je sens le soleil réchauffer ma peau. Profiter de l’été pour observer, cajoler, aimer un peu mieux ce corps qui en a tant besoin.

L’entendre mieux parler, mieux lui répondre. Le remercier. En découvrir, par mon regard attendri,  les beautés. Et aimer l’habiter.

profil-valerieValérie de Minvielle est psychologue clinicienne. Après 20 ans d’expérience en psychologie clinique et art-thérapie, elle a fondé en 2015 « ma juste place », une méthode d’accompagnement personnalisé pour les femmes qui veulent trouver leur équilibre et se sentir à leur juste place dans leur vie de couple, en tant que mère, et dans leur vie professionnelle et sociale. Valérie anime également des formations à la connaissance de soi dans plusieurs instituts de formation et établissements scolaires, en France et en Belgique. La joindre sur http://www.majusteplace.com/ et sur https://www.facebook.com/majusteplace/
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