All posts tagged féminité

HB - article fille a ses regles

Ma fille a ses règles

Ça y est, elle a 14 ans, et elle a ses règles.

Le moment tant attendu (par elle) est arrivé.

Depuis des mois, elle me disait :

« Maman, quand est-ce que je vais avoir mes règles ? Pauline a ses règles, Anissa a ses règles, et moi, toujours rien. »

« Ah bon », lui répondais-je. « Et depuis quand a-t-elle ses règles, Pauline ? »

« Depuis la semaine dernière ».

Si Pauline a ses règles, c’est donc que ça peut débarquer à tout moment chez nous. Nous avons donc fait un stock (conséquent) de serviettes hygiéniques (bio) et glissé quelques-unes dans son sac à dos afin de parer à toute éventualité.

Pour de vrai, moi, je n’étais pas vraiment pressée.

Parce que

  1. elle n’est officiellement plus ma « petite » fille,
  2. elle est maintenant fécondable et c’est atrocement angoissant,
  3. il faut impérativement que je la mette sous cloche et que j’installe un mirador au sommet de l’immeuble, sans oublier de mettre un logiciel espion dans son téléphone pour surveiller tous ces grands benêts qui vont lui tourner autour.

Mais bon. Que puis-je faire contre la roue du temps ? Pas grand-chose, hélas. Lire la suite…

HB-6 fausses couches

J’en suis à ma sixième fausse couche

Nous avions un rêve.

J’ai 32 ans, je suis mariée depuis 4 ans. Le mois dernier, j’ai fait ma sixième fausse couche précoce.
Je me considère donc comme maman de 7 enfants mais qui sont au ciel. Ce qui adoucit quelque peu ma peine.

Issue d’une famille nombreuse (dix enfants), j’avais ce doux rêve d’avoir moi aussi à mon tour une petite famille. Plus jeune, je m’occupais de garder des enfants, j’aimais cela.

Je me suis mariée et nous avons, avec mon époux, commencé à vouloir concrétiser ce rêve d’être parents. C’était excitant ! Fonder une famille, ce à quoi nous nous sommes engagés. Nous avions le projet fou d’avoir cinq enfants.

Mais la vie en a décidé autrement.

J’ai commencé par faire deux fausses couches inexpliquées la première année. Nous ne nous formalisons pas, en se disant que ça arrive à beaucoup de femmes et de couples.

L’année suivante, une autre fausse couche qui succède au bonheur de découvrir que l’on est enceinte. Un an plus tard, encore une fausse couche.

Décidément, il y a quelque chose qui ne va pas.

Lire la suite…

HB-bellemere

Belle-mère/belle-fille : pourquoi ce n’est jamais simple ?

S’il est une relation dans laquelle on marche sur des œufs, c’est bien celle-là. Je suis sûre que vous voyez de quoi je veux parler. Tendue, fragile, la relation belle-mère/belle-fille ne va pas de soi et – contrairement à la filiation – elle n’est jamais définitivement acquise. À tout moment, un caillou dans la chaussure peut la remettre en question.

« Au début, tout allait bien, confie ainsi Aurélie. Je la voyais de temps en temps, quelques heures, on se supportait bien. Tout a déraillé quand Florian et moi avons emménagé ensemble. Là, elle est devenue envahissante, elle téléphonait ou venait régulièrement sans s’annoncer, s’invitait dans nos prises de décisions personnelles. Florian avait inconsciemment son modèle en tête pour tout et j’ai eu du mal à trouver mes marques au sein de notre foyer, d’autant qu’il lui demandait conseil sur plein de choses. C’était à celle qui saurait mieux l’entourer et prendre soin de lui. »

Certaines mères, se sentant dépossédées de leur fonction maternelle, s’imposent assez vite comme des “rivales”. Par peur de perdre l’amour de leur fils, elles défendent bec et ongles leur territoire, oubliant qu’il s’agit d’une course vaine : après tout, nous voulons toutes les deux le bonheur de ce fils chéri ! Lire la suite…

HB-article-menopause 2

Belle et désirable après la ménopause

« Suis-je encore femme si je ne peux plus avoir d’enfant ? »

« Suis-je encore séduisante et désirable alors que mon corps vieillit ? Puis-je m’autoriser à l’être ? »

« Que suis-je appelée à vivre aujourd’hui ? »

Ces questions, la femme peut être amenée à se les poser de façon parfois inconsciente à la ménopause.

Mais ce bouillonnement intérieur pourra provoquer une impression de mal-être plus ou moins facile à dépasser selon les ressources personnelles, le parcours de chacune et le soutien de son entourage proche ou amical.

Le regard de l’homme est un appui solide pour qu’elle puisse se sentir belle et désirable.

En vieillissant, sa fraîcheur et sa beauté, sans se perdre, se transforment, et le sentiment d’être moins regardée, ou de ne plus l’être, peut lui donner l’impression de se dépouiller de ce double privilège qui la rendait femme : la jeunesse (assimilée à la beauté) et le fait de devenir mère. Il faut tourner la page !

Une bonne nouvelle !

Lire la suite…

HB-article jai mes regles

J’ai mes règles

« Ce matin, je suis épuisée et je me sens inutile. Bref, la déprime. J’ai juste envie de rester dans mon lit. De ne rien faire. Mais je dois me lever. Aujourd’hui encore, je vais devoir lutter… Alors, je serre les dents, je me lève et surtout, j’oublie que j’ai mes règles. »

Voilà ce que je me suis dit pendant des années.

Pendant des années, plusieurs jours par mois, j’ai serré les dents. Lire la suite…

HB-vignette naissance dumont

Naître

Le jour se lève, inondant la chambre de sa lumière opaline. Seule, allongée sur le lit, je parle à mon enfant qui va naître. J’attends sa rencontre avec impatience. Je sais que l’heure approche.

Toute la nuit, mon ventre gonflé comme un fruit mûr s’est durci de façon régulière. Ce matin, le rythme devient cadence, la douleur plus vive. Entre deux contractions, je peux me reposer et profiter de cet ultime instant de douceur qui précède la naissance. Lire la suite…

HB-article uterus

Avoir un utérus, ou pourquoi les femmes cogitent

« J’veux un enfant »

« J’veux pas d’enfant »

« Pourquoi j’ai mes règles ? »

« Pourquoi j’les ai pas ? »

« Vivement que j’les ai plus ! »

J’ai souvent pensé que ces questions prenaient racine au fin fond de cet espace corporel, singulièrement féminin, à savoir l’utérus. Pas plus gros qu’une orange, il nous renvoie de façon cyclique et régulière à la mère potentielle que nous pourrions devenir. Cela pendant 40 ans.

De quoi meubler quelques heures, non ?

Sa vitalité se confirme par l’apparition et l’évolution de signes concrets que nous pouvons observer et interpréter dans nos sous-vêtements : la présence ou l’absence de glaire, l’ovulation, les règles, ou encore les différentes douleurs qui l’agrémentent.

Et tandis que nos jeunes filles piaffent à l’arrivée de leurs premières « ragnagnas », d’autres fabuleuses paieraient cher pour ne plus les avoir, quand celles de cinquante ans peinent sous les bouffées de chaleurs et l’inconfort de la ménopause, signe avant-coureur d’un temps révolu, qu’elles désignent parfois avec humour en s’exclamant :

« La machine est cassée ! »

Lire la suite…

HB-interview claire de st lager

« Les femmes doivent croire en elles pour prendre leur place »

Rencontre avec Claire de Saint Lager, jeune femme rayonnante et inspirante, fondatrice du parcours Graine de Femme et de Isha formation, auteur du livre La voie de l’amoureuse*. Le concept ? Aider les femmes à renouer avec leur désir profond. Une « pédagogie du désir » innovante et qui décape, un challenge osé et réussi.

Claire, quelle est l’intuition qui t’a amenée à réfléchir sur le féminin ?

Je me suis toujours interrogée sur la femme. Adolescente, je me posais déjà des questions : que signifie être femme ? La femme a-t-elle une mission spécifique, un rôle particulier ? En 2010, je suis partie au Cambodge avec Enfant du Mékong, en tant que responsable d’un foyer de dix-sept étudiantes. Les femmes du Cambodge ont inspiré cette quête, cette recherche du féminin en moi et dans le monde. À mon retour, j’ai eu l’opportunité de créer Graine de Femme, un parcours pour aider les adolescentes à grandir et mieux se connaître. Ces expériences m’ont forcée à creuser le sujet : comment approfondir la question complexe de la femme et du féminin sans entrer dans une caricature? Lire la suite…

HB-article-seins

Mes seins

J’ai toujours été une folle dingue du dialogue intérieur. Mais les choses ont empiré depuis quelques années. Maintenant, je parle même à mon corps. Et notamment à mes seins.

C’est un fait.

Je les regarde, nus et blancs, dans le miroir de la salle de bain tandis que je me déshabille pour me doucher :

« Un peu palots, mes chers amis. J’aurais dû accepter de vous laisser caresser par le soleil. Aux côtés de ma gorge dorée, vous auriez meilleure allure. »

L’un cloche du téton tandis que l’autre regarde ailleurs. Il faut que je vous dise : je souffre d’un léger strabisme « tétonnier » divergent. Comme la rééducation du téton n’existe pas (avez-vous déjà rencontré des orthoptistes de la poitrine ?) je n’ai jamais osé parler de ce complexe à n’importe quel médecin, même le plus indulgent, de peur de passer pour une psychorigide de la poitrine parfaite.      Lire la suite…