Albane Bonfort : “Révélez votre beauté !” - Fabuleuses Au Foyer
Dans ma tête

Albane Bonfort : “Révélez votre beauté !”

Hélène Dumont 17 mai 2021
Partager
l'article sur


Rencontre avec Albane Bonfort, créatrice des Ateliers Essenci’Elles, dont l’objectif est d’aider les femmes à redécouvrir leur féminité, afin de pouvoir s’habiller en fonction de ce qu’elles sont et non pas de la mode !

Albane, tu accompagnes les femmes à mettre en valeur leur beauté : peux- tu nous expliquer ce que cela signifie pour toi ?

En tant que femmes nous sommes confrontées à tout un tas d’injonctions ! Sois mince, sois tendance, sois belle et opérationnelle ! Le fil rouge des ateliers réside en l’accueil du corps et de la féminité : c’est une porte d’entrée. Un premier pas parmi tant d’autres pour se découvrir. Notre corps nous donne des informations sur la femme que nous sommes à l’intérieur. Se vêtir en fonction de nous-même nous rend vraiment belles. C’est une façon de se rencontrer pour sortir de la comparaison et découvrir que nous sommes singulières.

C’est en m’accueillant telle que je suis que je rayonnerai : facile à dire mais pas toujours facile à vivre ! Les femmes ont souvent tendance à se trouver moins belles que les autres. La jalousie nous traverse toutes. Oser la regarder en face permet de déculpabiliser, de renoncer à la critique. Cette démarche est plus enthousiasmante que de chercher à se conformer.

Concrètement, je peux par exemple essayer de comprendre pourquoi cette robe qui me plaît tant chez la voisine ne me va pas quand je l’essaie. La raison n’est pas « je suis mal foutue » mais juste « je ne suis pas ma voisine » !  Se relier avec nos intuitions corporelles est important, elles sont souvent justes. Dans les ateliers que je propose, les femmes s’étonnent souvent de ressentir des choses très précises par rapport aux longueurs, formes et coupes de vêtements. Voilà ce que signifie pour moi révéler la beauté de chaque femme.

Pour mes ateliers, j’utilise des capes de couleurs, de matières, mais aussi les gardes robes des femmes qui viennent me voir ! Je pars d’elles et de tout ce qu’elles ont à donner et à dire, que ce soit par l’observation de leurs corps ou par leurs choix de vêtements. Je les invite également à se questionner sur leurs achats, leurs pièces usées jusqu’à la corde, les pièces qu’elles ne mettent jamais. Elles sont au cœur de toute leur démarche.

Je propose trois ateliers : Couleurs, Matières et Formes. Chacun vient révéler quelque chose de leur personnalité. L’important étant de ne pas se figer dans une étiquette, mais de poser son attention sur ce que le corps livre comme information.

Comment en es-tu arrivée aux Ateliers Essenci’Elles ?

La maternité m’a transformée. Après ma 4ème grossesse, une amie m’a proposé de vivre un atelier autour des couleurs, des matières et des formes qui me mettraient en lumière. J’y suis allée : tout ce que j’avais vécu jusque-là prit sens. C’est ainsi que j’ai eu envie de proposer à d’autres femmes cette démarche, pendant un an je me suis donc formée à la méthode Métamorphose. J’ai ensuite monté les Ateliers en fonction de ma personnalité et de mes valeurs.

Qu’est ce qui a éveillé ce désir en toi ?

« Le lieu de ta blessure sera le lieu de ta rédemption », m’a dit un jour un ami cher. Ma mère a été abîmée dans sa féminité et dans son corps à cause d’une tumeur. J’étais petite, mais sa maladie a été la chance déguisée de ma vie ! En effet, c’est ce qui a déclenché ma réflexion autour de la féminité. Toute épreuve peut nous emmener plus loin, vers plus de vie.

C’est une joie profonde de voir ce qui se passe en atelier. Certaines femmes me partagent une réconciliation avec leur corps. Elles osent enfin se regarder dans la glace sans jugement et affirmer qu’elles se trouvent belles. Elles commencent un chemin d’acceptation, quand d’autres continuent un chemin de joie dans leur corps. Ce sont des temps de légèreté et de rire ! Les intimités se dévoilent avec humour et des instants de délice se vivent. Les cercles de femmes font du bien pour déposer ce que nous vivons. L’une de nos forces, en tant que femmes, est de pouvoir compter sur nos sœurs ou nos amies !

Doit-on souffrir pour être belle ?

Je vais reprendre cette phrase répétée souvent chez les Fabuleuses : « Soyons notre meilleure amie ! » L’idée est de se dire que nous sommes faites pour la beauté et la joie. J’invite les femmes à initier ou à continuer un chemin dans ce sens-là quand elles se regardent dans la glace et dans les tissus.

Pour le reste,  il n’y a pas de réponses toutes faites. C’est à chaque femme de la trouver. Nous pouvons tout de même nous poser la question de nos intentions, de nos objectifs, de nos choix.

Par exemple : 

  • Si je me sens mal à cause de ces kilos en trop, ou que j’ai besoin de me sentir mieux dans mon corps, je peux effectivement amorcer un travail pour apprendre à me nourrir avec des aliments qui me font du bien ou reprendre le sport.
  • Si je n’aime pas les talons, c’est qu’il y a peut-être une raison. Ne serait-ce pas une information transmise par mon corps, justement, et que je pourrai approfondir ? 
  • Inversement, si les talons me permettent de me sentir femme alors oui, mettons des talons !

Nous avons chacune une structure de corps qui restera la même de notre naissance à notre mort. Structure contre laquelle se greffe inévitablement la météo de la vie avec les kilos en plus ou en moins. Mais cette architecture correspond aussi profondément à celle que nous sommes, elle est à respecter : notre corps reflète notre personnalité.

Le désir d’être belle est-il fondamental ?

Oui absolument ! Mais c’est aussi là toute la complexité ! Nous culpabilisons parfois de parler « fringues », de se soucier de ces questions qui sont jugées futiles. Or, nous avons toutes à cœur d’être belles et reconnues dans ce que nous sommes. Qui ne s’est jamais demandé un matin : « Pfff ! Comment je m’habille ? » Notre beauté et ce besoin d’être belle disent quelque chose de plus grand sur nous, cela nous parle du sacré.

La beauté est-elle accessible à toutes les bourses ?

L’idée est de découvrir les couleurs, les matières et les formes de vêtements qui nous correspondent. Il ne s’agit pas de porter une grande marque ou d’avoir une garde-robe surchargée pour être belle. D’autant plus que l’industrie du vêtement est la deuxième industrie la plus polluante au monde. Si je me connais mieux, je saurai davantage sélectionner les pièces qui me vont et combiner ainsi le fait d’être belle, alignée à ma bourse tout en protégeant la planète !

Nous pouvons par exemple revendre nos importés, faire fonctionner des sites d’occasions, initier du troc entre Fabuleuses.

Comment prendre soin de la fabuleuse qui est en nous quand nous sommes fatiguées ?

Revenir dans l’instant présent par nos ressentis, à travers notre corps, me semble essentiel. Nos coups de pompes nous emmènent souvent bien loin dans nos pensées, le passé, le futur, ailleurs. Or, la joie se trouve ici et maintenant. La force nous est donnée là, tout de suite. Le reste nous épuise, nous vide. Je peux aussi me relier à mon sens favori : notre corps est notre principal allié pour nous y aider.

Quelle citation voudrais-tu partager aux Fabuleuses ?

J’aime beaucoup celle de Maurice Béjart :

« Celui qui habite son corps et réside en son âme est en soi une fondation d’amour. »

Ateliers Essenci’Elles : https://www.lesateliersessencielles.com/



Partager
l'article sur


CHÈRE FABULEUSE
Le mail du matin
Les aléas de ta vie de maman te font parfois oublier la fabuleuse qui est en toi ? Inscris-toi ici pour commencer la journée avec un petit remontant spécial maman ! C’est entièrement gratuit et tu peux te désabonner à tout moment.


Cet article a été écrit par :
Hélène Dumont

Après avoir suivi un parcours de Lettres et Civilisations, Hélène est devenue professeur des écoles puis conseillère conjugale et familiale. Très attachée aux problématiques de l’articulation du maternel et du féminin, elle travaille aujourd’hui en cabinet libéral au rythme de sa vie de famille : un chouette époux et 6 enfants !
https://www.conseilconjugaletparentalite.com

> Plus d'articles du même auteur
Les articles
similaires
Le diagnostic : une carte au trésor
Quand le diagnostic tombe, qu’il soit soudain ou attendu depuis longtemps, les mots viennent cristalliser une réalité qu’on a plus[...]
Ma maison rêvée ? C’est le voisin qui l’a !
Nous avons acheté une maison. Il y a un an, en sortie de confinement (le premier, le fameux….) et nous[...]
Permis de briller
Victoire s’endormait en bavant, enroulée sur mon bras gauche. Adelin et Roman se disputaient au sujet du choix de dessin[...]
Conception et réalisation : Progressif Media