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Sophie Pourny : “Je veux encourager les femmes à découvrir leurs talents !”

Sur son blog, elle se présente comme “quarantenaire décomplexée”. Sophie Pourny, maman de 2 enfants de 13 et 11 ans, a lancé son activité de coaching il y a un an, avec pour mission d’aider les femmes à lutter contre leur sentiment d’illégitimité.

Sophie, qui êtes vous ?

Une maman qui a compris que son propre épanouissement allait servir à ses enfants et à sa vie de famille. Ça, je peux le dire aujourd’hui, mais ça m’a pris du temps ! En s’observant avec un peu de recul, on se rend compte que quand on n’est pas bien (dans son boulot ou dans ses baskets), ça a une influence directe sur la vie de famille… Pour moi, être “pas bien”, ça signifie : je râle, ça monte dans les tours et ensuite je m’en veux ! Le genre de moment que je partage sur mon blog de maman depuis trois ans.

Pourquoi ce blog ?

Au départ, j’avais envie de partager ma vie de maman avec beaucoup d’autodérision : je voulais que ça soit décalé, un peu fun. J’ai écrit un article sur les poux parce qu’on en avait chaque semaine : je me suis lâchée, et ça m’a fait un bien fou ! Sur le blog, j’ai aussi partagé mes questionnements par rapport à mon travail et à une éventuelle reconversion : j’y ai d’ailleurs annoncé que j’allais me former au coaching. J’ai parlé de toutes les étapes de ce changement : quitter son boulot, se retrouver chez soi, reprendre une formation, etc…

Aujourd’hui, je parle d’un peu tout : de mes enfants, de moi, de développement personnel, de mon côté écolo…le point commun, c’est moi ! Grâce au blog, j’ai noué des contacts avec d’autres mamans : on échange en privé, c’est chouette, car il y a une vraie solidarité. On s’épaule, on s’enrichit les unes les autres…

Il y a 2 ans, vous avez donc décidé de devenir coach. Pourquoi ce virage ?

J’ai été gestionnaire en logistique pendant 15 ans…mais à la fin, je n’étais pas bien dans mon job et ça avait des répercussions sur ma vie de famille ; je n’étais pas épanouie ! Au boulot, je perdais mon temps, je me sentais inutile et je ne rendais plus service à l’entreprise. J’ai alors entamé une réflexion sur mes envies, sur mes capacités : j’ai réalisé que c’était le côté humain qui me motivait.

En creusant mes envies et mes capacités, en lâchant le mental, j’ai poussé les portes d’une école de coach et ça m’a parlé “intérieurement”: c’était pour moi ! Avec le coaching, on aide les gens à se concentrer sur l’objectif, sur le but à atteindre.

Cette réorientation, qu’a-t-elle changé dans votre vie ?

Quand j’ai découvert ce que je voulais faire, ça a fait l’effet d’une véritable bouffée d’oxygène ! Mon cerveau fonctionnait à nouveau…je prenais les choses de façon totalement différente alors que les problèmes restaient les mêmes au quotidien.

Plonger dans la sphère du développement personnel, du coaching, a eu un effet vraiment positif sur moi et ma vie de famille. J’ai beaucoup appris et découvert des tas de sujets passionnants, comme la communication. Je peux dire aujourd’hui que ça m’a permis d’avoir confiance dans mes enfants.

Quel est le profil des personnes que vous accompagnez ? Et leur point commun ?

J’accompagne plutôt des femmes. En général, ce sont des mamans qui ont eu des enfants et qui veulent changer de job ou qui sont en congé parental. Elle sentent que leurs priorités ont changé et viennent faire le point pour trouver ce vers quoi elles veulent se diriger.

Toutes ces femmes ont un talent, mais elles l’ignorent ! Elles ont juste besoin de l’entendre, après, c’est à elles de travailler à le découvrir.

Le point commun de ces personnes ? Elles n’ont pas conscience de leur valeur ! Pourtant, on a toutes une place ! Moi-même je me suis fait coacher pour avancer sur ce point et prendre conscience que j’avais ma place en tant que coach. Je suis comme une grande majorité de femmes : je manque de confiance en moi…ou plutôt, j’ai longtemps manqué de confiance en moi. Aujourd’hui, je suis notamment plus sûre de moi dans le fait que je peux aider les femmes à gagner de la confiance en elles, justement.

Finalement, la confiance en soi est comme un muscle : si on le travaille, il devient plus fort ; c’est ce que j’ai fait, et que je continue de faire !

Dans un de vos articles de coaching, vous écrivez : “N’attendez pas d’être parfaite pour vous lancer dans une activité.”

Je veux encourager les femmes ! On manque toutes cruellement de légitimité. En acceptant d’être imparfait, on teste et on rattrape. C’est une chose que j’ai expérimenté pour mon blog : j’y publie des articles que je juge imparfaits…mais je préfère les publier plutôt que de les laisser en brouillon ! Je crois vraiment que le sentiment d’illégitimité s’engouffre partout…

Comment avez-vous découvert les Fabuleuses ?

Par le jeu des réseaux sociaux. Au début, je me suis dit :

« Ce n’est pas pour moi, mes enfants ne sont pas petits et je ne suis pas au fond du gouffre ! »

En fait, j’avais juste oublié ! Et je me suis sentie rejointe sur le côté “ quête de la perfection”, sur cette nécessité que les femmes ont intégrée de cocher toutes les cases… Cela rejoint mon travail de coach : j’aide les femmes à savoir dire “non” et à prendre conscience que dire non à une chose, ça n’est pas la porte ouverte à dire non à tout !

Quelle est votre « astuce de Fabuleuse » pour survivre aux journée pourries ?

Un truc auquel je ne croyais pas avant parce que je me disais que c’était “pipeau” : écrire le soir au moins une chose que j’ai aimée dans ma journée. J’ai essayé et c’est extrêmement puissant ! Ça peut être : un arc-en-ciel, une rencontre sympa… Cet exercice permet vraiment de “relativiser”, de “changer” ses pensées sur la journée passée, de la finir sur une note différente…et de bien s’endormir 🙂

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