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Scènes de ménage : à quand la fin ?

Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus, et les bébés pleurent.

On s’est rencontré, on s’est aimé, on s’est embrassé, on a rêvé, on s’est marié, on a voyagé, on s’est installé, et puis on a eu un bébé. La vie a changé. J’ai changé. Tu as changé. Notre couple a changé. Une page s’est tournée. On sort moins, on traîne moins, on voyage moins, mais on rêve toujours, on s’aime toujours. Plus comme avant. Différemment. Plus richement. Plus véritablement.

Devenir parents, voilà qui ouvre une porte dont on ne soupçonnait même pas l’existence. On se redécouvre, on surprend l’amour filial en nous, on murît, on évolue comme jamais. Et on apprend comme à l’école toutes ces choses qu’on ne nous apprend jamais à l’école. Bref, on apprend sur le tas, souvent dans les pleurs et à bout de nerfs.

Et le couple en prend un coup.

Toi, tu te prends la tête avec ton mari ?

Noooon… TOI tu te prends la tête avec ton mari ? Ooooh que oui. Surtout durant les premiers mois avec ce cher bébé que l’on a tant espéré, tant attendu et tant voulu. Pourquoi personne ne nous a prévenu que les pleurs d’un nouveau-né, c’est mauvais pour les nerfs ?

Dur constat lorsque les conflits sont arrivés dans les premiers mois avec bébé. Nos différences ont comme explosé avec plus de force que jamais. Moi avec mes besoins, lui avec ses besoins. Et aucun pour comprendre les besoins de l’autre. Bref, le cercle vicieux habituel… renforcé par la fatigue des nuits courtes et les nerfs à bout par les pleurs incessants.

Et dans ces moments-là, on comprend que beaucoup de couples se séparent après l’arrivée d’un premier enfant. Oui, c’est dur ! Dur de retrouver le chemin de l’intimité émotionnelle, humoristique et physique. On semble à plusieurs milliers de kilomètres l’un de l’autre tout en étant dans la même maison, dans la même chambre, dans le même lit.

Comment on fait maintenant ?

Pour être sincère, la séparation, j’y ai pensé. Mais mon fabuleux a pris une place dans mon cœur qui restera gravée à jamais. Partir loin de lui, même volontairement et pour peu de temps, c’est déchirer mon propre cœur. C’est partir pleine de blessures dans ma valise. Et c’est remplir de tristesse la petite valise de mes enfants. Bref, ca n’aurait fait qu’aggraver la situation… Ce jour-là, je me suis dit qu’il s’agissait donc de continuer à vivre avec ma famille, dans cette maison. Et tant qu’à vivre avec eux, autant vivre joyeux, tant que c’est dans mes rênes !

Le pardon, encore le pardon

Vous allez être déçus : à ce jour, je ne détiens aucune solution miracle contre les conflits dans le couple et notre maison. . Les prises de têtes, ça nous arrive encore ; se bouder, c’est ma spécialité ; se blesser verbalement, même en criant, et cela même devant les enfants (aaaah, tout ce que j’ai toujours voulu éviter !)

Mais on progresse, on mûrit, et on se pardonne. Ce “pardon“, qui est si difficile à faire dire à notre enfant quand il blesse quelqu’un : déjà tout petit, c’est dur de se remettre en question, d’admettre qu’on a fait du mal à l’autre. Eh bien même adulte, c’est dur de dire « pardon ».

Et pourtant, aimer, ce n’est pas ne plus blesser l’autre, mais se pardonner rapidement. Je lève le chapeau à mon fabuleux qui est souvent le premier à demander pardon.

Et moi souvent celle qui laisse traîner les choses, pour bien faire grandir mon amertume, me disant qu’ainsi il comprendra bien à quel point je suis fâchée et blessée, et qu’au final il ne me comprendra jamais, et c’est pas juste, et… bref, je me fais plus de mal à moi-même, car je rumine mes pensées noires !

Un conflit, une chance !

Les conflits nous apprennent tellement sur l’autre. Ils mettent en valeur notre sensibilité, notre fragilité, nos blessures enfouies jamais vraiment guéries. Les conflits, quand ils émergent, nous donnent l’opportunité de guérir, d’aller vers un mieux être qu’on a toujours espéré ! Rebondir ensemble sur un conflit, c’est réaffirmer notre amour pour l’autre en l’aidant à guérir sur une base d’amour et de confiance.

Le petit camion en bas de l’escalier…

Je m’en rappellerai toujours : notre fils venait de fêter ses deux ans. On lui avait offert à cette occasion un beau petit camion, et il avait passé la soirée à jouer avec. Le lendemain matin, on s’est pris la tête avec mon fabuleux. Dans un élan de rage, j’ai balancé le sac de linge sale en bas des escaliers. CRAAAAAAAAAC. Pile sur le beau petit camion de notre loulou.

Qu’est ce que j’en ai pleuré. Quelle honte. Quel gâchis.

Grosse prise de conscience : nos disputes font autant de mal à nos enfants qu’à nous. Aïe. Que ça me fasse du mal à moi, pas grave. Que ça fasse du mal à mon fabuleux, après tout il l’a bien cherché (dirai-je quand je suis fâchée). Mais que ça fasse du mal à mon fils, qui n’a rien demandé, qui n’a blessé personne… Aïe. Non.

Fabuleux et Fabuleuses, vous avez le pouvoir de contribuer fortement à votre bien-être et à celui de vos enfants en faisant une chose absolument fabuleuse : ne laissez pas vos petits conflits miner vos vies ! Efforcez-vous de les résoudre dès que possible pour respirer un air meilleur.

 

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  • Tabitha

    Ici aussi on a vécu une sacré tornade avec l’arrivée des enfants et c’est un combat de tous les jours que de demander pardon (à mes enfants, à mon fabuleux) mais on avance et on apprendre ensemble ! L’éducation de nos enfants est complexe et c’est un vrai challenge pour le couple mais on est fabuleuse alors on va y arriver !

  • Anna Meille

    J’entends bien et adhère à tout ce qui est dit dans l’article. Mais comment faire quand ce qui nous ronge, nos desaccords je les exprime et qu’à chaque fois c’est considéré par l’autre juste comme une conséquence de mon mal être et de mon état dépressif? Que quand je veux en parler je l’entends me dire : « de toute façon ces derniers temps t’es pas dans ton état normal! » Comme si le fait d’être mal, dans une période de creux, annihilait ou faussait ce que je ressens.