L’art de la transition : se déconnecter et se reconnecter en douceur - Fabuleuses Au Foyer
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L’art de la transition : se déconnecter et se reconnecter en douceur

Une Fabuleuse Maman 19 juin 2026
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7h. Lever des enfants, petit-déjeuner.

À peine le temps d’un pseudo-équilibre temporaire (adouci par le choco ou les céréales) que le départ pour l’école se prépare en coulisses. Et le hall de la maison devient la scène principale d’un drame. En effet, il incarnera le lieu de la séparation.

L’enfant comprend que l’on va se quitter.

Et ça crie, ça traîne, ça jalouse son frère, ça oublie son plumier, son sac de piscine, le mot à signer pour la maîtresse. Panique. Puis ceux qui sont prêts (les aînés souvent) se mettent à râler. L’heure file. Ouf, ça y est, on part. 8h28 : arrivée à l’école, après la sacro-sainte recherche d’une place de parking. On se quitte « au compte-gouttes », devant les rangs respectifs.

La comédie recommence à 16h.

Quand nous arrivons à la garderie, nos enfants ont l’air de jouer paisiblement dans la cour. Puis l’entrée dans la voiture (espace de transition), uniquement « en famille » marque le début des hostilités. Nos loustics lâchent la fatigue et la tension accumulée dans la journée. 

D’où l’importance des petites phrases rituelles pour commencer la transition : 

« Comment s’est passée votre journée ? »

Ou plus originales :

« Qu’est-ce qui vous a fait rire aujourd’hui ? »
« Quel était le jeu le plus chouette ? »
« Vous êtes fatigués comment entre 0 et 10 ? »

En veillant évidemment à partager “équitablement” la parole entre chacun, sinon c’est re-motif de crise.

Arrivée à la maison.

Commencent les rituels des petites tâches : enlever ses chaussures, ranger sa boîte à tartines, sortir le journal de classe.

Même si je rêve d’un goûter tous ensemble paisiblement assis (j’ai dit assis 😉) à table, en réalité chaque enfant a des besoins différents, en fonction de son énergie du moment : pour l’un c’est rester ensemble, pour l’autre se réfugier dans son coin.

Comment jongler avec ces transitions ?

Comment se déconnecter et reconnecter en douceur à la réalité familiale, à la présence de la fratrie et à celle du parent ? Parent auprès de qui l’enfant va chercher décharge, réconfort, limites, affection ou les 4 à la fois car il revient de l’école avec toutes ses émotions de la journée qu’il a souvent gardées au chaud, pour tout resservir en même temps, façon pot-au-feu, au moment des retrouvailles.

Et nos transitions à nous, les mamans ? 

Ces moments de passage nous concernent tout autant ! Nous aussi, nous revenons après tout de notre journée, riche en événements et émotions.

La réponse, vous la voyez venir : tout comme les masques à oxygène dans un avion. D’abord penser à soi en tant que parent. Et se prévoir un vrai espace de transition entre le boulot (ou notre réalité multi-tâches de mère au foyer) et les retrouvailles avec nos enfants. 

En effet, il vaut mieux arriver 10 minutes plus tard à la garderie mais avec une énergie légèrement différente. Cela fait gagner bien plus que 10 minutes dans les 2h qui vont suivre, promis !

Que faire de ces 10 minutes ?

Soyons créatives ! Tony Robbins disait « si tu n’as pas 10 minutes, tu n’as pas de vie ». Et avec le module « tout commence par la pause » du Village, nous aurons peut-être appris à diversifier ces moments rien que pour nous.

Ça peut être dans la voiture, sur le parking de l’école en écoutant un exercice de pleine conscience. L’important est de se reconnecter à soi. 

« Comment est-ce que je me sens physiquement, psychiquement ? De quoi j’aurais besoin, là maintenant ? »

Ce petit coup de sonde de notre météo intérieure est bien utile pour ajuster notre énergie et notre attitude dans la suite de la journée.

Besoin de me dépenser ? Pourquoi ne pas aller faire un mini footing dans le quartier de l’école ?

Besoin de nature ? Mini marche dans le quartier, en ouvrant mes 5 sens : qu’est-ce que je vois, entends, sens, touche, goûte ? À nous de déceler ce qui pourrait nous faire du bien.

Après (et seulement après) avoir pris soin de notre transition à nous, osons réfléchir avec nos enfants.

De quoi chacun aurait-il besoin ? Je n’ai évidemment pas de solution toute prête (et donc très artificielle) à proposer. Nos enfants, nos familles sont uniques et je suis sûre que nous avons chacun les capacités de nous adapter et d’être créatifs. Voici tout de même quelques balises. 

Petit kit de survie pour un espace transitionnel en douceur :

  • Aider l’enfant à se repérer dans le temps (calendrier visuel pour anticiper les activités parascolaires), minuteur visuel quand on doit passer d’une activité à l’autre ou pour la gestion des devoirs.
  • Anticiper et prévoir du temps supplémentaire. Presser un enfant n’aide pas à la transition, et les imprévus arrivent si vite avec les tout-petits (et plus grands 😉).
  • Essayer d’établir une routine et tenter au mieux de la respecter. Cela apportera cohérence, sécurité et prévisibilité pour l’enfant.
  • Proposer une activité sensorielle. Ce type de pause est souvent un excellent pont de transition (« bagarre de chaussettes », « bataille de chatouilles », etc.).
  • Utiliser un objet de transition (le fameux « doudou » & cie).
  • Réfléchir avec nos enfants à une activité de transition (sur le chemin du retour passer voir les moutons, préparer une salade de fruits ensemble pour le goûter, …).
  • Utiliser une chanson de transition (à pied, en voiture). Les enfants sont sensibles à la musique. Cette dernière est aussi un bon moyen pour passer d’une activité à l’autre. Les fameuses « playlists familiales » ne doivent pas nécessairement être réservées pour le grand départ en vacances estival ! 

Je vous souhaite à chacune de belles transitions.

Ce texte nous a été proposé par Marie Tempels, fabuleuse maman & psychologue, passionnée par les émotions, la santé mentale et la pleine conscience.



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