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Et la confiance, ça s’apprend comment ?

“Je voudrais apprendre à être plus zen et relativiser davantage”
“Je voudrais être plus détendue et moins inquiète pour mes enfants”
“Je voudrais arrêter d’être angoissée pour tout et tout le temps”

Derrière ces trois phrases, que les mamans expriment des souhaits ou des peurs, se cache un même désir : celui de vivre sous le signe de la sérénité, du calme, de la confiance. Confiance dans le monde, confiance dans ses enfants, confiance en son mari, confiance dans cette folle aventure qu’est la vie et son absence de mode d’emploi.

Mais comment faire ?

Par quoi commencer ?

Par ce sur quoi nous avons le plus de prise, et qui nous paraît à la fois le plus insurmontable, c’est-à-dire par… soi !

La confiance en soi – dans le meilleur des cas se bâtit pendant l’enfance.

Mais les femmes qui me contactent ont au contraire vécu des situations et des brimades de nature à démolir toute confiance en elle dès l’enfance. Elles en ont gardé la certitude que retrouver confiance en soi est impossible :

« Comment retrouver confiance en moi quand je me sens nulle depuis toujours ? »

Et pourtant c’est possible.
En travaillant.
Et comment travailler la confiance ?
En y allant peu à peu, pas à pas.

En voici deux, de pas que vous pouvez faire.

Le premier pas : se re-connaître, ou de se re-découvrir

C’est ce qui arrive à Anaïs lors de notre deuxième séance. Elle me contacte en disant : « j’ai la tête dans le guidon, je cours, je crie, mais le plus douloureux c’est que je me compare sans cesse aux autres, ça ne peut plus durer ».

Anaïs se sent à côté d’elle-même en permanence. Elle souffre de ne pas aimer ce qu’elle fait de sa vie. Elle souffre de n’exister que dans le regard des autres. Nos deux premières séances sont dédiées à re-découvrir les besoins et les valeurs d’Anaïs :

  • à quoi elle carbure
  • pour quoi elle est faite
  • et sur quel terrain elle veut cheminer, en somme

A la fin de la deuxième séance, Anaïs me dit, très émue, qu’elle a l’impression d’avoir « une nouvelle Anaïs dans la peau » et que ça lui fait beaucoup de bien.

Plus tard elle m’écrit qu’elle a vécu toute son enfance et son adolescence dans l’ombre d’une sœur aînée à qui elle ressemblait tellement qu’on les prenait pour des sœurs jumelles, à la nuance près que la grande sœur avait tous les talents, et qu’Anaïs se vivait comme une pâle copie de sa sœur, encouragée par tous à en faire autant que sa sœur… occasionnant un déficit de confiance profond chez elle.

Anaïs me dit qu’elle a toujours eu du mal à se définir, à savoir qui elle était depuis lors.
En faisant ce travail de connaissance d’elle-même lors de nos deux séances, elle a vu une image d’elle qu’elle a reconnue comme étant bien elle, valorisante et si différente de sa sœur ! Pour elle, la première marche de la confiance en soi est gravie.

Le deuxième pas : changer de lunettes

En parallèle des pas à faire pour regagner confiance en soi, je recommande souvent à mes clientes d’opérer ce que j’appelle un « changement de lunettes ».

En effet, les clientes que je reçois sont en grande majorité expertes pour évaluer :

  • les risques « Et si les enfants avaient un accident en allant seuls à l’école ? »
  • les ratés « Je suis sûre que je vais encore me planter à mon entretien d’éval, je suis tellement nulle dès qu’on parle argent »
  • les foirages possibles en toutes sortes « Mes beaux-parents viennent diner, ça va encore être la cata ».

Alors à vous mesdames, qui êtes passée maître dans l’art de voir ce qui pourrait mal se passer, ce qui vous fait peur ou ce qui est bloquant, je vous recommande, la prochaine fois qu’un problème se présente, de changer de lunettes.

Voici comment :

Emeline est ma cliente depuis plusieurs mois. Elle se prépare à une nouvelle expatriation avec son mari et leurs trois enfants âgés de 6 à 2 ans. Un soir, son mari rentre en lui annonçant que la date d’expatriation a été reculée de plusieurs mois par l’entreprise.

Dépitée, elle qui avait déployé tant d’énergie pour planifier ce grand changement, Emeline se laisse gagner par l’angoisse « Partir quand même et rester plusieurs mois sans mon mari là-bas, ou rester seule en France aussi mais sans travail et sans notre maison ? je ne vois aucune solution à ce problème ».

Elle avait en effet bien pesé les inconvénients de chaque option possible, et ne parvenait pas à faire un choix. Changer de lunettes lui a offert une ouverture nouvelle.

Je lui ai demandé : « Et si ce problème était en fait une opportunité pour toi ? Il serait une chance de … quoi ? ».

Il a suffi de quelques jours pour qu’Emeline réalise que ces 4 mois supplémentaires avant déménagement et après rupture de contrat avec son travail allaient lui permettre d’expérimenter un projet personnel qu’elle mûrissait depuis longtemps. Avec ce nouveau regard, le « problème » s’est largement allégé, se réduisant à un réajustement logistique autour de la réalisation de ce projet personnel qui devenait tout à coup possible.

Amélie de son coté, enseignante au collège et professeur principal de sa classe, a rendez-vous avec les parents d’un élève au comportement gênant pour la classe. Ce rendez-vous l’angoisse, elle craint que les parents ne s’énervent, elle a envisagé tout ce qui pourrait arriver de pire. Nous travaillons à préparer cet entretien ensemble.

Je lui demande « Pour toi, quelle serait la meilleure issue possible à ce rendez-vous ? ». Elle me regarde, interdite : « Eh bien… je ne me suis même pas posé cette question ».

Et pourtant, c’est bien cette question qui vous oblige à vous remettre dans la vie, dans le sens du projet, voire de l’objectif.

Amélie a pu formuler l’objectif qu’elle se donnait pour cet entretien, et nous avons pu travailler ensemble comment elle allait présenter les choses de façon à tendre vers la réalisation de cet objectif.

Et puis si arriver en entretien avec en tête une image de parents ulcérés qui vous insultent risque de vous précipiter vers une situation de conflit, l’inverse est vrai aussi : arriver « pleine de » la meilleure issue possible vous met dans un état d’esprit positif et tourné vers la solution, ce que vos interlocuteurs sentiront.

Ce changement de lunettes n’est pas une garantie de réussite mais il est un outil qui, assurément, vous remet sur la piste, encourageante, de la confiance.

Et vous, sur quel sujet êtes-vous prête à changer de lunettes ?

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valerie

Valérie de Minvielle est psychologue clinicienne. Après 20 ans d’expérience en psychologie clinique et art-thérapie, elle a fondé en 2015 « ma juste place », une méthode d’accompagnement personnalisé pour les femmes qui veulent trouver leur équilibre et se sentir à leur juste place dans leur vie de couple, en tant que mère, et dans leur vie professionnelle et sociale. Valérie anime également des formations à la connaissance de soi dans plusieurs instituts de formation et établissements scolaires, en France et en Belgique. La joindre sur http://www.majusteplace.com/ et sur https://www.facebook.com/valeriemajusteplace/

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