C’était chouette Noël avant… - Fabuleuses Au Foyer
Dans ma tête

C’était chouette Noël avant…

Nadine Schwinn 15 décembre 2018
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Perdue dans mes pensées,  je me surprends à me demander :

« Quand est-ce que pour la dernière fois, j’ai réellement pris du plaisir à l’idée de fêter Noël ? »

Et bien, vous savez quoi ?!

Je suis incapable de répondre à cette question.

Dur, dur de dire à voix haute :

« Je ne suis pas sûre d’aimer vraiment Noël ! »

Dur, dur de se le dire même dans sa tête d’ailleurs car la voix de la culpabilité s’élève déjà :

« Comment peut-on ne pas aimer Noël ?!  Sa magie, le rêve, la féerie, les sourires des enfants….les moments de partage en famille….. »

C’est la fête des enfants

J’aime que mes filles soient heureuses. Mes filles aiment Noël (et sa ribambelle de cadeaux ;)) Donc, forcément, je suis heureuse de les voir heureuses.

Oui, je me souviens que c’était chouette Noël et sa magie quand j’étais enfant… c’était même génial ! Alors à quoi tiennent ce plaisir, cette magie que j’ai tant de mal à ressentir aujourd’hui?!

Je me suis d’abord dit que la magie de Noël tenait aux croyances qu’il y avait autour (Père Noël, naissance de Jésus….) et qui m’avaient fait rêver toute mon enfanceAucun doute, le plaisir que je ressentais enfant à l’approche de Noël était lié en partie à tout ça. Mais alors, comment expliquer que même lorsque j’ai compris que le père Noël n’existait pas (pardon si je casse un mythe ;)), j’ai continué à apprécier Noël ?

Et surtout pourquoi aujourd’hui, la simple évocation de ces 3 jours (NB : Et oui, en Alsace-Moselle… on fête Noël durant 3 jours) me stresse plus qu’elle ne m’emballe ?! 

C’est le stress des parents

Je m’entends répéter depuis plusieurs années (non sans culpabilité) :

« Moi, Noël, je ne suis pas fan, mais c’est vrai que j’aime bien quand même pour les enfants. »

Ma honte m’a longtemps empêchée de voir les choses en face mais pour être franche :

« C’est depuis que je suis maman que Noël me stresse. « 

Pourquoi ?! 

Si tu te poses 2 secondes et que tu analyses la situation, c’est juste évident :

1 – Prise de tête numéro 1…

Mince, on était où déjà le 24 l’année dernière ? C’est le tour de qui ? T’es sûr hein parce que si on y va pas en même temps que ma sœur, les filles ne verront pas leurs cousines. »

2 – Prise de tête numéro 2…

Les cadeaux… courir à droite et à gauche pour savoir qui veut quoi.

Grand écart entre ceux qui te disent ce qu’ils veulent pour leurs enfants en octobre et ceux qui débarquent une semaine avant Noël… 1h d’attente en magasin assurée… avec le sourire (et les boules du sapin qui te remontent dans la gorge) 

3 – Quand tu es divorcée,

Noël, c’est LE moment où ta culpabilité et le manque de ton bébé te reviennent comme un boomerang en pleine tête… Et oui, il faut partager les loulous et regarder les enfants des autres rirent aux éclats en ouvrant leurs cadeaux alors que toi, tu n’es pas auprès des tiens. C’est ballot !

 4 – Tu sais déjà que même en te conditionnant, tu ne pourras pas échapper « au gavage en règle » et la fatigue qui l’accompagne.

… qu’à peine sortie de table, tu vas pouvoir te rasseoir à une autre table…

… que tu ne peux même pas te raccrocher au fait de pouvoir faire une pause lorsque tu vas rentrer chez toi parce que les enfants, eux, auront faim et que, du coup, il faut faire à manger, sans oublier de ranger les bagages, mettre des piles dans les nouveaux cadeaux…

 5 – Tu stresses déjà parce que cette année, le petit dernier a commandé un jeu avec plein de petites pièces…

… et que tu vas devoir lutter pour qu’il ne l’ouvre pas sur place pour ne pas en perdre la moitié.

D’autres idées me viennent en tête mais je me dis que l’essentiel du stress est là, pour moi.

Bonne résolution avant l’heure

Alors, aujourd’hui, j’ai décidé de prendre une bonne résolution. Celle d’être honnête avec moi-même :

Au lieu de cacher le fait que la magie de Noël pour moi n’existe plus et que c’est devenu une galère ces dernières années, je vais chercher comment renouer avec… pas que pour mes enfants… mais avant tout pour moi.

 Parce que ce plaisir, je l’ai eu et je crois qu’il peut encore exister.

Cette année, je n’ai pas toujours été sage et j’ai pourtant fait de mon mieux. Alors, je vais simplement demander au Père Noël comme cadeau, 3 jours de plaisir en famille et pour ça, je vais aussi agir de mon côté :

  • Prendre les choses avec plus de légèreté et savourer les moments sympas, les moments simples.
  • Mettre des chants de Noël dès ce soir et chanter pour retrouver mon âme d’enfant (et peut-être même danser autour de la table en sautillant ;))
  • Savourer les moments avec mes filles quand elles sont là et apprécier les temps où elles ne sont pas là aussi en partageant de bons moments avec les autres membres de la famille
  • Profiter de manger des plats que j’aime et limiter les quantités
  • M’acheter un cadeau 😉

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un joyeux Noël à toutes et tous <3



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Cet article a été écrit par :
Nadine Schwinn

Nadine est maman de 3 filles et mariée à Alain, le papa de sa petite dernière. Après 17 années à manager des équipes de vente, 7 déménagements, 1 divorce et 1 burnout, elle décide de faire de tous ces « épisodes de vie » sa force. Aujourd’hui hypnothérapeute et coach de vie, elle accompagne au quotidien des personnes soucieuses de déverrouiller leurs freins émotionnels pour leur permettre d’avancer.
http://www.magnifiquementimparfaite.com

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