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Belle-mère/belle-fille : des pistes pour mieux s’entendre

Après un premier article consacré à cette relation particulière, voici quelques “scénarios” douloureux pour l’une comme pour l’autre, et pourtant répandus :

  • Quand la belle-mère est envahissante
  • Quand elle a la critique facile
  • Quand elle se montre trop rigide
  • Quand elle entend éduquer les enfants à notre place
  • Quand la belle-fille a tendance à partir au quart de tour
  • Quand elle prive sa belle-mère de ses petits-enfants
  • Quand la belle-fille ne fait pas l’effort de faire un pas vers l’autre
  • Quand on ne se comprend pas (culture, mode de vie trop différents)
  • Quand on ne se supporte pas, tout simplement (caractères opposés, points de vue différents, manque d’intérêts communs…)

Le secret, c’est le respect !

Quoi qu’il se passe, il faut avoir en tête la notion de respect. Pourquoi c’est important ? Parce qu’on le fait avant tout pour sa moitié, son Fabuleux, qui n’a pas à faire un choix entre sa mère et sa femme.

« Quand l’homme se sent tiraillé entre sa mère et sa femme, malheureusement, cela se répercute toujours sur le couple. Ce n’est pas qu’il souhaite prendre parti pour sa mère. Mais même s’il est conscient de ses défauts, les critiques lui sont difficiles à entendre. Sa mère, c’est une grande partie de son histoire, de ce qu’il est. S’attaquer à elle, c’est nier ses racines. Il se sent attaqué lui-même », insiste Camille Rochet, psychologue, psychothérapeute du couple et de la famille, auteur de Ma boîte à outils pour être un couple épanoui, aux éditions Dunod.

Respecter ses fondations, faire preuve d’un peu de souplesse envers les attitudes de sa mère, est donc essentiel pour qu’entre nous, tout se passe bien. De plus, elle sera toujours la grand-mère de nos enfants. Nous ne pouvons pas influer leur relation : ils doivent être libres de la construire indépendamment de notre opinion sur elle.

Mais attention, respecter ne veut pas dire tout accepter ! Il est légitime de noter tout ce qui nous fait du mal et de dire à son Fabuleux quand on se sent mal considérée, rabaissée ou de toute évidence, peu aimée. À lui ensuite d’évoquer seul à seul, le problème avec sa mère pour essayer de trouver un terrain d’entente entre les deux parties !

À chacun son rythme

En couple, raisonnons avant tout comme une équipe soudée. Et mettons-nous d’accord sur le rythme de visite à adopter.
« Si le poulet du dimanche, TOUS les dimanches, ça fait trop : pourquoi ne pas y aller moins souvent, une fois par mois voire moins, et se contenter d’une jolie sortie à l’extérieur, qui fasse du bien à tout le monde ? », suggère Camille Rochet.

Car Aurélie le confirme, quand les relations sont trop houleuses, l’éloignement permet à chacun de réfléchir un peu :

– Depuis qu’on a déménagé à 300 km de chez eux, tout va mieux. On a trouvé le bon rythme de croisière. Quand on y va, je laisse ma belle-mère gérer entièrement l’aspect pratique de notre séjour et faire les activités qu’elle veut avec nos enfants. Elle est heureuse de la liberté que je lui offre et finalement, je profite aussi de ce break. Par ailleurs, elle appelle moins, s’est trouvé d’autres centres d’intérêts le reste du temps… On a beaucoup moins de motifs de conflits que quand on habitait tout proches. La séparation a fait du bien à tous. Elle a permis de relativiser et de mieux comprendre les besoins de l’autre.

3 messages-clefs à retenir

  • Belle-fille, ne privons pas la belle-mère de ses petits-enfants. En intermédiaires innocents, ils œuvreront peut-être sans le savoir à un rapprochement. Qui sait, elle pourrait bien évoluer et nous surprendre en étant une excellente grand-mère ! Dans tous les cas, notre bonne volonté sur ce point évitera bien des crispations et des reproches.
  • Ne demandons jamais au Fabuleux de rompre avec sa mère. Il risquerait de nous le reprocher tôt ou tard. S’il doit y avoir rupture, c’est à lui que revient de prendre cette décision.
  • N’acceptons pas tout non plus ! Imposer ses propres limites vitales est essentiel. On a aussi le droit de choisir, seule, de moins la voir. Il en va parfois de notre bien-être psychique mais aussi de l’équilibre de notre couple.
  • Belle-mère, essayons de ne pas juger notre belle-fille. Malgré ce que l’on peut penser. Cette femme, c’est le choix de notre fils, et il faut le respecter.
  • Tâchons d’être facteur d’unité. En cas d’ambiance électrique dans le couple des enfants, faisons en sorte de calmer les choses : proposer par exemple de garder les petits-enfants pour permettre à leurs parents de passer du temps à deux, plutôt que de profiter de l’occasion pour critiquer la belle-fille…

Et vous, comment entretenez-vous cette relation complexe ?

Vous avez au contraire de très bons rapports avec votre belle-mère (voire meilleurs qu’avec votre propre mère, si, si, c’est possible !) ou avec votre belle-fille ? Venez nous livrer votre expérience !

 

profil-ariane-chroniqueuseDepuis toute petite, Ariane Langlois écrit du matin au soir. Journaliste spécialisée en santé et psychologie, elle travaille pour la presse magazine féminine depuis plus de dix ans et tente de répondre chaque jour aux problématiques rencontrées par les femmes et mères d’aujourd’hui.
Amoureuse des livres, elle tient aussi un blog consacré aux ouvrages pour la jeunesse :
http://www.onlitunlivre.com/ Mariée à son Fabuleux très fabuleux depuis dix ans, sa vie tourne surtout autour d’une brunette à lunettes et d’une blondinette à bouclettes de 7 et 3 ans. Heureuse maman, elle tente – comme toutes les Fabuleuses – de conjuguer carrière professionnelle et vie familiale remplie : un vrai défi au quotidien !

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