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Mon mec me fait rire

Les enfants sont couchés.

Alors que nous débarrassons la table du dîner, mon Fabuleux raconte une anecdote du boulot. Et là, la chute :

« Alors tu comprends, le mec était fier comme s’il avait un bar-tabac ! »

Comprendre : il était fier comme Artaban. Un jeu de mots élaboré par Coluche il y a presque trente ans. Coluche qui fait partie de mon quotidien depuis presque dix ans, puisque mon Fabuleux l’emploie – presque – à toutes les sauces.

Exemple : Notre aîné termine une tour de Kapla. Son père et moi sommes sommés de tomber ébahis devant tant d’ingéniosité. Débriefing de la situation par mon Fabuleux :

« Il a cru qu’il était sorti de la cuisine à Jupiter ? »

Comprendre : sorti de la cuisse de Jupiter. Encore une colucherie que mon Fabuleux aime manier à tout bout de champ.

Je dois avouer que c’est une des choses qui m’ont attirée chez lui.

Son humour. Sa répartie. Certainement parce que j’en manque ! Petite, on me disait susceptible, dépourvue d’humour sur moi-même. Ça n’est pas faute d’avoir été à bonne école avec mes frères, mes cousins et mes oncles. Mais bon, apparemment, ça n’a pas suffi : j’ai tendance à me vexer facilement et à prendre les choses très à cœur (surtout quand je suis dans ma belle-famille, j’avoue). Lire la suite…

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Elle est moche, ta princesse

Iris tapote le coussin du canapé : j’ai promis de lui raconter une histoire.

Ses yeux débordent de gourmandise tandis qu’elle me tend son livre favori. Il me suffit d’un quart de seconde pour déchanter :

« Aaaah ! Non Iris, pas La reine des bisous, on l’a lu déjà 542 fois cette semaine. On ne pourrait pas raconter une autre histoire ? »

Je voudrais me lever, mais Iris saute sur mes genoux rouillés pour s’installer confortablement et me déglinguer au passage mon petit orteil de pied.

Je sens que mes cheveux se hérissent. Que mon égoïsme enrage. Je sens que je vais « péter une durite ». J’ai tellement honte de toutes les pensées qui affluent dans ma tête que je n’ose pas même vous les partager. Je n’ai pas du tout envie de lire La reine des bisous. C’est mièvre.

Je commence donc l’histoire d’une voix ramollie

comme le beurre du dimanche matin à 10h en plein mois d’août que mes enfants ont oublié de ranger. Iris me secoue le bras :

« Non, maman, pas comme ça ! »

Sa détermination m’amuse et me fait sourire. A la deuxième page, je décide de varier ma diction, en mode accéléré. Ses grands yeux ronds me fixent curieusement, avec un brin de malice : Lire la suite…