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Le récit de Noël : Je cherche ma maison

Je me suis perdue entre le panier à linge et les mails incongrus.

Je dessine des maisons, des petites maisons avec des petites fenêtres en forme de cœur. Je dessine des maisons chaleureuses, et je cherche la mienne. C’est comme si moi, maman de 40 ans, psychologue de métier, épouse d’un pasteur, un peu auteure, un peu dans la lune, beaucoup humour et chants de Noël, 100% café au lait…

…c’est un peu comme si j’avais perdu ma maison.

La crise d’ado, je connais, mais pour moi elle est presque passée inaperçue (peut-être moins pour mon entourage qui l’a subie). La midlife crisis, on en parle pas mal pour les hommes – retrouver sa jeunesse, savoir que l’on pourra encore montrer sa force… – mais pour les mamans ?
La crise de la quarantaine, chez une maman,  ça n’est plus celle de l’adolescence, ça n’est pas encore la ménopause ; pour moi, c’est un peu comme si j’avais perdu le nord. Lire la suite…

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Les lettres qui ne nous sont pas adressées

Au courrier du jour, deux contraventions. Pas une : deux ! Je les survole rapidement, m’exclame :

« Eh bien, bravo Christoph ! »

Je souris un peu : j’ai décidé dès le début de notre mariage de ne pas m’énerver à cause des contraventions. J’avais prévenu mon mari :

« Si tu dépenses 20-30 euros en quelques secondes à cause d’une prune, j’en ferai autant et je m’achèterai des livres pour la même somme. »

Mais cette fois-là, tout en examinant attentivement les deux contraventions, mon fabuleux lève les yeux et me répond :

« Mais attends, attends, MOI, je ne me suis pas garé dans la rue Martin Luther alors qu’elle était interdite à la circulation ! Cette lettre est pour toi, ma petite femme ! »

Zut alors, moi qui me réjouissais déjà de m’offrir quelques bouquins supplémentaires… Lire la suite…

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Je m’occupe de tout, qui s’occupe de moi ?

Ça m’arrive à peu près tous les soirs, quand dans le noir, je les entends sombrer dans le sommeil. Après leur avoir lu le journal de Mickey en piquant du nez, je leur chante des berceuses qui me bercent surtout moi-même, et victoire, ils s’endorment, l’un après l’autre, juste là, sous mes mains qui caressent la peau douce de leur cou.

Le silence, enfin.

Et juste un filet d’air qui entre et sort de leurs poumons, et moi je reste là, dans le noir, parce que j’ai la flemme de descendre me mettre en pyjama, et je me dis que finalement je pourrais bien dormir ici, au milieu d’une armée de Playmobil.

Je suis fatiguée, mais je ne dors pas. Je pense. Je pense à ces histoires que je leur lis, à ces chansons que je leur chante, à ces câlins, ces bisous que je leur distribue sans compter, même quand ils me font ch*#&. Lire la suite…