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« Pleure un bon coup » : les bienfaits de la purge émotionnelle

Pleure un bon coup… ça te fera du bien !

Quand vous entendez cette expression, dans quel camp êtes-vous ?

  • “Ah ça c’est bien vrai ! En tous cas, chez moi, ça marche !”
  • “Encore un de ces conseils faciles, sans aucun fondement…”

Lisez la suite avant de répondre.

Une chose est sûre : notre société, tout en acceptant nos larmes d’émotion “facile” – une fois un film terminé, par exemple – ne nous encourage pas à pleurer de tristesse ou de colère, en tous cas pas en public ! Pleurer sonne alors comme un aveu de faiblesse, renvoie à l’enfant vulnérable en nous… et envoie un signal de détresse qui rimerait avec SOS.

Nous autres fabuleuses, les larmes, ça nous connaît !

Notre quotidien, avec ses innombrables défis, vient taquiner nos glandes lacrymales et prouve bien qu’en effet, pleurer un bon coup apporte un certain apaisement, genre le calme après la tempête (à moins que ce ne soit avant, ou même pendant).

Alors, “Pleure un bon coup, ça te fera du bien” , bon ou mauvais conseil ?

Dans une posture d’accompagnement (de type relation d’aide ou coaching), ce conseil – même formulé différemment – peut prendre la forme d’une intention de la part de l’aidante : celle d’encourager, dans un cadre évidemment sécurisé et confidentiel, l’expression de l’émotion source et même de questionner pour aboutir à une purge émotionnelle.

La mise en mots, bien que douloureuse, libère le signal d’alarme jusqu’ici confus et confiné dans le corps. Cette mise en mots passe la plupart du temps par un questionnement doux et progressif, néanmoins précis et intentionnel, du genre :

“Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ? Et maintenant ?”

“Quels mots te viennent pour décrire ce qui se passe à l’intérieur de toi ?”

“Qu’est-ce qu’il y a de pire, finalement ?”

Sensible, n’est-ce pas ?

Oui. Il faut s’attendre à ce que ce genre de questionnement, qui volontairement n’esquive pas le point douloureux, génère, de fait, des larmes !

Alors, si cette pratique peut faire peur – et d’ailleurs renvoyer à son propre rapport aux émotions – le fait d’accepter voire d’encourager les pleurs fait partie des gestes de premiers secours relationnels.

Et maintenant, avez-vous choisi votre camp ?

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Couple dans la vie, Yolande & Philippe Schwab partagent aux fabuleuses leur expérience et expertise dans les métiers de l’accompagnement. Yolande est psychopraticienne et coach de vie. Elle accompagne les trajectoires de vie des particuliers. Philippe est formateur et coach professionnel. Il est spécialisé en communication interpersonnelle et intervient essentiellement dans les entreprises et les associations.

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  • ManueC

    Difficile de choisir mon camp :
    – je suis d’accord que pleurer soulage, m’apaise et me fait finalement du bien.
    – mais j’avoue que j’ai bien souvent mal pris ce conseil donné par l’autre, lorsqu’il est donné sans suivi/soutien. « Pleure un bon coup » je l’accueille que si c’est dit dans un cadre bienveillant… Bref, il y a une différence quand la personne te dit ça avec une tape dans le dos et s’en va, et quand on te le dit en te tendant les bras et proposant une épaule où venir accueillir cette émotion 😉
    Merci en tout cas pour cette réflexion pertinente, hâte d’en découvrir davantage durant le séminaire 😉
    Belles fêtes de fin d’année à tous !