Moi, mère et méchante - Fabuleuses Au Foyer
Vie de famille

Moi, mère et méchante

Sarah Pereira Pinto 8 décembre 2015
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« Maman tu es méchaaaaaaaaante ! »

Ces mots sont devenus les points finaux des nombreuses expressions de frustrations de ma fille de 4 ans. À chaque fois, c’est le même scénario : la sentence est tombée, le juge est également la partie civile et l’accusée n’est autre que moi.

Mais quand avons-nous atterri dans ce no-love’s land ?

J’ai toujours voulu être le genre de maman qui ne faiblirait pas quand la fermeté se présenterait comme la seule alternative à l’éducation de mes filles. Je me confortais dans l’idée qu’après tous mes bons et loyaux services, viendrait le jour où elles me remercieraient. De toute évidence, nous sommes encore bien loin de ce glorieux jour. Aaah que c’est dur !

Ces quatre mots me heurtent plus que ma fierté veut bien le reconnaître. Je saisis qu’à 4 ans on commence à comprendre certaines choses, que l’on ait besoin de s’affirmer et que l’usage de mots sans en comprendre leurs totales portées est l’apanage d’un enfant qui s’exerce à la parole… Mais personne ne m’avait prévenu qu’avant la crise de l’adolescence il y aurait la crise de l’enfance !

Je n’ai pas encore trouvé de formule magique contre ces petits mots qui piquent, ni pour contenir la larme et demie qui a coulé une fois (seulement !) mais ma seule réponse est de lui rappeler que j’ai tellement d’amour pour elle que je suis prête à supporter que mes décisions me donnent le rôle de la « méchante ».

Je ne sais vraiment pas si cela lui est rassurant ni même satisfaisant, mais au fond, n’est- ce pas cela être parent : savoir les recadrer de manière à leur donner le meilleur, celui auquel ils n’ont pas la capacité d’avoir conscience ? Et si c’est fait par amour, peut-on vraiment se tromper ?

Finalement, un parent, n’est-il pas un être au-delà du gentil et du méchant ?

Je me laisse à cette réflexion… et peaufine ma stratégie de parage des « vilains mots » ainsi que mon ton de maman aimante mais pleine d’autorité.

Un, deux … micro :« Et maintenant, terminez votre assiette demoiselle ! »

 Mamans, êtes-vous des « méchantes » assumées ?



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Cet article a été écrit par :
Sarah Pereira Pinto

Diplôme de marketing et communication en poche, c'est d'abord en agence de com que Sarah a cru voir sa carrière se dessiner. Mais ça c'était avant ! Avant de tomber amoureuse de la vie entrepreneuriale, de ses rebondissements et de son enivrant parfum d'indépendance. Aujourd'hui consultante média et relations presse pour sa propre structure, cette working girl hyper active et curieuse de tout partage son temps entre sa passion pour l'écriture, la musique, les rues de Paris et son désir de voir le potentiel de chaque femme s'épanouir.
http://letstalkabout.fr

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0 réponse sur “Moi, mère et méchante”

  1. Amélie dit :

    Moi aussi je me souviens avoir dit à ma maman « Je te déteste »… mais sait maintenant qu’elle a toujours agi pour mon bien. « Nous élevons nos enfants non pour qu’ils nous aiment mais pour qu’ils grandissent et deviennent des adultes » m’a encore récemment rappelé mon beau-papa ! Et quand ma petite me dit très gentillement « toi je ne t’aime pas », je ne peux que lui répondre que cela ne change en rien tout l’amour que j’ai pour elle.

    1. C’est vraiment ça ! On ne les élève pas pour qu’ils nous aiment mais pour qu’ils grandissent correctement. C’est vrai. Ah lala ! La parentalité !

  2. MOB dit :

    En tant que « mauvaise mère  » patentée et assumée je me permettrais un commentaire.
    Celui que je faisais à mes enfants quand ils me disaient « t’es méchante » : ce n’est pas grave !
    Ils enchainaient donc sur « Je ne t’aime pas ! » (normalement c’est plus efficace encore, non ?), ce à quoi je répondais : » ce n’est pas grave non plus mon chéri, l’important n’est pas tant que tu m’aimes -encore que cela me fasse très plaisir- mais que MOI, je t’aime et donc, tu n’es pas content de ce que je fais.dis… mais moi, si : je t’aime et çà en fait partie ».
    Et comme je le vivais réellement ainsi, je ne me suis pas sentie mal, et eux acceptaient l’argument : après tout, ils avaient el droit de ne pas m’aimer (ce qui m’a au final valu pas mal de « tu sais, M’man, c’est pas vrai que j’t’aime pas… j’taime »… je sais mon chéri, je sais bien, merci je t’aime)

    Alors, oui, on peut se tromper, mais… ce n’est pas grave tant qu’il y a de l’amour !
    ols doivent aussi apprendre qu’on a le droit de se tromper : c’est ainsi qu’on apprend ! 😉
    la formule magique c’est « moi, je t’aime! »

    N’attend tout simplement pas que tes enfants t’aiment, te le disent, te le prouvent… c’est dans l’autre sens que çà marche !

    1. Haingo dit :

      Oh oui, tout à fait d’accord, c’est dans l’autre sens que ça marche !!! D’autant qu’ils le comprennent assez tôt… Ma fille était et est (davantage encore ? vu que l’adolescence pointe son nez… ) adepte de ces petites expressions ‘qui piquent & nous laissent le coeur tout retourné’…
      Mais lorsque au détour de la vie, c’est son tour de venir en douceur & catimini m’avouer quelque vilain méfait de sa part, son premier réflexe est TOUJOURS ensuite de me demander, voix infime et yeux écarquillés d’inquiétude, si je l’aime toujours, malgré tout… ^^ Je tiens alors là ma ‘revanche’ et c’est le coeur ‘fondu d’amour’ que je la regarde dans les yeux, que je la prends par les épaules bien en face de moi, et que je lui dis de mon ton le plus ‘aimantissime’ : « oui, ma chérie, comme il est écrit dans la Bible, rien ni personne ne peut te séparer de mon amour pour toi ! Souviens-toi que si je n’apprécie pas systématiquement (bien loin s’en faut, hein… et réciproquement donc !) tes faits et gestes, qui parfois peuvent me heurter et me contrarier très profondément, TOI tu as définitivement ta place dans mon coeur, car c’est Dieu lui-même qui t’y a placée ! Et tu n’en sortiras jamais, parce que je suis ta maman et que j’ai fait le choix de t’aimer, même quand tu me trouves méchante ou pas cool ! » ^_^

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