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Manifeste pour une attention flottante

Une Fabuleuse Maman 10 avril 2026
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Quelle maman n’a jamais eu la sensation de courir un marathon ? Une course d’obstacles sans ligne d’arrivée ? Un ultra-trail mal organisé et sans ravitaillement suffisant ? 

Vivre hors d’haleine.

« C’est la course ! Je suis en plein rush ! C’est le speed ! C’est super chargé ! Pourquoi les journées n’ont-elles que 24 heures? » 

Ces mots, je les entends dans la bouche des femmes que j’accompagne. Ils sont à l’image de la frénésie de nos vies. 

Trop d’objectifs, de notifications, d’injonctions, de sollicitations, de demandes urgentes, de changements incessants. Trop de rendez-vous, d’échéances, de deadlines, d’engagements, de notifications. 

Comment ne pas devenir folle ? 

Comment s’extraire du tourbillon, ne serait-ce qu’un instant?

Il y a bien une clé. Et elle est plus simple qu’on le croit. Cette clé, c’est notre attention.

Notre attention, notre gouvernail. 

On connaît bien, chez les Fabuleuses, les mots qu’emprunte Hélène à Tony Robbins : « Where focus goes, energy flows ». « Là où s’oriente notre attention, notre énergie afflue. » 

Mais entre la théorie et la pratique, il y a parfois un gouffre.  

Dans un monde qui nous invite à nous éparpiller en permanence, que vaut notre attention ?

Elle est aujourd’hui le nouvel or noir du XXIème siècle !

Entraînée pour booster notre performance, exploitée par les industriels du numérique pour nous pousser à consommer. La captologie — cette discipline qui étudie comment capter notre attention — façonne nos habitudes sans qu’on s’en rende compte. 

Alors comment reprendre le gouvernail ? 

Il n’y a pas une, mais plusieurs attentions. 

  • L’attention-focus nous engage vers un objectif précis. Elle est moteur de performance et de persévérance, toujours tendue vers un résultat.
  • L’attention du consommateur est celle que les entreprises s’arrachent à coups de publicités, de designs bien léchés et de scrolling infini — pour mieux cerner nos préférences et créer de nouveaux besoins.
  • L’attention aux autres et à soi observe, décode, ressent. C’est l’attention du soin et de l’empathie, que l’on peut aussi tourner vers soi à travers l’auto-compassion.

Et puis il y en a une quatrième, dont on ne parle presque plus, parce qu’elle ne cadre pas avec notre monde de productivité et de compétitivité. Parce qu’elle est justement une ressource précieuse pour notre santé mentale et émotionnelle. 

C’est l’attention flottante.

L’attention flottante : le remède oublié. 

Comme son nom l’indique, elle est promesse de légèreté. 

C’est une attention qui se laisse aller, qui cueille ce qui est là — le bon, le beau, le doux — dans l’instant présent.

C’est elle qui nous remplit de chaleur devant la mésange qui virevolte dans le jardin, devant notre enfant qui tire la langue en coloriant avec application, devant le rayon de soleil qui égaye le salon, devant le thé du matin qui réchauffe le cœur ou la construction en légos du petit dernier.

L’attention flottante, c’est l’attention de la contemplation et de la gratitude spontanée. 

Elle n’attend rien. Elle reçoit, tout simplement.

L’attention flottante est la première victime de notre course quotidienne. Elle s’efface dès que le rythme s’accélère. En même temps, elle est son antidote parfait : elle demande de ralentir, d’observer. Tout l’inverse de courir et performer.

La prescription du jour. 

Alors, chère Fabuleuse, si tu te sens parfois piégée par les sollicitations trop nombreuses, débordée par tes ambitions ou noyée dans le flux numérique : je t’invite à te prescrire un temps d’attention flottante !  

Jette l’ancre quelques minutes. Reprends le gouvernail en main. Ne le laisse surtout pas pointer vers un autre objectif. Déconnecte-toi des écrans. Laisse ton regard se poser et porte ton attention là où elle t’entraîne. Sans jugement. 

Accueille ce qui vient. 

Ce qui est magique, c’est qu’en te laissant bercer, tu vas te régénérer. Tu vas te revitaliser. Ce n’est pas une perte de temps, c’est une recharge. 

Pour finir, loin de moi l’idée de rivaliser avec Tony Robbins , mais j’ose quand même transformer sa phrase mythique pour l’occasion. 

Je dirais que : « Where attention floats, energy grows ! » 

« Là où l’attention flotte, l’énergie se développe ! »

Je te souhaite donc, chère Fabuleuse, de t’accorder cette formidable permission de « flotter » aussi souvent que tu en as besoin.

Cet article nous a été envoyé par Aurélie Leflere. En tant que psychologue et coach, elle accompagne aujourd’hui exclusivement des femmes qui sont en recherche de leur juste place dans les différents domaines de leur vie, d’un équilibre de vie épanouissant ainsi que de sens et cohérence dans les choix qu’elles posent.



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Nos lectrices nous envoient parfois des textes formidables que nous avons plaisir à publier ici.

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