Maman célibataire à temps partiel - Fabuleuses Au Foyer
Vie de famille

Maman célibataire à temps partiel

maman célibataire
Irène Dautrey 21 août 2022
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Veuillez agréer, mamans célibataires, l’expression de mon respect absolu et de mon éternelle admiration. 

Je partage (un tout petit peu) de votre quotidien, et me demande chaque jour d’où vous vient la force de tenir, envers et contre tout.

Je suis une maman, disons… célibataire à temps partiel. Non pas que mon mari soit polygame et vogue de foyer en foyer, mais tout simplement parce qu’il a un métier exigeant en termes de temps et d’investissement, et parce que la vie l’a amené à être souvent muté (toujours en plein hiver, sinon c’est pas drôle) ou parachuté à droite/à gauche (mais toujours loin) pour des formations diverses (de plusieurs semaines/mois à chaque fois, youpitralala).

Depuis huit ans, je vis donc en mode super-dense tout le temps : 

  • Mon mari travaille bien sûr le mercredi. Peu exceptionnel.

  • Il travaille tôt le matin et tard le soir. Passe encore.

  • Il travaille aussi le samedi et presque tous les jours fériés. Ça passe beaucoup moins.

  • Il travaille également certains dimanches. Là, je meurs.

  • Il part régulièrement en déplacement de trois-quatre jours. Je survis en passant en mode croque-monsieur devant Downton Abbey et dodo à 21h.

  • Depuis 2019, nous avons enfin cumulé une dizaine de mois de célibat géographique dont la dernière période — départ de mon Fab’ pour 6 mois à l’autre bout de la France, six semaines après la naissance de notre quatrième — fut rude pour moi comme pour notre couple.

Depuis huit ans, je suis donc devenue presque experte pour gérer seule le combo boulot/conduites/courses/ménage/devoirs/bains/repas/nuits hachées/jardinage et j’en passe.

Et je trouve qu’être maman célibataire à temps partiel, c’est dur. 

  • Je me sens souvent seule, débordée et fatiguée ;

  • Les absences de mon Fabuleux imposent des cassures dans le rythme familial auxquelles il faut s’adapter ;

  • Je joue souvent le rôle de maman sorcière alors que quand papa est là c’est toujours la fête ;

  • Pas simple de faire face aux grands défis éducatifs sans la présence physique de mon homme ;

  • Sans compter les remarques bien intentionnées du type « Mais quand-même… je trouve que ton mari ne t’aide pas beaucoup… ce n’est pas normal… ». Merci de me remonter le moral.

Chère Fabuleuse maman célibataire à temps partiel

(ou complet — et dans ce cas, tu es encore plus fabuleuse, sache-le), peut-être te reconnais-tu dans cette description.

Peut-être te sens-tu épuisée, vidée, seule, désemparée, jalouse de ces couples qui fonctionnent beaucoup à deux et qui semblent avoir tant de temps pour être en famille (ici, objectif = NE PAS SE COMPARER !!).

Alors laisse-moi te le dire : tu es forte, tu es solide. 

  • Tu mènes de front éducation de tes enfants, travail, relation conjugale, tenue de ton foyer.

  • Tu sais te débrouiller seule, tu es compétente et tu assures.

  • Tu développes un grand sang-froid (merci les petits tours aux urgences pédiatriques avec un enfant sanguinolent, SANS PANIQUER — ou presque). 

  • Tu apprends à rebondir face aux imprévus et à trouver des solutions malgré des situations inextricables.

Tous ces combats que tu gagnes seule sont la preuve que tu peux avoir confiance en toi et avoir une bonne estime de toi-même. 

Cependant, chère Fabuleuse, si le rythme que tu vis t’écrase, si tu te sens dépassée, ose l’exprimer à ton Fabuleux. Il est peut-être possible de trouver ensemble des solutions

Mon mari et moi sommes ainsi passés par plusieurs étapes :

  • Une réduction de mon temps de travail, pour me dégager du temps pour souffler.

  • Une aide-ménagère qui me soulage de mon repassage/récurage.

  • Un déménagement dans une petite ville où la réduction du temps de trajet permet à mon Fabuleux de grappiller du temps matin et soir pour être plus présent à la maison.

  • Et récemment, la décision radicale, pour lui, d’une reconversion professionnelle : mon Fabuleux ne sera pas moins pris en semaine, mais ne travaillera plus les week-ends et jours fériés. Et ça, c’était devenu indispensable pour l’équilibre de tous.

Chère maman (presque) solo, tu peux aujourd’hui célébrer ta force et ton courage.

Tu gravis chaque jour une montagne, et tu peux en être fière. 

Mais n’oublie pas que tu as le droit d’être vulnérable ; de demander et recevoir de l’aide quand la fatigue est trop forte ; de dire non quand tu ne peux pas donner plus. 

N’oublie pas de prendre soin de toi avant tout. Et d’oser envisager de changer de rythme, par de petits ou grands aménagements dans votre vie. Mais je t’alerte un peu sur la tentation de vouloir tout rattraper pendant les vacances. Tu risques de te mettre une pression noire qui risque au contraire de te faire passer à côté de cette période de relâchement. Si tu ressens un besoin de changement, n’oublie pas que c’est un petit pas après l’autre !



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Cet article a été écrit par :
Irène Dautrey

Mariée depuis 2013, je suis maman de trois garçons et d'une fille nés
entre 2014 et 2020. J’ai suivi avec passion un parcours littéraire et suis professeur d’histoire. Ayant commencé ma vie de maman à 21 ans, je me suis très tôt intéressée à la question du féminin et de la maternité, ce qui me conduit  à écouter et conseiller de nombreuses amies qui deviennent mamans à leur tour.

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