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“Le cycle menstruel n’est pas une punition !”

Gaëlle Baldassari accompagne les femmes pour mieux comprendre leur cycle menstruel. Coach physio comportementale, elle veut leur permettre de découvrir que leur cycle agit comme un coach interne puissant, efficace et gratuit !

Vous comparez le cycle à une session de surf. Pourquoi ?

Cette métaphore m’est venue comme une évidence : elle était assez imagée, mais aussi dénuée de toute croyance. Dans une session de surf, on alterne plusieurs phases, dont certaines sont très énergiques, et d’autres faites d’attente et de repos. Quand on voit la vague arriver, on est d’abord en pleine prise d’élan, on rame de toutes nos forces ! Ensuite, debout sur notre planche, on rayonne, on profite, puis on se retrouve dans le tube de la vague. Enfin, après avoir pris la vague, on est posé sur notre planche et on se repose. Cet enchaînement reflète parfaitement ce qui se passe au cours d’un cycle : on est pleines d’énergie, puis on rayonne, puis on est secouées par nos émotions et enfin, on se repose.

La session de surf introduit cette idée fondamentale de faire avec la vague, de la prendre comme elle vient plutôt que d’être en lutte contre elle.

C’est le coeur de ma démarche : plutôt que de résister à son cycle et à ses effets, se réconcilier avec lui et l’utiliser avec profit pour avancer.

Pourquoi présenter le cycle menstruel comme un coach ?

En coaching on met les personnes en mouvement, on les pousse à récolter les fruits de ce mouvement, à les présenter au monde, à améliorer certains points puis à faire des choix et enfin à se reposer. Ce processus décrit exactement le cycle menstruel dans ses différentes phases : des phases d’énergie où on peut abattre énormément de tâches ; des phases où on est tournées vers les autres ; des phases où on remet tout en question ; des phases où on est tournées vers soi et où on se repose… Voilà pourquoi le cycle fonctionne comme un coach : à nous d’en faire bon usage !

Dans le coaching “classique”, la tête dirige et le reste doit suivre. Cela ne s’applique pas bien à la femme, qui vit énormément de variations dans son corps et dans les émotions ressenties tout au long du cycle. Mon approche englobe la dimension du corps.

Accepter de faire avec nos fluctuations intérieures permet de gagner en endurance !

Comment avez-vous découvert ces variations du cycle féminin ?

J’ai suivi un processus de PMA pendant plusieurs années. Sur la fin, je m’injectais de grosses quantités d’hormones. J’avais beau dire aux médecins que cela avait une influence sur mon corps et sur mon mental, je me retrouvais face à un déni total ! On me disait que c’était le stress, que c’était “moi”… Mon passé d’étudiante en biologie m’a incitée à aller faire des recherches, à partir à la découverte des puissants effets des hormones.

Je connaissais les règles et ses effets, mais pas l’influence du cycle dans son ensemble et dans sa durée. J’ai découvert que quand on l’écoute, on peut l’utiliser à notre profit car il nous propose de fonctionner de façon “écologique” : il y a des phases d’accélération et de décélération. À nous de les écouter pour apprendre à nous respecter !

Cette approche, que peut-elle apporter aux femmes?

La sérénité de s’accepter telles qu’elles sont. Il faut juste se réapproprier le fait que nous avons en nous un “programme”, plutôt que de ne pas comprendre les fluctuations qui font notre quotidien. La compréhension de ces fluctuations nous permet de la stabilité : stabilité de l’estime de soi, du regard sur soi et de la confiance en soi. Cette démarche permet de mieux vivre avec soi-même et de moins se rejeter.

Si on accepte de faire avec nos fluctuations intérieures, on gagne en endurance : quand on lutte contre ce qui est en nous, on s’épuise.

Quel conseil donnez-vous aux femmes pour apprendre à mieux se connaître ?

Le plus important, c’est de s’auto-observer et de repérer cette cyclicité en soi. Il y a une énergie générale dans chaque phase de notre cycle, mais tout dépend de notre vécu : la cyclicité n’est pas une science exacte. Certaines femmes ont un cycle très régulier et très marqué, d’autres, beaucoup moins. J’invite les femmes à se faire ce cadeau à elles-mêmes : découvrir que leur cycle n’est pas une punition, qu’il leur permet de s’adapter, de rebondir et de se régénérer pour repartir ensuite.

Une astuce de fabuleuse pour les jours difficiles ?

Je me souviens que la roue tourne ! C’est le cadeau du cycle menstruel : après les bas viennent les hauts, puis les bas… Cette alternance est le cadeau de la vie, notre super pouvoir de femmes !

www.ressources-feminines.fr

 

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profil anna latronDepuis plus de 10 ans et après une école de journalisme, Anna Latron met sa plume au service de l’information en collaborant à plusieurs magazines, sites et radios. C’est en réalisant un dossier sur l’imperfection heureuse qu’elle rencontre Hélène Bonhomme dont elle est aujourd’hui collaboratrice, notamment pour le programme de formation continue du « Village » et la rédaction en chef du blog. Mariée à son Fabuleux depuis 9 ans et après avoir traversé un cancer, Anna débarque dans l’univers de la maternité il y a 7 ans en devenant maman d’Alexis, atteint d’un trouble du spectre de l’autisme. Une confrontation à la différence qui met cette jeune maman face à un défi : accepter les limites de son enfant, mais surtout les siennes, en choisissant la voie de la liberté ! Quant à Aymeric, le petit frère d’Alexis, c’est un fabuleux bêtisier de 3 ans qui pousse sa maman à persévérer dans l’acceptation de sa propre imperfection !

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  • Myriam

    J’avais découvert cela aussi par un livre sur les trésors du cycle de la femme. J’avais fait un cahier avec les différentes phases où je dessinais j’écrivais… C’est puissant notre cycle et tout comme Hélène nous disait samedi il faut apprendre à l’apprivoiser à en faire un allié une force. Merci ça me donne envie de m’y replonger

  • Myriam

    Pour les ados filles il y a le cycle o show du Cler qui sont super pour découvrir le cycle et accueillir les règles comme un cadeau

  • Florence Armanini

    Quand on pratique la symptothermie, on a une conscience accrue du cycle et de ses effets au quotidien. En faire un atout jusqu’à le considérer comme un « coach » est une perspective intéressante à explorer. Merci pour cette découverte Anna!