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Je n’y arriverai jamais

« Je n’y arriverai jamais »,

« de toutes façon, je suis nulle »,

« je ne sais rien faire »…

ces petites phrases vous tournent dans la tête, comme des ritournelles ? Et si, au lieu de les entendre et de les laisser apparaître si souvent, vous trouviez une façon de les dépasser ?

Marine se sent engluée dans un job qui ne lui plaît plus.

Elle veut changer mais se trouve coincée par ce qu’elle appelle « la réalité matérielle » : son mari monte sa boîte, et ils ont une fille âgée de 6 ans. Il faut donc bien qu’elle assure. Et puis surtout, surtout, la raison qui prime, c’est sa conviction intime :

« Je ne sais rien faire d’autre ».

Alors elle passe ses journées avec ce sentiment d’avoir les deux pieds pris dans le béton. Son quotidien est devenu lourd, et gris.

Béatrice a deux enfants en bas âge, un mari qui travaille à l’extérieur, un travail dense qu’elle exerce en indépendant depuis deux ans, une maison à faire tourner. Tous les matins, après avoir rangé le petit-dej elle se dit :

« Je ne vais jamais arriver à tout faire ».

Je n’y arriverai jamais. Tous les matins, cette petite phrase revient écorner sa confiance en elle. Et lui pourrir ses journées. Car bien sûr, tous les soirs, elle constate qu’elle n’a effectivement pas réussi à tout faire. Et se sent nulle. Avec une impression de ne pas avancer qui la désespère.

Emilie a peur de retourner travailler après une interruption d’un an pour congé parental :

« Reprendre le boulot, tout gérer, j’ai peur de ne pas être à la hauteur ».

Elle reste seule à tourner en rond, dans un mélange de frustration car elle sent qu’elle a besoin d’une activité professionnelle qui mobilise son intérêt, et de peur, car elle a la sensation d’avoir perdu toutes ses compétences, et qu’aucun employeur ne voudra d’elle.

Au quotidien, elle fait passer ses aspirations à la trappe et subit ses journées.

Phrases entendues quand vous étiez petite et imprimées en vous ?

Formules récurrentes depuis que vous avez quitté votre vie d’ « avant » (avant la maternité, avant les déménagements, avant la vie de couple) ? Dans tous les cas, elles vous sabotent. Elles ferment toute possibilité de changement. Elles ruinent votre confiance en vous.

Elles vous renvoient à l’immobilisme. Frustrée mais figée dans cette insatisfaction, que vous trimballez avec vous. Irritable, reprochant à la terre entière votre situation. Et culpabilisant du même coup de faire souffrir votre entourage aussi.

Je suis frappée de constater…

…combien dures sont ces femmes, que je reçois en consultation, envers elles-mêmes. Elle se jugent sévèrement pour tout, tout le temps.

Comment retrouver confiance en soi si l’on se juge en permanence ?

Et si vous inversiez la tendance ? Si vous trouviez une façon simple de tourner les phrases-qui-ferment en questions-qui-ouvrent ?

  • Au lieu de dire dès le matin « je n’y arriverai jamais », vous pourriez vous demander : « pour arriver à tout faire, de quoi ai-je besoin ? »

(exemples : de me convaincre que je ne ferai pas tout ? de choisir ce que je ferai ?  de réduire la pression ? de me donner plus de temps ? de fragmenter mes tâches ? de reprendre confiance en moi ? de demander conseil à mon mari ? etc..)

  • Au lieu de dire « je ne serai jamais à la hauteur dans mon travail », apprenez à dire « qu’est-ce qui m’aiderait à retrouver un sentiment de légitimité dans mon job ? » ou alors « quel serait le premier petit pas que je pourrais faire pour regagner confiance en moi ? »
  • Au lieu de dire « je veux changer de boulot mais je ne sais rien faire d’autre », demandez-vous : « qu’est-ce qui m’aiderait à trouver ce que je peux faire d’autre ? » ou alors « de quoi ai-je besoin pour sortir de cette impasse ? »

Car le fait d’ouvrir vous permet de poser la question du comment. Et la réponse vous encourage à poser une action. À vous mettre en mouvement. Progressivement.

Alors, prête à ouvrir ?

Je vous mets sur la piste, avec une question que j’aime me poser à moi-même le matin :

« Quelle est LA chose que je pourrais réaliser aujourd’hui pour avoir le sentiment ce soir que ma journée a été utile/plaisante ? »

(exemples : m’offrir une demi-heure de temps pour moi à l’heure du déjeuner ? Clôturer ce dossier sur lequel je procrastine depuis 3 semaines ? Consacrer un quart d’heure à chacun de mes enfants en tête à tête ce soir ? Obtenir un rendez-vous avec ma boss pour discuter de mes perspectives dans l’entreprise ? etc…)

À vous !

valerie

Valérie de Minvielle est psychologue clinicienne. Après 20 ans d’expérience en psychologie clinique et art-thérapie, elle a fondé en 2015 « ma juste place », une méthode d’accompagnement personnalisé pour les femmes qui veulent trouver leur équilibre et se sentir à leur juste place dans leur vie de couple, en tant que mère, et dans leur vie professionnelle et sociale. Valérie anime également des formations à la connaissance de soi dans plusieurs instituts de formation et établissements scolaires, en France et en Belgique. La joindre sur http://www.majusteplace.com/ et sur https://www.facebook.com/valeriemajusteplace/

 

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