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J’attends mon deuxième enfant (ou plus)

Pour beaucoup de femmes (et c’est mon cas), la grossesse s’accompagne de désagréments qui obligent à ralentir le rythme : nausées, hormones en folie,  mal de dos, mauvaises nuits… Quand il s’agit d’une première grossesse, on peut s’organiser facilement : arrêt de travail, rester allongée toute la journée… ces choix n’impliquent que vous (et éventuellement votre conjoint).

Le problème est plus complexe si vous êtes déjà maman d’un ou de plusieurs enfants. Pas d’arrêt maladie possible pour votre « job de maman ».

Comment faire alors pour s’occuper d’un enfant (ou plus) si la grossesse vous empêche de porter des charges, de vous baisser, de marcher… ?

Enceinte de mon troisième enfant, j’essaie de trouver les solutions pour mener ma grossesse à terme, et voici trois conseils pour vivre la vôtre tout en continuant à assurer votre rôle de maman.

1. Renoncer

Pour commencer, il vous faudra faire preuve d’humilité : vous ne pouvez pas en faire autant que d’habitude. Pour quelques mois, il va falloir apprendre à baisser vos exigences vis-à-vis de vous, de vos enfants, de votre conjoint, de votre maison.

Prenez du temps pour en parler en famille : qu’est ce qui est vraiment essentiel pour vous et votre famille ? les miettes sous la table ? les jouets qui trainent sans être rangés ? le bain des enfants ?

Non.

L’essentiel pour vous, maman enceinte, c’est de mener votre grossesse à terme, sans qu’une fatigue extrême vous conduise à déraper physiquement (accouchement prématuré, perte de l’équilibre, incapacité à assurer la sécurité de vos enfants…) ou nerveusement (cris sur le conjoint, les enfants, vous-même…).

L’essentiel c’est le repos, la sérénité et la sécurité de tous. Si chaque membre de la famille reçoit dans sa journée sa dose d’amour, de nourriture et de repos, vous avez gagné. Focalisez donc votre énergie sur cela, et pour le reste, vous pourrez faire un « grand nettoyage de printemps » une fois la naissance passée, si cela vous chante !

Alors pendant quelques mois, renoncez à vos exigences habituelles et par exemple, décidez de :

  • ne pas repasser tout le linge,
  • acheter des plats surgelés tout préparés, faire des diners de pâtes de temps en temps,
  • faire le ménage moins régulièrement,
  • utiliser de la vaisselle jetable,
  • laver les enfants un soir sur deux seulement, etc…

pizza

2. S’organiser

Une fois que vous avez limité les tâches à accomplir au cours de la journée, il faut réfléchir à la meilleure organisation pour effectuer celles qui sont inévitables (conduite d’école, repas,…) tout en économisant vos forces.

En effet, à cause du poids du bébé à naître, certains mouvements deviennent douloureux, voire impossibles : s’asseoir par terre, lever les bras, ramasser, porter une charge. Comment faire alors quand on a un jeune enfant à changer, des repas à préparer, des jouets à ranger, du linge à étendre ?

Première initiative : tout à portée de main !

Faites la veille ou le matin la liste de tout ce dont vous aurez besoin dans la journée : la vaisselle du repas, les ingrédients, les habits de rechange, quelques jeux d’enfants.

Au réveil, quand vous n’êtes pas encore trop fatiguée, sortez tout ce qui pourra vous servir et placer les objets à portée de main sur une table, ni trop haut ni trop bas. Ou mieux : demander à votre fabuleux de le faire. L’objectif est de passer la journée sans avoir besoin d’aller chercher la bouteille d’huile en haut du placard ou le paquet de couches sous le lavabo.

Deuxième initiative : réaménager la maison !

Pour quelques mois, vous pouvez prévoir quelques aménagements qui vous reposeront :

  • Plan à langer sur votre lit pour ne pas porter trop haut l’enfant
  • Chaise ou tabouret dans chaque pièce pour être assise à la hauteur de votre enfant pour l’habiller, jouer, lui faire un câlin
  • Installer ce dont vous avez besoin dans la journée au même étage (si votre maison a plusieurs étages)

Troisième initiative : vivons assises (ou allongées) !

Vos enfants réclameront sûrement que vous passiez du temps avec eux mais vous ne pouvez plus vous mettre à quatre pattes sur le tapis pour construire un circuit de train. Proposez-leur avec douceur et en leur expliquant la situation que pour quelques temps, on jouera autrement, pour que vous restiez assise confortablement. Je suis sûre que vous saurez trouver des mots simples pour qu’ils comprennent ce changement temporaire.

C’est donc le moment de proposer

  • des activités manuelles : peinture, gommettes, pâte à modeler…
  • de la détente : gym sur le lit, écouter de la musique, chanter, lire des histoires…
  • des jeux de constructions en s’installant à une table : puzzle, circuit de train, lego…
  • des jeux d’imagination : et si le lit était notre bateau ? et si on partait en voyage dans le canapé ?…

bateau

3. Déléguer

Maintenant que vous avez restreint le nombre de gestes à accomplir chaque jour, que vous avez organisé votre appartement et vos activités pour simplifier encore ces gestes, une dernière option s’offre à vous : faites-vous aider ! Certaines d’entre vous peuvent se sentir seules (isolement géographique, mères célibataires, etc.) mais en cherchant bien, et en osant demander, vous trouverez de l’aide autour de vous :

  • Le fabuleux, pour celles qui ont la chance d’en avoir un disponible (et on leur dit merci !) : il peut faire les courses, le ménage, le repassage les week-end, rentrer plus tôt pour donner un bain et un dîner, sortir le couvert du déjeuner le matin avant de quitter la maison, poser un jour de congé de temps en temps pour vous soulager…
  • Les voisines, copines d’école, mamans d’amis : elles peuvent assurer certaines conduites vers la crèche ou l’école de vos enfants, inviter vos enfants chez elle pour vous laisser vous reposer, vous faire quelques courses… sachez leur demander avec humilité, vous aurez d’autres occasions de rendre service en retour !
  • Les aides « payantes » : prévoyez un petit budget (juste pour ces quelques mois, même si cela demande un sacrifice sur autre chose) pour avoir une baby-sitter un après-midi par semaine, ou pour faire livrer vos courses, etc.
  • Les aides « officielles » : renseignez-vous auprès de votre CAF, de votre mutuelle, du comité d’entreprise… ils peuvent vous aider financièrement à bénéficier d’une aide ménagère ou de garde d’enfants pendant votre grossesse.
  • Enfin, vos enfants ! Expliquez leur que vous devez rester assise, et demandez-leur de l’aide. A partir de 2 ans, un enfant sait déjà faire beaucoup de choses et est content de participer à la maison : mettre le couvert, remplir le lave-vaisselle, se laver lui-même dans le bain (et vous pouvez rester assise à côté), ranger ses jeux.
    Il a simplement besoin  de votre patience bienveillante et que vous soyez à côté pour le guider précisément : « prends ce lego rouge par terre. Va le mettre dans la grande caisse qui est là. Etc… »

bain

J’espère que ces simples conseils, tirés de mes propres expériences, pourront vous aider aussi.

Je n’avais pas autant anticipé lors des deux premières grossesses, mais en murissant, en prenant du recul, je m’efforce de me reposer et de concentrer mon énergie sur l’essentiel : l’amour à donner à ma famille, sans m’oublier !

Cela demande de l’humilité pour renoncer, et pour demander de l’aide, mais n’oubliez pas que vous donnez tellement par ailleurs en étant maman, et que vous aurez l’occasion de venir en aide à votre tour quand votre grossesse sera passée.

Futures mamans, prenez soin de vous et de votre famille, et courage pour les derniers mois !

margueriteDiplômée d’une école d’ingénieur et dessinatrice depuis toujours, Marguerite Bories vit sa maternité comme une grande remise en question de sa vie professionnelle, familiale et personnelle. Maman en 2013 puis en 2015, elle décide de travailler en indépendant pour garder sa liberté et travailler à mi-temps et à domicile, dans le secteur culturel. Entre deux missions, elle profite de ses « jours sans enfants » pour lire, réfléchir, et dessiner bien sûr ! Marguerite est mariée depuis 2012 et vit avec sa famille à Avignon.

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  • Sophie

    Merci pour cet article !
    J’attends moi aussi un troisième bébé après un en 2014 et un an 2016… et j’avoue que c’est vraiment dur. Cette semaine j’ai décidé de lever le pied au boulot (j’ai refusé un Dossier qui pourtant en temps « normal » m’aurait passionnée !)… et j’avais encore une petite voix qui me culpabilisait… mais je me rends compte que c’était la bonne décision. Alors merci !

  • Sophie

    Merci pour cet article !
    J’attends moi aussi un troisième bébé après un en 2014 et un an 2016… et j’avoue que c’est vraiment dur. Cette semaine j’ai décidé de lever le pied au boulot (j’ai refusé un Dossier qui pourtant en temps « normal » m’aurait passionnée !)… et j’avais encore une petite voix qui me culpabilisait… mais je me rends compte que c’était la bonne décision. Alors merci !