J’ai peur du manque de sommeil - Fabuleuses Au Foyer
Dans ma tête

J’ai peur du manque de sommeil

femme qui baille
Maria Balmès 19 février 2026
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Quand j’étais adolescente, je n’avais aucun problème à me coucher à 2h du matin pour finir une dissertation, ou pour veiller sur des enfants le temps d’un babysitting. Mais au fil des années, je me suis mise à craindre le manque de sommeil. Je me connais mieux. Je vois bien les conséquences absolument désastreuses sur mon humeur. C’est très simple : quand je ne dors pas assez, je broie du noir et je pleure pour un rien. 

Alors je stresse de ne pas dormir assez… 

mais je n’arrive pas forcément à me coucher tôt pour autant ! Et, en cas d’insomnie anxieuse, c’est un vrai cercle vicieux.

Evidemment, en devenant maman, mon problème ne s’est pas arrangé. J’appréhendais tellement que j’avais lu des livres sur le sommeil des enfants avant même de tomber enceinte ! Spoiler : il y a plein de choses à tenter mais il n’y a pas de technique miracle pour faire dormir nos petits. Alors, que fait-on ?

Je n’ai pas renoncé à mon envie tenace d’avoir un bébé (et si tu es là, toi non plus !), ni à mon idéal de 9h de sommeil ininterrompu. Je voudrais d’ailleurs rassurer les mères de nourrissons : ça finit par être possible de dormir 9h d’affilée. En attendant, il y a une petite phrase qui m’a sauvée pour survivre aux inévitables nuits pourries : 

« J’ai plein de ressources pour prendre soin de mon énergie ». 

Chez moi, cette phrase est magique car elle me permet d’accepter ce qui ne dépend pas de moi (les nuits pourries), tout en me concentrant sur ce qui dépend de moi (prendre soin de mon énergie). Elle est magique car le manque de sommeil ne se présente plus comme une fatalité me condamnant à une journée de déprime et d’anxiété. Elle est magique car elle me redonne confiance en moi.

Mais quelles sont ces ressources me diras-tu ? En voici quelques-unes :

1. Distinguer fatigue et somnolence. 

La fatigue c’est le sentiment de décalage entre mon énergie et l’ensemble des choses que j’ai à faire : tout semble alors plus lourd et difficile. Je peux accompagner la fatigue en étant douce avec moi-même et en accomplissant le minimum avec le minimum d’énergie. La somnolence, c’est le stade plus avancé des premiers signes d’endormissement : bâillements, yeux qui piquent, paupières lourdes… Quand ils arrivent, je prends le temps de les ressentir (au lieu de les nier) : cela m’aidera à me coucher quand ce sera le moment.

2. Boire beaucoup d’eau, 

et notamment un grand verre d’eau au réveil. 

3. Manger des choses saines, 

non pas avec l’intention de contrôler mon poids, mais avec l’intention de donner de l’énergie à mon corps. Il est parfois difficile d’éviter les craquages alimentaires quand je suis crevée. Mais ce n’est pas un problème : l’un n’exclut pas l’autre les jours d’épuisement !

4. L’art de la sieste. 

Fermer les yeux 20-25 minutes, dans l’idéal allongée, ou sinon assise en laissant ma tête tomber vers l’avant (ça étire bien les cervicales, c’est top !). Je m’endors rarement vraiment mais cela crée une vraie détente et remet les pendules à l’heure dans mon corps. Je repars avec beaucoup plus d’énergie. Ce n’est pas un hasard car toutes les études montrent que cela aide à la régulation des hormones circadiennes. 

5. L’importance de la respiration.

Si je ne peux vraiment pas fermer les yeux, je fais attention à prendre plein de respirations profondes au fur et à mesure de la journée.

6. Repérer les créneaux horaires où mon énergie va remonter quoiqu’il arrive. 

Dans mon cas, je vais toujours mieux à 10h qu’à 8h. Alors, à 8h, je patiente sans désespérer !

7. Prendre un café (pas plus) au bon moment,

par exemple juste avant la sieste de 20 minutes pour qu’il fasse effet à mon réveil.

8. Me poser la question : « Qu’est-ce que je veux faire aujourd’hui pour avoir envie de me coucher tôt sans être frustrée ce soir ? ». 

Car, pour se coucher tôt, il faut ne pas être trop frustré en fin de journée … ou sinon, on finit par scroller sur son téléphone à 23h à la recherche d’une petite dose de dopamine ! Souvent, cette question me conduit à prioriser du temps de qualité pour moi-même (et, aujourd’hui, elle m’a conduit à écrire cet article !). Parfois, elle m’invite à trouver du relais pour ma fille et c’est très bien.

Toi aussi, chère Fabuleuse, tu as plein de ressources pour prendre soin de ton énergie. 

N’hésite pas à nous les partager dans les commentaires. Nous, les Fabuleuses, sommes une espèce souvent fatiguée. Mais c’est décidé, nous ne rajouterons plus à cette fatigue la peur de la fatigue !



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Cet article a été écrit par :
Maria Balmès

Maman d’une petite fille, elle a vécu l'épreuve de la dépression post-partum. Ses textes cherchent à apporter beaucoup de douceur et d'espoir aux mamans dans la tourmente. Elle s'appuie sur son expérience thérapeutique (des psys, elle en a vu), sur des concepts philosophiques (c'est son métier) et sur les judicieuses remarques de son mari (qui ne perd jamais le nord dans les tempêtes).

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