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“J’ai mes règles” : bonne excuse ou bonne raison ? (d’être chiante)

“T’aurais pas tes règles toi ?”

“Ah ben si.”

Je pleure sous la douche. Pourquoi je pleure ? Je ne sais pas. Pourquoi sous la douche ? Ça je sais. Parce que ça résonne. Péter les plombs dans la salle de bains, ça rend les choses encore un peu plus réelles. Croiser ses yeux rougis et son visage bouffi dans le miroir, en voilà un formidable facteur d’accroissement de la complaisance envers soi.

Donc, je pleure sous la douche.

Et je ne sais même pas pourquoi. Il était question des vacances d’été, puis de la réparation de la voiture. Je ne sais pas comment on en est arrivés à parler menu de la semaine. Quoi qu’il en soit, j’ai remis sur le tapis la fois où il m’avait fait une remarque sous prétexte qu’il était fatigué et moi enrhumée. C’est à ce moment-là que ça a dégénéré.

Il y a eu des claquements de porte.

Et depuis, je les laisse tous faire leur vie sans moi. Je suis sous la douche et depuis un bon quart d’heure, je pleure bruyamment, je sanglote expressément, j’enrage lamentablement.

J’ai du mal à croire que je puisse être une telle sorcière des sanitaires. Mais cette petite touche de culpabilité, je la rembarre direct : après tout, c’est pas de ma faute cette outrecuidance masculine d’aller bien alors que moi j’ai envie d’aller mal.

Au fur et à mesure, j’augmente la température de l’eau (oui je sais, c’est mal pour le portemonnaie, pour l’environnement et pour la circulation sanguine.)

Et tout à coup, dans les méandres de mon dialogue intérieur, le chaos s’organise. Enfin, je comprends.

“T’aurais pas tes règles toi ?

Ah ben si.

Tout s’explique.

Enfin une explication rationnelle.

Je sais même pas pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt. »

J’ai mes règles. J’ai mes règles, putain ! Et le premier qui m’adresse la parole, il se prend ma coupe menstruelle dans sa gueule, compris ?”

J’ai mes règles. Mes ragnagna. Mes petites affaires. Mes trucs de filles. Appelez-les comme vous voulez.

Quand j’étais au collège, j’aimais bien écrire “indisposée” comme mot d’excuse pour pouvoir rester sur le bord de la piscine, et pas avoir à montrer mes bourrelets à tous les mecs de la classe.

Sauf que la vie de famille, c’est pas comme les cours de natation.

Tu peux pas mettre un panneau “indisposée” sur la porte de ta chambre. Les enfants savent pas lire. Quant aux fabuleux, ils savent lire, mais ça change rien, ils ne voient pas le problème.

Le problème, tu veux que j’te dise ?

C’est que j’ai le ventre qui se déchire, l’appareil génital qui saigne et la tête en vrac. Faut pas que j’oublie de mettre des tampons dans mon sac en partant, sinon c’est Vaison-la-Romaine. Si y’a pas de lavabo dans les toilettes, je meurs de stress. Ces jours-là, je me trouve dégoûtante.

Mon mari aussi je crois. Me voir saigner, ça lui plaît pas. C’est clair qu’en termes d’attirance sexuelle, c’est pas folichon de penser à ce qui se passe vraiment à l’intérieur. Bref, quand j’ai mes règles, je me sens sale. Et pire encore, je me sens chiante.

“Oui mais même 3 jours avant, t’es tout aussi chiante. Pourtant tu saignes pas.”

“Oui alors ça, c’est le syndrome prémenstruel tu vois. Ouais enfin laisse tomber. Tu peux pas comprendre.”

En effet, mon homme ne peut pas comprendre… et il n’y est pour rien. Techniquement, il ne pourra jamais vraiment savoir. Et techniquement, il ne me juge pas. Alors partons du principe que la solution ne consiste pas à le lyncher. Mais de me concentrer sur la source de mes tourments :

le cycle menstruel.

Ou period en anglais. Cette machination qui porte bien son nom : cycle, période, bref on prend le même utérus et on recommence. Tous les 28 jours. Pendant 35 ans. (Après il y autre chose, la ménochose, j’y suis pas encore et j’ose pas vraiment y penser.)

Bon alors ce cycle, on peut pas vraiment s’en débarrasser.

Alors on fait quoi ?

  1. On enrichit son vocabulaire

Peut-être qu’en fait, on n’est pas chiante. Peut-être qu’en fait, on se sent vulnérable. Un peu plus fatiguée que d’habitude. À fleur de peau. Hypersensible, fragile, un brin abattue ou émotive. Parce que notre corps, fabriqué pour pour abriter la vie, vient d’apprendre qu’il n’abritera pas la vie ce mois-ci. Chimiquement, il a besoin de faire le grand vide intersidéral. Bonnes élèves, les hormones accompagnent ce processus de grand ménage et nous mettent la tête et le coeur en vrac. Voilà, là on est dans les faits. Chiante, ce n’est pas les faits : c’est une interprétation. On est vulnérables. Nuance 😉

  1. On annule ses rendez-vous

Autant que faire se peut, j’entends. Certes, on ne peut pas disparaître de la circulation 5 jours par mois.

Allez expliquer à votre patron que vous ne verrez pas le plus gros client de la boite aujourd’hui, pour raisons d’hypersensibilité due à un ovule non fécondé. Pire, allez expliquer à vos enfants qu’il n’y aura pas de petit-déjeuner ce matin et pas non plus jusqu’à vendredi, quand maman ira mieux.

Cela dit : on n’est pas obligée de faire, pile ces jours-là, des maxi courses dans un supermarché bondé. On n’est pas obligée d’avoir du monde à la maison. On peut s’organiser un peu à l’avance pour ne pas avoir de grosse deadline professionnelle à ce moment-là.

Et peut-être même, parce que Monsieur est en déplacement et que vraiment, on se sent pas d’être seule pour coucher les enfants, appeler une baby sitter à la rescousse pour le fameux 18-20h (en priant bien sûr pour que celle-ci n’ait pas ses règles à ce moment précis. Deux chieuses hypersensibles dans la même pièce, je vous raconte même pas !)

  1. On choisit ses sujets de conversation

Que les choses soient claires : les règles ne sont JAMAIS le moment pour parler : de l’une ou l’autre belle-famille, de la logistique des prochaines vacances, de l’orientation post-bac de l’aîné, de où on passera le 24 décembre, des “on ne se voit pas assez” ni des “tu ramasses jamais tes slips”. On n’a plus rien à se dire du coup ? Eh ben on regarde un film. Et on attend que ça passe. Les bad days sont cycliques : bonne nouvelle, les good days aussi !

En contrepartie de 5 jours de galère, on observe bien : dans une quinzaine de jours, on va péter le feu (pour une raison inconnue répondant au doux nom d’ovulation), et on aura la force de changer le monde.

C’est de ce moment-là qu’on profitera pour régler nos comptes entre partenaires.

Alors, les règles, fausse excuse ou vraie raison ?

Je dirais surtout : bonne excuse pour oser prendre un peu plus soin de soi et bonne raison pour apprendre à se connaître, et peut-être même à s’aimer encore un peu plus.

P.S. Avis au fabuleux : tu peux pas comprendre.

Mais c’est pas grave ! Par contre tu peux quand même regarde ça (en anglais sorry) :

Voilà.

Il paraît que je suis une créature créatrice et fabuleuse ; complexe et mystérieuse. Cool nan ? Parfois, je dois confesser que je suis un peu jalouse. Toi au moins, tu n’as pas à gérer ça. M’enfin, je n’ai pas non plus à gérer (ni à comprendre) ce que c’est d’être dans un corps masculin. Allez bisous mon chéri.

Et fabuleuses règles à toutes !

Dans la joie et la bienveillance… envers soi.

Helene Bonhomme

Hélène Bonhomme est auteure, conférencière, fondatrice du site fabuleusesaufoyer.com et chroniqueuse sur lepoint.fr. Après une prépa littéraire, des études de philo, plusieurs années d’enseignement et plusieurs autres de rédaction web, elle devient mère au foyer. Elle commence à interviewer des femmes inspirantes et à mettre par écrit des pensées motivantes. C’est ainsi qu’ont vu le jour ce blog en mars 2014, puis en mai 2015 son livre collaboratif pour révéler la fabuleuse en chaque maman et en octobre 2016 son livre C’est décidé, je suis fabuleuse – Petit guide de l’imperfection heureuse. Elle est mariée à David le fabuleux et maman de Roman et Adelin. Sa mission : aider les mamans qui veulent sortir la tête de l’eau, prendre un peu de recul sur leur quotidien et commencer à aimer leur vie !

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  • Morte de rire ! C’est cru, sans détours et chichis ! Merci Hélène pour ce fou rire à 21h40 ! Je vais le faire lire à mon mari pour qu’il comprenne bien cette fois ci ! ?

  • Céline Piperaux

    Du sur mesure… Parfait à tous les niveaux. Finalement, même si je suis fabuleuse et fabuleux à moi toute seule dans ma vie, j’ai bien compris que je suis avant tout une femme « normale » comme les autres, et que j’ai le droit de penser de temps en temps, que la terre tourne carré! Je vais me concentrer sur mes jours pré -pendant-post ovulation histoire de garder la paix intérieure. Merci Hélène pour ton humour et ta plume toujours bien posée. Céline

  • Alexandra

    Coucou les fabuleuses fabuleusement réglés , Hélène tu n es pas seule , moi c est une semaine de règle sans le avant alors c est aussi festivals de chialerie, douleurs, de je supporte rien tout me fait suer, bon aller encore ouf c est fini, la prochaine fois… Dans un mois c est la boîte d anti inflammatoire ba non 1 seulement, il manquerai plus que je m intoxique… j ai le temps d’en profiter ! Quoi déjà ! J ai mal à la tête ! Ha non c est reparti ! Même pas elle m oublieront elles sont toujours là , à heure et jours fixe pas de débordonnement ! Un peu pourquoi j en ai MARRE . Le mois prochain je met un stérilet ! Fini les durs labeurs de! Depuis quel âge 11 ans oui oui aujourd’hui 43 ans , comptez ba oui ‘vive le stérilet’ et ‘tu sais il paraît que ça marche pas pour tout le monde tu peux continuer à avoir des fuites! À non MERDE non non pas moi

  • Elodie Renaud

    Ah ah ah !!!! C est tellement ça !!! ? Merci pour cet article !

  • Alexandrine

    Bien vu Hélène ! Le mélodrame sous la douche…c’est tellement ça ! Et le spectacle dans le miroir est complet s’il nous reste une larme de mascaras au coin de l’oeil. En même temps, sous le coup des émotions, c’est vraiment libérateur de jouer sa Marilyn… ^^

  • Marine

    Cette semaine ca a été le retour de couche pour ma part… ca faisait longtemps que je n’avais pas ressenti tout ca! J’ai bien rigolé en te lisant et me suis sentie moins seule aussi 🙂 La vidéo est excellente !!! Merci 🙂

  • Mag Ono

    Ah le dur métier d’être femme !!! tout pareil. J’ai bien vu que la vie était moins drôle ces périodes-là alors je lève le pied pendant quelques jours. Changer de lunettes et ne plus maudire ces périodes mais oui s’en servir pour mieux se connaître et avoir encore + de bienveillance envers soi à ces périodes-là ! Merci Hélène pour cet article brut de décoffrage ! belle journée.

  • Vanessa Desforges

    Bravo pour cet article ! J’ai noté ma phrase du jour : « Les bad days sont cycliques : bonne nouvelle, les good days aussi ! » Merci Hélène d’oser partager sur des sujets si délicats.

  • Céline

    Merci Hélène de mettre des mots sur nos maux ! Et oui c’est bien ça…se sentir moche, sale et tellement fatiguée. Moi j’avais accepté la dernière fois de laisser partir mon fabuleux en week-end moto avec ses potes et donc passer le week-end seule avec N°1 3 ans et N°2, 1 an tout juste, dans mon appart surchauffé…évidemment ce fût long et crispant. Et le mieux c’est quand il est rentré à 22h le dimanche (après la bataille donc) pour me dire que je lui avais beaucoup manqué, qu’il me trouvait toujours belle, et si on allait se coucher tous les 2, ect…et là j’ai été héroïque et j’ai réussi à lui expliquer la situation calmement (et sans pleurer ou presque). Conclusion : la prochaine fois je fais des calculs et je vérifie que ce fameux week-end moto ne tomberas pas à ce moment là !

  • Sophie

    Et non, vous n’êtes pas seule dans ce cas 😉 Il est essentiel de s’écouter tout particulièrement dans ces moments … les règles ne sont pas anodines, c’est un moment intense et essentiel pour notre corps. Certaines publicités pour les produits périodiques tentent de persuader les femmes qu’elles peuvent continuer à vivre normalement pendant leurs règles, qu’il suffit de porter tel tampon ou telle serviette et hop, comme si de rien, on continue sa vie à 100 à l’heure, on saute en parachute, on danse jusqu’au bout de la nuit … même si les règles sont un événement normal, elles ne doivent pas être ignorées, déniées, minimisées. Pour bien les vivre, Il faut ralentir, physiquement et moralement, comme nous le faisions autrefois avant que la société moderne nous interdise de vivre au rythme de notre biologie !
    Pensée à toutes les femmes de ce monde 🙂

  • Claire

    Merci pour ce fabuleux article! Moi je crie sur tout le monde, et quand elles arrivent je comprends mieux les 3 derniers jours. Et comme c’est pas régulier, je ne peux pas prévoir quand ça arrive… finalement c’est plus simple quand on est enceinte, non? (non, non je n’aurais pas une 20aines d’enfants, 4 me suffisent) mais pfff…

  • Camille Bélières

    Encore un bel article ! Vrai et sincère. Merci Hélène ! Bises

  • Adeline

    Aaaah, nous ne sommes pas seules !! MERCI Hélène et MERCI à toutes les Fabuleuses qui commentent ici pour partager ! C’est vrai, les règles c’est normal. Et, oui, les publicités nous laissent entendre que nos jours « déréglés » sont des jours normaux où on est au top quand on a la bonne protection… Et, oui, il y a encore plein de clichés et de tabous sur le sujet (je me souviens encore de mon prof – masculin – de philo qui nous expliquait que comme les règles et l’accouchement étaient des phénomènes naturels, les douleurs que ressentaient les femmes étaient forcément « socio-culturelles » :-o). Mais la vérité c’est que pour certaines femmes les règles c’est un peu l’enfer régulier. Pour ma part je suis en guerre contre mes hormones depuis fort longtemps (de longs jours de migraines et de douleurs en milieu de cycle ET en fin de cycles), et le corps médical a toujours minimisé et ignoré mon ressenti (sauf une homéopathe). Ces jours-là, je suis MAL. Et je ne peux pas toujours prévoir… Je subis, et ma seule consolation est que mon corps de femme m’a permis de porter mes deux enfants adorés ! Un bouquin sur le sujet est sorti récemment, je brûle d’envie de le lire.

  • Anne-Claire

    Merci pour cet article, d’autan plus que le sujet est tabou! C’est vrai que c’est difficile de se sentir incomprise, mal jugée. Ce mal être cyclique ne s’explique pas, il se vit c’est tout, avec l’énergie du moment, le quotidien, mais aussi notre histoire. Le passé peut aussi remonter pendant cette fichue période! Pas toujours facile à gérer. Et pourquoi en faire une affaire top secrète? C’est la vie, non? Pourquoi en avoir honte. On y peut rien si Tante Rose déboule tous les mois! Allez les fabuleuse, haut les cœurs! Et encore merci Hélène.

  • Stella Ttropmako

    Tout est dit, tout est vrai
    Je suis les fabuleuses depuis plusieurs semaines et je ne commente pas souvent mais cela fait plaisir de se sentir comprise et surtout de voir que l’on est pas la seule

  • Myriam

    vidéo géniale…. c’est vrai que dimanche j’ai fais 10km en courant et cela correspond exactement …parce que c’est au moment où tu posas la question par mail que je les avais…je te pensais devenue devin !!!

  • Rachel

    vulnérable, c’est ça! En petit deuil, quelque-part alors prenons soin encore plus de nous à ce moment là et suivre son cycle permet d’anticiper! Un très bon livre sur ce sujet ceux de Miranda Gray! Elle m’a beaucoup aidé à mieux comprendre, suivre et accepter, mon cycle! Merci pour cet article encore très juste!

  • Angelica

    Merci pour ce moment, nous devrions avoir de la reconnaissance comme en Italie où une proposition de loi est en cours sur l’absence menstruel et ces inconvénients. Ils y ont pensés !!!

  • solene RIGAUD

    bon, j’écouterai la vidéo quand mon fils ne sera pas en train de regarder son dessin animé et ma petite pas en train de chouiner..J’aime bien tes articles, ça fait du bien, on se sent moins seules. A la base je m’étais juste pointée car j’avais reçu une invitation via fb mais j’aime beaucoup te lire…bon ça pleure trop fort,j’y vais 🙂

  • Juliette

    Ah! Extraordinaire… je profit d être sans enfant, en train de faire la queue au supermarché, pour te/vous lire chère(s) fabuleuse(s)!!!
    Eh oui, je glane comme je Peux du temps pour moi!
    Oui, cet article m a fait sourire et presque pleureur car je suis « en période » justement!!
    Oui, ce post m a décomplexée… car je ne trouve hypersensible en ce moment… sans vraiment comprendre …
    retour de couche et compagnie…
    Oui notre corps est un temple qui vit…
    Quel bouleversement chaque jour, semaine, mois.. ça me donne presque le mal de mer (mère)??
    Merci encore de nous partager toutes ces pensées, réflexions…
    A nous les fabuleuses fabuleuses!!!

  • Hélène Babiak

    Merci merci merci!!!!

  • Hélène Babiak

    pareil lecture à monsieur 😉

  • Severine Heiniger Weber

    Bonsoir Hélène, votre article résume tout à fait cette periode dans le mois où « tout va mal »et où je broie du noir. Et ce qui me fait le plus marrer, c’est que même après plus de 25 de règles, ça m’arrive d’être étonnée quand je me pose la question…mais au fait, j’ai mes règles??. Entre soulagement parce que je peux enfin dédramatiser et énervement parce que « Ok j’ai mes règles mais c’est pas une excuse non plus…. » bref, ces règles.. ..c’est beau, c’est chiant, c’est fatiguant mais c’est SURTOUT notre « privilège « à nous fabuleuses d’être cette porte ouverte à la maternité. ….et ça, nos fabuleux ne comprendront jamais ce que c’est que de porter, créer, modeler un enfant en soi. Quel IMMENSE privilège que je n’échangerais jamais au monde et qui me fait dire: j’aime être une femme!!

  • soso

    C’est tout à fait ça ! Article et vidéo extras !!! Quand j’ai compris, il y a quelques années l’impact de ce fameux cycle sur mon mental, ça m’a soulagé !Ce qui semblait insurmontable à gérer certains jours, je savais que c’était qu’une question de timing !
    « Les bad days sont cycliques : bonne nouvelle, les good days aussi ! » Cool !♥

  • Favre lydia

    Qu’est ce que j’ai ri !!! 🙂 Je raffole! Merci ça fait du bien:) tu as le don pour décrire exactement ce qu’il se passe et c’est génial!

  • Sabine Associés

    Je les vis comme une véritable injustice, j’en veux à la terre entière tellement j’ai envie de me pendre trois jours avant et tellement j’ai mal les deux ou trois 1er jous. Tellement ça peut mal tomber (le ski ou la mer par ex) alors que je ne pars pratiquement jamais. Ou pire pendant une course officielle. Bref, je les hais. Et je ne suis pas pressée que ma fille soit réglée.

  • Clau

    Pour ma part je n’ai pas vraiment de sautes d’humeur. J’ai mal (parfois), je me sens plus fatiguée et un peu dans le coton, mais pas vraiment de sautes d’humeur.
    C’est par contre un temps d’introspection, un temps de retour sur soi.
    Depuis ma lecture du livre de Miranda Gray, ce qui m’apparaissait jusque là comme un passage obligé dans le mois m’est apparu source de richesse, et occasion de mieux me connaitre. Je le conseille :
    https://cercledeesse.files.wordpress.com/2007/06/la-femme-lunaire-miranda-gray.pdf

  • Marion

    merci pour cet article !!! dire que j’oublie presque à chaque fois que
    ça va revenir… et que je m’étonne encore quand c’est là de ne pas
    l’avoir compris plus tôt… (effectivement hyper sensible, hyper
    fatiguée…) Par contre, ce qui m’a vraiment changé les jours pendant,
    c’est la coupe menstruelle. Plus besoin de manipulations en cours de
    journée, et plus l’impression de me sentir gênée ou sale, passé le
    premier temps d’adaptation (le premier cycle). Je ne reviendrai plus
    jamais en arrière !

  • Charline Tricote

    Moi cest simple quand ma plaquette de pilule est terminée je suis déjà chiante je n’aime pas les avoirs ses put… de ragnagnas
    Mais pour ma part j’ai vécu quelques choses de pas drôle du tout et c’est pour sa que j’ai peur d’avoir mes ragnagnas et donc je suis chiante agressif anxieuse

  • Chloe

    Que de plaisir à lire cet article ! Et dire qu’hier je passais encore une partie de ma soirée sous la douche en me demandant pourquoi ???!!!
    Merci de mettre des mots sur ces émotions et merci de transformer tout ceci en sourire sur mon visage !