Comment j’ai appris à compter sur moi - Fabuleuses Au Foyer
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Comment j’ai appris à compter sur moi

Anna Latron 2 mars 2021
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Si tu es une fidèle des Fabuleuses depuis longtemps, tu commences à bien me connaître, moi qui t’invite à partager un café bien chaud chaque mercredi matin depuis trois ans ^^.

À toi qui connais bien les Fabuleuses, j’ai envie de raconter ce que je vis depuis que j’ai eu la chance de rejoindre l’équipe au printemps 2018 :

  • tous les jours, je vois des trésors de solidarité se développer entre ces mamans qui ont choisi de se mettre en route vers le meilleur ;
  • tous les jours, je suis en lien avec une fabuleuse équipe de chroniqueuses et de contributrices qui, avec leur plume, met des mots sur ce que chacune d’entre nous vit au quotidien ;
  • quotidiennement, je réponds aux mails de mamans comme toi qui nous contactent pour partager un bout — joyeux ou douloureux — de leur chemin, pour avoir un peu de soutien, pour nous remercier pour un article ou pour un programme, ou tout simplement pour nous encourager ;
  • quotidiennement, je vois les Villageoises progresser dans leur quotidien grâce aux outils développés par Hélène ;
  • depuis plusieurs semaines, je vois d’autres mamans se mettre en route, s’encourager aussi et renouer vers plus de légèreté dans leur quotidien à 1000 à l’heure : les mamans aidantes, qui ont désormais leur site dédié.

Une mission remplie de créativité, mais aussi d’écoute, d’encouragement et d’accompagnement.

Une mission passionnante et exigeante !

Et puis, tous les jours, j’essaie de résoudre comme je le peux cette équation qui est celle de chacune d’entre nous : être assez présente pour mes enfants, assez présente à mon travail, et assez présente pour mon conjoint.

Comment j’y arrive ?

Le voilà, mon secret : je tâtonne, je me trompe, je fais des choix, et j’essaie, dans chacun de ces domaines, de ne pas mettre la barre trop haut. Et ça, c’est déjà bien assez 🙂 !

Si tu nous as rejoint depuis peu de temps et que tu es “nouvelle” chez les Fabuleuses, en voici un peu plus sur qui je suis :

À 37 ans, je suis maman de 2 garçons de 9 et 5 ans. Mon aîné est porteur d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA). J’ai la chance d’être mariée à mon Fabuleux depuis 11 ans.

Journaliste de formation, j’ai rejoint l’équipe des Fabuleuses en mai 2018 en tant que rédactrice en chef du blog et responsable des contenus (notamment pour la formation du Village).

Comment ai-je rejoint l’incroyable aventure des Fabuleuses ?

Je te propose une petite chronologie de ma fabuleuse épopée, que je pourrais qualifier de réconciliation avec moi-même. Une épopée au cours de laquelle j’ai appris à compter sur moi. Prête ? On y va :

2016. Un an après avoir donné naissance à mon deuxième garçon, j’ai sombré dans l’épuisement et la spirale qui l’accompagne : cris, culpabilité, dépréciation de moi-même. Bref, j’étais au fond du seau. À qui la faute ? Je pourrais pointer du doigt l’autisme, compagnon d’aventure un peu caché jusqu’alors, qui donnait enfin son nom à cette période, mais non… En fait, j’avais simplement bâti ma manière de fonctionner sur des habitudes et des croyances empoisonnées. Des habitudes et des croyances qui m’avaient menée à l’épuisement. Des habitudes et des croyances qui gouvernaient ma vie en me retenant prisonnière. Cette phrase de Gandhi s’appliquait parfaitement à mon système de pensée :

« Vos croyances deviennent vos pensées, vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs, vos valeurs deviennent votre destinée »

Gandhi

Parmi mes croyances, la grande gagnante : le perfectionnisme, symbolisé par une phrase que je me répétais en boucle. « Je serai aimée si je réussis tout parfaitement »

Je serai aimée si…

  • Si je suis une maman calme
  • Si je travaille assez dur pour me dégager un salaire
  • Si ma maison est bien tenue
  • Si je contrôle tout

Chère Fabuleuse, j’imagine que tu comprends un peu mieux pourquoi j’étais au fond du seau.

Début 2017. Une amie chère à mon cœur (et qui se reconnaîtra certainement) me transfère un mail d’une certaine Hélène Bonhomme. Ses mots parlent directement à mon cœur de maman blessée qui ne se sentait pas fabuleuse du tout. Ni une ni deux, je m’inscris au mail du matin.

Quelques mois plus tard, je suis le défi “Une Pause s’impose”, puis rejoins le programme “Quand Maman Va Tout Va” : une révélation pour moi. Je n’étais pas la seule à en baver, pas la seule à me sentir nulle…mais surtout, une personne bienveillante me donne des pistes très concrètes pour aller de l’avant et renouer avec un peu plus de sérénité au quotidien.

À peu près au même moment, convaincue de la valeur inestimable de ce que les Fabuleuses ont à dire aux mamans d’aujourd’hui, je contacte Hélène Bonhomme avec ma casquette de journaliste pour consacrer un dossier à cette notion d’”imperfection heureuse” qui est en train de changer ma vie.

2 alsaciennes à Bordeaux qui se retrouvent autour d’un café, ça donne une interview de 3 heures avec des fous rires et des moments de nostalgie culinaire pour les bredele et les plats de nos “Mamama” restées au pays 😉

Juin 2017. À la fin de “Quand Maman Va Tout Va”, je suis prise d’une bouffée d’angoisse. Comment vais-je faire pour continuer à progresser après la fin de ce programme qui avait semé tant de graines dans mon quotidien ? J’ose partager ma crainte à Hélène autour d’un autre café…et la voilà qui me demande si je serais prête à payer chaque mois pour un programme au long cours. Oh que oui ! Je lui réponds même que selon moi, beaucoup de mamans seraient prêtes à s’abonner.

Eté 2017. Je participe donc au début de l’aventure du Village, premier programme de 12 mois lancé par Hélène. Je continue à aller de l’avant, mais surtout, à prendre conscience que pour que mon quotidien change vraiment, il faut d’abord que mon regard change. En développant une attitude plus douce envers moi-même, je m’agrippe moins à mes limites et à mes imperfections. En gros, je ne rajoute pas une couche de culpabilité à mon moindre “faux pas”.

Je me souviens avoir savouré un délicieux sentiment de victoire à la fin de l’été quand j’ai pris conscience que j’avais vraiment et profondément goûté cette période marquée par BEAUCOUP de temps seule avec mes enfants. Je respire et je suis fière de moi !

Mars 2018. Après avoir participé au premier show des Fabuleuses à Paris, je reçois un coup de fil de David Bonhomme. Tu sais, ce genre de coup de fil qui va changer ta vie ? ! Le lancement du Village est une telle réussite que David et Hélène me demandent si je serais prête à rejoindre l’équipe. Sans jamais avoir osé me l’avouer, c’est la proposition que j’attendais depuis des années : celle de faire le métier pour lequel j’ai été formée, et, cerise sur le gâteau, de le mettre au service d’une cause qui me dépasse et qui, j’en suis convaincue, peut changer la vie de milliers de mamans, comme elle est en train de changer la mienne.

Mars 2021. Mon quotidien n’a pas changé, c’est le regard que je porte dessus qui n’est plus le même. Je continue à avancer, je continue à me tromper, je continuer à tester, à rebondir; je crie toujours sur mes enfants et mon mari, mais je le fais un peu moins, et un peu “mieux”, c’est-à-dire avec une bonne dose de pardon, de sourire et de bienveillance pour la maman fatiguée-au bout du rouleau que je suis toujours. Je me répète au quotidien cette phrase des Fabuleuses qui m’a le plus marquée depuis que j’ai rejoint l’aventure :

“Mes enfants ont besoin que je m’aime”.

Cette phrase est d’ailleurs inscrite sur plusieurs post-it et affichée à des endroits stratégiques de ma maison : la porte du frigo, le miroir de la salle de bains, le mur des toilettes et ma table de nuit !

Mais au fond, quatre ans après avoir cliqué sur “Je m’inscris au mail du matin”, je suis toujours la “même”, c’est-à-dire :

  • Impatiente et impétueuse de nature
  • Jamais vaincue, même si je tombe souvent
  • Toujours prête à rire d’une bonne blague (et à en faire, quand j’ai la répartie nécessaire)
  • Profondément admirative du métier d’institutrice après avoir pris conscience, au cours du premier confinement, que l’école à la maison, ça n’est vraiment pas fait pour moi ^^
  • Râleuse invétérée mais avec une bonne dose d’humour et d’autodérision

Bref, je suis toujours moi, Anna, définitivement amoureuse de la vie, confiante dans ce qu’elle me réserve, et prête à relever les prochains défis dingo qu’Hélène me lancera.

Et tout ça, je le sais, je le dois à la confiance qu’Hélène a placée en moi, mais aussi et surtout à moi : parce que je sais que je peux compter sur moi.

Toi aussi, tu veux apprendre à compter sur toi ?

Les portes du Villages sont ouvertes jusqu’au 5 avril.



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Cet article a été écrit par :
Anna Latron

Journaliste de formation, Anna Latron collabore à plusieurs magazines, sites et radios avant de devenir rédactrice en chef du site Fabuleuses au foyer et collaboratrice d’Hélène Bonhomme au sein du programme de formation continue Le Village. Mariée à son Fabuleux depuis 10 ans, elle est la maman de deux garçons dont Alexis, atteint d’un trouble du spectre de l’autisme.

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