Ce que j’aimerais écrire à la future maman que j’étais - Fabuleuses Au Foyer
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Ce que j’aimerais écrire à la future maman que j’étais

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Une Fabuleuse Maman 7 février 2024
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J’ai plongé dans la maternité en mettant au monde des jumeaux qui ont maintenant 5 ans. Je me suis récemment demandé ce que j’aurais aimé dire à la femme enceinte que j’étais, début 2018.

Voilà la lettre que je lui aurais écrite :

« Fabuleuse petite maman,

Tu t’apprêtes à donner la vie. Aussi magiques sont les instants qui se préparent, aussi intense sera ton expérience.

Autour de toi, chère Fabuleuse, tu entends parler de parentalité. Tu découvres avec intérêt tout un lot de « must have » autour de la maternité : projet de naissance « nature », baby shower et autres gender reveal, poussette tout-terrain dernier cri, chauffe-biberons révolutionnaires, matelas ultra-moderne pour bébé, babyphones avec caméra, Diversification Menée par l’Enfant (DME), repas home-made et bien d’autres choses encore.

Tu intègres déjà des injonctions à peine déguisées en conseils :

faire une liste de naissance, choisir un joli prénom, concevoir un faire-part original, ne pas laisser pleurer bébé (ou le laisser pleurer, selon les écoles), allaiter, aimer, faire du peau à peau, être équipée pour faire du cododo, utiliser des couches lavables, prévoir une séance « photos de naissance »… mais surtout prendre du temps pour soi, être belle et veiller à ce que la maison soit bien tenue. Après tout, tu es en congé.

Tu as beau chercher, ce que tu ne trouves pas en revanche, c’est le mode d’emploi. Oui, mais on fait comment, concrètement pour gérer tout ça, prendre soin de soi en même temps que de sa famille ?

J’aimerais partager avec toi ce que l’expérience m’a fait réaliser : la maternité des possibles. Sens-toi libre d’adopter certains d’entre eux, d’en rejeter ou même d’en ignorer : ce qui compte, c’est ce que tu veux, toi.

Tu peux te faire confiance.

Tu as parfois des doutes, tu te poses mille questions. Tu cherches des réponses dans des conversations, des lectures, des podcasts. Tu entendras ou supposeras des commentaires désobligeants. Mais c’est toi qui as les réponses, fabuleuse petite maman. En tout temps, tu feras au mieux et tu auras raison.

Tu peux recevoir de l’aide.

Tu ne pourras pas tout à la fois : veiller sur bébé, faire les machines de linge, tenir la maison, gérer les repas de la famille, faire les courses, etc. Personne ne le peut. Demander de l’aide ne t’oblige pas à confier ton bébé si tu n’en as pas envie. Ton Fabuleux, un(e) ami(e), un voisin, ou un parent peut faire une lessive, ramener des courses, t’apporter un repas, passer un coup d’aspirateur, ou faire toute autre chose qui te soulagera.

Tu peux choisir de mettre de côté certaines choses :

accepter que la maison soit moins propre ou moins rangée. Tu peux te faire relayer auprès de bébé pour prendre l’air. Tu peux aussi déléguer (voir le point précédent). 

Tu peux prendre soin de toi.

OK, mais prendre soin de soi, qu’est-ce que ça veut dire ?
Avec ou sans bébé, il y a des choses (parfois très simples) qui t’aideront à mettre un peu de chaleur dans ton cœur : chanter ou danser un instant, écrire ou lire quelques lignes, mettre des notes de musique dans tes écouteurs, colorier, méditer ou respirer…. Si tu le souhaites, tu peux être inflexible sur ces quelques minutes qui te font du bien et en faire une priorité.

Tu peux soigner ton image,

sans forcément être instagrammable. Si tu as envie d’être une maman coquette, tu peux. Si tu n’en as pas envie, le soin que tu t’accordes ne passe pas forcément par du maquillage et une jolie tenue. Tu peux juste décider de ne pas te négliger : tu peux refuser les vêtements sales ou abîmés, prendre une douche (même vite fait), utiliser cette crème ou ce savon dont l’odeur te transporte.

Tu peux préserver ton intimité et ton intégrité.

Les visites peuvent faire du bien au moral, si c’est le cas profites-en. Si à l’inverse, tu es tellement fatiguée, tu as tant besoin de te centrer sur ce que tu vis, tu peux le dire. L’entourage peut comprendre : si ce n’est pas maintenant, ce sera plus tard. Le personnel soignant et l’entourage ont parfois tendance à oublier que tu n’es pas seulement une génitrice et que tu es aussi une femme. À tout moment, pour les soins, le change, l’allaitement, etc., tu peux choisir de fermer la porte, et te protéger de l’indiscrétion.

Tu peux exprimer tes difficultés.

La période dans laquelle tu vas entrer sera sans doute éprouvante physiquement. On se prépare psychologiquement à ce que les premières semaines soient difficiles, quand on s’occupe de nourrissons. Dans le discours collectif en revanche, on ne te parle pas de l’endurance. Chaque Fabuleuse dispose de ses propres ressources pour gérer la fatigue, d’éventuelles difficultés, et ce, pendant un temps plus ou moins long. Peut-être que pour un moment tu te sentiras solide. Sans doute qu’à d’autres, tu te sentiras fragile. Ce n’est pas parce que tu viens de vivre un heureux évènement que tu es obligée d’afficher un bonheur immuable sur ton visage. Tu peux vivre de grands moments de bonheur et afficher les sourires qui te font du bien. Tu peux aussi afficher ta tristesse, ta colère, ton agacement ou ton irritabilité. Tu peux choisir de partager ce qui te pèse avec ton entourage : une charge partagée est moins lourde !

Tu peux te trouver fabuleuse.

Parmi les possibles que j’ai découverts depuis mes premiers pas de maman, c’est certainement celui que j’aimerais le plus t’offrir. Quand on est maman, on ne peut pas tout faire. Le temps et la fatigue ne nous le permettent pas. Parfois, certains pleurs sont inconsolables. Parfois, l’allaitement ou le sommeil sont compliqués (bébé est aussi un être humain, avec ses propres difficultés et frustrations). Ce qui nous définit, ce ne sont pas ces choses pour lesquelles on se sent dépassée. Petite maman, ce qui compte, c’est que tu continues à avancer même quand tu es fatiguée ou que tu n’as pas le moral. Tu persistes à chercher des idées quand tant de choses n’ont pas fonctionné. Tu peux choisir de te regarder avec douceur, considérer que tu fais de ton mieux. Alors tu te verras comme tu es : fabuleuse ! »

J’ai eu envie de partager cette lettre avec toi parce que je pense que derrière chaque (future) maman se cache une femme fabuleuse qui a bien besoin de se regarder avec un peu plus d’indulgence et d’amour de soi.

Ce texte nous a été transmis par une fabuleuse maman, Aline Sauer.



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Cet article a été écrit par :
Une Fabuleuse Maman

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