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8 portraits de fabuleuses : mamans et créatrices d’entreprise

Cet automne, je me suis rendue au Salon Layds, organisé par la talentueuse Emmanuelle Fagant, conseillère en image à Bischwiller en Alsace. J’y ai rencontré de nombreuses mamans entrepreneuses. Armée de mon dictaphone, j’ai glané pour vous les petits secrets de leur audace et de leur réussite !

FAB gabrielle blondel

Déterminer ce dont on ne veut plus

Gabrielle Fey Blondel, Chiara Ambra

Pendant 5 ans, j’ai été gérante d’une boutique. Je bossais du lundi au samedi, et parfois même le dimanche. Je rentrais à 20h, voyant à peine ma fille avant son coucher, ce qui me faisait ressentir une frustration immense. Je ne voulais plus de cette vie. J’ai donc décidé de vendre mes parts de cette entreprise. Entre-temps, je suis devenue VDI : je peux aménager mes horaires, travailler à la maison, avoir un complément de revenu et surtout être avec ma fille. J’ai le sentiment d’avoir perdu des années dans ma relation avec elle, d’avoir raté pas mal d’épisodes. Aujourd’hui je me sens à ma place, et j’ai l’agréable sensation de rattraper le temps !

FAB emilie zimmerChoisir pour son bien !

Emilie Zimmer, Impression Intérieure

Pendant une dizaine d’années, j’ai été commerciale dans la peinture pour bâtiment. J’ai ensuite décidé de suivre une formation pour m’installer à mon compte en tant que décoratrice d’intérieur. En fait, cela faisait des années que je ne m’épanouissais pas.  L’arrivée de ma fille et ses problèmes de santé m’ont donné le prétexte pour changer de vie ! J’ai réalisé que n’était pas bon pour elle d’être loin de moi, mais que ce n’était pas bon pour moi non plus de courir dans tous les sens ! Avant Florine, c’était le matériel qui comptait le plus pour moi. Maintenant, j’ai compris que pour être une bonne maman, je dois avant tout être une maman épanouie. Mon activité de coach déco me donne beaucoup de satisfaction et de liberté. Je peux faire ce que j’aime, emmener et chercher ma fille à l’école, être avec elle tout simplement !

S’organiser à deuxFAB solène dumas

Solène Dumas, Céramiqu’art

Pour moi, la céramique s’est imposée comme une évidence, d’abord pour l’aspect cours et formations, ensuite pour l’aspect artistique. J’ai la grande satisfaction d’avoir trouvé ma place : quand je suis dans mon atelier, je suis vraiment moi. C’est certainement le plus grand défi d’une femme aujourd’hui, comme en témoigne la pièce en 3 trophées que j’ai baptisée “Esclave moderne” ! Si ma vie de maman s’articule aussi bien avec ma vie professionnelle, c’est parce que j’ai un mari très présent quand il est à la maison, même s’il a un travail très prenant, avec beaucoup de responsabilités. Nous nous sommes organisés ensemble pour que je puisse avoir au moins un jour entier par semaine dans mon atelier. Pour moi, c’est extrêmement précieux, et pour lui c’est la chance de passer du temps de qualité avec ses enfants !

Trouver le soutien nécessaireFAB alexandra siegel

Alexandra Siegel, Les douceurs d’Alexandra

Mon conjoint est mon plus grand soutien. Je ne me serais pas lancée sans lui. Quand on est en couple, on a besoin d’être soutenue, et pas seulement sur le plan financier ! Mon partenaire a été là pour les recherches, la création du catalogue, le stress des papiers, les moments de doute… Il est là aussi lorsque je quitte la maison pour travailler le soir (le moment privilégié des VDI !) Si on trouve le soutien nécessaire, il n’y a pas de raison d’avoir peur. Il faut se lancer, tout simplement ! Prendre du plaisir, permettre aux gens d’en avoir. Avoir confiance en soi, et si on en manque, s’entourer de gens qui sont prêts à nous soutenir coûte que coûte.

Faire ce qu’on aime faireFAB marielle vizzari

Marielle Vizzari, Récréalaine

Je dois tout à ma Mamie : c’est elle qui m’a transmis le virus de la laine. J’ai toujours tricoté, à commencer par des pulls pour mes poupées Barbie ! La naissance de ma fille cadette a été le déclic. Je voulais passer plus de temps à la maison tout en rencontrant du monde à l’extérieur. J’ai trouvé le moyen d’être chez moi, et aussi de transmettre ma passion. Parfois, comme c’est un plaisir, les gens pensent que ce n’est pas un vrai travail. Mais ce n’est pas parce qu’on aime ce qu’on fait qu’on doit se dévaloriser. Bien au contraire ! La passion est la plus belle des valeurs ajoutées.

OserFAB johanna recht

Joanna Recht, Capucine

Avec mon ancien emploi, je ne voyais plus ma famille, et cela me pesait beaucoup. En me réveillant un matin, j’ai dit “stop” et j’ai décidé de créer ma propre entreprise. Mais pendant plus d’un an, j’ai eu peur (la norme aujourd’hui, c’est le CDI et le salaire fixe !) En fait, j’ai la sensation d’avoir perdu du temps à cause de ces doutes. Bien sûr, il faut laisser mûrir ses projets. Mais quand faut y aller, faut y aller ! Avec les conseils de la CCI et l’avis de plusieurs personnes, je vis une belle aventure, où je trouve beaucoup de fierté et de reconnaissance. Aujourd’hui, mon seul regret est de ne pas m’être lancée plus tôt !

Être soi-mêmeFAB Estelle Latour

Estelle Latour, Cap’tain Tortue

Avec mon ancien emploi d’architecte, je faisais des heures à gogo et je ne voyais presque pas mes enfants. Après la naissance du troisième, j’ai décidé de me lancer dans la VDI. Depuis, je passe beaucoup plus de temps avec mes enfants, et professionnellement je m’éclate ! Je fais des rencontres incroyables. Avant de me lancer, je me suis torturé l’esprit assez longtemps, m’imaginant le pire et me demandant si j’étais vraiment faite pour ça. En apprenant à me connaître au travers de formations et de coaching, j’ai réalisé que j’étais tout à fait dans mon élément car je suis très relationnelle. J’ai donc décidé d’être moi-même, les gens le sentent, et ça marche !

Faire confiance à la fabuleuse qui est en soiFAB marie Jaeger

Marie Bernardof Jaeger, Kidcreakit

Je vis dans un petit village sans périscolaire. Il fallait absolument que je trouve une activité qui me permette de combiner ma vie de maman et ma vie professionnelle. Au moment du décès de mon petit frère, j’ai compris que la vie est courte et qu’il fallait agir. Je me suis donc lancée à fond, avant de ne plus avoir le courage de le faire ! J’ai la chance de travailler en famille : mes petits assistant de 6 et 8 ans testent et valident mes créations. Je connais plein de jeunes femmes formidables, qui élèvent leurs enfants de manière admirable, mais cessent de se dévaloriser. Par définition, une maman est créative. Faites-vous confiance et lancez-vous !

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