Villageoise, et pourquoi pas moi ? - Fabuleuses Au Foyer
Maman épuisée

Villageoise, et pourquoi pas moi ?

Irène Dautrey 25 mars 2022
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Comme la plupart des mamans, j’ai une vie à mille à l’heure.

  • Chef d’entreprise familiale, avec à charge quatre enfants « bien vivants » et un chat psychopathe (je vous assure, il est taré, parfois j’ai peur de lui), des lessives, du ménage, des courses et des repas, des conduites, des histoires à lire et des câlins à donner. Sans oublier un Fabuleux, absolument fabuleux mais très pris par son travail. 

  • Par je ne sais quelle force du destin, je suis aussi enseignante dans le secondaire et dans le supérieur. Voilà que s’ajoutent les cours à préparer, les copies à corriger, les conseils de classe, les rendez-vous de parents désorientés par l’orientation de leurs enfants, les heures de route le mardi pour aller donner mes cours à mes étudiants. 

Cette vie, je l’ai choisie.

J’aime cette intensité. J’ai besoin de carburant intellectuel, de diversité, de projets, de choses à accomplir. 

Et pourtant, depuis quelques semaines, les multiples absences de mon mari en déplacement aidant, je me sens fatiguée. J’ai le sentiment de porter mon quotidien à bout de bras. Je me surprends à rêver d’un ailleurs, d’un avant et d’un plus tard.

  • « Quinze jours en Toscane. Voilà ce qu’il me faut ».

  • « C’était quand même plus simple quand on n’avait pas d’enfants ».

  • « Quand ils auront grandi, ce sera tellement plus facile ! »

  • « Si seulement mon fabuleux avait un autre boulot … elles ont de la chance, les femmes dont le mari est plus présent que le mien ! »

Bref. Je ne vis plus dans mon présent, et j’ai le sentiment d’avoir perdu ma légèreté.

Quand on me demande comment je vais, je réponds que je suis débordée. Débordée. Ce mot innocent veut dire beaucoup. Débordée, recouverte, et bientôt engloutie, noyée. 

Non ! Me noyer, cela m’est déjà arrivé il y a quelques années, il est hors de question que cela recommence.

Je dois me prendre par la main et trouver le moyen de me délester de tout ce qui m’alourdit.

Face à cette situation, j’ai pensé au Village, formation autour de laquelle je tourne depuis des années sans jamais m’être décidée à m’inscrire. J’en ai discuté avec ma fabuleuse amie Anne-Cécile, villageoise de son état, pour savoir ce que le Village avait concrètement changé dans sa vie…. Et achever de me convaincre de franchir le pas.

L’image qu’elle m’en a donné m’a inspirée :

« Le Village, c’est un sac à dos, vide au départ, et qui au fil de l’année se remplit d’astuces, d’idées, d’outils, que je peux utiliser au quotidien, en fonction de mon état et de mes besoins. Depuis que j’ai fait le Village, je n’ai pas une vie parfaite, mais j’ai une vie qui me convient et dans laquelle je n’ai pas l’impression de subir ».

Voilà ce qu’il me faut !

Aimer ma vie au lieu de la subir et de la rêver autrement.

Avoir un « sac à astuces » pour adapter mon quotidien à mes réels besoins, une boîte à outils qui me permette d’agir concrètement pour améliorer mon bien-être, et par ricochet celui de toute ma famille. 

Retrouver la joie et la légèreté. 

Villageoise, et pourquoi pas moi ? 

Cette année, c’est décidé, je relève le défi.

Parce que j’ai besoin d’un petit coup de pouce dans mon quotidien, parce que je veux aimer ma vie, chaque jour un peu plus. 

Parce que je veux mettre en place, concrètement et simplement, les conditions nécessaires à ma joie de vivre.

Et retrouver le goût de mes aujourd’hui.



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Cet article a été écrit par :
Irène Dautrey

Mariée depuis 2013, je suis maman de trois garçons et d'une fille nés
entre 2014 et 2020. J’ai suivi avec passion un parcours littéraire et suis professeur d’histoire. Ayant commencé ma vie de maman à 21 ans, je me suis très tôt intéressée à la question du féminin et de la maternité, ce qui me conduit  à écouter et conseiller de nombreuses amies qui deviennent mamans à leur tour.

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