Pourquoi j'ai décidé de laisser tomber - Fabuleuses Au Foyer
Dans ma tête

Pourquoi j’ai décidé de laisser tomber

Hélène Bonhomme 16 janvier 2016
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C’est ma psy qui la première a diagnostiqué le mal en question.

(“HUH, tu vois quelqu’un toi !!?? Oui, je “vois quelqu’un”, et oui mon seul regret est de ne pas avoir commencé une thérapie plus tôt : autre sujet que je ne manquerai pas d’aborder bientôt.)

Donc : c’est ma psy qui a prononcé le mot fatal : “Hélène, tu t’agrippes.”

Peut-être avez-vous été, comme moi, marquées par la question de Cindy Ghys dans Les coulisses du château : qui sait si avant d’être une vieille mégère antipathique, la belle-mère de Cendrillon n’était pas elle aussi une jolie princesse douce et aimable ?

Que s’est-il passé pour qu’elle devienne aussi désagréable et aussi méchante ?

Combien de mères assistent-elles, désarmées, au spectacle dont elles sont elles-mêmes l’actrice principale, et où l’héroïne devient précisément la femme qu’elles voulaient à tout prix ne jamais devenir ?

Moi, je voulais être disponible, aimante et épanouie. Et puis j’ai eu des enfants. Et je me suis mise à crier, à bouder, à râler. J’avais tout ce que j’avais toujours rêvé avoir, mais je n’étais pas celle que j’avais toujours rêvé d’être.

“Hélène, tu t’agrippes.”

C’est ça. Exactement ça. Je m’agrippe.

  • Je m’agrippe à cette photo qui m’a énervée sur Facebook.
  • Je m’agrippe à la remarque désobligeante de la caissière à propos de mes enfants survoltés.
  • Je m’agrippe aux disputes avec mon mari.
  • Je m’agrippe à la mauvaise humeur matinale de mes fils.
  • Je m’agrippe à la honte de crier.
  • Je m’agrippe à cet email méprisant.
  • Je m’agrippe à cet ordinateur que j’ai cassé avec du Earl Grey Russe.
  • Je m’agrippe à la rage d’avoir (encore) marché dans un pipi de chiot (Un chiot ! Seigneur, qu’avons-nous fait ?)

Je m’agrippe. Je me cramponne. Je me raccroche au premier truc qui passe.

Même si ce truc me fait mal. Parce qu’au fond, c’est bon de s’agripper. Et puis, c’est plus facile que de laisser tomber.

Alors quid de Cendrillon ? Comment ne pas devenir la reine-mère acariâtre ? Et si tout se résumait à notre capacité de lâcher l’affaire ?

En parlant de princesses (pardon à celles qui supplient “Libéreeeez, délivreeeez nos oreilles”), avez-vous remarqué que dans la VO, la Reine des Neiges chante “Let it goooo, let it goooo” ?

J’ai créé ma propre version de la chanson. Je me la chante à moi-même. C’est de l’auto-coaching de princesse fabuleuse :

  • Ton chéri a omis de te remercier pour ses slips propres ?  “Laisse tombeeeer, laisse tombeeeeeer !”
  • Tu as vu sur ton smartphone que la bimbo de service va avoir un bébé et tu es persuadée qu’elle va encore tout faire mieux que toi ?  “Laisse tombeeeer, laisse tombeeeeeer !”
  • Ta meilleure amie a cassé du sucre dans ton dos ?  “Laisse tombeeeer, laisse tombeeeeeer !”
  • Tu es persuadée d’être une mère nulle ? “Laisse tombeeeer, laisse tombeeeeeer !”

C’est décidé, je laisse tomber. Je lâche l’affaire. Je n’y pense plus !

C’est décidé, je laisse tomber mon image de la femme, de la mère idéale. Je m’agrippe à mes convictions, à ma foi, à mon droit d’être imparfaite et d’avoir une vie imparfaite.

Mon souhait pour toi : laisser tomber ce qui ne vaut pas la peine de retenir ton attention, et apprendre à t’agripper aux choses qui comptent réellement pour toi !



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Cet article a été écrit par :
Hélène Bonhomme

Fondatrice du site Fabuleuses au foyer, maman de 3 enfants dont des jumeaux, Hélène Bonhomme multiplie les initiatives dédiées au bien-être des mamans : deux livres, deux spectacles, quatre formations, la communauté du Village, une chronique sur LePoint.fr et un mail qui chaque matin, encourage plusieurs dizaines de milliers de femmes. Diplômée de philosophie, elle est mariée à David et vit à Bordeaux.

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