Je me croyais à l'abri - Fabuleuses Au Foyer
Maman épuisée

Je me croyais à l’abri

petit ours brun chute vélo
Alice Corbaz 23 août 2022
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Alors que je remplis ma tasse de thé à la cuisine, j’entends au salon le son de la vidéo que ma fille est en train de regarder : “Petit Ours Brun apprend à faire du vélo”. Après sa énième chute, au moment où il s’apprête à abandonner parce que c’est trop dur pour lui, voilà que le facteur passe sur son vélo et qu’il se prend une belle gamelle ! Petit Ours Brun est tout surpris : « Mais tu sais faire du vélo, toi ! ». Et la réponse du facteur :

« Parfois, même quand on sait très bien faire du vélo, ça nous arrive de tomber. »

Je repense à cette phrase hautement philosophique issue de la culture petitoursbrunesque de ma fille : parfois, même quand on sait très bien faire, ça nous arrive de tomber.

Et cette phrase vient me rejoindre là maintenant, dans ma réalité de maman : maman depuis bientôt quatre ans, j’en suis à ma quatrièmes année du Village des Fabuleuses, je suis même une “Sister” de la Grande Famille depuis plus d’un an, je suis vraiment imprégnée de tout ça dans mon quotidien.

Je suis une Fabuleuse, je sais l’être, j’ai plein d’outils dans mon sac à dos et je sais les utiliser.

Je me croyais bien équipée et à l’abri de la chute !

Et pourtant, je suis tombée. 

Comme le facteur, je découvre que même quand on sait, on peut tomber.

« Vous frôlez le burn-out » : voilà les mots dits il y a quelques semaines par la psy que j’ai commencé à aller voir. 

C’est dur à entendre, c’est certain. Et en même temps, c’était rassurant pour moi aussi d’avoir des mots posés sur mes maux. Et d’entendre que oui, je ne vais pas bien, que quelque chose dans mon quotidien ne se passe pas comme prévu, que du changement est possible, que ce n’est pas juste que je suis faible, ou une mauvaise maman, ou que je n’en suis pas capable.

Simplement, je suis épuisée. Et ça arrive.

« Vous frôlez le burn-out, et on va faire en sorte que vous n’y tombiez pas. »

Maintenant que c’est posé, je peux regarder un peu devant moi : remonter sur mon vélo tout de suite ? M’occuper de mes blessures ? Me reposer ? Ajuster mon vélo ? Le réparer ? Plein de possibilités, et c’est ma tâche actuelle que de trouver celle qui est la bonne pour moi, maintenant.

Et la bonne nouvelle dans cette histoire, c’est que j’ai réussi à m’entourer avant de sombrer trop bas ! J’ai réussi à demander de l’aide, à identifier que ça n’allait pas et à ne pas rester seule avec ça. C’est sûr, j’aurais voulu le faire plus tôt, pour éviter certaines situations vraiment désagréables que j’ai vécues et que nous avons vécues en famille.

Mais j’ai tiré la sonnette d’alarme quand même ! Et ça, c’est une grande réussite pour moi, qui me vient entre autres des Fabuleuses 🙂

Je ne suis pas encore de retour sur mon vélo, mais je sais que c’est possible d’y retourner et d’avancer, et même de prendre du plaisir sur le chemin ! 

Je crois que c’est ça que je veux retrouver : le sourire, au dedans et au dehors, dans ma vie quotidienne. En ayant conscience que la chute peut faire partie de l’expérience, que c’est un risque à prendre, et qu’il en vaut la peine !

Parce que les beautés sur le trajet sont grandes 🙂



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Cet article a été écrit par :
Alice Corbaz

Maman de deux enfants nés en 2018 et 2021, Alice est pasteure en Suisse et travaille principalement auprès des jeunes. Elle apprend chaque jour à conjuguer un peu mieux sa vie professionnelle et personnelle, aux côtés de son fabuleux mari. Passionnée par les questions de déculpabilisation, de découverte de soi et d’épanouissement personnel, Alice a plaisir à poser sur le papier et à l’écran ce qui habite ses pensées.

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