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Des nanas ordinaires ?

« I had a dream… »

Oui, j’ai rêvé que tous les enfants handicapés étaient accueillis, et aimés. J’ai rêvé que tous les parents voyaient en eux une merveille. J’ai rêvé que la médecine arrivait à les soigner, avait des traitements pour leur rendre la vie moins lourde et plus douce. J’ai rêvé, pour ces enfants « extra-ordinaires » et pour leurs parents, d’un monde sans exclusion…

Et je suis allée à l’école.

Et j’ai vu que la réalité n’était pas si simple. J’ai entr’aperçu ces mamans « extra-ordinaires », tristes et joyeuses à la fois, parfois silencieuses, ou très discrètes. Pourquoi ? Parce que, bien souvent, elles culpabilisent. Parce qu’elles ont peur du regard des autres. Parce qu’elles n’ont pas forcément envie de parler de « ça ». Parce qu’elles ne sont pas sûres que leur enfant ait des copains à la crèche, à l’école… Alors elles sont tentées de se replier sur elles-mêmes.

Pourtant, ce sont des Fabuleuses comme les autres. Elles essaient, au quotidien, de tenir le cap… Elles tentent d’aimer leurs chéris… Elles se lèvent le matin, habillent la tribu, courent à l’école, bossent (un peu moins que les autres), pleurent (un peu plus que les autres), bizoutent leurs bambins (beaucoup plus que les autres)… Sauf qu’elles se sentent parfois un peu bizarres, comme « à côté » des autres mamans. Un peu comme une exclusion qui ne dirait pas son nom… Mythe ou réalité ?

A vous de juger !

Mais ce témoignage d’un patron de restaurant américain est éloquent. Alors que des clients se plaignaient de l’attitude d’une petite fille – autiste – à table, dans son restaurant, voici ce qu’il écrit :

« Je sais ce que j’étais censé faire lorsque je suis arrivé à votre table. J’étais censé vous dire poliment  de bien vouloir calmer votre petite fille, s’il vous plaît et merci beaucoup. J’étais censé vous proposer, si cela ne vous posait pas trop de souci bien évidemment, de vous installer à une autre table. En clair, j’étais censé vous offenser de manière courtoise. Mais je n’en ai rien fait. À la place, je vous ai simplement souhaité un excellent appétit. J’ai fait un grand sourire à votre petite fille et lui ai tapé dans la main » (source).

Et si toutes les Fabuleuses faisaient de même ?

Si vous, les mamans « ordinaires », vous alliez à la rencontre de ces super-nanas ? Si vous faisiez comme ce patron de restaurant ? Un sourire, un regard bienveillant, un mot gentil, une délicate attention sont autant de baumes au coeur pour ces mères, souvent écorchées vives. Mais attention : interdiction formelle de les admirer, ou de les plaindre. Car, encore une fois, elles sont des « nanas normales » (comme elles aiment à se définir elles-mêmes). Avant d’être la maman de F. porteur de trisomie ou de M. autiste, elles sont Hélène, Katia ou Marie. Tout simplement.

Bon, il n’empêche que ces Fabuleuses sont tout de même extra-ordinaires, quoiqu’elles en disent ! Car elles véhiculent des sacrées valeurs : la joie de vivre, l’optimisme, la « compassion » (capacité à partager le malheur des autres), la force tranquille, la simplicité, l’ouverture aux autres, la vie dans l’instant présent, le bonheur d’aimer envers et contre tout. Et surtout, surtout, elles ont la maxime du Petit Prince chevillée au coeur : « On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux »  (A. de Saint-Exupéry).

Une chance d’être leur amie, non ?

Pour lire le fabuleux témoignage d’une maman d’un enfant autiste cliquez ici !

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  • Ema

    Merci pour cet article très joliment tourné : je me suis souvent reconnue dans les traits de cette maman, discrète mais prête à se battre comme une lionne pour que son enfant réussisse à s’intégrer… pas facile d’être maman d’un enfant différent.