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Coronavirus : 2 questions à se poser pour traverser la tempête

Valérie de Minvielle 15 mars 2020
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Depuis dimanche dernier, nous avons changé de dimension. Nous avons basculé dans un autre monde. Un monde insécurisant. Un monde où la plus grande des solidarités consiste à se tenir à distance des autres, à fuir le contact, à rester cloîtré. Les images qui nous parviennent provoquent tantôt dégoût, tantôt espoir.

Dans ce climat, il est d’autant plus important de prendre position, de s’affirmer. Non pas pour dénoncer tous ceux qui étalent leurs angoisses ou crient aux contradictions des dirigeants — car ce faisant, ne participe-t-on pas encore plus à la propagation des mauvaises ondes ? 

Non, ce dont vous avez besoin, ce dont nous avons besoin, c’est de vos bonnes ondes à vous. Lesquelles ? Comment ? En vous posant 2 questions : 

1. Que puis-je faire pour ménager mes forces ?

Choisir l’indulgence envers nous-mêmes, voilà qui fera toute la différence en ces temps troublés. 

Parmi vous, il y a celles qui sont mères au foyer, celles qui font du home-schooling depuis des années, celles qui sont mères d’enfants différents, fragiles, aux besoins spécifiques, celles qui ont monté leur boîte, celles qui n’envisagent pas de lâcher leur travail, celles qui sont médecins, soignantes, celles qui sont loin de leur mari… 

Vous avez toutes des craintes particulières, vous avez toutes un rapport différent à la peur, à la maladie, à l’incertitude, au changement. Vous avez toutes des proches âgés ou fragiles, pour qui vous vous inquiétez. 

Quoi qu’il arrive, qui que vous soyez, vous allez devoir être sur le pont, oui c’est sûr. Alors comment ménager vos forces ?

En faisant ce que vous aimez faire. 

Vous aimez cuisiner ? Pourquoi pas proposer une séquence cuisine chaque jour après les devoirs ? Vous êtes pédagogue ? Mettez le paquet sur le soutien scolaire de vos enfants et lâchez du lest sur le reste. Vous aimez la musique ? Pourquoi pas prévoir dix pauses musicales par jour ? Demander à vos enfants à tour de rôle de devenir animateur sportif pour la séquence défouloir de fin d’après-midi. Les laisser organiser un pique nique inédit chaque jour. Remplir ensemble un carnet de voyage en corona-land, où chacun écrive chaque jour une découverte, une galère, et un apprentissage. Ecrire ce qui s’est bien passé (si, si en cherchant on trouve toujours, même dans les pires journées). Relire ce qui s’est bien passé hier.

En vous apportant de la ressource. 

C’est cela qui va vous permettre de tenir le coup. Pour celles qui vivent à la campagne ou dans une maison avec jardin, s’offrir un tour dehors seule chaque jour. Un moment de lecture, un moment de méditation. En ces temps où vous êtes sur-sollicitée, il est vital de vous octroyer plus de ressource encore que ce que vous ne le faites d’habitude. Dans un espace confiné c’est difficile, je sais. Avec encore moins de temps que d’habitude, ça vous parait infaisable ? Peut-être. Mais c’est vital en ce moment. C’est pourquoi je vous engage à vous montrer intraitable sur la ressource : comment pouvez-vous vous donner les moyens de vous allonger plusieurs fois 10 mn par jour, de vous coucher à 21h plusieurs fois dans la semaine, de lire 20 mn chaque jour ? C’est dix fois plus important que d’habitude !

2. Comment réduire la voilure ?

L’idée, c’est d’adopter le minimalisme et de revoir vos objectifs à la baisse. Non, vous n’allez pas pouvoir abattre le travail que vous faites habituellement pour votre entreprise dans cet état de mi-télé-travail, mi-enseignante-stagiaire. Alors, pourquoi pas instaurer un rituel matinal après le brossage des dents, qui consiste à définir un « objectifinou » (un tout petit objectif mignon) pour chaque enfant, et pour votre travail à vous ? Posez-vous la question chaque matin : aujourd’hui, s’il n’y avait qu’une seule chose que je doive réaliser pour mon boulot, ce serait laquelle ? 

Pour moi, l’objectifinou que je formule en ce lundi matin pour mes trois enfants est qu’ils comprennent le fonctionnement de la plateforme internet fournie par l’école. Le mien : composer et envoyer un « podcast de survie » qui réponde aux questions que m’ont envoyées mes abonnées. Celui de mon mari : maintenir son restau ouvert en se concentrant sur la vente à emporter et la livraison de repas. 

Demain, chacun formulera un nouvel objectif. 

Le cœur en avant !

Comme un bateau qui traverse une tempête, posez-vous ces deux questions : Que puis-je faire pour ménager mes forces ? Et comment réduire la voilure ? Le monde d’après ce coronavirus sera fait de vos décisions et de vos efforts d’aujourd’hui ! 

Plongez dans la vague qui arrive en étant sûre que vous allez apprendre de belles choses, que nous allons vers le début d’un nouveau monde qui sera fait de tout ce que vous réalisez de tout votre cœur en ce moment-même.



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Cet article a été écrit par :
Valérie de Minvielle

Psychologue clinicienne, Valérie de Minvielle fonde après 20 ans d'expérience professionnelle "Ma Juste Place", une méthode d’accompagnement personnalisé pour les femmes qui veulent se sentir à leur juste place dans leur vie de couple, en tant que mère, et dans leur vie professionnelle et sociale. Elle est également l'auteur de "Trouver ma juste place - dans le quotidien de 7 femmes inspirantes" paru en janvier 2020.

https://www.majusteplace.com/

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