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Ce que l’histoire ne dit pas

Avant, j’étais une princesse.
Avant, je chantais «un jour mon prince viendra».
Avant, je pouvais me promener dans les bois et penser que vivre d’amour et d’eau fraîche c’est possible.
Bref, avant j’étais un coeur à prendre.
Je faisais ce rêve pour ma vie où comme dans tout conte heureux la fin se résume en «ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants».
Sauf que dans l’histoire, on ne nous dit pas tout !
Et si ce n’était en réalité que le début ?
En effet, qui sait ce qui se passe ensuite derrière les portes du château ?
Qui peut dire si avant d’être acariâtre, la belle-mère de Cendrillon n’était pas douce et attentionnée, croyant elle aussi au prince charmant, et à la belle conclusion «ils vécurent heureux pour toujours» ?
Certes, devenir mère est un «rêve bleu», «un voyage», «un monde fabuleux», et pourtant combien de princesses aujourd’hui voudraient bien un tapis volant pour s’éloigner du quotidien, une lampe magique pour oublier un peu la réalité, et du personnel pour prendre le relais ?
Combien ont le sentiment de ne pas (ou plus) être la maman qu’elles souhaitaient être ?
Aujourd’hui, je suis reine. La reine mère de 2 princesses qui ont 20 mois d’écart.
Et depuis des mois que je ne dors plus (ou peu, n’exagérons pas !), il y a derrière les portes de mon château plus de crises et de désordre qu’il n’y en a jamais eu !
Heureusement, dans mon histoire il y a une fée du bonheur mon amie Hélène, qui dit que je suis «fabuleuse» et il y a une bonne étoile Florence Leroy, conseillère conjugale et coach pour ceux qui souhaitent plus de zen et de joie dans leur foyer.
Avec son téléphone pour baguette magique, Florence m’a délivré 4 conseils qui m’ont fait beaucoup de bien et que je voudrais partager :
  • Si parfois la situation nous échappe en tant que parent, ce n’est pas la preuve que l’on est incompétent, mais qu’on est… normal ! C’est un fait : être parent, c’est difficile. Tout est normal ! (C’est la base me direz vous, mais pour moi c’est un scoop !)
  • La vraie vie pour nos enfants n’est pas d’avoir un parent parfait. Au contraire, s’autoriser à être imparfait c’est autoriser son enfant à l’être aussi. Et ça détend tout le monde 🙂 («Libérééééée, délivrééééée… plus de princesse parfaite !»)
  • Être parent peut être un révélateur de nos faiblesses. Au lieu de lutter coute que coute pour corriger ses failles, chercher au contraire à connaître et développer ses forces est une bonne stratégie pour renforcer la confiance en soi. (Keep calm and try again!)
  • Quand on commence à se juger en tant que parent, on peut croire des mensonges sur nous-mêmes et passer de princesse à sorcière. On est responsable d’allumer notre radar bienveillant et de commencer à lister toutes les choses positives que nous faisons. (Il y en a, c’est sûr!).
À présent, puisque l’histoire ne dit pas ce qu’il se passe derrière les portes du château, à chacun de l’inventer 🙂
Force et honneur !
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  • Myriam

    oh que oui ….l’histoire commence vraiment … nous en voulions 3 ou 4…notre très grande fertilité fait qu’en 14 ans nous en avons 7 !! Simon est né il y a à peine 1 mois !! j’ai appris à lâcher prise , à goûter mes petits bonheurs du quotidien ..je me trouve chanceuse …pour mon mari cela est plus dure car il est dans l’efficacité ….. accepter de ne rien faire qui se voit !!!!sacré challenge !!

  • Cindy

    Whoua avec 7 enfants, la vie de château doit être animée! Respect!

  • Merci Cindy ! Il est vrai qu’il y a souvent une distorsion entre la maman que l’on pensait être et celle que l’on est vraiment. J’apprends que l’on fait ce que l’on peux avec ce que l’on a. Belle journée !

  • Geneviève EnCoupleSimone.com

    Je partage dans le même fil ce passage de Nancy Friday, Ma mère mon miroir, qui me touche tant :
    « J’essaye parfois d’imaginer une petite scène qui aurait pu nous aider toutes les deux… Maman me demande de venir dans la chambre où elle dort seule. Elle n’a pas plus de vingt-cinq ans. J’en ai peut-être six… Elle pose ses mains sur mes épaules et me regarde droit dans les yeux : « Nancy, me dit-elle, tu sais que je ne réussis pas tellement bien dans mon rôle de mère. Ce n’est pas ta faute. Alors, quand tu as l’impression que je ne suis pas comme les autres mères, essaye de comprendre que ce n’est pas parce que je ne t’aime pas. Je t’aime. Mais je ne sais pas très bien moi-même où j’en suis. Il y a certainement des choses que je connais, et je te les apprends. Le reste – la sexualité et tout ça- je suis tout simplement incapable de t’en parler, pour la bonne raison que je ne vois pas très bien où j’en suis moi-même. Nous essayerons de trouver d’autres gens, d’autres femmes qui pourront te parler et combler ces vides… Avec leur aide, avec ce que je peux te donner, nous veillerons à ce que tu aies tout le bagage que tu es en droit d’attendre d’une mère… tout l’amour du monde. Je voulais tout simplement te dire que tu ne peux pas espérer tout recevoir de moi. »