9 idées de mamans pour sauver tes nuits - Fabuleuses Au Foyer
Maman épuisée

9 idées de mamans pour sauver tes nuits

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La Rédaction 7 octobre 2022
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Crise de larmes, cris, levers à répétition, rituels interminables peuvent transformer ce moment doux en un véritable enfer. Existe-t-il une technique pour endormir son enfant ? Le sommeil des enfants, et celui des parents par extension, est un sujet délicat, voire tendu car il devient difficile d’exprimer un avis sans se faire pourfendre au nom d’une idéologie opposée.

Chez les Fabuleuses, personne n’a de technique imparable pour aider à l’endormissement, mais nous croyons au partage d’expérience !

Pas de miracle : leur “truc” ne marchera pas forcément avec tes enfants et surtout, ne marchera pas instantanément. Quoi que tu essaies de mettre en place, nous te rassurons : chez elles aussi il a fallu de la patience et de la persévérance. Ce qui a marché avec le premier n’a pas forcément fonctionné avec le deuxième. Tous différents, on l’a dit 🙂

Alizée, “y aller progressivement”

Après 9 mois de combat à bercer mon enfant des heures pour qu’il s’endorme et fasse des nuits complètes sans réveil, voilà ce que je peux dire à propos de ce qui a fonctionné chez nous. D’abord, je l’ai sevré de l’allaitement de nuit et lui ai progressivement appris à s’endormir seul, sans mon aide. Je lui ai expliqué ce que j’allais faire et je l’ai rassuré. Ensuite, je l’ai laissé pleurer de courts instants en revenant régulièrement dans sa chambre pour le rassurer… jusqu’à ce qu’il finisse par lâcher. J’ai continué à respecter un rituel du soir (musique, câlin, petite lumière ou autre) mais j’ai cessé de le bercer et de rester avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme.

Lise, “le cahier de gratitude”

Ma fille de 10 ans vient de démarrer un cahier de gratitude du soir, en notant ou dessinant les belles choses de la journée elle s’endort paisiblement depuis.

Priscille, “cesser de « forcer » son autonomie”

Ce qui nous a un peu aidés, ça a été d’accepter que notre enfant avait besoin de nous et que, certes on voulait qu’il soit autonome, certes il y a des enfants qui l’étaient déjà au même âge, mais notre enfant n’était pas les autres. Plus on a accepté de répondre au besoin de dépendance de notre fils, plus son endormissement est devenu rapide. Alors oui, parfois ça nous demande de nous poser à côté de lui, dans son lit, le temps nécessaire pour qu’il se sente rassuré… Parfois on pose des conditions, en expliquant qu’on est fatigué aussi, qu’on a besoin de finir la vaisselle, etc. 

Ça ne marche pas à tous les coups mais le plus important c’est qu’on a réussi à lâcher prise sur cette idée que ce serait une mauvaise habitude que de rester près de son enfant. On a arrêté de culpabiliser. Chaque enfant a des besoins différents de sommeil, de confiance, des phases différentes de développement, de prise de conscience du noir, etc. et finalement, pour nous, “forcer” l’autonomie de notre fils produisait le contraire de ce qu’on cherchait.

Pauline, “le lait chaud et les poupées tracas”

Aujourd’hui, notre fils a 9 ans et a de nouveau du mal à s’endormir. Il est suivi pour son angoisse et je sais que l’écouter avec patience ne l’aide pas du tout à arrêter la “machine”, bien au contraire. Le truc qui marche, c’est un lait chaud avec une cuillère de miel ou un demi sachet de sucre vanillé dedans. L’autre “truc”, ce sont les poupées tracas qu’un ami lui a offertes. Il s’agit de petites poupées en fil de la taille d’un doigt. Il leur raconte les choses dont il n’a pas du tout envie de rêver, puis il les glisse sous l’oreiller afin qu’elles fassent les cauchemars à sa place. 

Céline, “accepter qu’elle s’endorme dans notre lit”

J’aimerais pouvoir dire que ces trucs et astuces fonctionnent dans 100% des cas mais c’est malheureusement loin d’être le cas. Nous essayons tout simplement de trouver la recette qui marche “le plus souvent”.

Pour commencer, nous sommes très réguliers question rythme : le coucher se fait toujours à la même heure, avec le même rituel, quelles que soient les activités des adultes. Le soir, nous ne les exposons pas aux écrans (notre aînée a quatre ans seulement). Nous leur répétons chaque soir des phrases qui rassurent face à la nuit, comme “nous nous retrouvons tous demain matin”, “nous continuons de t’aimer même lorsque tu dors”, “c’est important de dormir pour bien grandir”, “tu es en sécurité dans ton lit”. 

Quand le coucher devient un peu plus compliqué, on laisse notre fille s’endormir dans notre lit et nous la portons dans le sien lorsque nous nous couchons. Si ça ne fonctionne pas, on promet une récompense si notre fille ne se relève plus, et si elle se relève quand même, nous attendons le lendemain pour lui expliquer qu’elle n’a pas respecté les règles que nous avions fixées. Pour qu’elle le comprenne, nous lui demandons de rester seule un moment dans sa chambre.

Sophie, “le petit doigt au pied du lit”

Avec notre fille qui pleurait beaucoup tous les soirs lorsqu’elle était nourrisson, nous avons simplement posé le couffin au pied de notre lit pour laisser notre petit doigt dans sa bouche. Comme elle souffrait de coliques, nous nous disions que ses douleurs étaient censées cesser avec la maturité de son système digestif. Ses pleurs du soir se sont en effet arrêtés à trois mois et elle a continué à me réveiller la nuit pour téter jusqu’à ce que je lui donne le biberon à ses six mois. À ce moment, je lui ai expliqué que j’allais cesser de venir la voir la nuit. Ce que j’ai fait, même si elle a continué à m’appeler par habitude pendant quelques jours. Je me rassurais en me disant qu’elle n’avait ni mal, ni faim, et je ne me levais pas. En quatre ou cinq jours, elle faisait ses nuits sans problème.

Jo, “la méthode 5-10-15”

Notre fils a vécu une naissance compliquée avec hospitalisation immédiate et il était très angoissé le soir. Il pouvait pleurer sans discontinuer pendant des heures, même dans nos bras. Comme mes bras ne semblaient apporter aucune solution, j’ai préféré préserver mes nerfs et le coucher dans son lit et j’ai testé la méthode “5-10-15” :

  • Je venais le caresser dans son lit sans le prendre dans mes bras, toutes les cinq minutes trois fois d’affilée maximum (évidemment c’était hyper difficile s’il continuait à pleurer après, je crois que la première fois j’ai craqué et je l’ai repris pour le bercer contre moi). Le soir suivant, ça a fonctionné au bout de deux visites seulement.

  • Le lendemain, je faisais la même chose avec 10 minutes d’intervalle.

  • Le troisième jour, je venais toutes les 10 minutes mais sans le toucher, je restais au pied de son lit en lui parlant doucement.

  • Et si jamais le quatrième jour ce n’était toujours pas réglé, je lui parlais de derrière la porte de sa chambre, tous les quarts d’heure. 

Cette technique a réellement fonctionné pour lui : en une semaine il s’endormait seul.

Marion, “deux filles, deux méthodes”

Mon aînée était très souvent malade et les nuits ont été perturbées pendant deux ans. Ses bronches se surinfectaient régulièrement et nous avons fait plusieurs séjours à l’hôpital. Elle se réveillait plusieurs fois chaque nuit, souvent parce qu’elle perdait la fameuse tétine. La laisser pleurer n’a jamais fonctionné et mon cœur de mère ne le supportait pas. Mes voisins non plus ! (ça joue aussi dans l’équation). Une fois j’ai croisé une voisine qui m’a dit qu’elle songeait à faire un signalement tellement ma fille pleurait et qu’elle trouvait ça suspect.

J’ai acheté 4 ou 5 tétines phosphorescentes et je les laissais dans son lit pour qu’elle les trouve seule. Ça a diminué le nombre de réveils sans les supprimer. 

Parfois, trop épuisée ou énervée, je finissais par la prendre avec moi dans notre lit pour m’assurer quelques heures de sommeil indispensable. Une collègue m’a un jour beaucoup déculpabilisée en me disant simplement “ si elle te le demande, c’est qu’elle en a besoin. Elle ne dormira pas avec toi jusqu’à ses 18 ans, rassure-toi !”. Alors je me suis dit “après tout, profitons-en, ça n’aura qu’un temps”. Au fur et à mesure, elle a eu moins besoin de ma présence, elle a grandi. Je lui ai lu des histoires sur le sujet, nous avons laissé la porte de sa chambre ouverte, son cousin lui a offert un doudou éléphant “aspirateur de cauchemars”. Elle a fini par faire de vraies belles nuits chez ses grands-parents, à la campagne. Loin du bruit, loin de nous qui réagissions peut-être trop vite à ses gémissements nocturnes (par peur de réveiller nos voisins aussi). Heureusement pour nous, elle a gardé cette bonne habitude en rentrant dans notre petite cage à poules.

Pour ma seconde, j’ai cru que ce serait pire. Les trois premiers mois, elle s’endormait uniquement à mon sein. J’étais épuisée. Elle refusait la tétine et le petit doigt et pouvait pleurer sans s’arrêter. Elle dormait donc presque exclusivement contre moi. À bout de nerfs, je me suis forcée à tenter une alternative à la fameuse méthode 5-10-15. J’ai commencé à substituer mon sein avec mon petit doigt, mon petit doigts avec un bout de doudou (toujours dans mes bras), puis j’ai donné le bout de doudou sans mes bras en la gardant allongée contre moi et, enfin, le doudou dans son lit à elle. 

À chaque étape qui durait quelques jours, elle pleurait très fort mais finalement moins de cinq minutes montre en main. Je me suis donc armée de courage et de patience, et j’ai tenu bon. En moins d’un mois, elle a fini par dormir en totale autonomie pendant des nuits complètes avec un rituel très simple. Elle n’a jamais dormi de nouveau avec moi, même si j’en ai eu parfois envie. 

Deux enfants, une même maman mais des méthodes bien différentes. Elles n’avaient pas les mêmes besoins. 

Anne, “les granulés anti-cauchemars”

Mon mari a trouvé le truc magique pour mon fils de 7 ans qui nous rappelle très souvent le soir et la nuit à cause de ses mauvais rêves : les granules anti-cauchemars. J’ai d’abord vidé notre tube d’Arnica en granulés, et un soir quand je n’étais pas là, mon Fabuleux a trouvé le tube vide et a donné à mon fils… une lentille. Le lendemain, mon bonhomme m’annonce tout fier qu’il a découvert que les lentilles avaient le même pouvoir que les granulés !

Il arrive aussi que je prête mon gilet à mon fils pour qu’il s’endorme en reniflant mon odeur.



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Cet article a été écrit par :
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