Quand on a envie, on est en vie - Fabuleuses Au Foyer
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Quand on a envie, on est en vie

Une Fabuleuse Maman 30 mai 2022
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Pourquoi je vis ? Pourquoi je meurs ? Pourquoi je ris ? Pourquoi je pleure? Et Daniel, pourquoi dans la vie, on ne fait pas toujours comme on a envie ?

Je n’avais jamais osé me poser la question, il semblait que la réponse était évidente pour tout le monde :

dans la vie, on ne fait pas ce dont on a envie.

Point. Et quand on est au foyer, avec des enfants, même Fabuleuse, on ne se pose même pas la question.

Et pourtant, un jour, après avoir couché ma troisième à la sieste, je me suis demandée si c’était vrai. Si c’était vrai qu’on ne fait pas « tout qu’est-ce qu’on a envie » dans la vie. J’étais persuadée que depuis que j’étais maman, je ne pouvais plus faire ce dont j’avais envie. Je me suis demandée ce que je ferais d’autre si je n’avais pas mes enfants.

Et j’ai pris conscience que, surtout, je ne savais pas ce dont j’avais envie.

C’était donc difficile de savoir si je faisais ce dont j’avais envie, si je ne l’avais même pas identifié. 

J’ai creusé ma réflexion et tout ce qui me venait, c’était l’envie d’un éclair au chocolat. J’ai pesé le pour et le contre, je me suis dit que c’était pas dingue comme envie mais en tout cas, c’était réalisable. Je suis allée m’acheter un éclair à la boulangerie, je me suis installée confortablement et je l’ai dégusté jusqu’à la dernière bouchée. Puis, je me suis dit, ok c’était possible. Puis je me suis demandée :

« Et maintenant, de quoi j’ai envie ? »

J’ai poursuivi l’expérience, pendant quelque temps, de ne rien faire des choses que je n’avais pas envie de faire. Jusqu’à ce que j’aie envie de les faire. Ç’a été un peu sale et le bazar chez moi jusqu’à ce que tout d’un coup, j’aie envie de faire le ménage.

On a mangé des pâtes et du riz jusqu’à ce que tout à coup, j’aie envie de faire des courses… Et je me suis rendue compte que même les trucs que j’avais pas vraiment envie de faire — genre passer l’aspirateur ou changer une couche (je ne me lève toujours pas le matin en me disant « Oh comme j’ai envie de changer une couche là tout de suite ! Pourvu que ce soit une bien belle, une chocolat caramel chantilly comme on les aime ! ») — ça faisait partie des accessoires livrés avec mes envies plus grandes : l’envie d’avoir une maison propre, l’envie d’avoir une famille… Ça paraît évident mais c’est un vrai changement intérieur.

Choisir ma vie plutôt que la subir.

J’ai tenté l’expérience de n’écouter que mes envies pendant un temps et je me suis rendue compte que c’était toujours possible et que si je ne les suivais pas toujours, c’est que j’avais des envies plus grandes qui prenaient le pas sur les petites et donc qu’en fait, je faisais quand même ce dont j’avais envie. C’était juste un arbitrage.

C’est ainsi que j’en suis arrivée à déterminer trois sortes d’envies :

  • Les envies immédiates, celles qu’on connaît, celles qui surgissent, qui sont simples, immédiates, primaires… (j’ai envie de faire pipi, j’ai envie d’un éclair, j’ai envie de fumer des américaines et de me rouler des jamaïcaines*…)

  • Les envies d’expérience qui demandent un peu d’organisation (j’ai envie d’aller à un concert, de repeindre ma chambre en vert**, d’aller chez Ikéa…)

  • Et pour encadrer tout ça, les envies d’être, qui j’ai envie d’être. Si par exemple, j’ai envie de prendre un sac à dos et de plaquer toute ma famille, mon envie d’être une mère présente va venir encadrer cette envie, et je pourrais m’organiser une expérience de sac à dos moins “définitive”, peut-être juste sur 3 jours, validée avec la famille.

  • Et bien évidemment, pour enrober tout ça, l’envie d’aimer, parce que c’est tellement simple l’amour, tellement possible aussi. Ce sera à nous dès ce soir, évidemment ***.

En creusant encore l’idée de l’envie, j’ai découvert que dans le mot envie, il y avait le mot “en” et le mot “vie” et que ça faisait “en vie” comme “être en vie”.

Quand on a envie, on est en vie.

Forte de cette découverte, je me suis autorisée à lister toutes mes envies et à voir celles qui étaient réalisables et compatibles avec la vie dont j’avais envie. Et j’ai réalisé qu’en faisant cela, je découvrais un peu plus qui j’étais. En réalisant mes envies, je prenais en main la responsabilité de ma vie, je développais ma liberté, j’affinais mes désirs et je donnais modestement à voir au monde la personne unique et singulière que je suis. 

T’es-tu déjà autorisée à écrire une telle liste ?

Juste comme ça pour voir, pour savoir, sans pression, sans censure, juste pour la joie de découvrir les envies qui font que tu te sens en vie. Alors chère Fabuleuse, elle ressemble à quoi, la liste unique et singulière de tes envies ?

* cf. la chanson de Lynda Lemay, “Je suis grande”

** cf. la chanson de Rose, « La Liste »

*** cf. la chanson de Daniel Levi, “L’envie d’aimer”


Ce texte nous a été partagé par une fabuleuse maman, Domiii



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Une Fabuleuse Maman

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