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Les mamans, ça n’intéresse personne.

« Je ne suis donc pas la seule à avoir envie de me rouler par terre dans l’hypermarché pour montrer à mes enfants l’effet que ça produit. »

Vous connaissez Véronique Gallo ? Vous savez, la youtubeuse des mères de famille, cette Belge blonde qui inonde les réseaux sociaux de vidéos hilarantes devant lesquelles les mères ne savent plus si elles pleurent de rire ou d’émotion.

Vie de mère, ce sont les confidences d’une maman éreintée à sa psy online.

Ayant d’abord à l’esprit un projet de capsules télévisées, Véronique Gallo l’abandonne, le jugeant trop fastidieux. Jusqu’à ce que ses deux fils aînés, fans de Cyprien et de Norman, la persuadent qu’il est possible de produire soi-même ses propres vidéos, depuis chez soi : « J’ai d’abord pensé que je n’y arriverais jamais. J’ai deux mains gauches ! Aujourd’hui, je fais tout moi-même, jusqu’au montage, je n’en reviens toujours pas. »

Un besoin de reconnaissance

L’idée de ces capsules vidéo naît à la suite de On ne me l’avait pas dit, le premier one-woman-show de Véronique Gallo, mettant en scène « une mère de famille nombreuse qui a grandi avec La Petite Maison dans la prairie mais qui réalise que sa vie est plutôt Dallas ». Devenir mère, un désenchantement ? « J’ai eu mon premier enfant à 23 ans. Je voulais à tout prix des enfants, je n’attendais que ça, je ne rêvais que de ça. J’étais persuadée que ce serait l’épanouissement total, que je ferais des tartes et des confitures pour le quatre heures. En devenant maman, j’ai réalisé que c’était formidable, mais je ne me sentais pas nourrie. En créant Vie de mère, j’ai d’abord répondu à mon propre besoin de reconnaissance en tant que maman. »

C’est donc avant tout pour elle-même que l’humoriste aborde son quotidien de mère.

En fait, tous les spectacles de Véronique Gallo se construisent autour de la femme, de la vie de couple, de la vie de famille. « Pendant des années, j’ai été confrontée à des producteurs qui disaient que les mamans, ça n’intéresse personne. » Aujourd’hui, elle se dit terriblement touchée par la fonction cathartique de ses vidéos auprès de son audience : « Je reçois du courrier tous les jours. Certaines femmes me parlent des difficultés qu’elles traversent en tant que mère, qui n’ont aucune commune mesure avec les situations de la vie quotidienne que je décris. Pour elles, mes capsules sont une bulle d’oxygène… Ça leur fait du bien de me voir gueuler ! »

Dans ces vidéos extrêmement rythmées et tout à fait désopilantes (pour celles, toutefois, qui s’y reconnaîtront), « le panel des émotions de cette mère est le mien aussi, confie l’humoriste. J’essaie de le regarder de haut, comme lorsqu’on survole une montagne, plutôt que d’être une petite souris qui fait face à un mammouth. » Aux professionnels du monde du spectacle qui lui reprochent un humour trop tendre (« Tu devrais dire que tu as enfermé tes enfants dans le four et que tu as mis en marche le thermostat »), Véronique Gallo répond que le monde des parents, contrairement à celui de l’humour, ne cherche pas le trash mais juste à « faire de son mieux », ce qu’elle juge bien assez fabuleux.

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