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Dans ma tête

Changer d’hair… ou essayer

Une Fabuleuse Maman 23 janvier 2022
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Je ne me lasserai jamais de tomber sur les pépites créatives que sont les noms de salons de coiffure. Les pros du tif nous balancent (l’hair de rien… ahah…) une belle leçon de développement personnel en fait : cœur coulant d’audace enrobée d’un beau “Je m’en fiche de ce que les passants peuvent bien en penser”… ! Admirable.

À y regarder de plus près,

à côté de Nefertitif, Beau de l’Hair ou encore 2 mèches avec vous,

Jacques Dessange et Franck Provost font un peu figure de p’tits slips honnêtement, mais pourquoi pas, ça peut rassurer les plus frileux d’entre nous pour franchir le pas de la porte. 

Personnellement, je n’ai pas de coiffeur/coiffeuse attitré(e). Je change de salon comme de chemise, au gré des rendez-vous pris à la dernière minute tous les 10 mois quand je réalise d’un coup que je ne peux plus voir ma tignasse en peinture.

Et j’avoue que si je tombe sur un nom de salon qui me fait glousser un tant soit peu, je peux me laisser séduire.

(Disons que je trouve mon quotidien un poil radin sur les occasions de me gondoler, j’avoue…). Ceci explique peut-être cela me direz-vous.

Bref, une fois l’enseigne choisie selon des critères plus ou moins discutables, le peignoir de satin XXL enfilé et le séant calé dans un siège en cuir qui glisse, la séance qui s’annonce est censée être source de plaisir intense. On L’ATTEND cette séance, on la fantasme à mort !! Pourtant je ne sais pas comment je me débrouille, mais c’est toujours une expérience frustrante. Forcément, comme une buse, j’y vais pleine d’espoir, m’imaginant 3h plus tard déambuler telle une bombe atomique, la crinière parfumée et flamboyante au vent.

Eh bien la réalité est toute autre, figurez-vous.

Alors OK, fausse bonne idée, il m’est arrivé par le passé de laisser libre cours à l’imagination du proprio des ciseaux, en proposant naïvement :

« Je ne sais pas trop ce que je veux, alors allez-y je vous fais confiance ! »

Et là, ce champ des possibles qui s’ouvre, ce boulevard de liberté d’expression capillaire, amène indubitablement l’artiste et sa tête à coiffer dans le mur. Et un mur bien moche, croyez-moi. À éviter donc.

Cette fois-ci, j’avais pris soin, au préalable, de sélectionner une photo illustrant mes attentes.

Réaliste, en plus, la photo : j’ai le cheveu brun et plat d’une consternante banalité, je n’ai pas opté pour la cascade de boucles blondes évidemment. Le but du visuel : mettre tout le monde d’accord et éviter les impairs susmentionnés. La professionnelle regarde la photo avec un air vraiment concerné et opine du chef.

C’est bon la consigne est passée, je vais enfin avoir LA coupe de mes rêves qui :

  • sublime mon visage (la plupart des coiffeurs se targue d’être visagiste non ? Il serait temps de voir à quoi ça sert vraiment) ;

  • ne nécessite absolument AUCUN coup de brosse de ma part de la SEMAINE ;

  • résiste au casque à vélo et aux intempéries ;

  • sait enfin fermer leur clapet aux 2 gros paquets de frisottis situés de part et d’autre de ma tête qui m’ont valu le surnom de Rabbi Jacob une bonne partie de mon enfance.

C’est parti.

Mais à l’arrivée, une fois de plus c’est l’incompréhension… après 3 heures passées devant le miroir, n’ayant d’autres choix que d’observer ma tête de rat mouillé (exit les magazines people suintant la COVID et le smartphone en rade de batterie…), je constate avec effroi que j’ai tout simplement la même tête qu’avant, en fait.

En propre, soit, mais ce n’est qu’un maigre retour sur investissement ou je ne m’y connais pas. 

Plus jeune, je marmonnais un « Génial-merci-c’est-super-à-plus ! » et je repartais bien dégoûtée. 

Aujourd’hui, j’ose le regard un poil plus agressif. Et surtout je ressors ma photo, l’inspiration première, le modèle en fait, « Y’avait plus qu’à », qu’est-ce qui a bien pu se passer ?!?

Et là, comme une évidence, elle arrive :

« Ah mais madame, vous n’avez pas du tout le même cheveu que cette actrice célèbre et magnifique, on peut pas avoir cet effet-là sur vous, ce n’est pas possible en fait. »

Mais nan. Elle ose.

Soit elle a beaucoup d’humour soit elle a envie de saigner du nez. Alors, ce n’est pas mon métier, on est d’accord, je n’y connais pas grand-chose… mais n’aurait-il pas été intéressant de COMMENCER par cette information qui semble déterminante pour la suite ???? 

Dans ma tête fraîchement shampouinée, je me défais avec grâce de mon kimono plein de poils en déclamant :

« Ah mais madame je ne peux pas payer ces 95€, je ne les ai pas t’es ouf, ce n’est pas possible en fait ! ».

Mais en vrai, évidemment je paye, je me dis que je ne reviendrai pas.

Et je repense avec nostalgie à mes copines de lycée et leurs gants en plastique craqués recouverts de henné : j’en ressortais le front taché, les cheveux brûlés et rouge fluo, mais c’était tellement drôle.

Et je réalise que c’est ça qui manque.

Alors, avoir un nom de salon rigolo c‘est un super bon début, mais il doit tenir ses promesses une fois qu’on est à l’intérieur. Si je pouvais repartir de chez le coiffeur avec le sourire, et tant pis/tant mieux si c’est pas grâce à la coupe, je n’attendrais plus 10 mois pour y retourner.

Et ça c’est pas des paroles en l’hair 🙂 (Ok, j’arrête…)

Ce texte nous a été transmis par une fabuleuse maman, Agathe.



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