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Vade Retro, Bree Van De Kamp !

L’autre jour, j’ai eu l’occasion de poser ma question préférée : « Tu te vois comment dans dix ans ? » Mon amie (résisterai-je à l’envie de te citer, Gégé ?^^) m’a répondu qu’elle se voyait concilier parfaitement vie professionnelle et familiale, construisant sa carrière tout en tenant une maison impeccable et faisant des goûters maison pour ses enfants. Comme Bree Van de Kamp, quoi.

Sa réponse m’a turlupinée, et je me suis refait quelques épisodes de Desperate Housewives. J’avoue.

Les coups de gueule contre l’image du corps parfait, le modèle XXS, la sur-sexualisation de la femme : on connaît. Mais qui osera se lever contre la sur-self-culpabilisation de la ménagère ?

Je dis pas que je serais candidate pour « C’est du propre » ou autre émission pour cas désespérés ; je vous rassure, c’est pas à ce point. Franchement, ma maison sent bon le Fébrèze.

Ce que je dis, c’est que suite à mon choix de rester à la maison pour passer un maximum de temps avec mes enfants, je pensais que le ménage, les lessives et le rangement ne seraient qu’une partie infime de mes journées. Grossière erreur.

Pourquoi c’est le bronx, alors que j’ai passé ma journée à ranger ? Je vous le demande.

Bref, j’ai rien contre toi, Bree, mais dis-moi, sans mentir : tu la paies combien, ta femme de ménage ? Si c’était vraiment toi, ces lustres qui brillent, tu aurais au moins un reste de toile d’araignées dans les cheveux et des traces de transpiration sous les bras…

Voilà, c’était pour me justifier pour les aiguilles de sapin dans le couloir,
et aussi pour demander pardon à la plante qui est en train de mourir dans la cage d’escalier.

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