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Pourquoi elle n’a pas aimé le livre des fabuleuses

Il y a quelques jours, j’ai pris un café avec la première journaliste qui a trouvé quelque chose à redire sur notre livre, paru le 1er mai dernier. La première journaliste qui n’a pas aimé ? Bon score, me direz-vous ! Mais alors, qu’est-ce qui l’a dérangée dans ce livre qu’elle a pourtant trouvé beau, inspirant et bien écrit ?

“Je ne suis pas fan de votre ton positiviste. Il ne suffit pas de dire “je suis fabuleuse alors je vais y arriver” pour effacer les problèmes d’un coup de baguette magique. La vraie vie, c’est bien plus compliqué que ça.”

Cette personne, que je respecte profondément, a traversé il y a des années une épreuve particulièrement douloureuse. Et elle n’est pas la seule. De mon côté, j’ai passé l’année la plus difficile de toute ma vie. On a toutes nos souffrances, grandes ou moins grandes. En fait, leur intensité ne se discute même pas. À partir du moment où une personne souffre, elle souffre, un point c’est tout.

Perte d’un être cher, deuil parental y compris prénatal, abus émotionnel ou sexuel, violence conjugale, séparation, abandon, injustice, pauvreté… Statistiquement, peu d’entre nous sont épargnées.  Dans la vie de toutes les fabuleuses, il y a au moins un talon d’Achille, une zone d’ombre, un événement ou une période qu’elles aimeraient pouvoir effacer. Et c’est vrai, il ne suffit pas de se persuader d’être fabuleuse pour guérir de ses blessures. Il faut de l’humilité, de l’aide, de la résilience, du lâcher-prise, du pardon, de l’amour, encore de l’amour et beaucoup, beaucoup de temps.

Cela dit, selon les dires de cette même journaliste, même si la vraie vie n’est pas aussi simple qu’une touche de psychologie positive ou de techniques pour être heureux, “il est bon de se donner les moyens d’avoir une bonne hygiène de vie, et dans ce sens, ce livre fait du bien.“

Je la remercie d’avoir mis un coup de projecteur sur nos blessures. Parce que ce sont elles qui nous accompagnent au jour le jour et parce qu’il est inutile de les ignorer. Parce que c’est l’occasion de dire à toutes nos lectrices qu’elles ne sont pas seules dans leur désarroi et qu’elles ont le droit, le devoir même de demander de l’aide ! Et parce que saupoudrée d’un peu de fabuleux, la vie est quand même un peu plus douce.

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  • Sophie Bergotti Wienss

    Peut-être que quand on se sent fabuleuse, c’est justement après avoir
    passé une épreuve, s’en être sortie et puis pouvoir être en mesure de
    positiver et de partager ce côté positif à ceux qui vivent au creux de
    la vague… pour qu’ils/elles sachent qu’il y a un après et pour leur
    donner du courage…

  • Ooooooups c’est corrigé ! MERCI 😉

  • Oui, parfois nos épreuves nous permettent de mieux comprendre les autres !

  • MOB

    Et nos blessures nous parlent de nous, de notre histoire, et sont une source incroyable de ressources pour peu que nous arrivions à lâcher, résistance, rebellion et sentiment d’injustice.
    çà fait mal, oui, mais çà peut aussi faire du bien…. plus tard !
    Nous jugeons notre histoire comme nous jugeons notre vie, et les condamnations sont parfois à perpète !
    Il est parfois difficile de voir à quel point la vie est belle et généreuse, alors tout ce qui nous invite dans cette direction (le livre en fait partie à l’évidence) est bienvenu. Chacune avons nos moments de cécité, la lumière disparait, merci Hélène pour ce respect de la blessure de l’autre !