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La tentation de la librairie

C’est mal.
Je suis faible.
Je suis comme une junkie accro.

Accro à quoi ? A ce sentiment dans la boutique, que tout est possible, à cette excitation dans les rayonnages, quand on ne cherche rien et que tout est possible, à ce frisson de plaisir quand enfin, on a déniché quelque chose.

Je suis accro aux librairies.

Et pas juste la petite librairie de quartier. Non, je ne suis pas sectaire. J’aime les stands de livres au supermarché, j’aime le Relay dans les gares, j’aime les caisses de bouquinistes au marché au puces, j’aimes les gondoles lumineuses des chaines de grands magasins, j’aime, j’aime.

Et j’ai craqué. J’étais « juste » partie acheter des cartouches, et je suis rentrée sans cartouches mais riche de 4 nouveaux livres. 2 à offrir, et 2 pour l’héritier.

Le voleur de doudou de Alan Mets

Une petite fille, son doudou le plus beau du monde, un lutin aux doigts agiles et une vilaine sorcière plus tard, ma filleule et son frère était captivée par ma voix… Me donnant l’impression d’être une rock star le temps d’une livre.

Le doudou méchant de Claude Ponti

Un classique. Vous noterez la thématique. J’aime ça les thématiques. Ce me fait glousser toute seule et me donne un challenge. On ne présente plus Claude Ponti ses histoires pleines de poésie dans cet univers si caractéristique. Mon enfance en a été bercé, il est donc normal que j’initie les nouvelles générations. Ma filleule, inquiète, m’a tout de même demandé « Il est vraiment méchant? ». Mais Oups et son nouveau doudou auront vite fait de la rassurer.

Les trois brigands de Tommy Ungerer

Bon sang ne saurait mentir, les auteurs de l’Est de la France ont la côte en ces murs. Et s’il n’est nul besoin de présenter cette histoirs qui berce les enfants depuis de nombreuses générations, j’aime à mentionner que l’auteur est alsacien (j’en connais certaines qui feront « youhouh! » derrière leur écran).

Les trois brigands, je l’ai acheté pour mon minipouss à moi. On s’est installés tous les deux dans le « fauteuil à histoires » de sa chambre, et j’ai pris ma plus belle voix pour lui raconter le destin surprenant des trois brigands et de Tiffany.

L’histoire est belle, le texte est simple mais pas simpliste, et les illustrations aussi. Le talent de l’auteur se révèle dans sa capacité à révéler le détails dans la simplicité du trait. Et puis, qui me connait dans la vraie vie saura que je suis en amour devant le costumes des enfants: un chapeau, une cape rouge… le nirvana!

Petit­bleu et petit­jaune de Leo Lionni

Petit jaune et petit bleu sont amis. Il ont des amis (de plein d’autres couleurs) et il va leur arriver des aventures colorées. Au-delà de l’apprentissage des couleurs, il y a une certaine poésie philosophique dans ce livre. Il va sans dire qu’elle ne pourra pas être perçue par tous les âges, mais ces différents niveaux de lectures en font un classique lui aussi.

Toutefois, après quelques lectures, force est de constater qu’à 15 mois, les aventures de nos pastilles colorées ne sont pas encore suffisamment passionnantes pour Octave qui lui préférera « Les trois brigands », ou « Le chevalier de Ventre à terre » de Gilles Bachelet.

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