Foire-aux-livres

La foire du livre

Une fois par an, à Brive, survient un événement littéraire qui met la ville en émoi et qui fait trembler le foyer Tam-Tam – et j’entends trembler au sens littéral, parce que je trépigne d’impatience. La foire du livre !

L’année dernière, pour cause de gestation royale, faire les 200m qui sépare notre QG de l’emplacement de la foire avait été au-dessus de mes forces. Notez au passage que je ne plaisante pas avec les 200m, c’est littéralement « au bout de la rue ». Dans la liste officieuse des souhaits immobiliers, il y avait « proximité avec la Halle », mais chuuut… c’est un secret.

Revenons-en à la foire. Puisque l’année dernière, je n’avais pu m’adonner au plaisir de prendre un bain de foule, de me laisser séduire par des livres d’auteurs passionnés par leur histoire, et de prendre mon mal en patience dans les files d’attentes, je me suis rattrapée cette année.

J’y suis allée 4 fois sur 3 jours. Et j’ai été « presque » sage dans ce temple de la perdition pécuniaire. Ma banquière sera contente.

Et cette année, j’avais même un mini prince un peu remuant pour justifier les yeux qui brillent devant les stands jeunesse, et c’est armée de mes cartes de visite et de 3 questions que je suis allée à la découverte des auteurs pour jeune têtes blondes…

J’ai tout d’abord craqué pour « Mon petit Mozart », illustré par Séverine Cordier, qui a ainsi inauguré mon interview fabuleusement éclair :

– Quel est le premier livre dont vous vous souvenez, ou le premier qui vous a marqué ?
– Quel livre offrez vous encore et toujours aux enfants autour de vous ?
– Lequel de vos livres a une place particulière dans votre cœur ?

Un des premier livres marquants pour la charmante illustratrice sont ceux de Tomy Ungerer (Starsbourg Powaaaa ma chère Hélène), pour la fantaisie de son univers et ses illustrations.
Beaucoup d’entre vous le connaissent sans doute pour son livre « Les trois brigands ».

Séverine aime offrir ses propres livres, particulièrement son coup de cœur « C’est mon imagier » qu’elle a écrit à 4 mains avec une amie. Elles ont marié leurs univers, leurs familles, leurs enfants, et leurs enfances dans l’histoire de cette fratrie de trois enfants dont le portrait nous est brossée sur une journée, du lever du soleil au coucher.

J’ai par la suite rencontré Delphine Jacquot. Ma première question a été compliquée. Elle se souvenait du titre, mais de l’auteur, de la collection, point : « 365 histoires, une par soir que ma mère me racontait… »

En cadeau, elle aime offrir le CoxCodex de Paul Cox (qui malheureusement est épuisé). Mais à défaut, les « Aventures improbables de Peter et Herman », son dernier livre et celui dans lequel elle s’est investie toute entière puisqu’elle a porté l’idée depuis le début et en est non seulement l’illustratrice, mais aussi l’auteur. Il n’y a qu’à voir ses deux personnages, qu’elle voulait très différents, pour savoir que ce tour du monde en 25 escales s’annonce comme un moment délicieux de lecture.

Les originaux de ce livre étaient d’ailleurs exposés au Théâtre de Brive. Nous nous y sommes rendus le dimanche en famille et j’ai pu admirer le détail de chaque scène, la précision et le talent qui transpire dans chaque illustration.
Pour Maïte Roche, que je suis allée embêter après, le fameux « premier livre » est l’histoire de « Perlette la goutte d’eau » dans la collection du père Castor (J’ai moi-même lu ce livre enfant). Quant au livre qu’elle offre, il est le même que celui qu’elle préfère. La plus belle histoire de Noël, édité chez Fleurus.

J’ai fini mon weekend marathonien avec Dominique Roques et Alexis Dormal. Le duo mère et fils, créateurs de Pico Bogue et Ana Ana. Les ayant rencontrés pour la première fois il y a 4 ans lors de leur première venue à Brive, j’étais un peu en mode « fan intimidée » ce week-end, si bien qu’il m’a fallu attendre dimanche vers 17h, quelques minutes avant leur départ pour trouver le courage de leur poser mes trois questions.

Et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant la similitude de leurs réponses. Lorsque Dominique se souvient de la collection des petits livres d’or avec le titre « René et le Magellan », Alexis cite cette même collection et les titres « Le taxi très pressé » et « Le petit remorqueur ».
A ma question sur le livre à offrir, la mère cite Pico Bogue (perso, j’en suis à 6 exemplaires offerts) et le fils ajoute « Vite, Vite, chère Marie ! » de Erik Belgvad et Niels Mogens Bodecker.

Et lorsqu’enfin je leur demande leur chouchou, la formulation de la réponse diffère, mais le fond reste le même. Ils les aiment tous pareils et aucun plus que l’autre, car « en choisir un serait renier les autres » conclue Alexis.

Allez, je m’en vais penser à ces trois questions idiotes qui pourtant ne sont pas si évidentes.

Tiens d’ailleurs, vous y auriez répondu quoi ?

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  • Myriam

    quelle chance !!!! à moi d’être jalouse !!