schrodi og my goodness cafe

Interview : Colette Schrodi de Oh! my Goodness Café

 10 questions à la fabuleuse Colette Schrodi de Oh! my Goodness Café

Tu fais quoi dans la vie ?

Plein de choses ! Actuellement je travaille de chez moi dans le domaine de la formation continue : je gère à temps plein une équipe junior (ils sont âgés de 2, 4 et 7 ans). Je me suis spécialisée dans la communication interpersonnelle et gestion de crises, avec une dominante de restauration collective, d’animation et de ménage (allez savoir pourquoi). À côté de mon temps de travail, je monte un café associatif, je fais du conseil en communication (c’est mon métier initial)… et de la course à pied !

Hum… « au foyer à temps plein » depuis l’arrivée du petit dernier. Quels sentiments cela t’inspire ?

La décision de rester à la maison a été plutôt rapide : retourner travailler m’aurait coûté plus cher ! Bien que reconnaissante pour toutes les aides perçues (ma conseillère bancaire pensait que j’avais été employée par la CAF !), je ne me voyais pas du tout porter l’étiquette « femme au foyer », en tout cas pas l’image que j’en avais jusque là : passer ma journée à faire du ménage, les repas et siroter des cafés avec les mamans de l’école, ça ne me ressemblait pas ! Mon mari étant peu présent à cette époque, le changement était rude. Et puis un jour je me suis dit qu’il fallait arrêter de me plaindre, et que je ferais mieux de saisir cette opportunité à pleines mains !

Qu’as-tu fait ?

Au début, je me concentrais surtout sur les enfants ; j’ai multiplié les activités artistiques, les sorties… Pendant les heures d’école, j’ai monté un groupe de course à pied avec quelques mamans. Puis sont venues les collaborations bénévoles avec des assoc’ dans le domaine de la communication, histoire de garder un bon pied dans mon métier… Jusqu’à ce que mon cher mari me lance sur un projet de café associatif !

C’est un projet de couple ? 

En général, chez nous c’est mon mari le rêveur, avec 36.000 idées qui fusent par minute, et moi la réaliste qui l’assomme d’autant de questions pratiques. On va dire que je me suis progressivement intéressée au projet, jusqu’à le porter à bout de bras ! J’aimais l’idée de développer des « troisièmes lieux » (après le bureau et la maison) et de créer de réelles opportunités de rencontres dans sa ville, à travers des ateliers, des soirées de conversation linguistiques… Ou plutôt, j’étais curieuse de voir si un tel pari pouvait se réaliser ! Mais pour répondre à la question : non, c’est plutôt un projet collectif que familial… Qui dit associatif, dit de nombreuses personnes derrière !

Quelle est ta place dans le projet ?

J’ai l’impression d’être la femme à tout faire : j’ai monté le business plan, les nombreux dossiers administratifs, je coordonne les actions de communication, les projets de déco intérieure, l’offre proposée, je recherche les fournisseurs et m’amuse à faire le tour des brocantes !

Et les enfants dans tout ça ?

Les enfants ont bien intégré le terme « café » dans leur champ lexical : « Tu l’as acheté pour nous ou pour le café ? » ; « Tu vas où, tu vas au café ? »… Ils semblent aussi excités que nous à l’idée d’ouvrir ! Ella, l’aînée de 7 ans, ne comprend pas pourquoi elle ne pourrait pas y travailler à plein temps…!

Depuis combien de temps vous en rêviez ?

Depuis combien de temps l’idée flotte dans nos têtes, je ne sais pas, mais ça fait une année qu’on travaille à fond sur le projet. On semble s’approcher du but ; on a un local (en pleine rénovation), deux baristas, une flopée de bénévoles, une machine à café magnifique, une carte finalisée, des idées de déco bien avancées… Plus que quelques semaines et on devrait pouvoir ouvrir !

Comment vous vivez cette dernière ligne droite ?

C’est une période très dense, ce n’est pas évident de s’occuper des enfants aussi activement qu’on le souhaiterait… J’avoue avoir du mal à me détacher des préoccupations liées au café pour me consacrer à des activités avec eux. Mais c’est pour une période limitée, alors on serre les dents et on fonce !

Tu t’es mise en mode superhéroïne ?

Je ne me vois pas du tout comme une super-maman qui tient toutes les balles en l’air. Je fais de mon mieux mais suis pleinement consciente de mes manquements. Je dirais que je crois fermement en chaque projet que je mène… J’essaie aussi de profiter de chaque opportunité qui se présente : le travail, les projets bénévoles, les enfants… Je me retrouve à constater ce que l’on m’avait toujours dit : les années de la petite enfance passent toujours trop vite !

Qu’est-ce que Oh my Goodness ! va apporter aux familles de Strasbourg ?

On veut vraiment créer un lieu convivial et chaleureux… Ce ne sera pas un « café poussette » à proprement parler, il en existe d’autres à Strasbourg. Mais on a la chance d’avoir beaucoup d’espace, ce qui nous permettra d’accueillir facilement mamans, enfants, étudiants, tous en même temps ! Et à l’avenir, pourquoi pas créer des ateliers propres aux enfants ou aux mamans !

Pour soutenir la création de Oh! my Goodness Café sur Kiss kiss bank bank

La très drôle histoire d’Arnaud, Colette et leur bande de potes en vidéo :

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  • Isabelle Thorens

    Yeah ! Trop bien !

  • Delkap

    C’est une idée formidable, et la vidéo est trop bien !!!

  • Guylene

    Le Bref est mythique. Y a plus qu’a revenir sur Strasbourg!

  • Quand tu veux 🙂