fabuleusesaufoyer

Hello from the other side

J’ai grandi en Alsace. Le mercredi après-midi, on enfourchait joyeusement nos vélos pour aller au bachala (littéralement ruisseau) : notre station balnéaire à nous, qui était en fait un mini canal d’irrigation carrément dégueu. Entre les eaux usagées par les agriculteurs du coin et les déjections de mes cousins, je ne saurais dire qui polluait le plus ce petit ruisseau qui bordait le jardin de mes grands-parents. Peu importe : dès l’arrivée des beaux jours, on enfilait nos maillots troués, on enfourchait nos vélos défoncés, on se goinfrait de framboises fraîches piquées chez le voisin (voisin si vous me lisez : pardon et merci), et puis, on plongeait dans le bachala pour se rincer le jus de framboises qui nous collait partout.

Sur l’autre rive, c’était le jardin de Monsieur le Maire, un homme imposant et impressionnant. Un lieu secret, mystérieux, interdit. Tout l’été, on l’avait sous les yeux mais jamais, on n’a osé s’y rendre.

Sauf une fois.

La fois où mon petit frère avait balancé par mégarde sa balle de l’autre côté. Moi, je m’étais dit que la balle était perdue à jamais. Mais mon grand frère avait eu le courage de se rendre dans le jardin de Monsieur le Maire (qui était aussi notre sévère prof d’allemand) pour récupérer le graal.

Jamais on n’aurait osé aller dans le jardin de Monsieur le Maire. Mais mon frère Arnaud y est allé. Pourquoi ? Pour récupérer notre ballon, qui était passé de l’autre côté.

Il y a des choses qu’on aimerait faire. Des lieux qu’on voudrait visiter. Mais on n’ose pas. Parce qu’on n’est pas vraiment sûre d’y arriver.

La seule chose qui nous ferait passer la rivière, c’est d’aller y chercher notre ballon.

Dans ses leçons de bonheur, Florence Servan-Schreiber l’explique très bien : parfois, pour oser, il faut jeter son sac par-dessus le mur. Une fois lancé, on ne peut plus reculer : ce sac qui est passé de l’autre côté, il va bien falloir aller le récupérer… on trouvera bien le moyen !

Eh bien moi, chère fabuleuse, il y a une chose dont j’ai envie de faire depuis longtemps. Mais jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas osé.


Cette chose que j’ai envie de faire, c’est d’écrire tous les jours.

Pourquoi tous les jours ?

  1. D’abord parce que ma manière à moi de faire du tri dans ma tête, c’est d’écrire. C’est d’ailleurs comme ça qu’est né le site des fabuleuses : lorsque mes jumeaux sont arrivées dans ma vie, c’était encore plus le bazar dans ma tête que dans ma maison. Et c’est en écrivant que j’ai entamé un processus de grand ménage qui m’a sortie de l’épuisement.
  1. Ensuite parce que les derniers temps, j’ai fait des tonnes de nouvelles découvertes, j’ai expérimenté des tonnes de nouvelles choses, j’ai rencontré des dizaines de personnes inspirantes et j’ai lu des tas de livres qui m’ont bousculée. Et que ces pépites-là, j’ai envie de te les partager, parce que je suis persuadée qu’elles vont être une jolie source d’inspiration pour toi.
  1. Enfin parce qu’en t’écrivant tous les jours, je vais apprendre énormément. Tu sais, ce moment un peu magique, où tu racontes quelque chose à quelqu’un d’autre, et que justement en l’expliquant, tu le comprends encore mieux… Voilà, c’est ce que j’ai envie : vivre encore plus intensément la fabulosité, en t’en parlant un peu chaque jour.

Cela dit, j’ai peur.

Peur de déranger, peur de ne pas être inspirée, peur de ne pas tenir sur la durée.

Alors, je me suis dit que j’allais jeter mon ballon par-dessus la rivière, ou mon sac par-dessus la barrière, en t’annonçant ici même que je vais t’écrire tous les jours, pendant tout le mois de juin.

Autrement dit, je vais envoyer à mes abonnées 30 mails de suite, où je leur ferai part de mes humeurs, de mes doutes et de mes trésors.

L’annoncer ici c’est mon engagement : “Celui qui nous rend plus efficaces car redevables. Les projets annoncés ont plus de chance d’être achevés”, pour citer Florence Servan-Schreiber.

Tu as envie de me lire tous les jours mais tu ne reçois par encore mes messages ? Parce que les aléas de notre vie de famille nous font parfois oublier que nous sommes fabuleuses, j’envoie des piqûres de rappel par e-mail.

Il est encore temps de nous rejoindre :

Une fabuleuse journée à toi… Et si tu l’oses : toi aussi, jette ton sac de l’autre côté !

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  • Rebecca

    Il ne s’appeler pas Mr Mann en plus le maire? Grand, imposant, un peu sévère et Mr Homme quoi 😀