arbre

Der Apfel fällt nicht weit vom Stamm

Nous autres alsaciens, on a baigné dans la sagesse germanique. Alors de temps en temps, ça sort…

Der Apfel fällt nicht weit vom Stamm. La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre.

C’est fou comme, le jour où on a des enfants, on réalise d’un coup qu’on ressemble à ses propres parents. C’est fou comme on se voit parler et réagir comme eux. C’est fou comme on se dit : les chiens ne font pas des chats.

Un enfant, c’est un miroir. Dès son arrivée, on se voit en lui. Quand on l’observe jouer, pleurer, grandir, on se dit :  » Quelle chance il a d’avoir mes qualités ! « , et plus souvent :  » Quelle poisse il a d’avoir mes défauts… »

Je crois que la vie est une course de relais géante. Chaque génération a sa ligne de départ. À nous de courir au plus vite pour, si possible, faire gagner quelques mètres à la génération suivante.

À nous de tout faire pour gérer nos défis intérieurs, pour ne pas les transmettre à ceux qui viennent après nous…

Ils auront leurs batailles, ils auront leurs guerres. Ils n’ont pas besoin des nôtres !

 

 

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  • Nadou

    Bonjour Hélène,
    J’ai 4 filles dont des jumelles qui ont 1 an.
    Si je prends mon cas, quand j’étais petite, je voulais aider ma mère à faire la cuisine, elle me repondait « je n’ai pas le temps ». Et là, je me rends compte que je fais la même chose avec ma 2e « maman, tu ne veux jamais qu’on t’aide »
    Quand j’observe l’aînée réagir avec la cadette, je me vois et je me remets enqquestion. C fou!

  • Hélène Bonhomme

    Woaw Nadine… 4 filles… dont des jumelles de 1 an ! You are my hero 🙂
    Oui c’est hallucinant comme on reproduit inconsciemment tout ce qui a baigné notre enfance… Un bond 3 décennies en arrière !

  • C’est drôle, depuis la naissance de sa majesté, ma famille et celle de mon conjoint me répètent à quel point Octave me ressemble, au point que j’en vient a attendre avec impatience le truc qui me fait dire « ahhhh c’est tout papa ça! »

  • Hélène Bonhomme

    Haha ça viendra 😉

  • Stephanie Dupré la Tour

    Merci Hélène ! Cela me parle d’autant plus que je suis allemande…

    Nous avons 6 enfants et chacun a une personnalité différente, mais avec des éléments mélangés de nos deux familles. Effectivement, je peux davantage les aider à évoluer sur un point lorsque j’ai moi-même entamé une partie du « travail » sur tel ou tel défis intérieurs.

    Je souhaiterais souligner de façon optimiste que le conjoint peut prendre le relais sur un aspect que nous-même n’avons pas fini de gérer. Et s’il le fait avec un regard bienveillant sur nous (à la fois sur son conjoint et sur son enfant), avec la conviction intérieure que nous pouvons y arriver, nos défis intérieurs sont alors beaucoup plus facilement franchis.

    Bref, éviter les « Il/elle ne changera jamais ! »… Chaque petit effort devrait au contraire donner lieu à un « Cela évolue dans le bon sens…! »

  • Helene BONHOMME

    Merci Stéphanie, c’est tellement vrai ! Heureusement que le conjoint peut prendre le relais ! Et comme tu dis, avec un regard bienveillant, on pousse l’autre vers le haut. Tes enfants sont franco-allemands ? 🙂