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J’ai laissé mes enfants “s’ennuyer”

J’ai beau crier sur tous les toits que je ne suis pas une experte en pâte à sel et encore moins en peinture sur bois, je me suis souvent retrouvée, à la veille des vacances ou d’un long week-end en solo, confrontée à LA question :

« Comment vais-je les occuper ? »

Une fois additionnées les activités que j’arrive à peu près à gérer sans perdre mon sang froid, force est de constater que ça ne remplit pas DU TOUT une journée entière :

  • Construire un château en Duplo : 20 minutes (au-delà, je m’endors)
  • Préparer un gâteau au chocolat : 30 minutes (sans compter le nettoyage de la cuisine après que Numérobis ait cassé les oeufs lui-même ^^)
  • Lire des histoires : 45 minutes (réparties sur la journée, hein, pas d’une seule traite)
  • Faire une balade en trottinette : 45 minutes (oui, SEULEMENT 45 minutes : comme je dois pousser Numérobis les trois quarts de la promenade, mon dos ne tient pas le coup plus longtemps)
  • Jouer à passer l’aspirateur : 30 minutes (le kiff de Numérobis en ce moment, c’est de passer l’aspirateur ; alors évidemment, vous pensez bien que j’en profite pour allier l’utile – pour moi – à l’agréable – pour lui. Machiavélique, vous avez dit ?)

Bref. Mis bout à bout, avec les siestes, les repas et les bains en moins, j’ai rempli au maximum une journée et demie. Lire la suite…

les-profs-de-leur-vie

Les profs de leur vie

Dernièrement, j’ai découvert le hastag #lesprofsdemavie :

bien entendu, tant de noms me sont revenus à l’esprit. Des souvenirs de profs qui m’ont donné les outils dont j’avais besoin, d’autres qui m’ont cassé les pieds, ennuyée peut-être.

Mais bien plus marqués sont les souvenirs de ceux qui m’ont vue, qui m’ont fait confiance, qui ont élargi mon horizon, ouvert des sources secrètes — ou plus encore, ont posé dans ma main les clés qui m’ont permis d’ouvrir de nombreuses portes sur mon chemin.

Il y a les noms de profs de ma vie, mais en tant que maman je découvre que de nouveaux noms s’ajoutent à la liste.

Ce sont les noms des profs de leur vie,

de la vie de mes enfants. Lire la suite…

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Montre-moi ton sac à main, je te dirai qui tu es

L’autre jour, avec une amie, nous parlions de nos sacs à main. Elle venait de s’en acheter un très original, le genre de sac qui claque et ne passe pas inaperçu, un sac assorti à sa personnalité. En le regardant, je me disais que jamais je n’oserais m’acheter un sac pareil :

“ Bien trop voyant pour moi, enfin ! ”

Et puis j’ai regardé le mien : classique, soigné, discret.

Trop discret justement.

En regardant mon sac, j’ai repensé à mes articles, ceux qui sont ici, sur le site des Fabuleuses, et ceux que je publie sur mon blog. Ici, je parle de moi en vérité, de ce que je n’oserais pas écrire là-bas. Là-bas, je montre mon autre visage, celui de la fille qui aime s’amuser, se tourner en dérision et parfois même exagérer jusqu’à raconter n’importe quoi, pourvu que cela fasse rire.

Ces deux facettes forment celle que je suis vraiment, au fond de moi. Lire la suite…

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Récap vidéo : les fabuleuses chroniqueuses

Tu le sais, les fabuleuses c’est un travail d’équipe : une famille de chroniqueuses toutes différentes les unes des autres, qui te proposent matin après matin des textes édifiants pour éclairer tes journées. Des billets bienveillants pour t’aider à prendre soin de la fabuleuse qui est en toi, en plein dans les aléas du direct de la vie de famille.

Il y a quelques jours, (presque) toute l’équipe était réunie pour te préparer plein de belles choses pour la suite. Les neurones ont chauffé, et je suis sûre que tu vas kiffer 🙂 Lire la suite…

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La première nuit chez Papi et Mamie

Ça pourra paraître tardif pour certaines, précoce pour d’autres : les filles avaient 9 mois quand on les a laissées dormir chez mes beaux-parents toute une nuit pour la première fois.

Pour être tout à fait honnête, je n’en ressentais pas spécialement le besoin, je l’ai surtout fait pour faire plaisir à mon Fabuleux…mais aussi pour me donner un coup de pied aux fesses et sortir de ma zone de confort (lutter contre ses peurs,  tout ça, tout ça). Une fois les filles déposées, on a filé en ville dans un pub irlandais typique et cosy, où l’on a bu et mangé gras à outrance, comme dans nos fastes années. Au final, on est rentrés à 22h et on s’est effondrés, épuisés, tels deux vieux zombies.

Évidemment, tu le vois venir gros comme une maison, je n’ai pas passé la meilleure nuit de ma vie, ni le meilleur réveil de ma vie d’ailleurs. Lire la suite…

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Virginie Delage, blogueuse : “Je veux être épanouie à la maison et au boulot !”

À 37 ans, elle vient de remporter le prix « écrire aufeminin » et s’apprête à relever un sacré challenge : écrire un livre. Cette blogueuse, maman de deux petits garçons, considère ce prix comme le signe qu’elle peut réaliser un rêve et être une maman épanouie.

Virginie, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis une maman : c’est drôle, c’est ça qui vient en premier ! J’ai été salariée pendant des années dans le domaine du web, et je viens de quitter mon poste pour me mettre à mon compte. Cette décision est le fruit d’une mûre réflexion et d’un constat : pour m’épanouir, j’ai besoin de liberté !

Depuis que j’ai ouvert mon blog il y a presque trois ans, je vois des tas de mamans qui témoignent des difficultés qu’elles rencontrent pour conjuguer travail et vie de famille, qui se plaignent de ne pas voir assez leurs enfants… Moi, je n’ai plus envie de me conformer à des horaires de bureaux qui ne me permettent pas de m’occuper de ma famille comme je le voudrais.

C’est peut être utopique, mais en ce moment, je veux tout : m’épanouir personnellement ET professionnellement. Lire la suite…

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Faire l’amour avec les yeux

La rencontre amoureuse, dans la nudité des corps, est l’expérience d’un dialogue intime et charnel : câlin, complice, sensuel, drôle, sensationnel, orgasmique… Ce dialogue, nous pouvons le décliner de façon inépuisable. Il vient nous signifier que la sexualité du couple n’est pas figée, qu’elle évolue au fil des ans.

Parfois, elle réserve même de délicieuses surprises et des lendemains qui chantent, à condition d’accepter de la vivre de façon non linéaire.

La question est donc :

Comment vivre notre amour, dans la rencontre amoureuse, sans le réduire à un “faire” ?

Comment vivre un moment de complicité sensuelle et érotique, sans tenir compte d’une quelconque performance, mais dont l’unique but serait de vivre un moment joyeux et gratuit, ensemble ?

Chère fabuleuse, aujourd’hui, j’ai envie de te parler du regard comme piste d’exploration. Il n’y a pas que le sexe dans la vie, et c’est une bonne nouvelle. Lire la suite…

HB-article je suis crevee

Juste claquée

Le linge qui traîne

Les paires de chaussettes à reconstituer

Les 3 pantalons à repriser aux genoux

Le sol de la cuisine couvert de poils de chiens

Le lavabo de la salle de bains maculé de dentifrice

La vaisselle qui s’entasse dans l’évier de la cuisine…

Ce matin, c’est tout ce que je vois. Tout ce qui me saute aux yeux, ce sont ces “détails”, ces choses à faire. Des corvées qui se rajoutent à la liste, déjà longue, de mes missions du jour.
Encore sous les draps, j’ai le sentiment d’étouffer. Mon corps est encore endormi mais mon esprit 100% réveillé. Lire la suite…

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On s’est engueulé devant les enfants

Récemment, je passais un week-end chez des amis dont les enfants ont 7 et 5 ans. Alors que je feuillette l’album photo du mariage des amis en question, le fils aîné s’assoit à mes côtés, sur un coin du canapé. Je commente à côté de lui et tout à coup il se tourne vers moi et me dit :

« Tu sais, ce matin, maman et papa se sont disputés très fort et ça m’a fait pleurer ».

Son regard franc planté dans le mien attend une réponse.

Pensant avec tendresse à mon amie, sans doute affectée par cette dispute, mais qui n’en a rien montré depuis mon arrivée, je plonge dans la discussion avec cet enfant.

  • Que comprendre quand les parents se disputent devant les enfants ?
  • Que dire à des enfants qui ont assisté à une dispute de leurs parents ?
  • Plus généralement, que dire des conflits de couple à nos enfants ?

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Mon couple ne sera jamais celui de mes parents

Mes parents formaient le couple parfait. Jamais une dispute. Jamais un mot plus haut que l’autre. Pas de désaccord. Ils étaient une seule voix, une seule vision de la vie, l’incarnation de l’unité, du bloc parental indivisible. À la mort de mon père, ma mère est restée seule, toujours. Elle a été, et reste, la femme d’un seul homme, d’un unique amour.

Quand je me suis mariée, ce modèle était très présent dans ma tête. Pour moi, les choses étaient claires : je tendrais à reproduire ce couple parental parfait, idéal, celui des contes de fées.

Dans les contes de fées, le prince et la princesse vivent heureux et ont beaucoup d’enfants. Mais il manque la suite de l’histoire. On n’entend pas parler de Blanche-Neige qui gueule pour la vaisselle sale dans l’évier, ou du Prince qui se casse prendre l’air avec ses copains. Ma vie telle que je l’imaginais, était un arrêt sur cette image :

« Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. »

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Avoir un utérus, ou pourquoi les femmes cogitent

« J’veux un enfant »

« J’veux pas d’enfant »

« Pourquoi j’ai mes règles ? »

« Pourquoi j’les ai pas ? »

« Vivement que j’les ai plus ! »

J’ai souvent pensé que ces questions prenaient racine au fin fond de cet espace corporel, singulièrement féminin, à savoir l’utérus. Pas plus gros qu’une orange, il nous renvoie de façon cyclique et régulière à la mère potentielle que nous pourrions devenir. Cela pendant 40 ans.

De quoi meubler quelques heures, non ?

Sa vitalité se confirme par l’apparition et l’évolution de signes concrets que nous pouvons observer et interpréter dans nos sous-vêtements : la présence ou l’absence de glaire, l’ovulation, les règles, ou encore les différentes douleurs qui l’agrémentent.

Et tandis que nos jeunes filles piaffent à l’arrivée de leurs premières « ragnagnas », d’autres fabuleuses paieraient cher pour ne plus les avoir, quand celles de cinquante ans peinent sous les bouffées de chaleurs et l’inconfort de la ménopause, signe avant-coureur d’un temps révolu, qu’elles désignent parfois avec humour en s’exclamant :

« La machine est cassée ! »

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Sophie Pourny : “Je veux encourager les femmes à découvrir leurs talents !”

Sur son blog, elle se présente comme “quarantenaire décomplexée”. Sophie Pourny, maman de 2 enfants de 13 et 11 ans, a lancé son activité de coaching il y a un an, avec pour mission d’aider les femmes à lutter contre leur sentiment d’illégitimité.

Sophie, qui êtes vous ?

Une maman qui a compris que son propre épanouissement allait servir à ses enfants et à sa vie de famille. Ça, je peux le dire aujourd’hui, mais ça m’a pris du temps ! En s’observant avec un peu de recul, on se rend compte que quand on n’est pas bien (dans son boulot ou dans ses baskets), ça a une influence directe sur la vie de famille… Pour moi, être “pas bien”, ça signifie : je râle, ça monte dans les tours et ensuite je m’en veux ! Le genre de moment que je partage sur mon blog de maman depuis trois ans.

Pourquoi ce blog ?

Au départ, j’avais envie de partager ma vie de maman avec beaucoup d’autodérision : je voulais que ça soit décalé, un peu fun. J’ai écrit un article sur les poux parce qu’on en avait chaque semaine : je me suis lâchée, et ça m’a fait un bien fou ! Sur le blog, j’ai aussi partagé mes questionnements par rapport à mon travail et à une éventuelle reconversion : j’y ai d’ailleurs annoncé que j’allais me former au coaching. J’ai parlé de toutes les étapes de ce changement : quitter son boulot, se retrouver chez soi, reprendre une formation, etc… Lire la suite…

HB-article QUI suis je pr ecrire

Qui suis-je pour écrire ?

Rédiger quelque chose. Pondre du contenu. Publier des billets. C’est ce que je fais quasiment tous les jours sur mon blog, mais soudainement, quand il fut question d’écrire rien que pour toi, chère Fabuleuse, ça m’est apparu comme la mission la plus compliquée et incroyable qu’il m’ait été donné d’accomplir.

Pour me rassurer, je suis allée (re)lire les articles du blog, écrits par celles que tu connais bien : Hélène, Anna, Marie, Rebecca, Valérie, Alix, Marguerite et Floriane. Et là, subitement, ça m’est tombé dessus comme la foudre :

le doute sur ma légitimité.

Après analyse des différents articles, j’en ai conclu ce que j’avais déjà pressenti (et que je redoutais) : chacune des collaboratrices a un QI de 150, un doctorat en physique sociale et une thèse trilingue en psychologie quantique. Lire la suite…

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« Comment tu fais ? »

« Comment tu fais ? »

Cette question, posée récemment par une connaissance, m’a fait réfléchir. Elle m’a d’abord renvoyé une image de « femme qui gère » alors que, le plus souvent, j’ai juste l’impression de m’en sortir à peine.

C’est en tous cas mon sentiment général, en ce début d’année. Voici mes circonstances du moment :

  • Un fabuleux souvent en déplacement et qui, quand il n’est pas à l’autre bout de l’Europe, rentre de plus en plus tard du boulot ;
  • Des rendez-vous récurrents pour mon aîné différent, auxquelles se rajoutent des tracas administratifs incessants
  • Un cadet en pleine période de demande d’attention qui ne me décolle pas d’une semelle et qui, dès que j’ai le dos tourné (ou les yeux rivés sur mon smartphone^^), me rappelle gentiment à l’ordre en vidant son verre d’eau sur le carrelage / la boîte de cacao dans la poubelle, en dessinant sur les murs de sa chambre ou en les attaquant carrément au marteau ;
  • Une vie professionnelle trépidante, passionnante mais remplie de défis ;

Au milieu de tout ça, j’ai parfois le sentiment de surnager…

…d’assurer le minimum syndical, notamment en me mettant sur pilote automatique.

Et pourtant : dans cette question posée, on sentait poindre une once d’admiration.

Moi, admirable ? Laissez-moi rire !

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2019 : une année de bienveillance envers moi

Et si, en cette fin de mois de janvier, on se faisait un cadeau ? Offrons-nous un programme de bienveillance mois par mois pour tenir toute l’année !

Pour une fois, fais des vœux POUR TOI : occupe-toi de toi, d’abord. Prends un joli papier ou un beau carnet, des crayons de couleur et tout ton temps pour écrire :

  • une liste de ce que tu as déjà dans ta vie, de tes bonheurs
  • une liste exclusive de tes réussites de 2018 : c’est la pratique de la gratitude en direct !
  • et puis une liste : « Mes besoins » avec plusieurs « Pourquoi ? », pour aller jusqu’au bout de ce besoin.

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Le silence est (vraiment) d’or

Les blancs vous mettent mal à l’aise ? Vous vous sentez obligé de “combler” ? Nos experts vous expliquent la “vraie” valeur du silence.

Les expressions sur la valeur du silence sont légion. Il y a le célèbre : “La parole est d’argent… et le silence est d’or ». Il y aussi le fameux :

“On a une bouche et 2 oreilles pour écouter 2 fois plus qu’on ne parle. »

En matière de silence, il y a beaucoup de croyants mais peu de pratiquants.

L’importance de savoir se taire semble faire consensus… mais, dans les faits – et en particulier dans une relation aidante – le silence dans un échange est gênant pour beaucoup d’entre nous. Lire la suite…

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Ma double vie

Toutes mes affaires sont prêtes. Je ferme la porte à clé, glisse cette dernière dans une petite poche de ma valise sur laquelle j’installe mon accordéon. Et là, je savoure. Devant moi, la rue a une autre couleur, comme si mon quotidien avait brusquement changé.

Je passe devant mon voisin l’épicier, il me salue par la vitre. Il sait où je vais sans même que je lui dise : il prend beaucoup de plaisir à suivre les pérégrinations de la troupe sur les réseaux sociaux 🙂 Il doit bien l’apercevoir, mon sourire. Ce n’est pas le même que d’habitude.

Ce sourire-là a un goût d’aventure et de liberté.

Je monte dans le train, parcourant les kilomètres qui me séparent du reste de la troupe. Comme j’ai hâte de les retrouver ! Je profite de ces instants de calme pour laisser mes pensées vagabonder au fil des paysages, au son de la musique qui résonne dans mes oreilles.

Une fois arrivée, tout s’enchaîne très vite : répétition, mise en place, habillage et maquillage, montée sur scène. Puis rangement, discussions, débriefing et… retour à la maison. Lire la suite…

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Bienveillante… envahissante ?

Equipée de mes réflexes de premiers secours relationnels et débordante d’envie de contribuer au bonheur sur terre (une personne à la fois, bien sûr !), je saisis toutes les occasions de montrer ma présence, mon affection même peut-être – selon le degré de relation – à celle ou celui que j’aide en ce moment.

Mon outil de prédilection ?

Le SMS sans doute… mais peut-être aussi Messenger, WhatsApp… bref. Donc, un message en début de journée pour aider l’autre à partir du bon pied, un message d’encouragement pour un déjeuner d’affaire redouté, un autre dans l’après-midi pour lui souhaiter de pouvoir débrancher et un dernier… pour souhaiter une bonne nuit.

Une telle présence bienveillante peut s’avérer envahissante : on est dans le “trop”. En Analyse Transactionnelle, on dirait que c’est le côté parent nourricier (du type maternel) négatif. Cette fonction de prendre soin de l’autre et de lui communiquer de la nourriture affective devient négative lorsqu’elle va au-delà d’une juste mesure d’affection et du respect même d’une nécessaire intimité. Lire la suite…

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Caroline Fourment : « Avec la Mère coupable, je veux aider les mamans à prendre du recul »

Sa communauté Facebook de 250.000 membres raffole du ton décalé et volontiers humoristique avec lequel elle évoque les aventures de la vie de maman. Conversation avec Caroline Fourment, aka “La Mère coupable”.

Caroline Fourment, qui êtes-vous ?

Je suis maman avant tout ! J’ai 3 enfants qui ont 15 ans ½, 12 ans ½ et 8 ans… et un conjoint.

Jusqu’à la naissance de mes filles, je travaillais dans une agence de marketing direct en tant que rédactrice. Ce métier que j’aimais beaucoup impliquait beaucoup de trajets au quotidien, je me suis donc installée comme rédactrice indépendante en travaillant chez moi. Il y a 9 ans, avec l’explosion d’internet, je me suis orientée vers la rédaction web, spécialisée dans la presse parentale.

Qu’est-ce qui vous a poussée à ouvrir un blog ?

J’aime travailler à la maison mais je suis assez bavarde et l’ambiance de bureau me manquait…pour éviter de parler aux murs, j’ai créé un blog de maman il y a presque 5 ans, pour pouvoir raconter mon histoire, mon vécu, mais aussi pour échanger avec d’autres mamans. J’avais envie d’écrire des choses plus personnelles.

Après la naissance de mon 3ème enfant, j’ai continué à travailler et j’ai pas mal développé ma page Facebook parce que j’aime ça. Les réseaux sociaux m’ont aidée à parler directement à mes lecteurs.

Mes expériences, les autres les vivent aussi, donc on partage énormément. Les femmes se reconnaissent. Lire la suite…

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Mère-fille : en chemin vers une relation apaisée

Même lorsque les tensions sont (trop) nombreuses, il y a toujours une possibilité de faire un pas l’une vers l’autre pour s’aimer mieux.

Pour certaines, c’est une fusion, un partage de tous les instants. Pour d’autres, c’est une blessure qui n’en finit pas de se raviver, à coup d’incompréhensions, de critiques sous-jacentes, de rivalités et d’oppositions interminables.

« Ma mère m’exaspère depuis l’adolescence, livre ainsi Géraldine. Rien de ce que je fais n’est assez bien pour elle : mon métier, mes choix sentimentaux, ma façon d’agir face aux problèmes… Elle me met une pression folle, me donne à penser que je suis sans cesse dans l’échec. En fait, j’ai grandi en me sentant inférieure à elle. C’est une femme sûre d’elle, élégante, brillante dans sa vie sociale et professionnelle. Elle ne se reconnaît pas dans ma timidité et mon manque de confiance en moi. De mon côté, j’ai toujours eu l’impression de la décevoir en ne lui ressemblant pas. »

Que la relation soit bonne ou mauvaise, il nous est difficile de nous défaire de l’influence de son jugement. Car oui, le rapport à notre mère est l’un des liens les plus complexes qui soient. Tantôt, on recherche désespérément son affection, tantôt on aimerait qu’elle lâche un peu la bride, pour nous permettre de voler enfin de nos propres ailes. Lire la suite…

ecoute-active

“Oh ! Tu m’écoutes ??”

La base de l’écoute active

Ah ! Le sentiment de ne pas être écoutée est certainement l’un des plus désagréables qui soit sur le plan relationnel. Il a même le don de faire sortir de ses gonds les plus “zen” d’entre nous ! Consciemment ou non, le message perçu et interprété ressemble à ça :

  • “Tu n’en as rien à faire de ce que je dis”
  • “Je ne compte pas pour toi”
  • “Tu es ailleurs car tu as manifestement d’autres centres d’intérêt, d’autres priorités…”

Alors, bien sûr, on peut répondre :

“Désolé chéri(e), c’est vrai que je ne t’écoute que d’une oreille, laisse-moi envoyer ce mail qui me tracasse et, promis, je suis tout à toi !”

C’est pas mal déjà comme réaction, non ?

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HB-article bon courage

Faut-il dire “Bon courage” ?

Voilà une expression largement usitée, non ?

Bon, il y a aussi “bonne continuation”, mais la première semble remporter haut la main le concours improbable des expressions les plus fréquemment employées pour prendre congé de l’autre et justement destinée… à l’encourager.

C’est l’idée en tous cas.

Faites-vous partie de ces personnes qui ne supportent pas cette formulation ? Genre, ça vous énerve, agace, déprime…

Vous n’êtes pas seule !

Personnellement, cela fait des années que je n’utilise plus cette expression “Bon courage”. Lire la suite…

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Comment j’ai appris à appuyer sur le bouton “pause”

Il est 19h40 et je veux juste qu’ils dorment. Qu’ils se lavent les dents sans râler. Qu’ils aillent faire pipi. Qu’ils ne réclament pas une autre histoire. Qu’ils ne me rappellent pas pour un énième verre d’eau.

Je veux juste la paix.

Me glisser sous mes draps, m’endormir et oublier. Oublier cette journée. Oublier mes cris, oublier mes soupirs. Stopper le pilote automatique que j’ai enclenché dès le moment où j’ai posé le pied par terre.

Je suis fatiguée, bien sûr. Mais surtout submergée par la honte : j’ai le sentiment de juste avoir envie de me débarrasser de mes enfants et de fuir. Dans le sommeil, dans une tablette de chocolat ou dans un film totalement naze qui m’abrutira pour me faire oublier à quel point je me sens nulle. Lire la suite…

HB-article cafe anna 2019

Ce que je (me) souhaite pour 2019

De la soupe. En ce soir de début janvier, tout ce à quoi mon estomac aspire, c’est de la soupe. Après le marathon gustatif des fêtes (allez, soyons honnête, on peut carrément parler de suicide gastrique à la mode alsacienne), je ne rêve que de légumes et de fruits sous toutes leurs formes : crus, cuits, en compote ou en smoothie. Pourtant, il y a encore des restes. Mon frigo regorge de mont d’or, de truite fumée et autres marrons glacés à terminer. Mais mon estomac n’en peut plus : il demande une trêve.

Même chose pour mon cerveau : il a besoin d’une pause.

À l’aube de chaque année (approximativement aux alentours du 2 janvier), je me retrouve face au même mécanisme, épuisant les dernières pauvres petites réserves d’énergie qui me restent après un mois de décembre mené tambour battant et une période de fêtes en famille certes sympathique mais qui me met en général sur les rotules : mon esprit prend toute la place et se met à broder autour du thème de la nouvelle année. Alors que je me sens à plat, lui se porte comme un charme, échafaudant les scénarios les plus farfelus. Lire la suite…

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Le mot de l’année

Au Nouvel An, nous avons fait un tour de table :

“2019 en un mot, pour toi ce serait … ?”

Je dois confesser que je raffole de ce type d’exercice (ne m’invitez pas à dîner, je vous poserais trop de questions philosophiques à table^^).

“Mon année 2019 en un mot” :

la réponse, je l’ai trouvée très vite. Elle était tapie au fond de mes tripes, nourrie par une année 2018 haute en couleurs ainsi que par mes dernières pérégrinations intérieures. Pour moi, c’était une évidence : le mot de mon année 2019 serait CONFIANCE.

Il y a quelques semaines, quelqu’un m’a repostée sur Instagram avec pour légende “@helenebonhomme, la fille qui n’a peur de rien” ou quelque chose comme ça. La remarque m’a évidemment faite sourire (il s’agissait d’une photo délire où je m’affichais en maillot de bain après une bataille de boue). Mais cette phrase m’a aussi fait réfléchir.

“Moi, peur de rien ?”

C’est loin, vraiment très loin de ma réalité.

En fait, je dirais plutôt que j’ai peur de tout. Ou plus précisément : que j’ai toujours peur de quelque chose. Demandez à mon mari, il vous confirmera ! Lire la suite…

video-bonne-annee-2019

2019 : ce qui t’attend si tu es maman

À toi, maman qui ne te reconnais pas dans les voeux de réussite, paix et succès…

…(parce que pour toi le succès c’est une journée où tu auras pu te poser 3 minutes sur le canapé sans que personne ne renverse son jus d’orange sur ton pantalon) : bonne année 2019 ! Lire la suite…

HB-couv elvine

La mère Noël existe !

Elvine, maman et illustratrice du blog Maman dessine et rigole l’a rencontrée ! Lire la suite…

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Deuil périnatal, du silence à la résilience

Je m’appelle Marion. J’ai 34 ans. Je suis la maman de 4 adorables garçons : 3 sur la Terre et 1 au Ciel.

Je me creuse la cervelle… pour t’encourager, toi, ma sœur de douleur, celle qui dans sa chair a cru pouvoir faire grandir un bébé et à qui on a annoncé que ce bébé ne vivra pas.

Et alors que je revisite cette épreuve si singulière, je repense à ce silence… tu sais, celui que tu utilises lorsqu’on te demande combien tu as d’enfants et que tu réponds 3 alors que tu en as 1 de plus au ciel. Ce silence que tu as rencontré et que tu rencontres encore presque à chaque fois que tu aimerais aborder le sujet de cet enfant qui te manque tant. Lire la suite…

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« Pleure un bon coup » : les bienfaits de la purge émotionnelle

Pleure un bon coup… ça te fera du bien !

Quand vous entendez cette expression, dans quel camp êtes-vous ?

  • “Ah ça c’est bien vrai ! En tous cas, chez moi, ça marche !”
  • “Encore un de ces conseils faciles, sans aucun fondement…”

Lisez la suite avant de répondre.

Une chose est sûre : notre société, tout en acceptant nos larmes d’émotion “facile” – une fois un film terminé, par exemple – ne nous encourage pas à pleurer de tristesse ou de colère, en tous cas pas en public ! Pleurer sonne alors comme un aveu de faiblesse, renvoie à l’enfant vulnérable en nous… et envoie un signal de détresse qui rimerait avec SOS. Lire la suite…

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« T’en fais pas, ça viendra ! »

Ce qui est bien avec la « maman-copine », c’est que la plupart du temps, elle s’abstient de tout commentaire concernant l’évolution de ton enfant – ou du moins elle essaie – pour ménager ta susceptibilité. Je ne te parle pas de la « maman-tout-court » : si tes enfants ne marchent pas encore à 4 pattes alors que le sien oui – et depuis des mois ! –, alors elle dissimule à peine son sentiment de supériorité.

Ouais, mes filles ont 9 mois et elles ne rampent pas encore, c’est vrai. Par contre, elles récitent l’alphabet en biélorusse et à l’envers.

Après la phase angoissante du « Est-ce qu’elles ont un problème, est-ce-que c’est grave docteur ? » et celle de la culpabilité intense « Je n’ai pas dû les stimuler assez, je fais tout de travers, je suis nulle » (là, en fond sonore, le bruit du fouet sur mon épaule meurtrie), j’en suis arrivée à m’approprier le concept de motricité libre.

Soyons honnête, c’est là ma dernière carte pour

  1. me rassurer,
  2. rester hype et bobo,
  3. ne pas perdre la face en société.

Lire la suite…