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Fabriquer un être humain et rentrer dans un 36

6h du matin, dans ma salle de bains.

Trois fois d’affilée, je remonte sur la balance, histoire d’être bien certaine qu’il n’y ait pas un court-circuit quelque part.

“J’ai pris tant de kilos que ça ?”

Dans mon cerveau pas encore réveillé, je tente un calcul :

“Si je soustrais le poids du bébé + celui du liquide amniotique + celui du placenta, ça fait combien de kilos logés dans mes fesses ?”

Il est trop tôt et je suis trop nulle en maths.

J’élabore donc un plan d’action post-partum :

“Dès la sortie de la maternité, je mangerai de la verdure matin, midi et soir. Je ferai une heure de marche par jour et en un mois grand maximum, j’aurai retrouvé mon poids d’origine.”

L’instant d’après, je me fous de moi : “Perdre tous ces kilos en 30 jours ? T’es vraiment optimiste et carrément tarée.” Lire la suite…

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La cruelle « injustice » des poussées dentaires

Quand de nombreux parents autour de moi ne remarquent les nouvelles dents de leur progéniture que « par hasard », ou qu’ils ne savent pas exactement combien de dents à leur adorable rejeton, j’ai comment dire… un peu de mal ^^.

Parce que chez nos filles de 16 mois, chacune des poussées dentaires effectives est anticipée plusieurs jours avant, et s’accompagne quasi systématiquement d’otite avec tympan perforé (parce que la douleur et les antibios, c’est tellement meilleur… !).

Toutes leurs poussées dentaires (car oui, elles font ça pratiquement en même temps…), sont reconnaissables par des grognements, du râlage excessif, du chouinage intempestif, de la bave à en irriguer une partie du désert, des selles très molles voire liquides, une sur-sollicitation de bras, et – Ô, comble de la poussée dentaire gémellaire ! – Maman n’a que deux bras qu’elle aime bien aussi utiliser pour faire d’autres choses. Lire la suite…

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Ce n’est pas censé être facile

Une journée qui commence mal.

Il suffit de peu de choses : ta progéniture qui s’introduit dans ton lit sans te demander ton avis, réclamant son petit déj’ à la dure : par des cris stridents et en prenant ton matelas pour un trampoline. Monsieur est énervé parce qu’il ne trouve pas les clés de la voiture. Finalement, il met la main dessus… au fond de ton sac à main : il en profite évidemment pour te le reprocher juste avant de foncer au travail en claquant la porte.

Les enfants jouent tranquillement. Tu en profites pour prendre une douche, mais le bruit de l’eau leur rappelle que finalement, leur jeu n’est pas si intéressant que ça — ton unique moment de détente de la journée se transforme en scène de film d’horreur, parce qu’ils tambourinent à la porte de la salle de bains et que ce bruit te tape sur le système comme quand l’alarme du voisin se déclenche et que tu ne peux rien faire d’autre qu’attendre qu’il veuille bien la désactiver.

Bref, une journée qui commence mal. Lire la suite…

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Non, je ne peux pas tout faire

Il y a quelques années, mon ostéo, après m’avoir remis les cervicales en place pour la énième fois, m’avait fait cette sortie :

« Vous savez comment on appelle ces douleurs cervicales ? »

« Euh… Le syndrome de la femme-qui-en-fait-trop ? »

« Non. Le syndrome d’Atlas. »

Une rapide recherche sur Wikipédia avait permis de rafraîchir mes cours de mythologie grecque. Atlas est un Titan qui apparaît dans plusieurs légendes de la mythologie grecque. Après avoir participé à la révolte des Titans, il se voit condamné par Zeus à porter pour l’éternité la voûte céleste sur ses épaules.

Je me suis répétée cette phrase en boucle :

« Il se voit condamné par Zeus à porter pour l’éternité la voûte céleste sur ses épaules. »

Cette expression “voute céleste”, avec son côté poétique, m’a beaucoup plu. Lire la suite…

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Le SMS, un atout pour votre couple

Les SMS font partie de la vie de couple. Il n’est pas rare d’en parler en entretien. Tel couple évoquera les SMS des premiers jours d’amour. Celui reçu sur le quai de la gare. Celui qui a fait vibrer ou rire. Le coquin, le délicieux, le prometteur…

Et puis, ça se gâte. Le couple se souviendra de celui qui a fait tant pleurer. On se souviendra encore de la fois où la tentation fut trop grande de ne pas fouiller le téléphone de son aimé(e) et de découvrir le SMS annonçant la liaison qu’on ne voulait pas voir. Oui, on se souviendra aussi de la culpabilité ressentie d’avoir osé fouiller. Lire la suite…

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Non, “foyer” n’est pas un gros mot

Lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, j’explique qu’en plus de faire en sorte que mon conjoint et mes enfants aient un stock suffisants de slips propres, je m’occupe d’une communauté en ligne de mamans qui cherchent à retrouver la sérénité et Les cinq dernières années, depuis la création du site des fabuleuses, j’ai pu recueillir des centaines de témoignages de mères de tous âges et de tous horizons : sans emploi, et aussi avocates, soignantes, enseignantes, employées de bureau, caissières, journalistes, DRH, médecins… La diversité de cette communauté en ligne m’étonne toujours, d’autant que dès le départ, et malgré les doutes émis par mon entourage, j’ai persisté à faire figurer le terme “foyer” dans son url. Il faut le dire : de nos jours, ça frise le gros mot.

Tout a commencé lorsque j’ai moi-même plongé dans l’univers impitoyable du foyer,

pour un congé parental qui a duré jusqu’au troisième anniversaire de mes jumeaux. Jamais je n’aurais cru qu’aller au bureau pourrait me manquer à ce point. J’étais comme Tom Hanks sur son île : « seule au monde ». Lire la suite…

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Violences conjugales : “Je suis partie pour ma fille”

Il venait d’avoir 18 ans, comme dans la chanson. J’en avais 20.

Jeune Russe ayant grandi en orphelinat, il était arrivé en France bouillonnant de révoltes et de rêves. Il a passé des mois à me séduire. Il avait eu une enfance terrible, et me regardait comme si j’allais tout changer dans sa vie.

Et moi, avec toute ma jeunesse, ma naïveté, mais aussi mon ego ainsi que mon besoin d’être aimée, je me suis jetée dans cette relation sans la moindre prudence.

Rien n’était raisonnable, raisonné…  Mais à 20 ans, c’est justement ce qui m’attirait plus que ce qui me freinait.  J’ai fait fi de tous les avis, des conseils, et me suis donnée corps et âme à cette relation, persuadée que je le « sauverais ». Lire la suite…

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Ce dont j’ai besoin

Je le regarde tournoyer sur lui-même avant d’appuyer sur la sonnette. Il a souvent besoin de cette “bizarrerie” pour se calmer, se changer les idées, mais aussi pour se préparer à la suite. Comme tous les mercredis matins depuis presque cinq ans, j’emmène mon enfant chez le pédopsychiatre. Je sais que nous ne prendrons pas l’escalier – alors même que le cabinet est au premier étage – mais l’ascenseur. Je sais que dans la salle d’attente, il s’assoira sur le même siège que la semaine dernière, après avoir préalablement vérifié que celui-ci est correctement aligné avec le mur.

Suivre la même routine le rassure.

Maintenant que la séance a commencé, j’ai une demi-heure devant moi. J’en profite pour me promener et sentir le parfum des arbres, si délicieux en cette chaude matinée de printemps. Lire la suite…

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Le couple à l’épreuve de la PMA

P.M.A. Trois petites lettres que de nombreux couples connaissent bien mais partagent peu : Procréation Médicalement Assistée. Quand Ségolène et son homme se sont rencontrés puis aimés, le désir de devenir parents était évident. Après de très longs mois d’attente, une batterie d’examens éprouvants chez l’un comme chez l’autre à essayer de comprendre pourquoi la famille ne s’agrandissait pas, un petit Loup a décidé de pointer le bout de son nez dans un éclat de joie. Et puis, de nouveau, silence radio.

À partir de quand avez-vous décidé de suivre une PMA*, ton homme et toi ?

La question s’était déjà posée avant que je ne tombe enceinte de notre premier enfant. J’étais en train de commencer les démarches quand nous nous sommes rendus compte que je l’attendais ! Ainsi, je m’étais déjà préparée à l’idée qu’une deuxième grossesse pouvait être difficile à mettre en route. Le jour où nous avons souhaité accueillir un autre bébé, nous avons attendu que les choses se fassent naturellement. À nouveau, pas de réponse. Au bout d’un an, nous avons alors décidé de démarrer le protocole. Lire la suite…

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Fête des pères : lettre à mon ex

Ce week-end, c’est la fête des pères, ta fête.

Toi et moi, on s’est quand même bien bouffé le nez. Entre nous, il y a eu des silences glacés, des colères, des incompréhensions en cascade. Et l’éloignement inéluctable, comme deux pingouins sur leur bout de banquise, séparés par le courant.

Il y a eu des vacheries, du pas vraiment joli, des « il passe son temps à » et des « elle n’arrête pas de raconter que ».

Mais tu vois, malgré tout cela, je n’oublie pas.

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Marie-Axelle Clermont : “J’ai appris à dire à mes enfants quand je souffre”

En 2017, Marie-Axelle Clermont a perdu son petit Gaspard, alors âgé de trois ans et demi. Gaspard a trois frères et soeurs aînés qui ont vécu et accompagné sa longue maladie. Ils sont aussi apparus dans le film « Et je choisis de vivre », actuellement au cinéma. Pour les Fabuleuses, leur maman témoigne de cette épreuve de la maladie et du long chemin du deuil, vécus en couple et en famille.

Comment avez-vous accompagné chacun de vos enfants pendant la maladie de Gaspard ?

Quand nous avons appris la maladie de Gaspard en 2014, nos trois autres enfants étaient assez petits (de 8 à 3 ans). En sortant du rendez-vous avec l’équipe médicale, nous avons décidé de leur servir la vérité et de ne pas édulcorer. Nous ne voulions pas leur “mentir” pour qu’ils nous fassent toujours confiance.

Nous leur avons donc dit que leur petit frère était très malade. Ils nous ont posé beaucoup de questions, ce qui nous a aidé car ma deuxième fille a fini par nous demander si Gaspard allait mourir. Je lui ai répondu “oui” et l’instant d’après, les enfants me demandaient un Schoko-Bon ! Comme ils savaient, ils pouvaient repartir sereinement avec les bonnes réponses.

Les enfants n’ont pas cette notion du temps qui peut nous plonger dans l’angoisse : eux, ils vivent juste le moment présent ! Les deux ans et demi de maladie de Gaspard nous ont accompagné, dans le sens où l’on s’est endeuillés avec le temps, au fil des capacités physiques qui disparaissaient peu à peu (la vue, l’ouïe, la déglutition…). On a vraiment passé ces étapes ensemble et on s’est endeuillés un peu plus chaque jour. Lire la suite…

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Combien d’enfants : avec ou sans les morts ?

Je me souviens de l’enterrement de mon cousin. De son petit cercueil blanc dans l’allée de l’église.

Je devais avoir 4 ou 5 ans, et je me souviens de mon oncle prenant la parole devant la famille et les amis réunis. Aujourd’hui je suis maman, et je me demande comment ma tante a pu survivre aux funérailles de son bébé âgé de quelques mois. Depuis ce jour, notre petit cousin du ciel n’a cessé de se faufiler dans nos conversations d’enfants : “On est 18 cousins — 19 avec Raphaël.” Lire la suite…

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Amande Marty : “Après la mort de son enfant, on peut retrouver un apaisement et la joie de vivre !”

Amande, à l’initiative du projet “Et je choisis de Vivre”, a perdu son petit Gaspar, décédé à la veille de son premier anniversaire. Cette trentenaire, aujourd’hui maman de deux autres enfants, témoigne du long parcours qui lui a permis de renouer avec la joie de vivre et donne des clés aux personnes endeuillées ainsi qu’à leur entourage.

Votre objectif, dans ce film, est simple : réapprendre à vivre en vous inspirant de rencontres d’autres personnes ayant vécu la perte d’un enfant. Comment avez-vous eu cette idée ?

À la mort de Gaspar, avec mon conjoint, on s’est sentis tellement démunis ! On manquait d’informations sur ce qui nous attendait, sur ce qu’on allait traverser. Ce que nous vivions était tellement intense, tellement difficile, que je me demandais si un apaisement était possible. Nous avons été accompagnés par des thérapeutes, mais je ressentais l’envie de rencontrer des personnes qui pouvaient me dire que ça allait s’apaiser, qu’on allait pouvoir faire des projets, retrouver une joie de vivre… Je me suis dit : si moi j’ai ces sentiments aussi forts, je ne dois pas être ma seule à me poser toutes ces questions ! À l’hôpital, je ressentais déjà cette envie de partager avec d’autres personnes touchées par le deuil. Je me suis rendue compte qu’avec le papa de Gaspar, on avait de la chance d’être très bien accompagnés par nos familles, nos amis et des thérapeutes, mais à l’hôpital, j’ai rencontré des personnes très seules face à la perte de leur enfant. J’ai donc voulu penser ce voyage comme un moyen de partager le soutien que nous avions reçu. Lire la suite…

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5 raisons d’aller voir le film « Et je choisis de vivre »

Ce mercredi 5 juin sort au cinéma un documentaire d’une rare intensité, d’une extrême finesse, et d’une grande beauté. J’ai eu la chance de voir Et je choisis de vivre en avant-première et, chères fabuleuses, je ne peux que vous encourager à appeler votre baby-sitter dès maintenant : oui c’est un film à propos du deuil… mais après l’avoir visionné, on quitte la salle obscure avec un formidable élan de vie.

 

Pourquoi aller voir  le film “Et je choisis de vivre” ?

 

#1 Pour Amande

Le film raconte l’histoire d’Amande, qui perd son fils Gaspar, la veille de son premier anniversaire. Après l’enterrement de Gaspar, rien ne semble pouvoir empêcher Amande d’être engloutie par ce vide qui s’ouvre devant elle. Pour se libérer du désespoir qui la submerge, Amande s’engage dans une quête initiatique, à la rencontre d’autres personnes qui ont éprouvé la même indicible douleur et qui aujourd’hui ont retrouvé le goût de vivre. Le succès de ce film, ce sont avant tout les mots simples de cette maman fabuleuse, absolument touchante d’authenticité, qui ne cache pas ses doutes et ose se montrer vulnérable devant les caméras. À mon sens, ce courage est exemplaire et à lui seul une formidable source de réconfort pour tous ceux qui auront la bonne idée d’aller voir ce documentaire d’une grande intelligence émotionnelle. Lire la suite…

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Les vacances : avec ou sans belle-maman ?

Entre nous, je peux vous le dire : avec ma belle-mère, ce n’est pas toujours simple. Elle et moi n’avons pas grand-chose de similaire, si ce n’est d’aimer les mêmes hommes : son fils devenu mon mari, et nos enfants.

C’est déjà un gros point commun ! Mais c’est presque le seul.

Nous venons de cultures différentes. Nous n’avons pas reçu la même éducation. Dans ma famille, la discrétion et le calme étaient vénérés, l’atmosphère feutrée. Chez elle, tout le monde parle fort, s’engueule et se coupe la parole, pour se couvrir de baisers juste après.

Elle est du Sud, je suis plutôt originaire du Nord et de l’Est. Elle est toujours pomponnée alors que je suis assez nature. Elle adore offrir plein de petits cadeaux aux enfants alors que je ne rêve que de décroissance et de minimalisme. Elle a tendance à se mêler de tout et habiterait volontiers sur le palier d’en face (bon, ok, j’exagère) si nous la laissions faire. Elle nous adore, mais elle nous adore TROP. Lire la suite…

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J’ai encore perdu mon temps à me comparer sur Instagram

Dans la série, « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », voici la dernière en date. Récemment, après une fin de journée assez pourrie – je ne me souviens plus de l’enchaînement exact des événements mais ça devait être, au choix, une prise de bec avec Monsieur ou une énième colère de Numérobis – je me suis mise sous la couette avec un livre, bien décidée à m’offrir le moment calme que l’Univers tout entier semblait refuser de me donner.

C’est alors que la chose s’est produite.

Sans même m’en apercevoir, je me suis retrouvée à scroller pendant plusieurs minutes mon fil Instagram. Mes yeux balayaient l’écran en même temps que mon doigt. Je me remplissais les yeux de belles images, certes, mais celles-ci me ramenaient encore plus cruellement à ma triste fin de soirée. J’avais beau savoir que c’était un moyen d’exorciser, de me changer les idées en voyant de jolies images, que c’était même assez puéril de poursuivre plus d’une minute, je continuais.

Un peu comme si j’avais ouvert un pot de Häagen-Dazs, que je savais que j’allais le regretter, mais que je plongeais encore ma cuillère dans la seule crème glacée capable de me faire tout oublier : la fameuse, l’unique, l’irremplaçable « Macadamia Nut Brittle ».

Quand enfin j’ai eu ma dose, j’ai lâché mon téléphone, le regard encore plus amer sur mon quotidien.

Autant vous dire que j’ai mal dormi.

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Juste une part de pizza

Lundi matin. Petite routine de début de semaine. Les garçons sont à l’école, la miss chez la nounou, c’est le moment où jamais de faire les courses sans risquer un pétage de plombs parce que le premier court après le deuxième en hurlant entre les jus de fruits et les bouteilles de vin, et que la troisième a rempli le caddie avec tout ce qui lui est tombé sous la main.

En prenant mon caddie, je la vois.

Elle se tient là, debout, avec un petit panier posé sur la main. Elle ne semble ni désespérée, ni à bout, mais elle espère certainement que son petit panier sera plus lourd quand les nombreuses personnes faisant leurs courses y auront laissé quelques pièces. La pauvreté m’interpelle à chaque fois. Comment réagir, comment trouver les bons mots ou attitudes pour alléger un peu le fardeau de toutes ces personnes croisant nos routes… ? Lire la suite…

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À toi la maman dont ce n’est pas la fête

Cette année, tu n’auras pas de petit cadeau enrubanné près de ton assiette pour la fête des mères, en plus de la création faite à l’école et du bouquet de pâquerettes aux tiges trop courtes.

Tu n’en auras pas :

  • Parce que ton enfant, trop petit, n’y aura pas pensé tout seul.
  • Parce qu’avec ton compagnon ou ton mari, ce n’est pas vraiment la fête en ce moment, que le navire prend l’eau de toutes parts, et qu’il va falloir monter dans le canot de sauvetage au plus vite si tu ne veux pas couler à pic avec ton mariage.
  • Parce que vous venez de vous séparer et que tout ce que vous vous offrez réciproquement en ce moment, ce sont des mots tranchants comme des couteaux, des lettres d’avocats et des bilans chiffrés.

Peut-être même que cette année, tu te retrouveras seule, le jour de la fête des mères, pendant que ton enfant est chez son père, parce que ça tombe comme ça. Lire la suite…

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Pour les mamans de la vraie vie

Il y aura la fatigue

celle qui te fait verser du jus d’orange dans le café, oublier tes rendez-vous et fondre en larmes devant un téléfilm à la con.

Il y aura les imprévus

les couches pleines quand tout le monde est dans la voiture, ces journées pourries où rien ne se passe comme prévu.

Il y aura la frustration

le tempo endiablé de ta machine à laver, quand tu ne sais plus où trouver de l’élan car tes journées se répètent à l’infini… Lire la suite…

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« T’es pas ma mère ! »

À travers les rideaux, je peux voir les rayons d’un doux soleil de printemps pénétrer dans la chambre. Je glisse lentement hors du lit.

Alors que je sors de la chambre, une délicieuse odeur vient éveiller mes narines : celle, irremplaçable, de la brioche fraiche qui chauffe dans le grille-pain. Ni une, ni deux, je dévale les marches de l’escalier pour me retrouver dans la cuisine.

Sur la table, un bouquet fait à la va vite avec les fleurs du jardin.

Et aux fourneaux, mes trois hommes.

L’un tient la queue de la poêle, l’autre y verse la pâte et le dernier surveille le bon déroulement des opérations. Tandis que je tire une chaise pour m’asseoir et contempler leur œuvre, ils se tournent vers moi en lançant avec le sourire :

« Bonne fête maman ! »

C’est alors que je me réveille. À travers les rideaux, je peux voir les rayons d’un doux soleil de printemps pénétrer dans la chambre. Je glisse lentement hors du lit. Lire la suite…

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Ma mère, mes enfants et moi

Mère envahissante, mère sacrificielle, mère parfaite, mère aimante, mère absente ou partie trop tôt : nous avons toutes eu une mère. Et même si elle n’existe plus sur terre, nous en gardons une image, une empreinte.

Intrusives ou distantes, aimantes ou maltraitantes, les relations que nous avons eues avec notre mère se cristallisent à l’occasion de la naissance de nos enfants, nous influençant souvent beaucoup plus que nous le pensons dans notre façon de vivre la maternité.

C’est parfois vécu avec gratitude, parfois avec angoisse.

En tous cas, la question est toujours la même :

« Comment faire avec ma mère pour inventer la mère que je suis avec mes enfants ? »

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Enceinte après une fausse couche

“Il a bien grossi, ton ventre ! Je crois que ce bébé-là, il va naître.”

Je suis allongée dans l’herbe, les yeux fixés sur un ciel sans nuages. Dans l’écartement de leurs petites mains bronzées, ils prennent les mesures de mon ventre.

Il y a quelques jours encore, l’un deux nous demandait, à mon mari et moi, tandis qu’il barbotait dans son bain :

“Est-ce que le nouveau bébé va mourir lui aussi ?”

Je lui envie cette capacité admirable d’exprimer son inquiétude avec une invraisemblable simplicité, tout en continuant de faire plonger ses Playmobil dans la mousse.

Toutes les quatre heures, ils viennent vérifier le bon déroulement de ma grossesse ; avec leurs petites mains pour instrument de mesure, ils s’assurent de la bonne croissance de mon tour de taille. Cette fois, ça a l’air bien parti.

Nous sommes heureux.

Pourtant, nous avons perdu notre naïveté :

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Parcoursup, ou le parcours du combattant

Cette collègue arrive en réunion. Comme je la connais bien, je décèle que quelque chose ne  va pas.

À la simple question : « Comment ça va ? », elle s’effondre en larmes…

« J’en peux plus ! »

Vu de (très) loin, il n’y a plus de problème !

Les « grands » de ces âges-là ne réclament plus de biberons et se lavent tous seuls, ne se réveillent plus 12 fois par nuit, ne font plus de batailles d’œufs dans la cuisine (ou alors ils nettoient !), ne nous demandent plus de jouer au foot ou aux barbies avec eux et apprennent leurs cours à peu près tout seuls… Alors, de quoi parle-t-elle ?

En fait, le lot commun des mamans de « grands » est identique à celui des mamans de « petits »… en un peu plus délicat et un peu plus risqué, parce que les enjeux de taille. Et là, force est de constater que, oui,  l’adage « Petits enfants petits soucis, grands enfants grands soucis » est VRAI ! Lire la suite…

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Les 18 ans de mon fils aîné

18, c’est le nombre de bougies que mon fils soufflera demain.

18

Et tout ce que cela représente : la majorité, le droit de vote, le temps des études, des amours,  du permis. Sa vie d’homme ! Moi qui voulais le garder auprès de moi. Juste encore un peu.

L’aîné, le début d’une aventure.

Sans GPS pour me repérer, étayée par mes valeurs, mes croyances ainsi qu’une bonne dose d’intuition plus ou moins titubante, j’ai effectué avec lui mes premiers pas dans cet univers nouveau : celui de la maternité.

Avec son père, nous avons encaissé les nuits blanches, les bobos et autres grains de riz coincés dans les lattes du parquet sans trop nous poser de questions. J’étais comblée d’être mère, probablement rassurée de pouvoir enfanter. Un détail m’avait pourtant échappé : à n’en pas douter, ce petit bout d’homme en devenir avait un chouia plus de caractère que les poupées de mon enfance. Lire la suite…

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Le bonheur de donner

Nous, Fabuleuses, débordées, en surchauffe toute la journée, sans cesse en train de courir… et si il nous restait un peu de temps, de place pour les autres ? Si dans nos agendas bourrés d’imprévus qui nous chamboulent, nous pouvions trouver de l’espace pour un grand bonheur : celui de donner ?

Il y a quelques jours, je découvrais par hasard l’engagement d’une fabuleuse pour SOS amitié. Je ne savais pas qu’elle y donnait du temps aux autres. J’ai été touchée par la façon passionnée dont elle parle de cette expérience, de l’importance que cela a pris dans sa vie. Alors, je me suis souvenue de cette autre amie qui a toujours été engagée pour les autres, malgré l’adversité et les aléas de la vie.

Nous, Fabuleuses débordées, sommes aussi capables, voire très bien placées pour donner du temps à d’autres.

Vous n’êtes pas sûre de ce que vous pouvez apporter au monde ?

Commencez par regarder ce que vous faites de bien ! Posez-vous la question : Quel est mon talent ? Concrètement, qu’est-ce que je sais faire, sans trop d’effort, ma qualité première, ma compétence, ce qui est innée chez moi ?

Le plus souvent, nous en avons à peine conscience, parce que nous pensons que « tout le monde » est comme ça, que « tout le monde » sait faire ça. Lire la suite…

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Pour le meilleur et pour le pire

C’est à moi d’entrer. Bouquet de fleurs à la main, je m’avance au bras de mon papa, ma robe blanche caressant le beau parquet de ce temple lumineux. Je souris en apercevant mes amis réunis ici, pour nous. Je me sens à la fois intimidée par tous ces regards remplis d’affection et étourdie par l’étape que je m’apprête à franchir. Mon fiancé m’attend au bout de l’allée, le regard amoureux plus que jamais. Dans quelques minutes, je lui ferai la promesse, devant des centaines de témoins, de l’aimer jusqu’à la mort, pour le meilleur et pour le pire.

Très vite, nos enfants ont fait leur arrivée fracassante dans nos vies. Puis commença le chantier énorme de la rénovation de notre maison, en parallèle du lancement d’un grand projet commun nous prenant aux tripes. Un quotidien bien rempli, au rythme de l’installation des gaines électriques, des réunions de chantier, des biberons renversés et des rideaux poussiéreux. Lire la suite…

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Belle-mère/belle-fille : des pistes pour mieux s’entendre

Après un premier article consacré à cette relation particulière, voici quelques “scénarios” douloureux pour l’une comme pour l’autre, et pourtant répandus :

  • Quand la belle-mère est envahissante
  • Quand elle a la critique facile
  • Quand elle se montre trop rigide
  • Quand elle entend éduquer les enfants à notre place
  • Quand la belle-fille a tendance à partir au quart de tour
  • Quand elle prive sa belle-mère de ses petits-enfants
  • Quand la belle-fille ne fait pas l’effort de faire un pas vers l’autre
  • Quand on ne se comprend pas (culture, mode de vie trop différents)
  • Quand on ne se supporte pas, tout simplement (caractères opposés, points de vue différents, manque d’intérêts communs…)

Le secret, c’est le respect !

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J’en suis à ma sixième fausse couche

Nous avions un rêve.

J’ai 32 ans, je suis mariée depuis 4 ans. Le mois dernier, j’ai fait ma sixième fausse couche précoce.
Je me considère donc comme maman de 7 enfants mais qui sont au ciel. Ce qui adoucit quelque peu ma peine.

Issue d’une famille nombreuse (dix enfants), j’avais ce doux rêve d’avoir moi aussi à mon tour une petite famille. Plus jeune, je m’occupais de garder des enfants, j’aimais cela.

Je me suis mariée et nous avons, avec mon époux, commencé à vouloir concrétiser ce rêve d’être parents. C’était excitant ! Fonder une famille, ce à quoi nous nous sommes engagés. Nous avions le projet fou d’avoir cinq enfants.

Mais la vie en a décidé autrement.

J’ai commencé par faire deux fausses couches inexpliquées la première année. Nous ne nous formalisons pas, en se disant que ça arrive à beaucoup de femmes et de couples.

L’année suivante, une autre fausse couche qui succède au bonheur de découvrir que l’on est enceinte. Un an plus tard, encore une fausse couche.

Décidément, il y a quelque chose qui ne va pas.

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Un anniversaire de mariage pas franchement romantique…

…Et pourquoi ça n’est pas grave.

Ces jours-ci, mon Fabuleux et moi fêtons nos dix ans de mariage. Dix ans à apprendre à se connaître, dix ans à apprendre à se disputer (et ce point-là n’est pas le moindre^^), dix ans à surmonter ensemble les petits et grands bobos de la vie.

Bref, dix ans à éprouver quotidiennement ce « oui » que nous avons échangé un bel après-midi de printemps, dans une petite cabane de pêcheurs sur une presqu’île bretonne.

À l’approche de cette date, je me suis prêtée à l’un de mes exercices préférés depuis toujours : le bilan. Lire la suite…

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Belle-mère/belle-fille : pourquoi ce n’est jamais simple ?

S’il est une relation dans laquelle on marche sur des œufs, c’est bien celle-là. Je suis sûre que vous voyez de quoi je veux parler. Tendue, fragile, la relation belle-mère/belle-fille ne va pas de soi et – contrairement à la filiation – elle n’est jamais définitivement acquise. À tout moment, un caillou dans la chaussure peut la remettre en question.

« Au début, tout allait bien, confie ainsi Aurélie. Je la voyais de temps en temps, quelques heures, on se supportait bien. Tout a déraillé quand Florian et moi avons emménagé ensemble. Là, elle est devenue envahissante, elle téléphonait ou venait régulièrement sans s’annoncer, s’invitait dans nos prises de décisions personnelles. Florian avait inconsciemment son modèle en tête pour tout et j’ai eu du mal à trouver mes marques au sein de notre foyer, d’autant qu’il lui demandait conseil sur plein de choses. C’était à celle qui saurait mieux l’entourer et prendre soin de lui. »

Certaines mères, se sentant dépossédées de leur fonction maternelle, s’imposent assez vite comme des “rivales”. Par peur de perdre l’amour de leur fils, elles défendent bec et ongles leur territoire, oubliant qu’il s’agit d’une course vaine : après tout, nous voulons toutes les deux le bonheur de ce fils chéri ! Lire la suite…