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Comment affronter le départ des enfants ?

Pour beaucoup de parents, et de mères en particulier, voir ses enfants quitter le nid familial est un déchirement. Après tant d’années passées à les dorloter et à faire passer leurs besoins avant les nôtres, il est temps de les laisser voler de leurs propres ailes. Et pour nous, de reprendre notre vie en main ! Béatrice Copper-Royer, psychologue clinicienne et auteur de « Le jour où les enfants s’en vont » (Albin Michel) nous donne des clefs pour adoucir ce cap parfois compliqué.

Pourquoi appréhende-t-on souvent que les enfants quittent la maison ?

C’est un virage, un tournant, que l’on aborde notamment au départ de l’aîné (et même si l’on a encore d’autres enfants à la maison). Cela nous projette dans un avenir différent, plus exclusivement tourné vers eux. C’est aussi une page qui se tourne, la fin d’un cycle : jusqu’ici, l’organisation était bien rodée ; maintenant, c’est l’inconnu, les repères changent. Il va falloir tout remettre en question. Pour certaines femmes en particulier, le sentiment de vide et d’inutilité peut être très fort (c’est ce que l’on appelle le syndrome du nid vide). On peut qualifier cela de baby-blues à retardement ! Lire la suite…

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Le couple à l’épreuve de la PMA

P.M.A. Trois petites lettres que de nombreux couples connaissent bien mais partagent peu : Procréation Médicalement Assistée. Quand Ségolène et son homme se sont rencontrés puis aimés, le désir de devenir parents était évident. Après de très longs mois d’attente, une batterie d’examens éprouvants chez l’un comme chez l’autre à essayer de comprendre pourquoi la famille ne s’agrandissait pas, un petit Loup a décidé de pointer le bout de son nez dans un éclat de joie. Et puis, de nouveau, silence radio.

À partir de quand avez-vous décidé de suivre une PMA*, ton homme et toi ?

La question s’était déjà posée avant que je ne tombe enceinte de notre premier enfant. J’étais en train de commencer les démarches quand nous nous sommes rendus compte que je l’attendais ! Ainsi, je m’étais déjà préparée à l’idée qu’une deuxième grossesse pouvait être difficile à mettre en route. Le jour où nous avons souhaité accueillir un autre bébé, nous avons attendu que les choses se fassent naturellement. À nouveau, pas de réponse. Au bout d’un an, nous avons alors décidé de démarrer le protocole. Lire la suite…

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Marie-Axelle Clermont : “J’ai appris à dire à mes enfants quand je souffre”

En 2017, Marie-Axelle Clermont a perdu son petit Gaspard, alors âgé de trois ans et demi. Gaspard a trois frères et soeurs aînés qui ont vécu et accompagné sa longue maladie. Ils sont aussi apparus dans le film « Et je choisis de vivre », actuellement au cinéma. Pour les Fabuleuses, leur maman témoigne de cette épreuve de la maladie et du long chemin du deuil, vécus en couple et en famille.

Comment avez-vous accompagné chacun de vos enfants pendant la maladie de Gaspard ?

Quand nous avons appris la maladie de Gaspard en 2014, nos trois autres enfants étaient assez petits (de 8 à 3 ans). En sortant du rendez-vous avec l’équipe médicale, nous avons décidé de leur servir la vérité et de ne pas édulcorer. Nous ne voulions pas leur “mentir” pour qu’ils nous fassent toujours confiance.

Nous leur avons donc dit que leur petit frère était très malade. Ils nous ont posé beaucoup de questions, ce qui nous a aidé car ma deuxième fille a fini par nous demander si Gaspard allait mourir. Je lui ai répondu “oui” et l’instant d’après, les enfants me demandaient un Schoko-Bon ! Comme ils savaient, ils pouvaient repartir sereinement avec les bonnes réponses.

Les enfants n’ont pas cette notion du temps qui peut nous plonger dans l’angoisse : eux, ils vivent juste le moment présent ! Les deux ans et demi de maladie de Gaspard nous ont accompagné, dans le sens où l’on s’est endeuillés avec le temps, au fil des capacités physiques qui disparaissaient peu à peu (la vue, l’ouïe, la déglutition…). On a vraiment passé ces étapes ensemble et on s’est endeuillés un peu plus chaque jour. Lire la suite…

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Amande Marty : “Après la mort de son enfant, on peut retrouver un apaisement et la joie de vivre !”

Amande, à l’initiative du projet “Et je choisis de Vivre”, a perdu son petit Gaspar, décédé à la veille de son premier anniversaire. Cette trentenaire, aujourd’hui maman de deux autres enfants, témoigne du long parcours qui lui a permis de renouer avec la joie de vivre et donne des clés aux personnes endeuillées ainsi qu’à leur entourage.

Votre objectif, dans ce film, est simple : réapprendre à vivre en vous inspirant de rencontres d’autres personnes ayant vécu la perte d’un enfant. Comment avez-vous eu cette idée ?

À la mort de Gaspar, avec mon conjoint, on s’est sentis tellement démunis ! On manquait d’informations sur ce qui nous attendait, sur ce qu’on allait traverser. Ce que nous vivions était tellement intense, tellement difficile, que je me demandais si un apaisement était possible. Nous avons été accompagnés par des thérapeutes, mais je ressentais l’envie de rencontrer des personnes qui pouvaient me dire que ça allait s’apaiser, qu’on allait pouvoir faire des projets, retrouver une joie de vivre… Je me suis dit : si moi j’ai ces sentiments aussi forts, je ne dois pas être ma seule à me poser toutes ces questions ! À l’hôpital, je ressentais déjà cette envie de partager avec d’autres personnes touchées par le deuil. Je me suis rendue compte qu’avec le papa de Gaspar, on avait de la chance d’être très bien accompagnés par nos familles, nos amis et des thérapeutes, mais à l’hôpital, j’ai rencontré des personnes très seules face à la perte de leur enfant. J’ai donc voulu penser ce voyage comme un moyen de partager le soutien que nous avions reçu. Lire la suite…

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Agnès Labbé, auteure : “Mon objectif est de déculpabiliser les parents”

Maman de quatre enfants avec option jumeaux, Agnès Labbé compose depuis quelques temps entre l’éducation bienveillante et la réalité des aléas de son quotidien. Dans son livre paru récemment, « L’éducation approximative ou comment appliquer l’éducation positive dans la vraie vie » (Marabout), elle développe une vision décomplexée de la parentalité, ébauchée dans son blog. Pour notre plus grande joie, elle y respecte ce qui fait son style, entre humour et émotion. Elle nous en dit un peu plus sur sa “méthode”.

Vous avez quatre enfants. Avez-vous toujours imaginé être à la tête d’une famille nombreuse ?

J’ai toujours su que je voulais des enfants, mais je ne m’étais jamais posé la question de combien. C’est lorsque la deuxième a eu 2 ans que j’ai viscéralement eu envie d’un autre bébé. Et avoir 3 enfants me paraissait l’équilibre parfait pour pouvoir concilier famille nombreuse et vie professionnelle. La surprise fut que ce petit troisième tant désiré s’est accompagné d’un petit quatrième puisque j’ai eu des jumeaux ! Lire la suite…

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Portrait de fabuleuse : “J’ai appris à apprécier les petits trésors du quotidien”

Après la naissance de ses enfants, Elsa a subi son quotidien jusqu’à voir comme une corvée les temps passés avec ses deux filles, âgées aujourd’hui de 7 et 4 ans.

Après un an dans le Village, cette maman de 33 ans a appris à changer de regard sur sa vie en acceptant qu’elle a le droit à l’erreur. Lire la suite…

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Séverine, maman de jumeaux , perfectionniste repentie

Après la naissance de ses jumeaux il y a trois ans, Séverine est tombée dans le piège du perfectionnisme. A 33 ans, cette Suissesse qui vit au bord du lac Léman nous raconte comment elle en est sortie.

Comment es-tu tombée dans le piège du perfectionnisme ?

Nés prématurément, mes enfants sont restés un mois à l’hôpital. Un mois pendant lequel je ne pouvais pas être autonome avec eux – je devais les quitter chaque soir –, un mois pendant lequel il m’a été difficile de trouver ma place de parent.

En rentrant à la maison, j’ai eu envie de tout gérer et de tout faire à MA façon, pour compenser ce manque du premier mois. C’est vrai qu’en plus je suis perfectionniste de nature. Au bout de quelques mois, j’étais éreintée. J’ai contacté un centre périnatal – une sage-femme puis une psychothérapeute m’ont reçue – pour avoir une aide. Là, elles m’ont beaucoup aidée : je me suis rendu compte que de ne pas pouvoir tout gérer n’était pas un échec et que déléguer pouvait être salvateur. Lire la suite…

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Virginie Delage, blogueuse : “Je veux être épanouie à la maison et au boulot !”

À 37 ans, elle vient de remporter le prix « écrire aufeminin » et s’apprête à relever un sacré challenge : écrire un livre. Cette blogueuse, maman de deux petits garçons, considère ce prix comme le signe qu’elle peut réaliser un rêve et être une maman épanouie.

Virginie, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis une maman : c’est drôle, c’est ça qui vient en premier ! J’ai été salariée pendant des années dans le domaine du web, et je viens de quitter mon poste pour me mettre à mon compte. Cette décision est le fruit d’une mûre réflexion et d’un constat : pour m’épanouir, j’ai besoin de liberté !

Depuis que j’ai ouvert mon blog il y a presque trois ans, je vois des tas de mamans qui témoignent des difficultés qu’elles rencontrent pour conjuguer travail et vie de famille, qui se plaignent de ne pas voir assez leurs enfants… Moi, je n’ai plus envie de me conformer à des horaires de bureaux qui ne me permettent pas de m’occuper de ma famille comme je le voudrais.

C’est peut être utopique, mais en ce moment, je veux tout : m’épanouir personnellement ET professionnellement. Lire la suite…

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Sophie Pourny : “Je veux encourager les femmes à découvrir leurs talents !”

Sur son blog, elle se présente comme “quarantenaire décomplexée”. Sophie Pourny, maman de 2 enfants de 13 et 11 ans, a lancé son activité de coaching il y a un an, avec pour mission d’aider les femmes à lutter contre leur sentiment d’illégitimité.

Sophie, qui êtes vous ?

Une maman qui a compris que son propre épanouissement allait servir à ses enfants et à sa vie de famille. Ça, je peux le dire aujourd’hui, mais ça m’a pris du temps ! En s’observant avec un peu de recul, on se rend compte que quand on n’est pas bien (dans son boulot ou dans ses baskets), ça a une influence directe sur la vie de famille… Pour moi, être “pas bien”, ça signifie : je râle, ça monte dans les tours et ensuite je m’en veux ! Le genre de moment que je partage sur mon blog de maman depuis trois ans.

Pourquoi ce blog ?

Au départ, j’avais envie de partager ma vie de maman avec beaucoup d’autodérision : je voulais que ça soit décalé, un peu fun. J’ai écrit un article sur les poux parce qu’on en avait chaque semaine : je me suis lâchée, et ça m’a fait un bien fou ! Sur le blog, j’ai aussi partagé mes questionnements par rapport à mon travail et à une éventuelle reconversion : j’y ai d’ailleurs annoncé que j’allais me former au coaching. J’ai parlé de toutes les étapes de ce changement : quitter son boulot, se retrouver chez soi, reprendre une formation, etc… Lire la suite…

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Caroline Fourment : « Avec la Mère coupable, je veux aider les mamans à prendre du recul »

Sa communauté Facebook de 250.000 membres raffole du ton décalé et volontiers humoristique avec lequel elle évoque les aventures de la vie de maman. Conversation avec Caroline Fourment, aka “La Mère coupable”.

Caroline Fourment, qui êtes-vous ?

Je suis maman avant tout ! J’ai 3 enfants qui ont 15 ans ½, 12 ans ½ et 8 ans… et un conjoint.

Jusqu’à la naissance de mes filles, je travaillais dans une agence de marketing direct en tant que rédactrice. Ce métier que j’aimais beaucoup impliquait beaucoup de trajets au quotidien, je me suis donc installée comme rédactrice indépendante en travaillant chez moi. Il y a 9 ans, avec l’explosion d’internet, je me suis orientée vers la rédaction web, spécialisée dans la presse parentale.

Qu’est-ce qui vous a poussée à ouvrir un blog ?

J’aime travailler à la maison mais je suis assez bavarde et l’ambiance de bureau me manquait…pour éviter de parler aux murs, j’ai créé un blog de maman il y a presque 5 ans, pour pouvoir raconter mon histoire, mon vécu, mais aussi pour échanger avec d’autres mamans. J’avais envie d’écrire des choses plus personnelles.

Après la naissance de mon 3ème enfant, j’ai continué à travailler et j’ai pas mal développé ma page Facebook parce que j’aime ça. Les réseaux sociaux m’ont aidée à parler directement à mes lecteurs.

Mes expériences, les autres les vivent aussi, donc on partage énormément. Les femmes se reconnaissent. Lire la suite…

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“Les entreprises ont un réel besoin de travail flexible !”

Non, ça n’est pas une blague : de plus en plus d’entreprises cherchent à embaucher sur du temps flexible. Travailler quelques heures par jour, ou deux jours par semaine : une organisation à laquelle nombre d’entre vous aspirez, le plus souvent après avoir mis au monde un ou plusieurs enfants qui vous demandent … un temps plein. Pour nous éclairer sur le sujet, nous avons fait appel à une experte : Marie Oliveau a fondé Talent sur Mesure, cabinet de recrutement spécialiste du travail flexible.

Marie Oliveau, vous êtes une militante du travail flexible : pourquoi ?

J’ai créé il y a 6 ans le cabinet Talent sur mesure, spécialisé dans l’accompagnement et le recrutement pour travailler autrement, que ce soit sous forme de temps partiel, de télétravail,  de travail à son compte. Ce cabinet, je l’ai créé d’abord parce que je me sens concernée par le sujet ! J’ai 46 ans et cinq enfants, j’habite en région parisienne où je travaille depuis chez moi, en étant à la sortie des classes tous les jours… puis en retravaillant un peu en fin de journée, après les devoirs. Donc, oui, je suis bien une militante du travail flexible ! Lire la suite…

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« Les femmes doivent croire en elles pour prendre leur place »

Rencontre avec Claire de Saint Lager, jeune femme rayonnante et inspirante, fondatrice du parcours Graine de Femme et de Isha formation, auteur du livre La voie de l’amoureuse*. Le concept ? Aider les femmes à renouer avec leur désir profond. Une « pédagogie du désir » innovante et qui décape, un challenge osé et réussi.

Claire, quelle est l’intuition qui t’a amenée à réfléchir sur le féminin ?

Je me suis toujours interrogée sur la femme. Adolescente, je me posais déjà des questions : que signifie être femme ? La femme a-t-elle une mission spécifique, un rôle particulier ? En 2010, je suis partie au Cambodge avec Enfant du Mékong, en tant que responsable d’un foyer de dix-sept étudiantes. Les femmes du Cambodge ont inspiré cette quête, cette recherche du féminin en moi et dans le monde. À mon retour, j’ai eu l’opportunité de créer Graine de Femme, un parcours pour aider les adolescentes à grandir et mieux se connaître. Ces expériences m’ont forcée à creuser le sujet : comment approfondir la question complexe de la femme et du féminin sans entrer dans une caricature? Lire la suite…

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“Le cycle menstruel n’est pas une punition !”

Gaëlle Baldassari accompagne les femmes pour mieux comprendre leur cycle menstruel. Coach physio comportementale, elle veut leur permettre de découvrir que leur cycle agit comme un coach interne puissant, efficace et gratuit !

Vous comparez le cycle à une session de surf. Pourquoi ?

Cette métaphore m’est venue comme une évidence : elle était assez imagée, mais aussi dénuée de toute croyance. Dans une session de surf, on alterne plusieurs phases, dont certaines sont très énergiques, et d’autres faites d’attente et de repos. Quand on voit la vague arriver, on est d’abord en pleine prise d’élan, on rame de toutes nos forces ! Ensuite, debout sur notre planche, on rayonne, on profite, puis on se retrouve dans le tube de la vague. Enfin, après avoir pris la vague, on est posé sur notre planche et on se repose. Cet enchaînement reflète parfaitement ce qui se passe au cours d’un cycle : on est pleines d’énergie, puis on rayonne, puis on est secouées par nos émotions et enfin, on se repose. Lire la suite…

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Charlotte Bouvard, fondatrice de SOS Préma

Son combat : les prématurés et leurs familles. À 46 ans Charlotte Bouvard, maman de trois garçons, se bat pour que la voix des familles fragilisées par une naissance arrivée bien trop tôt soit entendue. Rencontre avec la fabuleuse directrice et fondatrice de l’association SOS Préma.

Charlotte, comment SOS Préma vient concrètement en aide aux familles de prématurés ?

L’association est une grande chaîne de solidarité puisque nous avons près de 70 antennes en France où des parents de prématurés tendent la main à d’autres parents. SOS Préma travaille sur 3 axes : l’aide et le soutien aux familles, la sensibilisation des pouvoirs publics, le dialogue avec les équipes médicales. Lire la suite…

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Mon conjoint est mon seul ami

La solitude : un sujet peu traité qui pourtant est délicat pour plusieurs d’entre nous. On peut parfois avoir la sensation que notre conjoint est notre seul ami — et qu’il est loin d’être l’ami idéal ! Développer des amitiés hors du couple : pourquoi est-ce primordial à notre époque ? Éléments de réponse avec Yolande Ziegler-Schwab, pyschopraticienne et coach de vie. Lire la suite…

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Quel féminisme transmettons-nous à nos filles ?

Hélène Bonhomme, fondatrice du site Fabuleuses au foyer, est aussi chroniqueuse sur LePoint.fr. Enfants, couple, travail, maison… chaque semaine, elle partage ses impressions sur le quotidien des mères au XXIème siècle. Découvrez sa tribune sur le blog des fabuleuses !

Dans “Une jeunesse sexuellement libérée… ou presque”, Thérèse Hargot dénonce “un féminisme qui s’est retourné contre les femmes elles-mêmes”.

“C’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c’est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète.” (Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe)

Si l’on en croit Thérèse Hargot, sexologue et intervenante en éducation affective et sexuelle, cet héritage beauvoirien a en fait formaté les petites-filles de la révolution sexuelle à penser leur liberté dans une indépendance financière, dans un confort matériel et dans un affranchissement vis-à-vis de l’homme et des enfants. Lire la suite…

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Les mamans, ça n’intéresse personne.

« Je ne suis donc pas la seule à avoir envie de me rouler par terre dans l’hypermarché pour montrer à mes enfants l’effet que ça produit. »

Vous connaissez Véronique Gallo ? Vous savez, la youtubeuse des mères de famille, cette Belge blonde qui inonde les réseaux sociaux de vidéos hilarantes devant lesquelles les mères ne savent plus si elles pleurent de rire ou d’émotion.

Vie de mère, ce sont les confidences d’une maman éreintée à sa psy online.

Ayant d’abord à l’esprit un projet de capsules télévisées, Véronique Gallo l’abandonne, le jugeant trop fastidieux. Jusqu’à ce que ses deux fils aînés, fans de Cyprien et de Norman, la persuadent qu’il est possible de produire soi-même ses propres vidéos, depuis chez soi : « J’ai d’abord pensé que je n’y arriverais jamais. J’ai deux mains gauches ! Aujourd’hui, je fais tout moi-même, jusqu’au montage, je n’en reviens toujours pas. » Lire la suite…

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Reïna-Flor Okori : « prête pour les JO 8 mois après mon accouchement ! »

Championne d’Europe du 100 mètres haies à 19 ans, trois fois championne de France, sélectionnée pour les JO d’Athènes, de Pékin et de Londres… Au palmarès de Reïna-Flor Okori s’est ajoutée l’automne dernier l’arrivée de son fils, Lior. Huit mois à peine après son accouchement, la championne française disputera les derniers Jeux olympiques de sa carrière d’athlète à Rio, sous les couleurs de la Guinée équatoriale, son pays d’origine. Rencontre avec une maman comblée, qui, une fois de plus, prouve son incroyable capacité à revenir plus en forme que jamais !

Comment avez-vous su que vous vouliez faire du sport ?

Reïna-Flor Okori : L’idée n’était pas de moi ! Alors que j’étais collégienne à Besançon, un prof d’EPS a remarqué que je courais vite. Il m’a proposé de participer à une compétition. On m’a dit de courir, alors, j’ai couru… comme Forrest Gump ! Lire la suite…

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Virginie Guilhaume : « Je suis une maman louve »

Hélène Bonhomme, fondatrice du site Fabuleuses au foyer, est aussi chroniqueuse sur LePoint.fr. Enfants, couple, travail, maison… chaque semaine, elle partage ses impressions sur le quotidien des mères au XXIème siècle. Découvrez sa tribune sur le blog des fabuleuses !

On l’a vue récemment aux commandes des Victoires de la musique 2016. Près de six ans après l’annonce de sa grossesse sur le plateau de La Nouvelle Star, Virginie Guilhaume est animatrice et maman, ou l’inverse !

Entre les Victoires de la musique et le lancement de vos pièces, comment s’organise votre vie de mère ?

Virginie Guilhaume : Je vis toujours avec cette même idée d’être complètement là où je suis quand je le suis. Au théâtre, lorsque j’échange avec un metteur en scène ou un comédien, je suis vraiment avec lui. Et lorsque je suis avec Roméo, mon fils, je suis vraiment avec lui, je ne travaille pas en même temps. Mon quotidien de maman m’apprend à vivre complètement dans le moment présent. Lire la suite…

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Moi, fabuleuse expatriée

Femme expatriée, femme au foyer ? Surtout, femme en position de devoir se réinventer, redéfinir son identité, développer son autonomie, élargir sa vision. Étonnée par le nombre d’e-mails que je reçois de la part de fabuleuses expatriées sur tous les continents, j’ai posé 3 questions à l’une de nos lectrices, pour comprendre en quoi au-delà des difficultés, l’expatriation a pu être pour ces femmes l’occasion de se réconcilier avec elles-mêmes. Rencontre avec Séverine, 44 ans, mariée et maman de deux (grands) enfants de 18 et 21 ans. Séverine vit à Bangkok et nous parle avec sincérité de son expérience de l’expatriation… et du foyer.

Vous sentez-vous femme d’expatrié ou femme expatriée ?

Ma réponse est mitigée. Les premières années de mon expatriation, je me suis sentie « femme de ».  En effet, 90% des couples choisissant l’expatriation le font du fait du mari*. L’épouse « suit » donc son mari, poursuivant à l’étranger son choix de femme au foyer ou renonçant, momentanément ou pas, à sa carrière professionnelle. Dans le cadre d’associations d’expatrié(e)s, je me souviens avoir été choquée par l’inévitable (et assez épouvantable) question : « qu’est-ce qu’il fait ton mari? », ressassée à l’infini par (trop) de femmes d’expatriés. J’avais juste envie de répondre : « Bonjour, je m’appelle Séverine et j’ai une vie propre…” Dans ce milieu, beaucoup de femmes se définissent par rapport aux fonctions de leurs époux, choisissant même leurs copines en fonction de la position du mari. J’ai finit par traduire la question par : « Es-tu fréquentable ? »… Je me sentais donc à leurs yeux « femme de », plutôt qu’être humain à part entière. Lire la suite…

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Thérèse Hargot : Quel féminisme transmettons-nous à nos filles ?

En 2016, féminisme ne rime plus avec liberté mais avec formatage ! C’est l’une des thèses de Thérèse Hargot, sexologue et intervenante en éducation affective et sexuelle, dans son ouvrage tout juste paru chez Albin Michel : Une jeunesse sexuellement libérée… ou presque. J’apprécie le talent par lequel Thérèse, qui a contribué au livre des fabuleuses, parvient à nos faire réfléchir au-delà des “pour” et des “contre” qui déchirent notre société sur les questions identitaires et familiales, afin de proposer une “troisième voie” capable d’ébranler enfin les stéréotypes dans lesquels nos propres mentalités nous enferment. À lire également : mon entretien avec Thérèse Hargot sur le site du Point.

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Vie de mère : 6 questions à Véronique Gallo, la youtubeuse des mères de famille

Vie de mère, ce sont ces vidéos hilarantes qui inondent les réseaux sociaux, et où l’on peut suivre une mère proche du burn out se confier à sa psy online. De l’hypermarché à la rentrée des classes en passant par le goûter d’anniversaire, Véronique Gallo fait le tour des émotions ressenties par une mère de famille ordinaire qui a juste besoin de parler ! Vous pouvez découvrir ici mon entretien avec Véronique Gallo sur le site du Point. En exclusivité pour les fabuleuses : 6 questions à la “Norman des daronnes” à propos de sa vraie vie de mère !

Des capsules vidéo faites maison… Vous êtes mère au foyer ?

Je suis effectivement dans mon foyer tous les jours, toute la journée. Mais je n’ai pas du tout le tempérament d’une mère au foyer 24/24 ! J’essaie d’être une chouette maman… ce qui inclut des temps de ressourcement. Je pense qu’il y a un vrai lien entre le fait d’être bien avec soi et être bien avec ses enfants : si j’ai eu du temps pour écrire mes spectacles, aller jouer au théâtre, me faire plaisir alors je me sens disponible et j’aime être avec mes enfants ! Lire la suite…

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8 questions à Josiane Trachsel, serial entrepreneuse et serial fabuleuse

Josiane Trachsel est maman de 4 enfants et dirigeante d’Akyado, l’un des grands leaders de la cosmétique en Suisse. Une société qui forme aussi les femmes à créer leur entreprise, en Suisse et en France. Portrait d’une maman qui se définit elle-même comme une serial entrepreneuse !

Pouvez-vous nous présenter votre famille ?

J’ai 1 mari, 3 filles et 1 garçon. Nous sommes tous des blonds ! Des vrais blonds naturels, fabriqués en Suisse. J’ai aussi un gendre que j’aime beaucoup, même s’il n’est ni blond, ni suisse !

Pourquoi avez-vous choisi la cosmétique ?

La cosmétique n’a pas été mon choix premier. En fait, je me serais lancée dans n’importe quoi qui pourrait former les femmes à l’indépendance. Il se trouve que la cosmétique est la réponse que nous avons trouvée. En fait, mon mari est beaucoup plus cosmétique que moi. Il est un peu plus blond que moi ! (Rires) Lire la suite…

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Mission possible : arrêter de râler dans son foyer !

Conseillère conjugale et familiale, mère de quatre enfants, auteur avec sa sœur Christine Lewicki du livre J’arrête de râler sur mes enfants et mon conjoint et créatrice des ateliers du même nom, Florence Leroy accompagne les mamans vers plus de joie dans leur vie de famille mais aussi leur vie de femme. Entretien avec une maman qui nous invite à prendre notre vie en mains !

Comment vous êtes-vous retrouvée “au foyer” ?

J’ai un diplôme en gestion entreprise. J’ai été gestionnaire de chantier chez Bouygues. Une vraie working girl ! Dès l’arrivée de notre premier enfant, j’ai choisi de rester à la maison à plein temps. C’était comme une conviction intime, celle d’être pleinement disponible pour ma famille.

Comment avez-vous vécu cette période ?

Avec des hauts et des bas. Je me souviens d’une fois où en me voyant mettre le linge de mon conjoint dans la machine à laver, j’ai eu un choc et je me suis dit : “Je suis foutue, je suis devenue bobonne à la maison !” Malgré cela, c’était une évidence de m’occuper de ma famille. Et même si être “au foyer”, était un vrai choix, ce n’était pas toujours facile. Parce qu’être avec des enfants, c’est un défi ! Sans compter la solitude, due au manque de conversations avec des personnes de mon âge. Lire la suite…

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Interview : Marion Courtier

Entretien avec Marion Courtier, auteur de Une petite brune toute blonde. Sensible mais jamais larmoyant, un témoignage de courage, de dignité et de solidarité dans l’épreuve, d’un amour si fort qu’il devient capable d’affronter la mort. 

Peux-tu nous présenter ta tribu ?

Notre famille, c’est d’abord Marion et Alexandre, nés à un jour de différence. Moi je suis une grande tige, très grande, et mon mari aussi, c’est mieux on est plus assortis ! Nous sommes les heureux parents de trois enfants. Une petite Fleur qui a huit ans. C’est un rayon de soleil, une vraie petite pile électrique qui parle tout le temps et qu’on n’arrive pas toujours à arrêter ! Elle est adorable mais elle a un caractère de dingue, qu’elle a sûrement forgé avec tout ce qu’elle a vécu.

Après il y a ma Brune, l’héroïne du livre. Elle est née en 2009, c’est une petite poupée aux cheveux hirsutes tous blonds malgré son prénom ! Elle était atteinte de la maladie de Hurler* et elle nous a malheureusement quittés à deux ans et un mois. Lire la suite…

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Interview : Cathy Gotte, Grace Parvu et Laetitia Dragan

Cathy Gotte et Grace Parvu sont l’auteur et l’illustratrice de la bande dessinée Des Pas Dans la Neige. Dans un univers en noir et blanc, la mère et la fille ont eu le courage d’aborder avec poésie le sujet terrifiant de l’esclavage sexuel. Une grosse claque et une vraie envie de réagir, quand on réalise que la violence sexuelle est bien plus présente et beaucoup moins lointaine qu’on ne l’imagine. Merci à toutes les deux ainsi qu’à Laetitia Dragan, fille aînée de la famille Gotte et fondatrice de l’association FREE, qui lutte contre le trafic humain en Roumanie, d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions pour les fabuleuses. Lire la suite…

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Interview : Sandra Dubi, mannequin, psychologue et maman de 6 garçons

Ancienne mannequin chez Élite, psychologue, Sandra Dubi est mariée à Julien. D’origine suisse, ils sont responsables du Gospel Center à Annecy et fondateurs d’une association d’aide aux familles. Ils ont 6 garçons âgés de 3 à 13 ans.

Ça fait quoi de vivre dans un monde de garçons ? 

Je me sens hyper à l’aise ! On me dit souvent : «Oh ma pauvre, tu n’a pas de fille…» À chaque fois que j’étais enceinte on me demandait : «Alors, c’est une fille ? Tu fais un bébé de plus pour avoir une fille, c’est ça ?» Pas du tout : j’aime les gars ! Et je suis persuadée qu’on a les enfants qu’on est fait pour avoir.

Comment se retrouver en couple ou en famille quand on a 6 enfants ?

Un couple, ça se construit. Une famille aussi. Si l’on ne fait pas le choix d’arrêter le temps pour être ensemble, il sera difficile de construire… Dans notre famille, on croit beaucoup aux rituels. Quand on est dans le rush, il n’est pas évident de prendre du temps en couple ou avec les enfants. Mettre en place des rituels hebdomadaires permet d’instaurer des habitudes durables. On bloque des moments d’office, et du coup c’est plus facile de faire une croix sur les autres choses ! Lire la suite…

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Entretien avec Mireille Legait, rédactrice en chef du magazine Neuf Mois

Comment êtes-vous arrivée dans le monde de la presse famille ?

Petite, je voulais être avocat ou journaliste. Pour mes 14 ans, j’ai demandé à ma mère en cadeau d’anniversaire un abonnement à un hebdomadaire politique. Tous les débats de société me passionnaient. Mais voilà, ma mère avait d’autres ambitions pour moi. Pour elle, la voie royale, c’était la musique classique. Et à cette époque (pas si lointaine !) dans les familles traditionnelles, on ne discutait pas les dictats des parents ! J’ai donc suivi des études musicales, à Nancy, à Strasbourg, puis à Paris, tout en continuant à lire beaucoup, à écouter des conférences, à suivre des cours du soir en parallèle de mes études musicales. Une fois mes études terminées, j’ai intégré un orchestre national.

J’ai eu l’occasion, ensuite, de poursuivre un cursus d’études en sciences humaines qui m’a permis d’étoffer ma culture générale et de trouver un certain recul par rapport à un
« formatage » familial auquel il était difficile à l’époque d’échapper ! L’occasion m’a été offerte, à l’aube de la trentaine, d’intégrer une rédaction, comme dans mes rêves d’ado ! Lire la suite…

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Entretien avec Christine Lewicki, auteure des best sellers J’arrête de râler et Wake up

Christine Lewicki est coach, conférencière et auteure des best sellers J’arrête de râler ! et Wake Up, 4 principes fondamentaux pour arrêter de vivre sa vie à moitié endormi (éditions Eyrolles). Elle est aussi une mampreneur : ses journées sont rythmées entre son entreprise O Coaching, ses diverses responsabilités bénévoles et la logistique quotidienne de sa famille. Elle vit à Los Angeles avec son mari et ses 3 filles.

De tout coeur, merci Christine de passer ce moment avec nous !

Avec plaisir ! Le sujet des mamans me tient particulièrement à coeur. Ma soeur Florence et moi-même, nous nous sommes rendues compte que malheureusement, très souvent on râle le plus sur les gens qu’on aime le plus au monde. Trop souvent, quand on se lève le matin ou qu’on rentre chez soi le soir, notre vie de famille ressemble à un champ de bataille. Trop souvent, à la maison, on est dans la souffrance. C’est vraiment dommage.

C’est pour cela que nous avons écrit un livre destiné aux familles (J’arrête de râler sur mes enfants et mon conjoint, ndrl). Nous souhaitions y apporter des pistes concrètes et tangibles sur comment retrouver plus de plaisir à la maison.

En anglais, on fait la différence entre les mots «house» et «home». Ici je parle de la maison au sens «home» : ce que vous les Fabuleuses, vous appelez le foyer ! Lire la suite…

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Portrait : Delphine, fabuleuse maman d’un enfant autiste

Delphine, 37 ans, est mariée à Timothée. Ils sont les parents de Lucie, Manon, Julia, Ethan et Naël. « Dans ces 5 miracles, l’autisme s’est invité. Il n’était pas prévu au programme des festivités, mais on s’est adaptés ». Depuis mon entretien avec Delphine, je pense à elle à chaque fois que je suis face à mes frustrations : sa vie est une véritable leçon de bonheur ! Conversation avec une maman authentique et déroutante, par sa sincérité, sa joie de vivre et sa rage de vaincre.

L’autisme, c’est quoi ?

L’autisme est un état d’être. Ce n’est pas une affection psychologique ni une maladie psychiatrique. C’est un handicap. Lire la suite…